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 Explosions ∆ Tom&Priska

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Je suis une princesse et je vous emmerde ♛
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang-purMessages : 820Date d'inscription : 18/02/2015Localisation : Dans le reflet du miroir. Cachée dans la salle de réception.
Ҩ Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Sam 13 Fév - 15:20


Another lie, another low, they don't come looking cause I don't wanna be found.
 



Entrant dans la pièce bondée, Priska inspira une longue bouffée d’air avant d’affronter la tornade d’émotions qui l’assaillit. Faire les rondes dans le château lui permettait de ne pas se retrouver confiner dans un espace beaucoup trop petit pour qu’elle puisse gérer son don d’empathie. Dès qu’elle était rentrée dans la salle de réception, elle avait su qu’elle ne tiendrait pas le coup longtemps. Il y avait beaucoup trop de sentiments contraires, qui la happaient constamment, lui faisant perdre patience souvent. Et elle sentait très bien qu’avec le pouvoir de l’Ox, son don s’était affiné. L’autrichienne ne savait pas encore réellement comment, et quelle portée il pouvait bien avoir aujourd’hui, mais elle ne le contrôlait toujours pas, et c’était un réel problème. Elle aurait dû reprendre ses exercices de contrôle avec Roman, mais avec tout ce qu’il se passait à Durmstrang, ils n’avaient pas le temps. Elle n’aurait jamais pensé que l’Ox provoquerait pratiquement une guerre à Durmstrang. Elle s’était bien doutée qu’une forte jalousie s’éveillerait entre les clans perdants et vainqueurs, mais que le château soit assiégé paraissait complètement dingue. La situation était clairement incontrôlable, et surtout pour les meneurs. Pour l’instant ils se contentaient de faire tout ce qu’ils pouvaient pour garder les élèves en sécurité, mais ça ne durerait pas. Le pire était à venir.
La blondinette chercha Hedda et Roman dans la foule pour leur rapporter sa dernière ronde. Rien à signaler, comme d’habitude. Même si Priska pouvait sentir la colère et la rancœur suinter à travers les murs de l’école, pour le moment, le château était majoritairement calme. Apercevant une chevelure blonde, l’autrichienne se dirigea vers son amie. C’était encore complètement fou qu’elle se retrouve meneuse au côté de ses deux meilleures amies, à la tête des éclairs. Elle n’en revenait toujours pas, et elle tentait de faire du mieux qu’elle pouvait. Proche d’Hedda, la jeune femme se concentra sur les sentiments apaisants de son amie, tentant d’ignorer ceux des élèves qui les entouraient. Tous les meneurs savaient qu’ils ne pourraient pas rester ainsi terrer dans la salle de réception, les esprits s’échauffaient au fil des jours, peu de personnes supportant de rester cloitrés entre quatre murs. Beaucoup d’entre eux n’avaient pas de nouvelles d’amis, de camarades, ne sachant pas dans quel clan ils se trouvaient aujourd’hui. L’autrichienne n’avait plus de nouvelles d’Andreï, et elle n’était pas parvenue à trouver Darcy dans le château, et ça l’inquiétait plus qu’autre chose. Malheureusement, ses devoirs de meneuses l’empêchaient de partir à la recherche de qui que ce soit, elle devait rester avec les siens.

Quittant Hedda, elle partit se chercher un verre d’eau. Se frayer un chemin entre les élèves étaient pire que tout, elle ne trouvait du repos que la nuit, quand tous dormaient et ne pouvaient émettre que de très faibles émotions dues à leurs rêves. Tandis qu’elle buvait lentement, elle remarqua Tom, non loin d’elle. Ce dernier laisser émaner des émotions étranges, emplies de colère, et c’était la première fois que Priska les ressentaient aussi fortement. Depuis leur arrivée ici, elle doutait à propos de l’éclair. Il avait beau être le bras droit de Roman, la blondinette avait de moins en moins confiance en lui. Elle ressentait une puissante animosité, une puissante malveillance chez le jeune homme, et elle craignait qu’il tente quelque chose contre eux. Pourtant, elle le connaissait depuis un petit moment, et elle trouvait surprenant qu’il est ainsi changé depuis l’Ox. Peut-être était-ce dû au pouvoir qui coulait dans leurs veines à tous, et leur faisait perdre tout leur moyen, en tous les cas, la meneuse surveillait plus attentivement le Wilcotts.
Reposant son verre d’eau, l’autrichienne décida d’aller parler avec Tom. En étant plus proche de lui, elle pourrait peut-être déceler le fond du problème. Elle craignait surtout pour Roman, étant donné que l’éclair était son bras droit. Et dans la situation actuelle, ils devaient tous pouvoir se faire confiance. Ce qui n’était visiblement plus le cas avec le jeune homme. S’approchant de ce dernier, il se trouvait dos à elle. Elle tapota légèrement sur son épaule sans pour autant s’attarder, et il lui fit face.
« On peut se voir une minute, s’il te plait ? »
L’autrichienne attendit qu’il acquiesce, ce qui fut étonnement long, elle pouvait le sentir fortement hésiter, peu enjoué par l’idée de lui parler. Mais Priska ne lui laissait pas vraiment le choix. Elle partit sans l’attendre dans un coin de la pièce, histoire que tout le monde ne puisse pas entendre leur conversation. Elle savait qu’il la suivait. Trouvant un coin loin des oreilles indiscrètes, la jeune femme lui fit face, bras croisés sur la poitrine.
« Dis-moi Tom, est-ce qu’on peut se faire confiance toi et moi ? Est-ce que Roman peut te faire confiance ? Est-ce que les éclairs peuvent te faire confiance ? »
La jeune femme n’avait pas encore parlé de ses doutes à Roman, elle préférait être sûre d’elle avant de lui faire part du cas de Tom. Ce dernier la dévisageait avec un regard noir, le visage figé.  La confiance était un bien grand mot, et pourtant, elle était primordiale en ces temps difficiles. Et s’il n’y avait pas de confiance, rien ne pouvait fonctionner correctement. Ils avaient bien assez d’ennemis de l’autre côté de la salle de réception, pour avoir des traitres au sein des éclairs. Si elle n’avait pas ressenti tant de sentiments négatifs chez Tom, elle l’aurait laissé en paix. Mais, ce n’était pas le cas, et il était hors de question de prendre le risque de tout faire foirer à cause du jeune homme.

 


Fiche bye Ethna



    You're the one that I'm running to
    When the world shakes us trying to take us out of line, fear of tomorrow feelings we borrow for a time. Water so deep, how do we breathe ? So we stay in this mess, this beautiful mess tonight. And we don’t have a thing to lose no matter what they say or do. Our love is untouchable. + ms.palmer


Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 28 Oct - 13:26, édité 6 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang MêléMessages : 270Date d'inscription : 26/04/2015Localisation : ça te regarde ?!
Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Dim 14 Fév - 16:26

La garce. LA GARCE !

L'enfant de putain engendrée par un couple de rats maladifs, l'immonde petit miasme, résidu de fond de pantalon laissé par un homme îvre, la garce, la garce, LA GARCE !
Comment ose-t-elle nous faire une chose pareille, comment OSE-T-ELLE profiter de mon absence pour s'accoupler avec un étranger, un homme qui a posé les mains sur elle, qui l'a salie, juste salie. Qu'il aille se noyer dans sa propre bile, étouffé par le son de cloche de guerre qui résonne dans mon crâne, la fureur, et la peur, surtout, la peur, oh Milly, qu'est ce que tu as fait ? Avec cet homme répugnant ? J'étais à la fenêtre, je ne demandais rien à personne. Enfermé comme un chien de combat dans une cage attendant l'heure du verdict, j'ai assisté, impuissant, à la fermeture des portes de la salle de réception et au confinement de tous ces Icebergs et Eclairs, devenus à présent Vainqueurs de la quête. Le pouvoir, aujourd'hui, est à portée de main et je peux enfin le toucher ; il coule, dans mes veines, comme un poison mortel mais qui n'est finalement que le nectar manquant pour devenir ce que je suis réellement. Ce ne sont que les premiers jours, et je n'ai pas encore commencé les patrouilles ; Roman veut que nous restions proches l'un de l'autre, et en tant que bras droit, je ne peux qu'exécuter ses ordres, en silence. Je me suis penché à la fenêtre, pour essayer de penser à autre chose que cette grande pièce emplie de monde, des gens hostiles, des ennemis, des personnes en qui je ne ferai jamais confiance, jamais. Mes yeux sont passés sur l'herbe sale du dehors, en me demandant combien de temps s'écoulerait avant que je puisse de nouveau aller prendre l'air à l'extérieur. Et puis...

Et puis je les ai vus.

Couples de porcs s'ébattant joyeusement dans le froid, des sourires comme des coups de marteau qu'on me mettrait sur le crâne, des regards, des paroles, des échanges, toutes ces choses qu'elle m'offrait à moi et qu'elle n'a jamais donné à personne d'autre. Ma soeur, ô ma soeur, à quel moment as-tu décidé de te donner à cette créature rampant autour de toi comme Lucifer devant Eve, serpent visqueux venu seulement pour t'écarter du droit chemin ? J'ai collé mon nez à la vitre, à cette PUTAIN DE VITRE, pour les regarder faire. Et l'horreur suprême a frappé quand il a dévoré sa bouche. Un homme vient de toucher ma soeur, une nouvelle fois, quelle sera la punition, maintenant ? Mes mains se sont crispées contre le bois du rebord, et c'est les dents serrées que je les ai observés, tout le temps qu'ils étaient à l'extérieur. Puis ils sont rentrés. Main dans la main. Probablement pour aller échanger leurs fluides ailleurs. La bouche tordue par la rage, j'ai eu encore assez de conscience pour m'éloigner avant de commettre l'irréparable. Et maintenant me voici là, dans un recoin à l'écart, loin de tous ces rats fouineurs, voleurs et ignobles, des ennemis, tous des ennemis...


C'est ma soeur. Ma soeur.

Cela n'est plus depuis qu'elle a choisi de nous tourner le dos, cela n'est plus tu entends, Tom ? Âme timorée par la peur et la douleur, ta seule préoccupation c'est de chialer, chialer comme tu sais si bien le faire, sur ta pauvre condition d'enfant débile, issu d'un mariage dégoûtant entre une erreur de la nature et une moldue, un mélange qui a créé une tare, celle de ton esprit... Comment peux tu encore l'aimer, elle qui était si saine face à nous, qui avait promis de te protéger de nous ? Il n'y a plus d'amour Wilcotts, elle vient de te trahir une nouvelle fois et tu as encore la FAIBLESSE de chercher à lui pardonner ? MAIS A QUOI JOUES-TU TOM, POURQUOI CONTINUER A PLACER DES OEILLERES AUTOUR DE TES YEUX POUR NE PAS VOIR QUE TOUT LE MONDE TE HAIT ?!


Tu mens. Tu mens.

Tu sais que je dis la vérité. T'es un crapaud de bas étage sous couvert de répugnance, une immondice, un tas d'ordure qu'elle a décidé de piétiner un peu plus en s'unissant avec un autre que toi... Elle vient de t'abandonner, Wilcotts, elle a juste abandonné ce en quoi elle croyait encore... Tu ne vois donc rien ? TU NE VOIS DONC RIEN ?!


TAIS-TOI !

Les mains plaquées sur ses oreilles, les yeux clos, la mine fermée, crispée, Tom Wilcotts combat avec acharnement, comme tous les jours depuis la découverte de l'Ox. La chose détruit, petit à petit, tout ce qui a pu un jour faire de lui un être humain. Amour, compassion, sensibilité, balayé aux quatres vents par la Colère, la Rancoeur, la Haine, la Jalousie, le Fanatisme, l'Horreur. Tant de mots aux majuscules agressives qui entravent l'esprit de Mallory, dévoré par des émotions beaucoup trop puissantes pour être ignorées. Même ceux qui lévitent autour d'eux comprennent que quelque chose ne va pas. Ils l'observent comme un chien attaché à une corde trop courte dans un dépotoir, et Tom ne le supporte plus. Alors il s'isole. Il s'isole, parce qu'il sait au fond de lui même que s'il ne le fait pas, la Chose serait capable de leur faire du mal. L'Aura étouffante englobant le jeune homme pourrait s'éveiller et les asphyxier, les uns après les autres, de son angoisse, de sa peur, de sa méfiance, de son chagrin. Toutes ces émotions qu'on a pu ressentir un jour, amplifiées par cet esprit malingre empoisonné par l'acrimonie. Aujourd'hui, Tom n'est plus que l'ombre de lui même. Il tente de reprendre ses esprits, les jambes flageolantes, épuisé par la lutte inégale qui est en train de le tuer à petit feu.

Je voulais l'Ox, je voulais l'hégémonie. Qui peut me retenir à présent, qui peut seulement prétendre que tout redeviendra comme avant ? Il y a un bel avenir devant nous Tom... La consécration de la cruauté et du malheur, un autel placé là en l'honneur du pouvoir...


Qui peut prétendre lutter, aujourd'hui, contre l'autorité mise en place par un esprit malveillant, malsain ?

Une main tapote légèrement l'épaule du jeune homme, en proie à la rage et à la rancoeur. Si auparavant combattre l'entité était chose supportable, maintenant, au milieu des autres, l'esprit empoisonné par la vision de sa soeur accompagnée, c'est beaucoup plus difficile. Les sourcils froncés par la fureur, Mallory Edgerton se retourne. Ses yeux lancent des éclairs, mais Priska Von Lichnowsky n'a pas l'air de lui en tenir rigueur. Elle lui fait face, altière, autoritaire, le timbre sec ayant pour seule vertu celle de rendre le garçon plus tendu encore.

« On peut se voir une minute, s’il te plait ? »


Qu'est ce que tu me veux, Lichnowsky. Tu crois que c'est parce que j'accepte de te suivre que tu seras en sécurité ? Il y a bien des choses que tu ne veux pas savoir, Priska, alors si tu veux être en sécurité, reste loin de moi...


Mais il la suit. Docile mais peu avenant, Tom se laisse entraîner à l'écart par la jeune femme qui l'observe, finalement, de haut en bas. La conversation sera discrète, alors, n'est ce pas ? Un sourire narquois se dessine sur le visage du jeune homme. Il croise les bras, calme, la baguette bien rangée dans sa poche. Elle croise les bras à son tour, le menton haut.

Attention, Priska.

« Dis-moi Tom, est-ce qu’on peut se faire confiance toi et moi ? Est-ce que Roman peut te faire confiance ? Est-ce que les éclairs peuvent te faire confiance ? »


HAHAHAHAHAHA. Mais crois tu que les choses sont aussi simples, ma belle ? Crois tu que tu peux faire confiance à un esprit aussi détruit que celui qui se trouve en face de toi ?  A quel moment as tu abandonné la raison au profit de la folie, toi aussi ? Que crois tu, fillette, que tu es seulement capable de te soulever contre moi, d'entraîner les autres dans ta chute ? Que diras-tu à Roman qu'il ne sait pas déjà ?!


Tom reste silencieux un instant. Puis son sourire s'agrandit. Tout bon sens a disparu dans son regard depuis bien longtemps.

"Venant d'une traîtresse bannie par son propre clan revenue uniquement pour mettre la main sur l'Ox, c'est un peu gros, tu crois pas ?"


Pour qui tu te prends, la Slave, pour la voix de la sagesse ? Et toi, n'es tu pas pourtant un résidu de traîtrise, de délation, de mensonge ? Tu crois avoir des leçons à me donner ? T'es rien, t'es juste perdue. JUSTE PERDUE !


"Tu crois pas que t'as mieux à faire que venir demander des comptes ? Si Roman m'a choisi comme bras droit, il y a une bonne raison. T'as qu'à aller l'emmerder avec ça, je suis sûr qu'il sera ravi de répondre à tes inquiétudes. Personnellement, j'en ai absolument aucune envie. Tu veux une justification ?"

La main gauche de Tom se lève, et face à la jeune slave, il ferme le poing. Seul son majeur reste bien dressé devant elle. Pointant vers le ciel, geste obscène traduisant tout ce qu'il pense de cette conversation. Tom irradie la haine.

"La voilà. Et pour répondre à ta question, Lichnowsky, sache que je n'ai qu'un seul meneur, et qu'il le sait très bien. Sa confiance m'a été accordée depuis longtemps, qui es-tu pour la contester ? Est-ce que tu crois seulement avoir de la valeur à mes yeux ? Tu crois que les Eclairs me sont utiles ?"

Si un jour tu as su mentir Tom, aujourd'hui c'est terminé.

Il la fixe, avec dédain. Puis il éclate de rire.

"Allez, dégage de là maintenant. Tu me fatigues."



ZAKHORY STYLE.
"I'm not running away, I will feel the pain instead... I'm not running again even though I'm scared, Baby"
   


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Statut du sang : Sang-purMessages : 820Date d'inscription : 18/02/2015Localisation : Dans le reflet du miroir. Cachée dans la salle de réception.
Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Dim 13 Mar - 17:58


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Elle craignait l’ampleur que cette conversation pourrait prendre. Elle ne parvenait pas à cerner Tom, et ne pouvait deviner comment il risquait de réagir. Pourtant, en tant que meneuse, elle devait s’inquiéter à son propos, et être sûre qu’il ne tenterait rien contre les éclairs, ou pire, contre Roman. L’autrichienne se sentait obliger d’être sur ses gardes, grâce à son don qui venait de se décupler, elle pouvait percevoir les mauvais sentiments des élèves qui se trouvaient dans cette salle. Malheureusement pour Tom, l’aura négative autour de lui, ne lui était pas favorable, et Priska l’avait parfaitement ressentie. Le jeune homme reste silencieux un instant, la faisant presque perdre patience. Ce n’était pourtant pas une question difficile. Il se mit soudainement à arborer un grand sourire qui mit presque la jeune femme mal à l’aise, et répondit :
« Venant d'une traîtresse bannie par son propre clan revenue uniquement pour mettre la main sur l'Ox, c'est un peu gros, tu crois pas ? »
Surprise, Priska ouvrit la bouche, pour la refermer aussitôt. Comment est-ce qu’il pouvait lui sortir un truc pareil, alors qu’il s’était rangé de leur côté lorsque les éclairs s’étaient déchirés ? Une traîtresse. Elle avait tant entendu ce mot dans la bouche des gens, qu’elle avait fini par y croire. Oui, elle avait trahi son clan, son meneur de l’époque, mais ce n’était que pour permettre aux éclairs de monter plus haut, toujours plus. Avec Roman ils n’avaient toujours eu que cette idée en tête, propulser les verts en tête de liste et récupérer l’Ox. Et même s’ils avaient mis plus longtemps que prévu, ils y étaient parvenus. Ils détenaient l’Ox, ils étaient vainqueurs, et ils avaient pris la place de Kira et Nikolas, avec Hedda. L’autrichienne savait pertinemment qu’ils feraient tous les trois de parfaits meneurs pour les éclairs, ils étaient fait pour ça. Alors quand on se permettait de lui balancer de nouveau que c’était une traitresse, elle ne le supportait que difficilement. Elle n’était plus une traitresse, elle était meneuse, que ça plaise ou non, Priska s’en foutait éperdument. Elle était parvenue à son but, et elle n’avait plus à regard en arrière.
« Tu crois pas que t'as mieux à faire que venir demander des comptes ? Si Roman m'a choisi comme bras droit, il y a une bonne raison. T'as qu'à aller l'emmerder avec ça, je suis sûr qu'il sera ravi de répondre à tes inquiétudes. Personnellement, j'en ai absolument aucune envie. Tu veux une justification ? »
La jeune femme appréciait difficilement le ton qu’employait Tom avec elle. Elle ne doutait pas que Roman avait ses raisons, elle-même avait choisi Darya comme bras droit simplement parce qu’en lui faisant du chantage, elle savait qu’elle ne pourrait jamais la trahir. C’était certainement vicieux, voir cruelle, mais Priska n’avait pas eu d’autres choix. Elle ne pouvait plus faire confiance à aucun éclair, même si elle était de retour parmi eux. Il y en avait encore tant qui lui portait une rancœur sans nom, qu’elle ne souhaitait pas risquer qu’on lui plante un couteau dans le dos à tout moment. Elle faisait confiance à Roman et Hedda, et c’était largement suffisant.
Sous les yeux ébahis de la blondinette, Tom leva la main, et lui fit un geste obscène. Décidément, il ne connaissait pas le mot respect. Elle peut aisément sentir une fine colère s’échapper du jeune homme, tandis qu’il rajoute :
« La voilà. Et pour répondre à ta question, Lichnowsky, sache que je n'ai qu'un seul meneur, et qu'il le sait très bien. Sa confiance m'a été accordée depuis longtemps, qui es-tu pour la contester ? Est-ce que tu crois seulement avoir de la valeur à mes yeux ? Tu crois que les Eclairs me sont utiles ?

La dernière question fit tiquer Priska. Alors certes, il n’était pas au château depuis longtemps, et son passé était majoritairement flou, malgré tout, s’il faisait partie d’un clan, c’était bien pour une raison. Lorsque Priska pensait à son clan, avant toute l’histoire de mutinerie, elle ne voyait qu’une seconde famille, une vraie solidarité entre les uns et les autres. Certes, elle avait tout fichu par terre, elle excellait pour briser les choses, seulement, son clan avait toujours eu une grande importance pour elle. Elle ne voyait pas l’intérêt d’appartenir à un groupe si c’était pour s’en foutre. Quelque chose n’allait pas dans les explications de Tom, et plus il parlait, plus l’autrichienne doutait de sa bonne foi. Elle regrettait d’avoir cette discussion avec lui parce qu’elle l’avait apprécié, il s’était rangé du côté du trio dès le début. Mais pourquoi ? Dans quel but ?
D’une façon complètement étrange, il se mit à rire. La jeune femme reste stoïque, complètement perdue face au comportement du jeune homme.
« Allez, dégage de là maintenant. Tu me fatigues. »
Comment osait-il lui parler ainsi ? Il avait bien accepté de la suivre pour discuter, ce n’était pas pour qu’il coupe court quand il le souhaitait. Priska commençait légèrement à être agacée. Elle savait qu’en tant que meneuse elle devait éviter de laisser parler ses émotions, et les émotions des autres, mais ça lui demandait un véritable contrôle d’elle-même. Inspirant une grande bouffée d’air, se forçant à rester calme et poli, elle répondit :
« Tom, s’il-te-plaît. Je n’ai pas envie de me disputer avec toi, j’ai bien assez à faire en ce moment. Je comprends bien que Roman t’a choisi en tant que bras droit, et qu’il doit certainement avoir confiance en toi, plus que moi en ce moment. Mais c’est mon devoir, en tant que meneuse – et non plus de traitresse comme tu te plais à le dire – d’être certaine que tu ne vas pas nous planter un couteau dans le dos. »
Le terme était juste, parce que c’était réellement le plus gros risque qu’ils pouvaient avoir dans cette salle en ce moment. Pas seulement de la part de Tom, même des autres élèves, une trahison pouvait naître à tout instant, et il fallait absolument éviter ça. Chaque meneur prenait soin de son propre clan, et Priska prenait son rôle à cœur. Jamais elle ne se le pardonnerait si Roman se faisait avoir avec Tom, alors qu’elle avait un doute à son propos. L’autrichienne décida de porter la discussion sur l’Ox. Ce dernier avait eu des effets majoritairement néfastes pour elle,  peut-être que c’était le cas pour le jeune homme, et que ça expliquerait pourquoi elle sentait tant d’animosité chez lui.
«  Dis-moi, quels effets a eu l’Ox sur toi ? J’ai l’impression que … quelque chose te travaille ? Je sais que tu n’es pas mon bras droit, mais tu t’es rangé de notre côté quand les éclairs étaient tiraillés entre deux camps, je pense qu’on peut essayer de se faire confiance tous les deux. »


 


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Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 28 Oct - 13:26, édité 3 fois
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Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Jeu 7 Avr - 13:46

Regarde-la, cette espèce d’ignoble petite connasse.
Elle se prend pour qui, à vouloir nous donner des ordres ? Elle est qui, en vérité ? Tu crois vraiment que je vais la laisser faire ? Je n’ai pas la patience de supporter ses abominables questions, ses interrogations existentielles sur son clan et sa putain de compréhension à deux balles. T’as oublié à qui tu avais affaire, Tom, ou quoi ? Tu crois qu’elle peut me faire taire comme ça ?


Les mains crispées, le corps tendu comme un arc, Tom Wilcotts observe sa meneuse, le regard plein de rancœur. Lui qui a toujours eu confiance en elle n’est plus du tout capable d’avoir le moindre contrôle de lui-même ; la vision de sa sœur accompagnée par quelqu’un d’autre que lui, quelques instants seulement avant l’intercation, vient de briser la mince couche de contrôle de lui-même qu’il garde en permanence pour éviter de faire du mal à qui que ce soit dans la pièce. Grande, altière, sévère, Priska le fixe, estomaquée par sa réaction. Oui, car Tom en est convaincu à cet instant ; Priska n’est rien de plus qu’une traîtresse, un ramasse-miettes venu lui mettre des bâtons dans les roues. Il serre les poings, attendant qu’elle s’en aille ; mais plantée face à lui, Priska n’a de toute évidence pas du tout l’intention de partir.

Mais casses-toi, tu ne vois pas que ça ne sert à rien ? Tu vas la laisser nous emmerder comme ça, Tom, tu vas la laisser nous pourrir la vie encore longtemps ? Elle est quoi pour nous ? Rien, absolument rien, une pellicule de poussière au vent, rien de plus qu’une trouble-paix. Après tout, c’est aussi de SA faute, si tu te retrouves avec moi en permanence, non ? ça te fait pas un peu chier, ça, mon grand ? Alors tu vas faire quoi, courber l’échine devant elle et dire « Amen » ? Tu vas la laisser te traiter comme un PUTAIN D’ESCLAVE ?


La voix devient plus incisive, plus menaçante, et aux chuchotements furieux se muent des cris de rage perçant les tympans de Mallory de l’intérieur. Serrant ses mains moites l’une contre l’autre, dans un geste purement nerveux, il se retient de sortir sa baguette pour lui jeter un maléfice. Au moins il aurait la paix non ? Alors pourquoi ne pas le faire, pourquoi ne pas lui dire une bonne fois pour toutes d’aller se faire foutre ?

Et pourquoi tu l’as suivie, hein ? Pourquoi tu lui as pas dit tout de suite ? Mais regarde-la, nom de dieu, REGARDE LA ! TU CROIS QU’ELLE VAUT LA PEINE DE RESTER CALME ? Ta putain de sœur fornique avec un prof, et elle croit que la confiance est ta priorité ? MAIS BORDEL, DEGAGE LA !


Elle prend une inspiration, et Tom la suit, malgré lui. Le soupir qu’il pousse ne laisse rien présager de bon ; sa colère, brûlante, irradie tout autour de lui comme une aura malsaine et étouffante. La crise peut advenir à tout moment. Dans un élan de raison, le jeune homme songe que s’il ne part pas maintenant, il ne pourra pas s’en sortir indemne.

« Tom, s’il-te-plaît. Je n’ai pas envie de me disputer avec toi, j’ai bien assez à faire en ce moment. Je comprends bien que Roman t’a choisi en tant que bras droit, et qu’il doit certainement avoir confiance en toi, plus que moi en ce moment. Mais c’est mon devoir, en tant que meneuse – et non plus de traitresse comme tu te plais à le dire – d’être certaine que tu ne vas pas nous planter un couteau dans le dos. »

Un ricanement sans joie s’échappe des lèvres de Mallory, alors qu’il croise les bras, résolument fermé à la discussion.

T’as autre chose à faire ? Ben casses-toi, putain. Casses-toi, qu’on en parle plus. Tu crois que j’ai envie de te dire ce que je pense de toi et de ton clan de merde ? Tu crois que ça a une importance à mes yeux ? J’ai eu ce que je voulais, j’ai eu l’Ox, et maintenant la seule chose à faire c’est me foutre la paix si tu ne veux pas y laisser la peau. T’ES SOURDE OU QUOI ? Ton devoir en tant que meneuse ? Mais putain, t’as aucun devoir, et aucun ordre à me donner. T’es juste un toutou de plus accroché à une laisse que Roman tient fermement, t’es un jouet, c’est tout ! Alors qu’est ce que tu crois faire ? T’es calme ? Ben c’est bien. Moi pour le moment, j’aimerais juste t’envoyer mon poing dans la figure. Tu m’emmerdes, Priska, tu m’emmerdes tellement que j’ai juste… JUSTE envie de te cogner jusqu’à ce que tu craches tes dents.

Les yeux de Tom s’étrécissent. La chose vient de prendre le contrôle ; incapable d’avoir une réflexion calme, il autorise à son esprit tout le contrôle de son corps. Un esprit gagné par la rage et la colère, le chagrin aussi. Iona l’a abandonné, alors quelle importance, tout le reste ? Quel putain d’intérêt que d’écouter cette grosse vache déblatérer conneries sur conneries ? Il pose les mains sur ses hanches, furieux. En temps normal, les paroles de Priska auraient pu le calmer ; mais aujourd’hui, il n’y a rien que l’on puisse faire pour le raisonner.

« Dis-moi, quels effets a eu l’Ox sur toi ? J’ai l’impression que … quelque chose te travaille ? Je sais que tu n’es pas mon bras droit, mais tu t’es rangé de notre côté quand les éclairs étaient tiraillés entre deux camps, je pense qu’on peut essayer de se faire confiance tous les deux.

- CONFIANCE ? »

Cette fois, Mallory éclate de rire. Un rire aigre, glacé, aigu, faisant froid dans le dos ; les yeux brillants par la folie, il la fixe, bien droit, son regard planté dans le sien comme un poignard. A bout de forces, le corps empli de rage et de colère, il fait un pas en avant pour se rapprocher d’elle.

« Mais t’es qui pour me donner des ordres, bordel ? Tu crois savoir ce que ça me fait, l’Ox ? Mais putain, tu sais rien du tout ! J’me suis rangé du côté de ROMAN, et PAS du tien, Lichnowsky, c’est quoi que tu comprends pas là dedans, t’es CONNE OU QUOI ? »


Oui… Oui c’est ça, c’est absolument parfait, continue sur ce chemin. Regarde la se liquéfier sur place, elle fronce les sourcils non ? Mais qu’est-ce qu’elle va bien pouvoir te faire de plus ? Allez dégage, elle ne vaut même pas la peine que tu passes tes nerfs sur elle ; cette ratée, cette traîtresse, cette crétine, minable, infantile, ridicule, soumise, impotente…


« Oh, tu veux quoi, jouer les justicières, prévenir une trahison ? Bouuuuh, t’as peur Priska ? Tu veux pas aller emmerder quelqu’un d’autre, je suis sûr que beaucoup seraient ravis d’écouter tes putains de doléances et ta compréhension à deux ronds, mais moi, au cas où tu l’aurais pas compris, ton empathie, JE M’EN TAPE ! MERDE ! »


Il recule, et lui tourne résolument le dos. Sortir. Il faut qu’il sorte. IL FAUT. QU’IL SORTE.

« ET SI T’AS AUTRE CHOSE A FAIRE POURQUOI TU VIENS ME FAIRE CHIER MOI BORDEL ? »


Il fait un pas en avant, puis deux, les mains dans les poches. Autour de lui, l’air se raréfie ; la crise commence, et sa colère est en train de l’emporter. S’il ne passe pas les portes maintenant, certains vont sentir qu’il manque de l’oxygène, autour de lui. L’aura de peur et de rage qui irradie autour de lui a des répercussions physiques sur tous les autres. Il ouvre la porte de la salle de réception. Direction le dehors. Quelques têtes se tournent, quand il hurle, fou de rage.

« VA TE FAIRE FOUTRE, LICHNOWSKY ! »



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Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Dim 22 Mai - 18:19


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Clairement, ses paroles n’aidaient pas. Elle pouvait sentir la colère de Tom augmenter furieusement au fil des secondes, endommageant ses propres émotions. Non, elle devait se forcer à rester calme, à ne pas se laisser ensevelir par toute cette négativité qui émanait du jeune homme. Elle était meneuse, et de plus, l’Ox rendait son don beaucoup trop fort, elle ne pouvait tout simplement pas exploser ici. Elle causerait trop de dégâts, elle n’avait pas encore eu l’occasion de voir ce que l’Ox pouvait réellement engendrer comme conséquences avec son empathie, mais elle sentait que ça n’en ressortirait rien de bon. Et l’autrichienne ne souhaitait blesser personne ici, pas même Tom face à elle. Seulement, l’éclair n’y mettait absolument pas du sien.
« CONFIANCE ? »
Suite à quoi, il se mit à rire. Mais d’un rire qui vous met mal à l’aise. Priska sentait que certains élèves tournaient la tête dans leur direction, portant un peu trop d’attention à ce qu’ils pouvaient se dire. Il se trouve à un point culminant de rage, elle sent qu’il est en ébullition, et qu’il ne va pas se retenir longtemps. La meneuse essaie de rester stoïque, de ne rien laisser transparaître. Elle doit apprendre à gérer ce genre de situation, mais cet amas de sentiments ne l’aidait absolument pas. Elle avait chaud, terriblement chaud, elle était littéralement en nage tant elle prenait sur elle pour ne pas exploser. Tom se rapproche dangereusement. Priska ne sait plus quelle attitude avoir, et elle n’est pas connue pour sa patience. Il émane de lui quelque chose de menaçant à présent, et ce n’est pas pour rassurer la meneuse.
« Mais t’es qui pour me donner des ordres, bordel ? Tu crois savoir ce que ça me fait, l’Ox ? Mais putain, tu sais rien du tout ! J’me suis rangé du côté de ROMAN, et PAS du tien, Lichnowsky, c’est quoi que tu comprends pas là dedans, t’es CONNE OU QUOI ? »
Ses mâchoires se serrent. Elle supporte de moins en moins les insultes de Tom à son égard. Elle ne lui a pas demandé son avis quant à sa nomination en tant que meneuse. Elle n’est pas là pour lui faire plaisir, elle est là pour être sûre qu’il ne leur plante pas un couteau dans le dos. L’autrichienne fronce les sourcils, s’applique à inspirer profondément, prenant sur elle la colère de Tom et la sienne. Ca fait beaucoup à la fois, son cœur frappe sa poitrine avec folie, elle sent chaque parcelle de son corps s’échauffer.
« Oh, tu veux quoi, jouer les justicières, prévenir une trahison ? Bouuuuh, t’as peur Priska ? Tu veux pas aller emmerder quelqu’un d’autre, je suis sûr que beaucoup seraient ravis d’écouter tes putains de doléances et ta compréhension à deux ronds, mais moi, au cas où tu l’aurais pas compris, ton empathie, JE M’EN TAPE ! MERDE ! »
Elle ne sut pas si c’était l’utilisation du mot empathie, mais elle tressaillit. Ses poings se serrèrent. Pinçant les lèvres, elle fit un effort surhumain pour ne pas l’incendier à son tour. Et pourtant, ça la démangeait. Elle était furieuse, non pire que ça, elle se retrouvait avec des sentiments volcaniques, qui lui faisaient perdre la raison, la rendant démente de colère. Elle allait éclater. Elle sentait ses joues rougirent sous la colère, sous l’effort qu’elle faisait pour ne pas l’étrangler de ses mains crispées de rage. L’autrichienne ne supporte plus ses insultes, le ton qu’il emploie, et ses mots hurlés à travers la salle. On n’entend plus que Tom, on ne perçoit plus que l’agressivité qui réside entre les deux protagonistes. Le jeune homme recule, puis lui présente son dos, se braquant.
« ET SI T’AS AUTRE CHOSE A FAIRE POURQUOI TU VIENS ME FAIRE CHIER MOI BORDEL ? »
C’est trop lui demander, elle est à présent incapable de se calmer. Si elle se concentrait sur les rares sentiments calmes qui régnaient dans la pièce, à cet instant, la fureur de Tom l’ensevelissait. Et toute l’animosité qui bouillonnait au fond d’elle, commençait à suinter par tous les pores de sa peau. Les émotions devenaient trop puissantes pour qu’elle ne parvienne à les contrôler. Mais ce n’était plus seulement de la rage que le jeune homme laissait transparaître, il y avait cette once de peur qui venait donner à tous ces sentiments une drôle de sensation, trop forte, l’imprégnant au fer rouge. Tom s’éloigne, d’un pas furibond, direction les portes de la salle. Priska le fixe de ses yeux brillants de larmes furieuses. Tout le monde les fixe, tout le monde se tait, laissant les dernières paroles du jeune homme résonner violemment dans la pièce :
« VA TE FAIRE FOUTRE, LICHNOWSKY ! »

Vraiment ? Elle se sentait à la fois humiliée et hors d’elle. Elle ne supportait pas qu’il puisse lui tenir tête ainsi, qu’il puisse la rabaisser, l’insulter de cette façon devant leurs camarades. Furieuse, elle traversa la salle d’un pas rapide, ne prenant pas garde aux regards curieux qui la toisaient sur son passage. Elle passa la porte, la claqua violemment, et rattrapa l’éclair qui s’éloignait, colérique.
« TOM ! »
Mais le concerné ne ralentit pas le pas, s’appliquant à l’ignorer. Courant presque, elle se posta devant le jeune homme qui lui accorda un regard assassin. Ne se laissant pas impressionnée par lui, rouge de colère, elle lança :
«  Tu te fiches de moi ? Pour qui tu te prends Tom ? T’as aucun droit de m’insulter de la sorte, t’as aucun droit de t’énerver contre moi ! Je ne suis pas ton puching ball, je ne suis pas là pour que tu passes tes nerfs sur moi quand ça te chante bordel ! »
Elle tremblait de rage, si elle avait pu, elle aurait implosé en mille morceaux tant ses sentiment étaient forts de négativité, et qu’elle ne le supportait plus. Priska fulminait. C’était la première fois que Tom se comportait ainsi à son égard, et c’était plus qu’elle ne pouvait en encaisser.
« Mais tu sais quoi ? Moi aussi je peux me comporter comme un enfant de quatre ans qui fait une crise de colère pour se rendre intéressant. »
Elle ne répondait plus d’elle-même, elle avait elle aussi envie de passer ses nerfs, d’extraire toute cette rage qu’elle emmagasinait en elle depuis quelques instants. Alors au diable la Priska meneuse qu’elle tentait de garder impassible et calme, c’était à son tour d’exploser pour ne pas virer à la folie. Serrant ses poings, elle regarda Tom avec haine, et cracha :
« Alors je t’emmerde Tom Wilcotts ! Tu peux aller te faire voir ! T’es inutile, on n’a pas besoin de toi chez les éclairs ! T’es qu’un sale menteur, tu penses qu’à toi, tu te fiches du reste. Non je comprends pas pourquoi Roman t’as choisi, tout simplement parce que rien de confiant n’émane de toi. Je sais que tu vas nous planter un couteau dans le dos ! Je le sens bordel, j’ai aucune confiance en toi parce que je reste persuadée que t’es capable du pire. »



 


Fiche bye Ethna



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Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 28 Oct - 13:26, édité 2 fois
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Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Mar 7 Juin - 12:03

Pourquoi continue-t-elle ? Pourquoi nous pousser dans nos derniers retranchements alors qu’elle voit que nous ne sommes pas dans notre état normal ? Oh je sais bien ce que tu penses Tom… Elle est en colère elle aussi, mais croit-elle seulement que son ire passe avant la nôtre ? Je ne la laisserai pas faire, parce que je ne VEUX PAS discuter avec cette ignoble petite garce, cette traîtresse, cette faux-jeton. Après tout, on ne sait rien de ses intentions, on devrait lui donner les nôtres ? HAHAHAHAHAHA !

Tom quitte la pièce, furieux. Ses mains, tremblantes de rage, sont incapables de dissimuler le mal qui gronde en lui comme un poison violent se répendant dans ses veines. La voix de sa colère est plus forte à chaque minute, son mal de tête, insupportable. Jamais dans son état normal, il n’aurait parlé de cette manière à sa meneuse. Mais la crise menaçant d’exploser n’aide absolument pas à entretenir des rapports respectueux. Aujourd’hui plus que jamais, Tom sait pertinemment qu’il risque de commettre l’irréparable, s’il ne s’en va pas. Les visages se tournent vers eux, mais Mallory n’en a cure. De toute manière, rien ne peut l’arrêter désormais, parce qu’il sait parfaitement que s’il ne quitte pas les lieux, il y aura sans doute plus d’un dégât collatéral.

Cette connasse est incapable de comprendre qu’il faut savoir s’arrêter, quand ça commence à chauffer. Elle est complètement STUPIDE.

Les poings de la meneuse se serrent, en même temps que sa mâchoire alors que Tom fait demi-tour pour la quitter, franchissant la porte de la pièce avec un cri de rage. Cette fois c’est foutu. Il y a un marteau dans sa tête, qui menace de fendre son crâne en deux. Il est nauséeux, tremblant, quand il marche dans le couloir non protégé. Il doit s’enfuir, maintenant, aller se réfugier dans une pièce pour laisser passer la crise, en espérant qu’elle ne soit pas trop violente, et qu’elle ne blesse personne. Derrière lui la porte claque, mais Tom n’entend déjà plus rien. Il a mal, très mal à la tête et ce qui hurle dans son esprit ne lui laisse pas le moindre répit. Autour de lui, l’atmosphère devient étouffante. Lui-même a du mal à respirer lorsqu’il finit par entendre le cri retentir derrière lui. Perçant, furieux. Priska n’a pas l’intention d’abandonner la bataille tout de suite, à l’évidence.

« TOM ! »


Cette pauvre fille risque d’avoir des EMMERDES SI ELLE NE FOUT PAS LE CAMP TOUT DE SUITE TOM. Tu ne vois pas que ça arrive ? Tu ne vois pas que le moment est venu ? Regarde moi et apprends ; tu n’auras JAMAIS aucun répit et s’il doit y avoir des dégâts, il y en aura, mon mignon, oh oui il y en aura… On peut commencer par ELLE, TOUT DE SUITE. Sors ta baguette Tom. SORS TA PUTAIN DE BAGUETTE
!

Elle lui fait front, barrant le passage. Une main dans ses cheveux, Tom a le regard voilé par le mal de tête ; mais Priska n’a pas l’air de s’en rendre compte. Elle est furieuse, tremblante de rage, insensible au malaise du garçon dont les yeux sombres brillent à présent d’une puissante colère, d’un éclat de folie. Tom ne sait pas si elle est capable de le voir. Il pense simplement qu’elle est suicidaire, quand elle se met à hurler.

« Tu te fiches de moi ? Pour qui tu te prends Tom ? T’as aucun droit de m’insulter de la sorte, t’as aucun droit de t’énerver contre moi ! Je ne suis pas ton puching ball, je ne suis pas là pour que tu passes tes nerfs sur moi quand ça te chante bordel ! »


Elle est raide, droite comme la justice devant lui. Il ouvre la bouche pour répliquer, mais Priska est bien plus rapide. Il semble que chacun de ses muscles soient bandés par la rage. Ses yeux jettent des éclairs ; sa main cherche sa baguette, à l’évidence. Le premier réflexe de Tom est de chercher également la sienne. Il est fou de colère. Il suffirait d’un sort Tom, un sort pour la faire taire…

« Mais tu sais quoi ? Moi aussi je peux me comporter comme un enfant de quatre ans qui fait une crise de colère pour se rendre intéressant. »

« ESPECE DE… »

Pour faire son intéressant ?! Tom, cette fois, se plante devant elle, les dents serrées par la rage. L’envie de la frapper se fait bien plus forte, celle de sortir sa baguette également. Que sait-elle de nous, elle et ses grands airs, sa prétention à deux ronds ? POUR QUI SE PREND-ELLE ? Qu’est ce que tu attends pour lui donner une leçon d’humilité, Tom, FRAPPE LA !
Mais Tom ne frappe pas. La bouche ouverte, haletant, il sait très bien que si elle continue sur ce chemin il n’y aura aucun retour en arrière possible, il finira par la tuer. Il ne l’a jamais fait, mais il sait ce qui pourrait se passer, il en a parfaitement conscience. Il sait que si Priska va trop loin, il lui fera du mal.

« Alors je t’emmerde Tom Wilcotts ! Tu peux aller te faire voir ! T’es inutile, on n’a pas besoin de toi chez les éclairs ! T’es qu’un sale menteur, tu penses qu’à toi, tu te fiches du reste. Non je comprends pas pourquoi Roman t’as choisi, tout simplement parce que rien de confiant n’émane de toi. Je sais que tu vas nous planter un couteau dans le dos ! Je le sens bordel, j’ai aucune confiance en toi parce que je reste persuadée que t’es capable du pire. »

Le rire qui s’échappe de la bouche de Tom envahit bientôt tout le couloir. La douleur est atroce. Son mal de tête lui fait presque plisser les yeux alors que la voix de sa haine prend finalement le pas sur sa raison ; il lui laisse le terrain libre, c’étaient les paroles de trop. Le cerveau malade de Mallory ne peut supporter la présence de deux formes d’esprits ; pourtant ils cohabitent. Celui de Tom, plus modéré mais fatigué. Celui de Mallory, plein de rage et de haine, de douleur et de chagrin, qui rit maintenant avec la bouche de ce même corps, les bras écartés, les pupilles dilatées à l’extrême. Avec ses cheveux en bataille et ses canines légèrement pointues, Tom a plus l’air d’un malade mental que jamais maintenant.

« MAIS T’AS PAS TON MOT A DIRE, T’AS TOUJOURS PAS COMPRIS ? »


Il rit, à ne plus s’arrêter, mais lorsque finalement son éclat meurt dans sa gorge, il n’y a plus qu’une expression meurtrière dans les yeux de Tom. Priska respire par à coups, ignorant que ce n’est pas sa colère à l’origine de ce manque d’air, mais celle de Mallory. Il faut qu’elle arrête.

« Si tu préfères, l’Autrichienne, je peux planter ce couteau tout de suite, comme ça tu seras rassurée, t’en penses quoi ? IL SE PASSERAIT QUOI SI UNE MENEUSE DISPARAISSAIT DU CHATEAU, TOUT DE SUITE ET MAINTENANT ? »

Une nouvelle menace de mort pourrait valoir un bannissemet. Tom le sait, mais cela ne l’empêche pas de tirer sa baguette de sa poche. Il vibre de haine, tous les pores de sa peau. Son crâne est en feu. L’air autour de lui, à quelques centimètres, devient irrespirable. Même lui a du mal à trouver de l’oxygène. Il pâlit, mais ses yeux brillent, d’une lueur folle et inconsciente. Tom n’est plus capable de se raisonner. Continue Tom. Tu sais qu’il te suffirait de si peu pour la tuer…

« Tu veux tout savoir ? T’es une pauvre conne incapable, tout juste bonne à faire de faux sourires et à parler de confiance quand toi t’as besoin d’une carte pour trouver le chemin de ton PUTAIN DE LIT, tu te dis meneuse mais tu n’est rien de plus qu’un pion pour Roman et pour Hedda, TU NE SERS A RIEN PRISKA ALORS JE N’AI AUCUN COMPTES A RENDRE A UNE MONGOLIENNE DANS TON GENRE ! »

Tom a toujours profondément respecté Priska, mais comprendra-t-elle que ce n’est pas lui qui parle à cet instant ? Il l’ignore. Il préfère ne pas y penser. La minuscule étincelle de conscience de son esprit menace de s’éteindre alors que, tremblant à présent de fureur, il assène, sans laisser le temps à sa meneuse de se défendre. Si elle veut la guerre, elle l’aura, mais elle doit savoir quel ennemi elle affronte, au sein de son propre clan. L’air se raréfie un peu plus.

« Qu’est ce que tu sais de la colère au juste, Priska ? QU’EST-CE QUE TU SAIS DE TOUT CA ? Tu crois deviner ce que l’Ox a fait des gens, mais as-tu vraiment regardé autour de toi ? TU NE ME FAIS PAS CONFIANCE ? Eh bien je vais te dire, tu as raison. Tu as raison, parce qu’un jour à cause de moi… » il sourit. Un sourire qui n’a absolument rien d’affectueux. « Il y aura un mort parmi les Vainqueurs, peut-être même plusieurs, peut-être même TOI si tu continues à me suivre, ALORS JE NE VAIS PAS LE REPETER, DEGAGE ! »

C’est pour sa sécurité, mais cela, Tom est bien incapable de le lui dire.


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Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Mar 20 Sep - 23:23


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Elle aurait voulu arrêter, tout stopper, avant qu’il ne soit définitivement trop tard. Elle ne savait pas où elle s’aventurait ainsi, à trop chercher la confrontation avec  une bombe sur le point d’exploser. Tout finirait par péter, il ne manquait plus que la petite étincelle de trop. L’autrichienne avait la désagréable sensation de ne plus avoir de contrôle, que ce soit sur la situation, ou sur ses émotions. Ces dernières étaient trop fortes, trop puissantes pour qu’elle les supporte davantage. La colère de Tom était telle, qu’elle l’ensevelissait entièrement, l’empêchant de respirer normalement, tremblant de tous ses membres. Elle n’avait jamais senti autant de rage en elle, ça bouillonnait, trop vite, trop fort, lui faisait perdre le contrôle de ses gestes, de ses mots. Une tornade plus violente que tout ce qu’elle pouvait imaginer allait s’abattre d’une minute à l’autre, et elle ne pourrait rien faire pour la repousser. Le rire de l’éclair suivit ses derniers mots. Il se fichait d’elle, littéralement, et elle ne le supportait plus. Elle ne supportait plus sa sale tête de psychopathe, elle ne supportait plus de l’entendre lui balancer toutes ces horreurs qui lui semblaient si simple de formuler.
« MAIS T’AS PAS TON MOT A DIRE, T’AS TOUJOURS PAS COMPRIS ? »
Il criait, il riait, sous le regard fulminant et dépité de Priska. Une haine profonde s’insinue en elle, elle le déteste. En cet instant, elle n’a jamais autant haï quelqu’un de toute sa vie. Pas même Nikolas, pas même son père. Elle n’est faite que de haine et de colère. Son organe vital accélère, en même temps de sa respiration se saccade. Au fond, elle sait que toutes ces émotions ne lui appartiennent, elle sait que c’est celles de Tom. Mais elle ressent tout trop fort depuis l’Ox. Soudain, le jeune homme s’arrête de rire, et la fixe, un air fou sur le visage.
« Si tu préfères, l’Autrichienne, je peux planter ce couteau tout de suite, comme ça tu seras rassurée, t’en penses quoi ? IL SE PASSERAIT QUOI SI UNE MENEUSE DISPARAISSAIT DU CHATEAU, TOUT DE SUITE ET MAINTENANT ? »
Il la menaçait, à haute voix, sans s’inquiéter des répercussions. Soudain, il tire sa baguette de sa poche. Priska a la sienne non loin de ses doigts, et ça la titille de faire de même. Une vague puissante de rage s’élève dans les airs. Elle a chaud, terriblement chaud, elle a l’impression qu’elle est sur le point d’exploser. Son crâne lui fait un mal de chien, comme un étau qui se resserre  autour de sa tête, qui lui ferait péter chaque vaisseaux sanguins jusqu’à ce qu’elle capitule. Son regard est fixe, droit sur un Tom qu’elle ne reconnaît plus, et  qui la contemple avec une haine sans nom.
« Tu veux tout savoir ? T’es une pauvre conne incapable, tout juste bonne à faire de faux sourires et à parler de confiance quand toi t’as besoin d’une carte pour trouver le chemin de ton PUTAIN DE LIT, tu te dis meneuse mais tu n’es rien de plus qu’un pion pour Roman et pour Hedda, TU NE SERS A RIEN PRISKA ALORS JE N’AI AUCUN COMPTES A RENDRE A UNE MONGOLIENNE DANS TON GENRE ! »
Elle tremble, elle bouillonne. Ce n’est pas simplement de l’entendre lui hurler dessus, et l’insulter avec facilité, non, ses mots sont terriblement bien choisis, comme s’il savait où viser pour lui faire mal. Comment pourrait-elle avouer qu’elle ne comprend pas le comportement de Roman avec Hedda, qu’elle a cette sensation qu’il lui donnerait tout le pouvoir sur un plateau d’argent, alors qu’elle les a trahis sans se préoccuper des conséquences. Elle est celle qui est restée, elle est celle qui s’est battue, mais aujourd’hui, elle n’est que la meneuse qui est revenue par la force des choses, non désirée, dans l’ombre. Des larmes de rage naissent à l’orée de ses yeux, tandis qu’elle regarde Tom avec animosité. Il ne va pas la fermer. Elle veut qu’il se taise, qu’il cesse ses insultes, qu’il ne la déteste plus. Ses doigts se serrent, forment deux poings aux phalanges blanchies. Sa mâchoire se crispe, elle a envie de hurler tant elle déborde de sentiments négatifs. Elle respire vite, bruyamment, comme un taureau s’apprêtant à foncer droit devant, pile sur les toreros qui le narguent de leur drap rouge.
« Qu’est ce que tu sais de la colère au juste, Priska ? QU’EST-CE QUE TU SAIS DE TOUT CA ? Tu crois deviner ce que l’Ox a fait des gens, mais as-tu vraiment regardé autour de toi ? TU NE ME FAIS PAS CONFIANCE ? Eh bien je vais te dire, tu as raison. Tu as raison, parce qu’un jour à cause de moi… Il y aura un mort parmi les Vainqueurs, peut-être même plusieurs, peut-être même TOI si tu continues à me suivre, ALORS JE NE VAIS PAS LE REPETER, DEGAGE ! »

Elle n’a pas retenu la moitié de ses dires, elle n’a pas pu se concentrer autant. Elle explose. Sa main part avec une rapidité déconcertante sur la joue de l’éclair, mais elle ne lui laisse même pas le temps de réagir, qu’elle le pousse avec une force qu’elle ne soupçonnait même pas avoir. Sans doute que toute la colère emmagasinée depuis peu lui insuffle un peu d’adrénaline. Elle le pousse encore et encore, elle lui file même des coups de pieds en poussant des grognements de rage. Des insultes en allemand glissent sur ses lèvres, les larmes coulent le long de ses joues. Elle n’est plus  qu’une tornade de colère, de haine, elle compte bien tout détruire sur son passage.
« La ferme Wilcotts ! LA FERME BORDEL ! Pourquoi tu te permets de l’ouvrir ? T’es personne ici, personne. Tout le monde se fiche de toi, personne te fait confiance. Tu cherches quoi ? A avoir plus de pouvoir ? A gouverner les éclairs ? Durmstrang ? T’as pas les épaules, t’es bon qu’à gueuler pour des absurdités. Regarde-toi dans une glace, tu ressembles à un malade mental. »
La jeune femme stoppe ses mouvements. Le regard dur et froid de Tom devrait la faire frémir. Elle peut sentir si fort la haine qui germe en lui. Elle a l’impression de savoir qu’il est capable du pire, que ses menaces ne sont pas lancées dans le vent comme on pourrait parler du mauvais temps. Il pourrait véritablement la tuer. Mais alors qu’elle devrait avoir  peur, elle bouillonne encore, elle n’est pas parvenue à apaiser ses tremblements juste avec quelques coups et des mots. Son corps ne va bientôt plus le supporter, ses nerfs sont en train de lâcher, elle va s’évanouir à force de ne plus réussir à respirer. L’étau autour de son crâne se resserre, fatidiquement. Elle ne remarque pas encore qu’autour d’eux, les murs tremblent, les vitres se fissurent lentement, craquant sous une pression dangereuse, un trop plein d’énergie qui émane d’eux. Ils sont deux bombes à retardement.
« Tu veux me tuer ? Alors vas-y ! Tue-moi. Plante moi le ce couteau, montre un peu que t’as ce qu’il faut pour arriver à tes fins, montre que t’es pas qu’un sale trouillard, un taré qui menace sans tenir ses promesses. Si tu veux jouer au fou, fais le jusqu’au bout. »
Elle s’approche de lui, le teste, le défi du regard. Elle le pousse, une fois, deux fois, le regarde droit dans les yeux, sans ciller. Sa lèvre tremble, son corps est raide comme  un bout de bois. Elle a des envies de meurtres, des envies qui ne lui appartiennent pas. Elle rêve de ses mains autour de son cou, de ses yeux sans vie, de son corps au sol, inerte. La haine vibre partout en elle, la colère augmente son rythme cardiaque. Sa vision est trouble, du sang coule de son nez.
« T’attend quoi ? Tue-moi Wilcotts. TUE-MOI ! FAIS PAS TA FILLETTE, LEVE LA TA PUTAIN DE BAGUETTE ! »

 


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Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 28 Oct - 13:27, édité 1 fois
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Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Ven 28 Oct - 1:00


Les yeux de Tom ne voient plus rien.

Il est plongé dans le brouillard. Devant lui, elle se tient, droite et fière, furieuse, presque belle, songe-t-il, perdu dans sa démence. Tom a une main plaquée sur sa tête. Son crâne va exploser, il en est certain. La violence des attaques et des murmures dans le noir sont plus forts que tout le reste. Que peut-il faire, et surtout comment lutter ? Au milieu du couloir, tout le monde pourrait les entendre. Qu'est-ce qui pourrait bien l'arrêter maintenant ? Les yeux écarquillés, Mallory se perd dans l'ombre de sa folie. Ses yeux se voilent. Un tissus rouge s'agite devant ses yeux et le met dans une colère noire. Ce tissus, c'est Priska qui le secoue. Cette meneuse devant laquelle il a toujours appris à faire profil bas. Bien sûr que le pouvoir l'intéresse. Mais il sait aussi que cela s'acquiert bien plus vite par le mérite que par la trahison. Priska et Roman ne se seraient jamais hissés sur ce trône s'ils n'avaient pas trouvés l'Ox. Et en cela, Tom a conscience qu'ils méritent son respect et sa déférence. Pourtant, tout change lorsqu'il se trouve confronté à elle. Rien ne pourrait lui permettre de se calmer. Les hurlements résonnant dans son crâne lui font relever la tête, un air mauvais sur le visage, les dents serrées au point de lui faire mal. Qu'importe la douleur. Celle qui afflue dans son crâne est plus forte que tout le reste. Ses rires, faux, résonnent encore dans le couloir désert. Tout le monde pourrait les entendre. Il s'en moque. Tout ce qui lui importe, c'est de partir. Et le plus vite possible.

Et pourquoi est-elle toujours en vie, Tom ? Qu'attends-tu pour mettre tes menaces à exécution, une invitation, une pochette surprise ? POURQUOI est-elle toujours en face de nous ?! Que te faut-il pour te décider à ne plus être un lâche ?


Ce qui brille dans les yeux de l'autrichienne, Tom est bien incapable de le comprendre. Peut-être que s'il l'avait vu à temps, il aurait tout fait pour se calmer. Mais cela ne fonctionne pas. Il ne peut pas voir qu'à travers lui, elle est en train de perdre la raison, vaincue par un mélange savant de la rage qu'elle éprouve à l'idée d'être insultée de la sorte, et la colère dévorante qu'il luii transmet sans même avoir besoin de la toucher. Il lui suffit de la regarder. De la regarder longtemps et de voir mourir entre ses doigts les derniers stigmates d'une haine sans nom, dont les flammes les enveloppent, tous les deux, sans faire de cas par cas.

Et puis au dernier cri le temps se suspend.

La main de Lichnowsky part, et la gifle laisse Tom pantelant, aussi surpris que furieux. Il n'a pas vraiment le temps d'esquisser un geste autre que de la défense. Sa baguette s'échappe de ses mains, tombe sur le sol alors qu'elle le pousse, violemmment, et qu'elle le frappe. Il ne sent rien des coups de pied qu'elle jette avec virulence dans ses tibias. Il ne peut rien sentir, à cause de son cerveau brûlant, déversant des torrents de haine à la manière d'une coulée de lave en fusion. Rien ne pourrait le convaincre d'arrêter là. Et rien ne pourrait l'empêcher d'être furieux de nouveau. Elle l'insulte, dans une langue qu'il ne comprend pas. Il se redresse, finalement, mettant ses bras devant son visage pour se protéger de l'ire de la jeune femme. Et il entend, bien sûr. La suite termine le travail acharné de destruction qu'elle a commencé. Les barrières tombent. Cette fois l'adolescent le sait ; ils vont s'entretuer.

« La ferme Wilcotts ! LA FERME BORDEL ! Pourquoi tu te permets de l’ouvrir ? T’es personne ici, personne. Tout le monde se fiche de toi, personne te fait confiance. Tu cherches quoi ? A avoir plus de pouvoir ? A gouverner les éclairs ? Durmstrang ? T’as pas les épaules, t’es bon qu’à gueuler pour des absurdités. Regarde-toi dans une glace, tu ressembles à un malade mental. »


Elle ne croit pas si bien dire. Les pupilles dilatées, les yeux rouges, Tom ressemble autant à un drogué moldu qu'à l'un de ces fous que l'on est obligé d'enfermer en camisole pour l'empêcher de commettre l'irréparable. Un grondement de rage, presque animal, passe la barrière de ses lèvres. Il faut qu'elle se taise.

Elle a raison, n'est-ce pas ? Comment peux-tu seulement prétendre dominer alors que tu n'as jamais été qu'un poisson échoué au bord de la rivière ? T'as jamais fait que te débattre, toute ta vie. Tu crois pouvoir lui tenir tête ? Tue-la, montre-lui que tu es capable du pire, Wilcotts... car dès lors tu seras capable d'éprouver ta force...


Les choses s'accéllèrent, autour d'eux. Les vitres se fissurent, tremblent sur leurs supports. Quelqu'un passant ici à ce moment-là serait blessé indéniablement. La haine irradie par chacun des pores de leur peau. Les yeu de Tom cherchent sa baguette, au sol. La récupérer, et lui faire du mal. Le plus de mal possible, pour que la seule chose qu'il entende, ce soit ses cris. Il en est sûr, entendre hurler cette petite salope calmerait son mal de tête.

« Tu veux me tuer ? Alors vas-y ! Tue-moi. Plante moi le ce couteau, montre un peu que t’as ce qu’il faut pour arriver à tes fins, montre que t’es pas qu’un sale trouillard, un taré qui menace sans tenir ses promesses. Si tu veux jouer au fou, fais le jusqu’au bout. »


Ses horribles mains s'accrochent à lui et le poussent. Une fois, puis deux, puis trois. Les yeux de Tom scintillet de colère alors qu'il cherche sa baguette des yeux. Mais dans le noir, il est incapable de la trouver. Il en rêve, soudain. De ses mains autour de son cou, de ses yeux sans vie, de son corps au sol, inerte. Il rêve de la voir morte aussi fort qu'elle le fait, elle. Si personne ne les arrête, on retrouvera deux cadavres, au matin. A la prochaine ronde. Du sang s'échappe du nez de la jeune femme. Tom porte une main au sien ; rien. Seulement sa tête qui menace d'exploser à chaque instant qui passe.

« T’attend quoi ? Tue-moi Wilcotts. TUE-MOI ! FAIS PAS TA FILLETTE, LEVE LA TA PUTAIN DE BAGUETTE !

- Si c'est ça que tu veux... »

Le grondement est absolument furieux. Bas, comme celui d'un chat. Tom, dépourvu de son arme, avance, malgré tout. Ses yeux, brillants, sont fixés sur cette fille qui lui fait face. L'envie de son sang est dévorante, alors qu'il avance d'un pas pour la toiser. Il peut sentir sa rage palpiter, et l'excitation à l'idée de lui faire du mal se fait encore plus forte. L'atmosphère devient lourde. On jurerait, soudain, que le couloir a été plongé dans de l'eau. Tom n'entend plus rien qu'un sifflement à ses oreilles. L'acouphène accompagne chaque attaque. Près de lui, une vitre cède sous la pression de sa colère. Il fait un pas de plus. Priska porte soudain une main à sa gorge. Il est en train de l'étouffer.

L'air se raréfie, autour d'elle. Il sait exactement de quelle manière les choses se passent. Dans sa tête, le rire aigre de Mallory Edgerton résonne dans l'air du soir. Un rire insupportable, qu'accompagne un râle étouffé que pousse la jeune femme, manquant soudainement d'air. Il sait exactement ce qui va se passer. Elle va étouffer, lentement, sous les assauts silencieux de Mallory. Elle va mourir et ne restera qu'un visage bleui par le manque d'oxygène, au matin. Lorsqu'on lui demandera des comptes, il prétextera une attaque insurgée. Il montrera son corps couvert des blessures qu'il se sera infligées lui-même. Et il ne craindra rien, absolument rien.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu.

Il y a de la peur, dans les yeux de Priska. Bien sûr, alors qu'elle lutte pour chercher de l'air, cela parait logique. Mais il y a aussi autre chose. La même folie brillant dans les yeux du malade. Sans qu'il s'en aperçoive, elle s'approprie lentement ce désir de la tuer. Elle recule, d'abord broyée par l'attaque ; mais lorsqu'à son tour elle fait un pas, c'est au tour de Tom, de porter une main à sa gorge, surpris. "Aaaaah..." le râle qu'il échappe est long, comme on ferait une crise d'asthme à la limite du coma. Il recule à son tour, comme un ballet dont les danses ne seraient connues que d'eux ; elle vient de retourner son pouvoir contre lui. Il est en train d'étouffer et s'il ne fait rien, il risque de mourir.

ELLE N'A PAS LE DROIT !

La colère de l'adolescent gagne en violence alors qu'il gronde, de rage, essayant de dominer les émotions de la fille avant que le contraire n'arrive. Mais jamais on avait retourné ce pouvoir contre lui. L'Ox est en train de les tuer tous les deux. Et puis...

Wilcotts. Putain, Wilcotts, faut que tu te reprennes là. T'es censé apprendre à le contrôler ce truc, pas le laisser te tuer, t'es au courant ?


Il écarquille les yeux. Cette voix n'est pas celle qu'il a l'habitude d'entendre. Plus grave, plus paniquée, plus moqueuse aussi, elle appartient à quelqu'un. Quelqu'un dont les yeux sombres l'observent, calqués devant Priska qu'il ne voit plus. Un jeune homme qui a bien failli mourir de sa main quelques jours plus tôt. Il écarquille les yeux, avale une goulée d'air, pâle comme la mort. Et il s'effondre, à genoux. "Aaaah... ah.." incapable d'articuler, Tom attrape sa tête à deux mains. Deux vitres explosent. Et Priska est en train de le tuer.

"Fais-le..." sa voix n'est réduite qu'à un misérable filet. Sa tête lui fait mal, horriblement mal. Il la frappe, de ses mains, pour faire partir la douleur, en véritable fou qu'il est. Si Priska lui laisse la vie, elle le bannira. C'est ce qu'elle doit faire de plus intelligent. "Ce serait... un véritable service... si tu me tuais." il ne ferait plus de mal. Il ne souffrirait plus. L'esprit de Mallory ne hanterait plus ses paupières closes. Il n'aurait plus aucun compte à rendre. Ni à sa soeur, ni à Zakhar. Ni à Roman, ni à elle. Priska a raison après tout. Il est faible. Et il est en train de manquer d'air. Sa vision se trouble. Il ferme les yeux, à genoux devant sa meneuse, la tête entre les mains. Ses dernières énergies sont données à sa supplique.

"FAIS LE ! Fais-le, pitié..."


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Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Mar 7 Fév - 23:55


Another lie, another low, they don't come looking cause I don't wanna be found.
 



Elle hurle, elle tremble, le met au défi, le pousse à agir. Le sang qui s'échappe de son nez coule le long de son menton, mais elle n'y prête même pas attention. Son regard pétillant de rage et d'une folie qui ne lui appartient pas, fixe l'éclair qui déborde d'une haine puissante. Elle ne sait comment tout ceci peut finir, rien ne semble pouvoir les déloger de leur confrontation malsaine. Priska ne sait plus comment tout ceci a commencé, son esprit s'embrouille, son rythme cardiaque est trop fort, résonnant telle une complainte malsaine à ses oreilles. Elle a tellement mal à la tête, elle veut que tout ceci s'arrête. « Si c'est ça que tu veux... » Il va la tuer. Elle prend peu à peu en considération la portée de ses précédentes paroles. Il va le faire. Il en est capable. Elle le sent. Elle en vient même à envier ce puissant désir de meurtre qui semble faire vivre Tom face à elle. Il s'avance d'un pas, tel un prédateur devant sa proie. Priska reste figée, dans l'attente de le voir à l'oeuvre. Elle devrait être terrorisée, elle devrait vouloir fuir, ou attraper sa baguette et se défendre. Mais rien de tout cela ne lui vient à l'esprit, elle reste bloquée dans sa colère, dans cette rage folle qui la fait frissonner, qui l'emporte loin de la réalité. Ces émotions ne lui appartiennent pas, ces envies destructrices non plus, et pourtant, elle ressent tout, trop fort. Les vitres tremblent un peu plus, l'une finit par se briser dans un choc assourdissant mais cela ne stoppe pas l'avancée de Tom. Il la fixe, comme s'il allait la dévorer, comme si sa vie lui appartenait.
Soudain, l'air se raréfie autour d'elle, elle a l'impression de suffoquer, de se noyer. Elle panique, ses doigts s'enroulent autour de sa gorge, tentant de faire passer l'oxygène qui lui manque. Mais elle s'étouffe. Ses ongles lacèrent sa peau, tandis que son cœur s'accélère, tandis que la peur lui serre les entrailles. Elle a chaud, sa respiration est bruyante, rauque. Tom la fixe de ses yeux de fou furieux, un sourire carnassier sur les lèvres. Il est en train de la tuer. La peau de l'autrichienne rougit, voire bleuit. Ses jambes tremblent, sa vision se trouble, elle ne veut pas mourir. La peur terrifiante de rendre son dernier souffle semble activer son don plus fortement, et de nouveau ses émotions se calent sur celle de Tom. Dans un tour de passe passe qu'elle ne comprend pas, qui semble venir du plus profond de ses entrailles, de toute la force dont elle est capable, elle s'approprie son envie de tuer et la porte sur l'éclair. Alors que l'air atteint ses poumons, Priska revit. Elle se sent soudainement puissante, capable de tout détruire, d'extirper le dernier souffle de vie à celui qui lui fait face. Ca semble si facile.

Tom suffoque à son tour, porte désespéramment une main à sa gorge sous le regard sans émotion de l'autrichienne. Un gémissement de douleur glisse sur ses lèvres. Il recule, tandis qu'elle avance. Les rôles s’inversent, elle n'est plus la victime, elle est le bourreau, et c'est libérateur. Elle déborde de haine, de puissance, d'un profond désir de tuer. La rage qu'elle a accumulée en peu de temps l'enveloppe comme une bulle protectrice, qui l'empêche de voir ce qu'elle est réellement en train de faire. Tom s'effondre à genoux, attrape sa tête entre ses mains. Deux vitres explosent non loin d'eux, quelques éclats de verre volent, mais ça n'a aucun effet sur Priska qui fixe inlassablement l'éclair qui se meurt. « Fais-le... » Sa voix est faible, rauque mais n'atteint pas la jeune femme. Tom frappe sa tête, elle peut sentir la douleur qui le transperce et l’agenouille si facilement face à elle. « Ce serait... un véritable service... si tu me tuais. » Il semble la supplier, l'autrichienne est surprise de ne ressentir aucun mensonge chez Tom, ce n'est pas un stratagème. Il est sincère, il a peur. Priska est surprise, elle ne comprend pas. Il devrait vouloir vivre, comme toute personne sensée. Elle est en train de le tuer, de lui prendre son dernier souffle, mais il veut mourir. Pourquoi ? « FAIS LE ! Fais-le, pitié... » Sa supplique la fige. Non, quelque chose cloche. Alors que ça devrait lui semblait facile à présent de mettre fin aux jours de l'éclair, elle semble discerner le réel qui se cachait derrière sa rage. Une voix semble lui murmurer de continuer ce qu'elle est en train de faire, que le jeune homme ne mérite que ça. Mais au fond d'elle, un semblant de raison semble s'éveiller de nouveau, essayant de se faire une petite place dans tout le capharnaüm qui règne en elle. Une horrible douleur lui vrille le crâne, l'empêchant de réfléchir correctement. L'autrichienne se force à ressentir les émotions de Tom qui diminuent, un mélange de peur et de soulagement. Qu'est-elle en train de faire ? Le visage de l'éclair prend une sale couleur, alors qu'il suffoque de plus belle. Il meurt. Elle est en train de le tuer. Elle est véritablement en train de le tuer. Le choc de la réalité l'effraie. Non, non, elle ne veut pas. La voix malsaine lui parle toujours, elle se bouche les oreilles et hurle : «  ARRETE ! ARRETE CA ! » Et elle explose. Les dernières vitres fissurées se brisent, les pierres semblent trembler autour d'eux, certaines s'effritent, les portes en bois claquent, les torches s'enflamment de plus belle. Elle semble rejeter tout ce qu'elle vient d'agglutiner de malsain en elle, elle envoie tout valser, elle se libère de ces émotions dangereuses et perverses qui l'ont poussée à agir de la sorte. Epuisée, elle tombe à genoux, tenant toujours fermement ses mains plaquées contre ses oreilles, terrifiée d'entendre de nouveau la voix.

Soudain, tout devient silencieux. Le cœur battant à tout rompre, elle relève la tête, et aperçoit Tom couché, le teint blafard. Dans un premier temps elle ne bouge pas, fixe le corps qui semble sans vie sur le sol. Puis, elle percute, prend conscience de la scène face à elle. Précipitamment, elle rejoint l'éclair, et le secoue : «  Tom ! Tom ! » Pas de réaction. Paniquée, elle relève sa tête, et pose ses doigts contre son cou, cherchant son pouls. Non, non, il ne peut pas être mort. Des larmes silencieuses s'écoulent sur ses joues, tandis qu'elle tremble de peur. Elle tâte la peau, et finit par percevoir un faible battement. Elle frappe ses joues, l'appelant désespérément.Au bout d'un temps qui lui sembla incroyablement long, Tom finit par gémir. Soulagée, elle s'autorise à respirer. «  Ouvre les yeux Tom, s'il  te plaît. »  Elle est terrifiée, terrifiée par ce qu'elle a causé, terrifiée d'avoir pu vouloir tuer l'éclair qu'elle tient entre ses bras. Comment a-t-elle pu vouloir en arriver là ? Rien de tout ceci ne lui ressemblait, ce n'était pas elle qui s'était tenue face au jeune homme, le regard fou, le désir de vouloir le tuer de ses propres mains. Non, ce n'était pas elle, c'était Tom. Peu à peu ses idées se remettent en place, malgré un mal de tête épouvantable, elle analyse doucement mais sûrement ce qu'il vient de se passer. Tom finit par émerger, et elle croise son regard. C'est elle qui s'est étouffée la première. A cette pensée, elle plaque ses doigts mécaniquement contre sa gorge, tout en s'éloignant légèrement du jeune homme. Il a cherché à la blesser, à mettre fin à ses jours. Sourcils froncés, sous le choc, elle murmure : «  Tu … tu as voulu me tuer ... C'était toi qui ... » Priska ne trouve pas ses mots, elle cherche en vain une explication à tout ceci. Rien n'est logique, tout semble être irréel. Elle avait l'impression de sortir d'un long et douloureux cauchemar, de se réveiller transpirante et suffocante. Seulement, même une fois éveillée, les images ne disparaissaient pas, au contraire, elles s'imprégnaient un peu plus fort dans son esprit à chaque seconde qui passait.

 


Fiche bye Ethna



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Statut du sang : Sang MêléMessages : 270Date d'inscription : 26/04/2015Localisation : ça te regarde ?!
Ҩ Re: Explosions ∆ Tom&Priska Ҩ Lun 27 Mar - 15:34

Comment en étaient-ils arrivés là ? C'était incompréhensible. Les yeux écarquillés, le souffle court, rauque, gagné par la folie, Tom Wilcotts attrapa sa tete entre ses mains, à genoux face à l'évidence. Priska avait gagné à la fois la manche et la guerre ; sans qu'il ait pu comprendre pourquoi, le pouvoir dévastateur de sa maladie s'était mué en véritable souffrance occasionnée par son manque de maîtrise... et le retour de bâton qu'elle était en train de lui donner. Elle prit une grande inspiration, là où celle de Tom n'en était réduite qu'à un filet à peine audible ; sifflant, l'air dans ses poumons refusa obstinément d'entrer. La main contre sa gorge, il chercha à avaler une goulée d'oxygène, même en sachant pertinament qu'il n'y arriverait pas. Tom était trop faible, trop fragile. Les jours avançaient et l'Ox prenait une place prépondérante dans son esprit malade. Cette seconde voix qu'il entendait prenait de l'ampleur, ses instincts devenaient dangereux, terrifiants. La maîtrise qu'il était parvenu à trouver au contact de Darya s'était éteinte ; toutes les tentatives du monde ne pouvaient rien face à ce qui grondait dans sa gorge, même la méditation paraissait futile. Stupide à imaginer. Alors il tomba, simplement, à genoux. Face à lui, elle sembla jubiler. Sa meneuse s'était appropriée son pouvoir ; cette idée était intolérable.

Il allait mourir. C'était pire qu'une évidence, de toute manière ; Il allait mourir, elle allait le tuer. Il lui sembla qu'aucune autre option n'était envisageable. Si ce pouvoir ne s'était pas retourné contre lui, est ce que Priska aurait survécu à cette attaque ? Il en doutait. Les yeux pleins de terreur, gagné par la peur de mourir et celle de vivre à la fois avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, il supplia, tout simplement. Qu'on l'achève, qu'on le tue. Si cela pouvait lui apporter le repos qu'il espérait depuis des années, alors il voulait bien faire ce sacrifice. Il mourrait, et peu importe ce qui l'attendait derrière. La peur lui dévorait les entrailles. Il suffoqua, une nouvelle fois, s'effondrant progressivement vers le sol ; il la supplia, impatient à l'idée d'etre libre pour la première fois de sa vie. Il avait mal, et c'était de pire en pire ; il lui sembla qu'on lui frappait l'intérieur du crâne à grands coups de marteau. La douleur, insupportable, lui donna les larmes aux yeux.

Ce serait lui rendre service Priska, tu sais ? Il est trop faible pour supporter, trop faible pour tolérer un traitement comme celui-ci... trop faible pour accepter son pouvoir, l'apprivoiser et s'en servir. Trop faible et seul. Il ne manquera à personne. Et personne ne lui manquera. Un animal comme celui ci est à l'abandon et ne mérite rien de plus que de voir ses souffrances abrégées. Une étreinte et sa vie s'éteindra... une seule étreinte et toute la douleur disparaîtra...


Le regard de Priska se mua de la haine à la peur, mais il ne vit rien. Ni le moment où elle écarquilla les yeux, ni celui où elle plaqua ses mains sur ses oreilles, terrifiée par ce qu'elle venait d'entendre ; ni l'explosion, qui fit voler le verre des carreaux en éclat, et dont le souffle martela une dernière fois la tete de Tom qui, pâle et épuisé, rejeta un dernier souffle de douleur avant de s'effondrer sur le sol. Il finit par s'évanouir, vaincu par la difficulté. Elle venait de lui renvoyer toute sa rage et sa haine à la figure, et il comprit, avant de s'effondrer, qu'il n'avait absolument pas les épaules pour se supporter lui-même.

Une douleur cuisante sur la joue lui fit ouvrir les yeux, quelques minutes plus tard. Il poussa un gémissement, sentant l'air pénétrer de nouveau dans ses poumons ; les yeux clos, il prit une longue inspiration, difficile, qui lui brûla la gorge. Le calme était revenu, et il avait froid ; trop froid pour réfléchir et trop froid encore pour se dire que c'était normal. Epuisé, il resta étendu, cependant. La voix de Priska le ramenait, doucement mais sûrement, à la réalité.
« Ouvre les yeux Tom, s'il te plaît. »
Il l'entendait, mais croiser son regard, en serait-il seulement capable ? La respiration lourde, il ouvrit un oeil, puis l'autre, son corps affaibli cherchant à se redresser. Elle se tenait près de lui lorsqu'il tourna enfin la tête vers elle ; à genoux, les yeux grands ouverts, terrifiée, elle le regardait avec appréhension, horreur, une main portée sur sa gorge. Elle venait de subir le choc de l'attaque, et Tom pouvait aisément comprendre pourquoi. Ce qu'elle venait de vivre, il le cotoyait jour après jour.

« Tu … tu as voulu me tuer ... C'était toi qui ... »
Le regard du jeune français se tourna vers le mur, pour ne pas avoir à l'affronter. C'était lui, et pas lui à la fois. C'était compliqué. Il poussa un soupir, posant une main sur son front, tremblante. Pour récupérer de sa crise, cela risquerait sans doute de prendre un peu de temps. Peut-être trop. "Tu n'aurais jamais dû me suivre." il lâcha cela d'une voix blanche. La Chose s'était tue, mais il savait que cela ne durerait pas. Il savait qu'il devrait rendre des comptes. Priska était sa meneuse ; il avait choisi de la soutenir, elle, Hedda et Roman. Il avait choisi de leur obéir, et il avait bien tout fait sauf cela, dans l'instant. Alors, il s'assit en tailleurs, et il la regarda.

"Je suis malade. C'est pire depuis l'Ox. Roman est au courant, mais c'est le seul."
et pourtant, cela se voyait. Tom déperissait à vue d'oeil. Il devenait maigre, le teint blafard, les yeux fatigués. "Je suis désolé, Priska. Tu n'as rien fait pour subir cela. Mais je n'arrive pas à le contrôler." Parfois, c'était simplement trop à subir. Simplement trop à supporter. "Si tu veux me bannir, je suppose que je comprendrais."



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Explosions ∆ Tom&Priska

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