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  /!\ Shuffling the cards of your game ▽ (DOLOHOV)

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Some men just want to watch the world burn
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 253Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ /! Shuffling the cards of your game ▽ (DOLOHOV) Ҩ Mer 17 Fév - 19:00

i'll seek you out, flay you alive
One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power. I see right through you any hour. I'm taking it slow. Feeding my flame. Shuffling the cards of your game. And just in time, in the right place, suddenly I will play my ace. And just in time, in the right place, steadily emerging with grace. ▽ DOLOHOV  


▽ SOUS LES TRAITS DE THEODORE NOTT

Sous son masque noir, il était à la fois tout le monde et personne. Une habitude pour quelqu'un comme lui. Dans le silence de la nuit, il se faufilait entre les haies encadrant l'allée principale. Il marchait d'un pas déterminé, les pans de sa cape flottaient derrière lui comme une traînée de fumée noirâtre. Il darda un regard sur le ciel qui s'était assombri depuis son départ du ministère. Le printemps allait bientôt faire place à l'été, la lumière du jour s'attardait plus que de raison avant d'enfin s'effacer pour laisser les ténèbres prendre le dessus. Il détestait cette période de l'année, il détestait devoir attendre que les heures tardives viennent à bout de l’égaiement stupide qui accompagnait l'arrivée de l'été. D'humeur maussade, il atteignit le bout de l'allée et s'arrêta devant une porte imposante. A l'intérieur, un domestique vint l'accueillir sans qu'il n'ait pris la peine de se présenter. A visage caché, il pénétra dans l'enceinte de la demeure qu'il avait déjà visitée quelques fois. Son ombre se dessinait sur le papier peint tandis qu'il montait à l'étage supérieur, sinistre tableau. Serein, il s'avança jusqu'au fond du couloir avant de s'arrêter devant une autre porte, celle de sa chambre. Il ne se demanda même pas si elle y était, il le savait. Il avait tout prévu. Avec une minutie impressionnante, il avait planifié cette soirée pour qu'absolument rien ne vienne perturber ses projets. Si le diable se cachait dans les détails, alors il devait en être sa personnification.
La situation ne pouvait pas lui échapper, tout serait sous contrôle. Il avait mis toutes les chances de son côté, et encore, "chances" n'était pas le terme exact. Avec lui, il n'y avait jamais de place pour le hasard. Tout était calculé, programmé, réfléchi jusqu'à ce qu'il soit satisfait du résultat. Ses exigences l'avaient propulsé au sommet, c'était une recette qui avait fait ses preuves à de nombreuses reprises. Alors lorsqu'il avait décidé de s'attaquer au coeur du problème, il avait pris mille précautions. Il fallait qu'il sache, il fallait qu'il comprenne. Il devait l'approcher comme lui le faisait si il voulait observer la vipère dans son nid. Le manoir des Carrow semblait être devenu sa résidence, tout comme ce Theodore Nott semblait être profondément incrusté dans chacun de ses pores. Elle transpirait l'excitation dès qu'elle le voyait, sans parler de l'air provocateur que ce crétin affichait dès qu'il la remarquait. Il avait compris que seul ce Nott avait le privilège de connaître la vraie Avalon, ou quelque chose s'y rapprochant. Rusée et manipulatrice, la gamine, mais pas autant que son demi-frère. Elle pouvait tromper beaucoup de monde avec son attitude de parfaite fille à papa, mais il n'était pas dupe. Peu importe combien de vies elle ôterait, il en arracherait toujours plus ; peu importe combien de sang elle ferait verser, il en ferait couler des litres de plus. Le moindre de ses gestes, le moindre de ses exploits, il ferait toujours mieux qu'elle. Elle pensait que parce qu'elle était née dans la folie des Dolohov, elle en était imprégnée jusqu'à la moelle. Mais elle ignorait tout ce qu'il avait dû traverser avant d'enfin comprendre la vérité. L'Enfer se déchaînait sous sa carapace de glace et elle n'avait aucune idée de ce qu'il avait préparé pour elle. Quelle tendre évidence, que ce monstre qui grandissait en lui depuis l'enfance trouvait ses origines dans la même folie que la sienne. Sauf qu'elle possédait tout ce à quoi il n'avait jamais eu droit, cet héritage, ce père, cette famille qui l'avaient aliéné toutes ces années. Elle paierait le prix qu'il estimerait approprié pour ses crimes. Indigne créature, il avait la ferme intention de rétablir l'ordre légitime des choses. Avalon retournerait à sa juste place, au milieu des cafards et des elfes de maison.

Mais comme la foudre, Mordred attendait le bon moment pour frapper.
Il voulait que les coups résonnent. Que sa lumière l'aveugle.

En attendant de sortir de l'ombre, il tourna la poignée de la porte et entra dans sa chambre. Pas de trace d'Avalon, pourtant il était certain de ne pas s'être trompé. Il ne se trompait jamais. Encore moins alors qu'il s'apprêtait à donner sa meilleure performance. D'un calme meurtrier, il suivit un bruit qui l'attira dans une pièce annexe. Il poussa la porte qui était encore entrouverte. Une silhouette se découpait derrière un voile translucide, s'apprêtant à ouvrir les vannes pour laisser l'eau ruisseler le long de sa peau. Il ne fallut pas plus d'une seconde à la jeune femme pour flairer une présence indésirable dans sa salle de bain privative. Sans prendre la peine de cacher son corps, elle sortit de derrière le rideau et se jeta sur lui avec rage. Il éclata d'un rire mauvais, si bien que son geste se suspendit brutalement. Furieuse, elle allait lui sauter au visage mais il ôta son masque de mangemort. Sous ses yeux attentifs, il vit l'expression de la sombre princesse Dolohov changer radicalement. Elle affichait désormais un air mesquin auquel il s'empressa de répondre, imitant sans aucune difficulté les expressions de celui à qui il avait usurpé l'identité. Il lâcha son masque qui s'écrasa par terre, soudain très conscient de la nudité d'Avalon. Ses avant-bras étaient couverts de sang, lui donnant des airs de cannibale mais toujours avec cette beauté froide, incontestable. Ne lui laissant pas le temps de donner la première réplique de cette lugubre mascarade, Mordred fit son baptême du feu. « Pourquoi tu t'arrêtes? Tu sais que j'adore ça, quand tu te baignes dans le sang de tes victimes. » L'épreuve de vérité. Il s'y était préparé depuis quelques semaines, observant Theodore jusqu'à être capable d'anticiper ses réactions. Il fallait dire qu'à côté de sa demi-soeur, ce vulgaire pantin n'avait rien d'exceptionnel. C'était à peine si on le remarquait dans l'ombre d'Avalon. Ou bien était-ce parce que Mordred était complètement obsédé par cette fille? Il ne tarderait pas à le savoir. D'un regard lubrique, il la dévisagea de haut en bas en s'attardant sur les taches vermeilles qui lui coloraient la peau. Pendant un dixième de seconde, il s'imagina le cadavre de l'héritière gisant à ses pieds, noyé dans son propre sang. Et ce fut le dixième de seconde le plus jouissif de toute son existence.


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Dernière édition par Mordred A. Dolohov le Lun 15 Aoû - 0:41, édité 2 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: /!\ Shuffling the cards of your game ▽ (DOLOHOV) Ҩ Jeu 18 Fév - 16:27

Yeux clos, main derrière la nuque, à moitié nue et immobile devant son miroir, elle sourit. On dirait presque une poupée de cire, innocente et fébrile, face à son reflet comme si en cherchant dans les méandres de ses souvenirs, elle s'était perdue sur une chaude après-midi d'été à sentir le soleil réchauffer sa peau laiteuse tandis que des rires d'enfants résonnaient à ses oreilles. Avec ses longs cheveux blonds lui tombant dans le creux de ses reins et l'air apaisé qu'arborait son visage, on la comparerait presque à une princesse qui rêvasse. On peut même imaginer ce fredonnement qu'elle ne chantera jamais et ses joues devenir rouges face à un quelconque compliment qu'on pourrait lui faire. Mais ce n'est pas le cas et ça ne le sera jamais. En reculant de plusieurs pas, on se rend alors compte du beau massacre et surtout de ce sang. Il est partout ; de la pointe de ses pieds au haut de son crâne, colorant même les pointes de sa chevelure. D'un beau conte de fées, on tombe en plein cauchemar, là où les monstres se terrent et où les morts rampent vers les ténèbres. On se croirait en Enfer tant le rouge est présent presque partout sur elle. C'est une couleur qui lui va si bien. Elle le porte depuis des semaines maintenant et ne peut plus se passer de cette teinte qui lui donne si bonne mine et rehausse l'éclat bleuté de ses yeux. Elle ne s'est jamais sentie autant en vie qu'en cet instant, ressassant l'ultime moment où sa dernière proie avait cessé de se battre et où son existence lui avait glissé des mains, se laissant aller dans l'appel du Néant. Il avait rendu son dernier souffle sur les lèvres d'Avalon et elle avait eu l'impression de lui voler son âme. Elle jouissait désormais d'une vitalité propre, exaltée par sa dernière journée qui n'avait fait qu'obscurcir son palpitant déjà bien sombre. Elle avait torturé et tué et maintenant dansait presque sur les cris de sa victime qui lui revenait en tête comme une chanson mélodieuse.

On la dit folle, lunatique et impulsive. Fille de son père tant sa cruauté et ses méthodes sont comparées à son travail. Elle fait sa fierté, sait se montrer utile et d'une intelligence hors du commun. Déjà si jeune et pourtant emplie d'un potentiel démentiel néanmoins pas entièrement exploité. Il la sculpte à son image ; lui rendant grâce lorsqu'elle tue et la punissant à coup de doloris lorsqu'elle échoue. C'est cependant rare, elle est bien trop rusée pour décevoir son paternel et se sait incapable de ne pas exceller en matière de tortures et meurtres. C'est pour ça qu'elle est là, c'est pour ça qu'elle est mangemort ; elle tue pour le compte de son Maître en prenant son temps et en murmurant des mots perfides à l'oreille de ses victimes telle la vipère qu'elle se trouve être. Ni remords, ni pitié, c'est presque à se demander si quelque chose d'humain peut encore vivre sous cette crasse d'immoralité faite de perversions et de sauvagerie. Pourtant, en apparences c'est une beauté candide et délicate si bien qu'on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Elle le sait et elle en profite. Jadis elle brisait des cœurs à Durmstrang, désormais elle les arrache au sens propre du terme. Un sourire et elle séduit, une caresse et elle se sait aimer, un baiser et elle est irremplaçable. Elle en a toujours joué, prétendant que d'être née le jour de la Saint-Valentin lui donnait l'excuse d'être la reine des cœurs. De toute manière, le romantisme est mort. Gloire à la mort.

Rouvrant les paupières, elle se décide à retirer le dernier tissu qui couvre encore son corps. Une culotte et là voilà nue, prête à se débarrasser des restes de preuve de son dernier crime. Le pommeau de douche coule désormais depuis cinq bonnes minutes et de la buée a déjà commencé à grignoter son miroir. D'un pas lent et automatique, elle passe la paume de sa main sous le jet d'eau, juste pour vérifier la température. Ca serait tellement con de se brûler après une aussi belle journée. Rideau tirée, elle fait un pas dans la douche et s'arrête brusquement, un sale frisson la parcourant pour remonter jusqu'à son échine. En tendant l'oreille, on peut entendre une porte s'ouvrir tandis qu'un courant d'air s'infiltre dans la salle de bain pour chatouiller le bas de son dos avec les pointes de ses cheveux. Avertie, Avalon se sait désormais en compagnie d'une personne qui a eu l'audace de pénétrer dans ce qui lui sert de quartier dans le manoir Carrow. Sans son autorisation, sans même prendre la peine de s'identifier. C'est un intrus, un indésirable. Elle le sent, le sait et s'apprête donc à sortir de sa cachette d'un geste rapide et brusque pour avant tout surprendre et déstabiliser. Ses armes sont dans sa chambre mais un bon coup bien placé et elle aurait l'occasion de se défendre convenablement. Qui était assez idiot pour l'attaquer dans un manoir rempli de mangemorts ? Il fallait être complètement suicidaire. Ou ne plus rien avoir à perdre. Ca ressemblait presque à Trystan, son pauvre jouet qui jonchait sur le sol de la cave, tel un détritus. Elle l'avait brisé, l'avait souillé, l'avait humilié. Il était à deux doigts de mourir entre ses griffes et ça sonnait à ses oreilles de triton comme une libération. Sadique et vicieuse elle n'est pourtant pas encore prête à le laisser partir aussi facilement et préfère le laisser espérer dans son coin jusqu'à ce qu'elle revienne pour de nouveaux jeux bien perfides.

Elle attaque la Dolohov, canines acérées et serres tranchantes, persuadée que l'effet de surprise penchera en sa faveur et qu'elle pourra se faire un passage sûr vers sa chambre. La nudité ne la gêne même pas, de toute manière dans quelques instants son adversaire sera mort. Le visage masqué, elle ne sait pas sur qui elle se jette mais ne se fait pas prier pour le faire fort. Un rire gras se fait alors entendre et le temps d'un instant, elle s'arrête, surprise avant tout. Puis veut lui faire bouffer sa moquerie en mettant son poing dans sa gorge mais elle n'en a pas le temps ; l'inconnu retire son masque de mage noir et de ses iris bleutés agrandit sous l'effet de surprise, elle découvre Théodore Nott qui lui sourit d'un air narquois. L'enfoiré. Elle se détend et lui rend son sourire, se promettant néanmoins de lui faire payer cette mauvaise blague. « Pourquoi tu t'arrêtes? Tu sais que j'adore ça, quand tu te baignes dans le sang de tes victimes. » dit-il en la dévisageant de haut en bas, s'attardant sur l'hémoglobine séchée qu'elle avait sur le corps. Elle esquisse un semblant de sourire, une ombre sur le visage. Il est d'humeur taquine, elle peut le voir dans son regard mais elle est fâchée contre lui. Elle avait été seule à effectuer la mission aujourd'hui, il n'avait pas été là, il ne s'était jamais pointé au point de rendez-vous. Dans le fond, ça ne l'avait pas dérangé ; qu'il soit là ou pas, ça ne changeait pas grand chose à l'objectif de la tâche. Néanmoins, elle avait regretté son absence parce qu'il n'avait pas pu la voir dans le feu de l'action, il n'avait pas pu l'observer peindre son œuvre, ce magnifique massacre qu'elle avait créé et où le rouge avait été la pièce maitresse de sa création. Sans spectateur, c'était toujours beaucoup moins drôle. Mesquine, elle le pousse d'une main contre le mur juste à côté de la porte où il est passé et incline doucement la tête. « T'avais qu'à être là cette après-midi pour me voir à l'oeuvre, le rideau est actuellement fermé pour l'heure » lâche-t-elle dans un murmure suave, enroué d'une intonation pourtant ferme qui sous-entend un message clair et net : elle n'écarterait pas les cuisses pour lui ce soir. Elle le dévore des yeux le Nott, détaille chaque trait de son visage, des ses yeux couleurs gris à sa bouche fine qui s'étire toujours en sourire en coin charmeur. Elle connait son visage par cœur, serait capable de le dessiner les yeux fermés. Elle l'aime ce visage, le trouve fascinant et pourrait bien le découper rien que pour l'accrocher dans une salle des trophées. Indéniablement la plus belle gueule de sa collection. Vive, elle se rapproche de son visage pour coller sa joue contre la sienne tandis que l'une de ses main le tient toujours fermement contre le mur. « Mais si tu viens t'offrir en offrande pour mon dessert, je serais ravie de me baigner dans ton sang » souffle-t-elle d'une voix joueuse, comme si elle le défiait presque de se faire saigner pour ses beaux yeux. De toute manière, s'il veut son pardon, il doit ramper. Il connait les règles. Taquine, elle lèche alors sa joue, partant de la commissure de ses lèvres jusqu'à sa pommette saillante. Puis se retire en lâchant un rire ô combien amusé, la tête levée vers le plafond, gorge offerte à son amant. Elle pense que ce n'est qu'un jeu, un simple défi entre Théodore et elle, comme avant lorsqu'ils étaient gamins et qu'elle lui disait qu'il n'était jamais cap d'entreprendre les tâches les plus folles qui soient. L'ambiance est légère quoi que parfumée d'un arôme érotique toujours présent lorsqu'ils sont tous les deux seuls dans un endroit. Ca a toujours été ça entre eux et ça le sera toujours puisqu'ils étaient Théodore Nott et Avalon Dolohov.

Enfin, à la différence que dans le cas présent, Théodore Nott n'est qu'une illusion et que la Dolohov ne s'en doute pas une seule seconde.


Dernière édition par Avalon F. Dolohov le Mer 2 Mar - 15:58, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 253Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ Re: /!\ Shuffling the cards of your game ▽ (DOLOHOV) Ҩ Jeu 25 Fév - 20:31

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Plus que tout le reste, Avalon était une obsession. Son obsession. Il voulait la faire sienne, la tenir entre ses griffes et la secouer si fort qu'elle se briserait. Il la désirait, mais pas dans ce sens-là. Jamais. Elle pouvait rayonner à des kilomètres de son aura envoûtante, rien ne serait jamais suffisant pour surpasser l'aversion qu'il se retenait de lui vomir à la gueule en ce moment-même. Il haïssait chaque millimètre de son corps de traînée, même si il le dévorait, ce n'était que pour mieux savourer son pêché. Il laissait traîner son regard le long de ses jambes, il détaillait les courbes de ses hanches, rampait jusqu'au bout de ses seins avant de s'enfuir dans sa nuque. La peau teintée d'un rouge carmin, elle contrastait avec la lumière blanche de la pièce. Son attitude toute entière semblait s'être transformée depuis qu'elle pensait avoir à faire à Theodore. C'était comme si son corps s'était mis à appeler le sien, à lui hurler de venir s'écraser contre chaque parcelle de sa peau. Il se ferait un plaisir de venir la salir. « T'avais qu'à être là cette après-midi pour me voir à l'oeuvre, le rideau est actuellement fermé pour l'heure. » Elle se faisait désirer, rien d'étonnant. Toutes les femmes comme elle, avec un minimum de relief et d'assurance, se gonflaient d'orgueil dès qu'un homme témoignait d'un intérêt pour elles. Elle avait l'air confiant, visiblement ce Nott ne devait pas lui résister très souvent. Un véritable défi pour le Dolohov, que de céder le premier.
C'était pourtant si facile de se glisser dans la peau d'un autre, une routine maîtrisée puisque réitérée inlassablement avec toujours plus de précision. Le caméléon se laissa entraîner dans les affres de la relation liant Avalon à Théodore, il les revoyait se jeter l'un dans les bras de l'autre sans aucune retenue. Ils s'affichaient dans leur vraie nature, deux bêtes assoiffées de la sueur de l'autre. Ils faisaient tout dans l'excès, toujours. Mordred les avait épiés, et désormais c'était à lui de recracher les images qui s'étaient imprimées dans son esprit. Alors lorsqu'elle le plaqua contre le mur, il releva le menton comme pour la défier d'appuyer plus fort, de le pousser encore et encore, jusqu'à ce que la poignée de la porte ne s'enfonce entre ses os. « Mais si tu viens t'offrir en offrande pour mon dessert, je serais ravie de me baigner dans ton sang. » S'efforçant de paraître charmé, il accrocha son regard au sien, intense. La tentatrice se colla contre lui, après lui avoir murmuré ses conditions, elle descendit jusqu'à la commissure de ses lèvres pour remonter ensuite le long de sa joue. Il était Théodore, alors il n'eut aucun scrupule lorsque des tremblements lui léchèrent l'échine, distillant en lui un ardent désir encore silencieux.

Le rire funeste d'Avalon brisa le calme meurtrier qui régnait dans la pièce, et soudain son cou s'offrit aux lèvres avides de celui qu'elle prenait pour son amant. Diable comme la tentation était grande. C'était là que résidait toute la simplicité du subterfuge, la proie se jetait dans ses bras sans se douter qu'ils risquaient de l'étouffer. Si naïve, elle en devenait presque touchante, dégoulinant d'une innocence inappropriée. Elle n'avait aucune idée du monstre latent sous le charme éclos d'un visage qu'elle connaissait par coeur. L'intrus se glissa contre son corps chaud, tuant l'espace qui faisait tant de mal à l'illusion qu'il calquait sans peine. Il déposa des baisers suaves sur sa nuque exposée, explosant d'un désir coupable. Feindre l'amour en poignardant la haine à coups de langue, il vint chercher sa bouche et s'y engouffra avec brutalité. C'était trop brutal pour sembler crédible, et pas assez pour lui faire oublier qu'il la méprisait beaucoup trop pour se la faire. Il passa ses mains sèches derrière son dos où ses cheveux mouillés étaient encore collés. Il la serra en essayant de ne pas la lacérer, même si la seule pensée de la savoir si fragile, si mortelle entre ses doigts le faisait frémir. La haïr lui procurait plus de plaisir que de laisser leurs langues tourner dans la tempête de sentiments mimés. C'était plus compliqué qu'il ne l'avait pensé, finalement, de devoir la chérir avant de pourrir l'intérieur, d'y répandre une substance visqueuse comme un poison insoupçonné. Il interrompit brusquement leur baiser, c'était trop mécanique, ça suintait la bestialité là où il devait y avoir de l'amour. Il la dévisagea d'un regard cru qu'il essaya d'adoucir. « J'ai eu une journée difficile. S'il-te-plaît, ne me fais pas ça, Avalon. Ne me repousse pas. » Faux, il avait tout faux. Etait-ce crédible? Il fallait qu'il se remette sur les rails. Il fallait qu'il se raccroche à Theodore, qu'il efface Mordred. Qu'il enterre Adonis.
Il devait être partant, Nott l'était toujours, pas vrai? Il devait se reprendre. Se délectant du corps nu de son amante pour un soir, il imita la mine abattue du blondinet et lui lança un regard suppliant. Il voulait lui faire croire qu'il avait besoin d'elle, qu'il avait besoin de réconfort et de noyer ses maux entre ses cuisses. Il fit taire ses pensées maculées de rouge qui lui susurraient de la briser, de l'humilier sous ses va-et-viens. « Je ne devrais plus avoir besoin de ramper à tes pieds pour te prouver que tu es tout ce que je veux. » Comme c'était romantique, ça lui donnait envie de se planter sa baguette dans l'oeil.
Sa cape pesait une tonne, il s'en débarrassa doucement, pesant ses gestes. Il lui montrait qu'il avait envie d'elle, qu'il ne vibrait que pour elle, qu'il n'avait envie de faire se cabrer aucune autre femme. Il ne devait plus respirer que pour celle qui lui avait pollué l'air depuis des années. Avant qu'elle ne risque de le provoquer encore une fois, il se replaqua contre elle et l'embrassa avec ferveur. Ses bras vinrent retrouver le creux de son dos, mais ils allèrent jusqu'à la soulever et se glisser sous le galbe de ses fesses pour lui faire encercler ses hanches. Elle le tenait entre ses filets, sans savoir que ce n'était pas lui qui était piégé. Il la poussa sous la douche, rouvrit les vannes d'où l'eau bouillante s'écoula et vint leur brûler la peau. Ses vêtements devinrent lourds, mais il attendrait qu'elle cède, qu'elle les lui arrache. Avec un sourire carnassier, il quitta ses lèvres une seconde. « Tu veux mon sang en offrande? Viens le chercher, souffla-t-il contre sa bouche, comme pour lui dire qu'il rentrait finalement dans leur petit jeu. » Même si ils s'étaient plongés dans un bassin d'eau bénite, ça n'aurait pas suffi à laver leurs pêchés.

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Dernière édition par Mordred A. Dolohov le Lun 15 Aoû - 0:39, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: /!\ Shuffling the cards of your game ▽ (DOLOHOV) Ҩ Mar 8 Mar - 20:48

Elle est joueuse la Dolohov, elle aime prendre son temps quand elle se sait en position de force et s'amuser avec ses proies le temps d'un instant. Bien qu'un peu plus à ses yeux, Théodore ne fait pourtant pas exception à la règle. De toute manière, elle aime trop quand il lui rend grâce et qu'il rampe jusqu'à elle pour obtenir toute son attention. Elle aime le voir brûlant de désir, impatient de goûter la saveur de sa peau et la chaleur de ses lèvres contre les siennes. Elle le sait, le sent, ce sentiment est réciproque ; ils sont tous les deux attirés l'un par l'autre comme deux aimants, se tournant autour pour mieux se retrouver. Il ne peut pas respirer sans elle, c'est indéniable et de toute manière elle le lui interdit. Il est à elle. Elle le possède, prisonnier quelque part entre la prolongation de ses cuisses et la courbe de ses seins. C'est incertain, rien n'est jamais sûr quand elle se laisse aller dans ses bras, il n'y a que l'instant présent qui compte. Et durant quelques maigres minutes, ils ne sont plus rien d'autres que deux animaux exorcisant leurs maux, respirant pour quelques secondes de plus, juste le temps de se marquer par le gouffre de violence qui les habitait. C'est tellement mieux quand c'est sale. Qu'il la morde, qu'il la griffe, qu'il lèche son sang, qu'il lui fasse mal et laisse sa trace sur son corps si frêle. Elle le lui rendait bien, savait s'y prendre lorsqu'il voulait se reposer sur sa poitrine. A défaut de savoir s'aimer, là était le seul moyen d'expression qu'ils connaissaient. Ils se complaisaient dans cette perversité, se complétaient dans l'étau des ténèbres.

Elle sent son souffle dans son cou, aperçoit l'once de désir qui allume ses prunelles grisés et sait déjà qu'il ne se retiendra pas bien longtemps. Un frisson l'envahit lorsque les lèvres humides du jeune homme s'aventure sur la peau de sa nuque, elle ressent son besoin d'aller plus loin, son envie mordante de la pénétrer sur place et sans attente. Son parfum lui pique le nez ; il ne sent pas comme d'habitude, il y a un arôme capiteux qu'elle ne reconnaît pas dans cette effluve mais elle ne s'en formalise pas. Elle est bien trop captivée par leurs corps collés l'un à l'autre. Il lui attrape alors le menton pour l'embrasser avec une brutalité qu'elle ne lui connait pas ; elle le sait pourtant possédé d'une bestialité propre lorsqu'ils sont ensemble mais ça ne sonne pas comme d'habitude. Quelque chose a changé et elle est incapable de mettre le doigt sur quoi. Mais dans le fond, elle s'en fout. Ce qui compte c'est ses lèvres contre les siennes, ses mains fortes dans le creux de ses reins et  l'excitation qui lui mord le bas de son ventre. Elle a chaud la Dolohov, se sent perdre davantage pied à chaque secondes qu'elle passe à ses côtés. Elle le sent tellement plus abrupt, comme s'il n'arrive pas à calmer ses ardeurs et elle aime cette nouvelle façon de voir les choses, non pas qu'il soit doux en temps ordinaire mais elle ressent toujours une passion qu'il essaye de cacher derrière chacune de ses caresses. Là, il n'y a rien à part un crudité presque agressive. Il lui fait tourner la tête tout en éveillant ses sens. « J'ai eu une journée difficile. S'il-te-plaît, ne me fais pas ça, Avalon. Ne me repousse pas. » dit-il dans un soupir, suppliant, peut-être un peu trop. Elle le dévisage, un peu perplexe. Elle n'est pas du genre à avoir pitié, encore moins quand elle sent qu'il n'a besoin que de se vider les couilles. En temps normal, ça ne la dérange pas, pas tellement regardeuse sur les motivations de son amant mais elle lui en veut toujours, contrariée à l'idée qu'il l'ait laissé tombé un peu plus tôt dans la journée. Ca n'avait en rien ombragé ses plans et son humeur mais c'était simplement par principe. Capricieuse jusqu'aux bouts des ongles. Elle hésite, ravagée par son orgueil et son envie de le serrer entre ses cuisses pour mordre sa jugulaire. Dans tous les cas, elle saura lui rendre la monnaie de sa pièce, c'est certain. Alors, elle fait mine de ne pas être tentée et lâche un regard vers sa douche qui n'attend qu'elle. « Je ne devrais plus avoir besoin de ramper à tes pieds pour te prouver que tu es tout ce que je veux. » continue-t-il en prenant une mine abattue, lui soufflant ces quelques mots tandis qu'elle se sent ô combien puissante face aux aveux peu commun de Théodore. Il n'est pas du genre sentimental et ne ment jamais à ses côtés ; elle le sait parce qu'elle le connait par cœur, pouvant voir sa ride du lion tressaillir lorsqu'il essaye de lui faire avaler des salades aussi grosses que lui. Il l'a dans la peau, elle le sait, le sent, le voit.

Et c'est pour ça qu'elle cède. Parce qu'il vient de baisser les armes, de se plier en deux en lui offrant son cœur dans une main et sa virilité dans l'autre. D'un seul mouvement elle peut le briser, écrasant ces deux offrandes comme si ça ne représente strictement rien à ses yeux. Il est à genoux et elle se glorifie.

Tandis qu'il retire sa cape noire d'un geste lent, elle ne cesse de l'observer, scrutant chacun de ses mouvements comme pour essayer de comprendre ce revirement de situation ; comment en était-il à être aussi désespéré de son attention ? Pourquoi avait-il fini par lui sous-entendre ce qu'ils avaient mit des mois à taire par simple question de fierté ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus. Dans le fond est-ce vraiment important ? Elle jubile trop pour penser clairement. Elle ouvre la bouche pour faire durer le plaisir, laisser encore croire que le doute la possède. Mais elle ne peut rien dire, ne peut rien faire parce qu'il capture à nouveau ses lèvres, ne lui laissant pas d'autres choix que de se perdre à nouveau dans la fermeté de leur baiser. Sa manière de l'embrasser n'est pas la même non plus, elle le remarque à sa manière de mettre autant de pression contre son visage et dans leurs langues qui ne cessent de tourner entre elles. Quelque chose est différent mais elle fait l'erreur de mettre ce sentiment de côté, persuadée d'être encore trop chamboulée pour vraiment penser correctement. Il passe ses mains dans son dos, descendant jusqu'à ses fesses qu'il soulève aussi facilement que si elle était une plume. D'un geste naturel, elle entoure simplement ses jambes autour de son bassin. Elle est nue et lui est bien trop habillé à ses yeux. Il est pressant dans ses gestes, elle le ressent quand il se dirige vers la douche et qu'il tourne les robinets pour les mouiller tous les deux d'une eau bouillante. Mais elle ne lâche pas un seul râle de souffrance ; être brûlée par l'eau n'est rien comparé au brasier qui inonde son corps alors qu'elle le sent se durcir entre ses jambes. « Tu veux mon sang en offrande? Viens le chercher » souffle-t-il contre sa bouche. Elle esquisse un sourire, ravie de le voir rentrer dans son jeu et se décide à bouger légèrement. Elle sait qu'il la tient, a confiance en lui alors elle se permet de lui arracher son pull tandis que sa bouche explore chaque partie de son cou, laissant ses dents sortir de temps à autre en tirant sur sa peau. Elle descend jusqu'à sa clavicule désormais accessible puisque n'étant plus recouverte par quoi que ce soit et le mord férocement. Elle sent ses dents s'enfoncer dans sa chair mais se retire avant de le faire saigner. Elle le veut en forme et si elle commence à le blesser, monsieur ira bouder dans son coin et adieu la partie de jambes en l'air. N'est visible que la trace de ses dents dans son épiderme ainsi que quelques suçons qui commencent à apparaître sur sa gorge. Ravie, elle retrouve finalement le chemin jusqu'à ses lèvres gonflées qu'elle mordille délicatement. « Ne me tente pas, ne sais-tu donc pas de quoi je suis capable ? » demande-elle d'une voix ferme en encerclant son cou dans une de ses main, faisant pression sur sa pomme d'Adam. Puis sans attendre de réponse, elle laisse son autre main descendre dans son dos mouillé en sortant les ongles et en appuyant le plus fort qu'elle peut, sentant ses griffures découper son épiderme tel des rasoirs aiguisés. Elle le sent se raidir et se contente de simplement l'embrasser à nouveau, n'attendant pas de réponse immédiatement.

Sous ses fesses, la ceinture du mangemort la gêne en appuyant sur ses os. D'une main rapide, tenant toujours son goulot dans l'autre, elle tire sur le bout de cuir pour retirer la boucle et fait venir à elle l'objet en à peine quelques secondes. Probablement l'habitude. Sourire carnassier, regard éloquent et la voilà qui joue avec sa ceinture d'une manière dangereuse. La repliant en deux, elle caresse les épaules du jeune homme avec, menaçant de le blesser à tout moment. « Dis-moi que je suis la seule qui compte, Nott » fait-elle d'une voix impérieuse en lui léchant la bouche, prête à mordre s'il ne lui donne pas ce qu'elle désire. On peut presque y lire une certaine folie dans ses yeux bleutés, cependant c'est presque normal : il y a toujours de la démence sur le visage poupin de la Dolohov.  
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : PurMessages : 253Date d'inscription : 07/02/2016Localisation : Domovoï's Rock.
Ҩ Re: /!\ Shuffling the cards of your game ▽ (DOLOHOV) Ҩ Ven 19 Aoû - 20:00

i'll seek you out, flay you alive
One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power. I see right through you any hour. I'm taking it slow. Feeding my flame. Shuffling the cards of your game. And just in time, in the right place, suddenly I will play my ace. And just in time, in the right place, steadily emerging with grace. ▽ DOLOHOV  


Les lèvres d'Avalon laissaient des traces rouges sur sa peau, retranscrivant parfaitement la sensation de brûlure que leur contact lui procurait. Elle lui avait ôté son haut sans aucune hésitation, l'imbécile. Trop naïve, trop aveuglée par sa soif de l'autre, elle ne remarquait même pas que sous cette couverture se cachait quelqu'un d'autre. Obnubilée par son désir de s'enfouir sous sa peau, elle demeurait accrochée à son corps avec une vigueur incroyable. L'embrassant de haut en bas, couvrant son torse d'horribles marques témoignant de leur acte abject. Ça le transcendait, de la profaner à ce point. De lui faire tout un tas de choses absolument atroces, répugnantes, d'avoir un comportement qu'on ne devrait pas avoir avec sa demi-soeur. Il la salissait. Il la traînait dans la boue. Et c'était si facile que c'en était presque déconcertant. Elle se laissait faire, mieux encore, elle entrait dans cette danse suave et repoussait la barre toujours plus haut. Aucune limite, aucun interdit. Elle se livrait à lui sans retenue, convaincue de céder à Theodore. Si elle savait, si seulement il pouvait lui cracher la vérité à la figure quand il commencerait à sortir d'elle, à se retirer d'entre ses cuisses. Juste pour la détruire, juste pour voir sa réaction et lire l'horreur sur son visage de poupée. Mais Mordred jouait la partie de poker de sa vie, et il ferait durer le jeu aussi longtemps qu'il le pourrait.
Avalon revint cueillir ses lèvres sans masquer son envie. « Ne me tente pas, ne sais-tu donc pas de quoi je suis capable ? » C'était incroyablement ironique lorsqu'on connaissait la vérité. Mordred se retint de jubiler, taisant avec docilité les mille et une répliques sarcastiques qui surgirent dans son esprit tordu. Comme pour le récupérer rien que pour elle, la jeune femme planta ses griffes dans son dos et lui arracha la chair du bout de ses ongles. Ce n'était qu'un jeu, mais elle voulait à tout prix le gagner. Que ce soit lui qui craque le premier. Ça se voyait, ce feu ardent qui dansait au fond de ses iris et qui menaçait de l'incendier d'une seconde à l'autre. Il attendait encore un peu avant de déclencher la bombe. Quand ce serait fait, leurs deux corps entreraient en collision et ce serait le commencement d'un nouveau monde. Un monde où Adonis n'était plus et où Mordred réduirait sa victime en cendres. Le début de son règne en tant qu'héritier Dolohov.  

D'un geste chargé de sous-entendus, elle fit glisser sa ceinture entre ses doigts. Le métamorphomage la fixa intensément, tentant de contenir l'excitation qui l'avait saisi tout à coup. « Dis-moi que je suis la seule qui compte, Nott. » Cette fille n'était qu'un énorme dommage collatéral, il ne pouvait en être autrement. Comment Antonin pouvait-il la préférer à lui, son fils? Comment avait-il pu tomber si bas, confier les clés de son empire à cette instable décérébrée? Jamais Mordred ne pourrait tolérer que cette cinglée lui passe devant. Jamais. C'était bien la raison qui avait motivé tout son plan, si stratégique. Absorbé par son rôle, l'Anglais ne dût pas chercher longtemps avant de répliquer sur le même ton que Nott. « Tu sais très bien que je ne peux pas faire ça. » Il resserra sa prise autour de sa taille, écrasant sa poitrine contre son torse. Puis il la relâcha avec dextérité avant de se coller à elle, la repoussant contre le mur de la douche. Son souffle chaud alla s'écraser contre ses lèvres à elle, tandis que ses bras l'encadraient pour l'empêcher de s'échapper. « Ce serait beaucoup trop facile… » Son visage s'enfuit dans le cou d'Avalon, lui mordillant la peau où ruisselaient encore des perles d'eau.
Une de ses mains descendit lentement le long de ses hanches, caressant chaque millimètre de son corps de traînée en s'efforçant d'oublier de qui il s'agissait. Il n'éprouvait qu'un plaisir malsain à l'idée de la toucher, d'entrer en elle avec un désir fabriqué, sale, opportuniste. Cela n'avait rien à voir avec l'envie, ou avec de quelconques sentiments d'attirance. C'était de l'égoïsme pur, une vendetta enragée contre celle qui lui avait tout pris. Mordred n'avait pas même l'impression de devoir se sacrifier, se corrompre. Il savait qu'il ne faisait absolument pas preuve d'abnégation, alors que ça pourrait sembler évident. Pourtant ça n'avait rien à voir avec un effacement de soi, il n'avait pas usurpé l'identité de Nott pour faire disparaître la sienne. Au contraire, c'était pour la révéler, la glorifier. Toute cette sombre mascarade avait un but intéressé pour lequel il était prêt à tout. Alors il ne concédait rien, il ne lui donnait pas sa dignité en offrande ; c'était elle qui se livrait à lui, même si elle n'en était pas consciente. Il lui arrachait peu à peu ce qui lui revenait de droit. Pièce par pièce, il démonterait la jolie image qu'elle avait su se construire. Sa vie lui appartiendrait, dans tous les sens du terme. « … et la partie serait finie, ajouta-t-il, malicieux. »
Il savait que ce n'était qu'une histoire de fierté, très probablement, entre ces deux êtres gonflés d'orgueil. C'était à celui qui craquait le premier. Il calquait sans peine leur petit manège, certain d'être sur la bonne voie. Dans sa course folle pour la faire céder, sa main s'arrêta entre ses cuisses déjà humides. Celle-si exerça une pression ferme entre ses jambes, puis se mit à caresser, frotter, titiller. Gestes précis, experts. Pourtant il n'avait jamais réellement été du genre à s'envoyer toutes les femmes qu'il croisait. Il s'était contenté d'en dénicher une, une seule, et de la condamner à devenir sienne pour toujours. A la pensée d'Asphalt, tout son corps se raidit. Il s'arrêta soudainement, agrippa les poignets de la blonde pour coller ses mains contre le bas de son ventre, lui intimant de lui retirer le reste de ses vêtements. Mais ce n'était sans doute pas l'attitude à adopter avec Avalon, et il comprit aussitôt son erreur. Sans lui laisser l'occasion de protester, il se chargea lui-même de se déshabiller avant de s'écraser contre son corps nu. Et il la plaqua contre le mur et entra en elle sans préavis. Il pouvait sentir son bassin cogner contre ses reins à chaque va-et-vient. Il la prenait encore et encore, sans relâche, tandis que l'eau chaude s'abattait sur eux dans une pluie incessante.


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