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 high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS)

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broken dreams & silent screams
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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : fière de ses origines, il est de sang-purMessages : 131Date d'inscription : 29/12/2015Localisation : pour l'instant, bloqué à domovoï's rock
Ҩ high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS) Ҩ Jeu 28 Jan - 17:17

amatis & alazar

« its like i'm huffing paint and i love it the more i suffer.
she resuscitates me, she fucking hates me and i love it. »


Il l'avait retrouvé, parce qu'il la retrouve toujours. Où qu'elle aille, quoi qu'elle fasse, il savait absolument tout d'elle parce qu'il la connaissait par coeur. Jamais elle ne pourrait se cacher de lui ou réussir à s'enfuir d'entre ses griffes. Pour toujours elle l'aurait comme ombre dans chacun de ses mouvements, damnée à vivre à ses côtés quoi qu'il en coûte. Assis dans le noir, sur un des fauteuil qu'il n'avait pas renversé, ça faisait presque une heure qu'il l'attendait. Il ne savait pas combien de temps il allait encore l'attendre mais il s'impatientait, commençant à se demander ce qu'elle pouvait bien faire. Etait-elle avec un homme ? Ou était-elle simplement à son travail à l'hôpital Sainte-Mangouste ? Il aurait pu la suivre de son travail, veiller sur elle dans le noir et observer tous ses faits et gestes mais il n'en avait pas envie. Alazar débordait d'une haine profonde pour sa cadette et il était venu ici pour qu'elle lui rende des comptes, qu'elle s'explique sur son comportement de lâche et qu'elle s'excuse à genoux. Il voulait qu'elle le supplie. Rien ne lui ferait plus plaisir que de la voir à genoux pour qu'il puisse la repousser et la traiter telle la merde qu'elle était à ses yeux désormais. Elle l'avait abandonné, l'avait laissé pourrir à Azkaban sans rien faire pour l'aider ou lui tendre la main. Pas une nouvelle, pas une lettre, pas un mot depuis des mois. Les retrouvailles seraient ô combien houleuses.

Pire que tout, elle lui avait laissé le doute. Pendant des jours, il avait cru à sa mort et avait fait le deuil de sa disparition tandis qu'il croupissait dans la prison des sorciers. Pour finalement apprendre par Hemera que leur soeur se portait comme un charme et jouissait de sa liberté. Il en avait alors déduit qu'elle avait prit la fuite durant la bataille de Poudlard et qu'elle l'avait abandonné, se fichant bien de ce qu'il pouvait lui arriver. Amatis lui avait tourné le dos au moment où il avait eu le plus besoin d'elle et c'était chose qu'il se souviendrait pour le restant de ses jours. Il lui ferait bouffer sa culpabilité et lui montrerait la vraie signification du mot vengeance. Jamais elle ne le verrait autant en colère qu'actuellement. Pourtant, ils avaient vécu bien des choses tous les deux et même quand elle était rentrée enceinte d'un autre il ne s'était pas autant emporté que ça. Mais là... Là c'était la goutte d'eau de trop, celle qu'il ne pouvait accepter. Trop longtemps il avait été laxiste avec elle, acceptant son comportement frivole et indépendant sans jamais rechigner. Il avait eu tort et de cette erreur avait causé tous leurs soucis. Elle s'était laissée pousser des ailes là où il n'y en avait pas et Alazar lui ferait une joie de lui rappeler qu'elle lui appartenait et qu'elle avait des comptes à lui rendre. Il était son ainé, son amant, le chef de la famille Lestrange désormais.

En arrivant chez elle, il n'avait eu aucune difficulté à forcer la serrure de son appartement pour absolument tout foutre en l'air. Il avait mit un désordre monstre chez elle, balançant tout ce qui se trouvait sous sa main tant il avait envie de tout détruire. De même, ils avaient jadis eu un appartement ensemble qu'ils partageaient durant leur temps de mangemort. Ca avait été chez eux, l'endroit où ils se retrouvaient après de longues missions généralement sanglantes. C'était devenu un sanctuaire où personne ne pouvait les atteindre. A son retour d'Azkaban, elle avait déménagé, emporté toutes ses affaires comme si elle n'était jamais venue vivre ici. Ne restait plus qu'une trace lointaine de son odeur dans ses draps mais rien de plus. Et Alazar ne comprenait pas, que s'était-il passé pour qu'elle lui tourne le dos ainsi et veuille à ce point couper les ponts avec lui ? N'était-ils pourtant pas heureux quand le Seigneur des Ténèbres jouissait de tout pouvoir sur le monde magique ? Le monde était à leurs pieds.

Enfin, il entendit des bruits de pas venir du couloir et la porte s'ouvrit bien que pas fermée, elle du simplement la pousser pour voir les dégâts causés. Sans prononcer de sortilèges à voix haute, il alluma toutes les bougies qui se trouvaient dans sa nouvelle demeure, restant assis dans son fauteuil, l'air calme bien qu'une colère sourde hurlait à l'intérieur de lui. Pendant un instant, ils se regardèrent tous les deux, se défiant du regard. Cela faisait des mois qu'il ne l'avait pas vu et voilà qu'il la retrouvait après tout ce temps et qu'il ne pouvait pas s'empêcher de la trouver outrageusement ensorcelante. Il lui ferait payé cette beauté, cette faiblesse qu'elle était pour lui. Jamais elle ne subira autant sa haine qu'aujourd'hui. « Enfin rentrée, pendant un instant j'ai bien cru que je m'étais trompé d'étage » fit-il d'une voix tempérée bien que cynique. Il n'avait pas sorti sa baguette, pas encore tout du moins mais remarqua qu'elle avait la sienne dans la main, prête à peut-être l'utiliser sur lui. Il esquissa un fin sourire sardonique. « Tu comptes utiliser ça sur moi ? » demanda-t-il en pointant du doigt sa baguette.

Déconne pas Amatis, toi et moi, on sait bien que t'es pas cap.

 

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The only problem was with you and not them and if you think that I'm still holding on to something you should go and love yourself. ✝ (alatis)
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Ҩ Re: high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS) Ҩ Dim 7 Fév - 13:27



high off of love, drunk from my hate ♆
say it louder, say it louder ; who's gonna love you like me?



D'un geste mécanique, elle recouvrit le corps livide d'un drap blanc immaculé. La lumière crue de la salle accentuait la pâleur des visages fermés des quelques médicomages présents. On emporta le brancard sans plus de cérémonie, dans un silence à peine brisé par le bruit des roues sur le carrelage froid. Elle rangea sa baguette, ses fioles de potions et les plantes mystérieuses qui traînaient sur le plan de travail. Dans sa blouse verte, la jeune femme était la seule tache de couleur détonnant dans la pièce. Une unique fenêtre venait compléter le faible éclairage fourni par les globes en cristal. Elle quitta la salle, une rage profondément ancrée en elle, et alla confronter le soi-disant docteur Hippocrate Smethwyck. « Vous pouvez être fier de vous et de vos méthodes de stupide moldu, Guérisseur. » Son regard lançait des éclairs, elle fulminait. Si il l'avait écoutée, peut-être que leur patient serait encore en vie. Mais non, il fallait se plier à la hiérarchie. Dans la salle Dai Llewellyn, où l'on s'occupait des sorciers blessés par des créatures magiques, il fallait respecter les lois d'un écervelé amoureux des méthodes de médecine moldues. Telle une tornade, Amatis dévala les escaliers du premier étage et sortit en trombe de l'hôpital. Elle avait pourtant spécifié ne jamais vouloir travailler sous les ordres de cet imbécile. Décidément, ce n'était pas sa journée.
Elle inspira une grande bouffée d'oxygène, essayant de calmer ses nerfs. Elle refusait d'admettre qu'il y avait plus que cette tentative ratée de sauver la vie de ce petit garçon. Des points de suture ! Non mais quelle idée. Comme si ça avait déjà fait du bien à qui que ce soit. Agacée, elle sortit un philtre qu'elle avait elle-même concocté et oublié de ranger. Peut-être pourrait-il lui procurer un peu de calme. Elle commença à ouvrir la fiole avant de déverser son contenu sur le sol. Elle n'avait pas envie de se calmer. Le regard fou, la Lestrange s'éloigna de la façade en briques rouges qui camouflait l'entrée magique de l'hôpital. Lorsqu'elle fut à l'abri des regards, elle arracha sa blouse émeraude et transplana.

Toute la journée, elle avait essayé de ne pas y penser. Elle avait fait de son mieux pour refouler son anxiété ainsi qu'un million d'autres sentiments tordus. Un collègue lui avait annoncé la nouvelle, surpris de constater qu'elle n'en savait rien. Elle s'en était doutée, mais elle pensait qu'elle aurait encore un peu de temps devant elle avant que ça ne se produise. Après tout, son frère n'allait pas rester éternellement à Azkaban, pas temps que leur père était encore en vie. Comment ce dégénéré avait-il réussi à échapper aux procès? Elle n'en avait pas la moindre idée, elle s'était barrée avant que toute cette folie ne commence. Lorsqu'elle était revenue passer l'été aux côtés d'Hemera, elle n'avait que très peu vu son père et à vrai dire, ça lui convenait très bien comme ça. Il était la présence fantôme du manoir, on ne savait jamais quand il était là ou quand il ne l'était pas. Alors comme ça, il s'était vendu aux Aurors afin de libérer son fils prodige. Grand bien lui fasse. En apprenant la nouvelle, Amatis n'avait pas su si elle était soulagée ou sur le point d'exploser. Sans doute un mélange des deux.
L'air sombre, elle réapparut devant la porte de son appartement. Immédiatement, elle vit que quelque chose clochait. La porte avait été ouverte, ses protections désamorcées. Par réflexe, elle sortit sa baguette avant d'entrer chez elle pour réaliser que tout avait été saccagé. Au lieu d'avoir peur, comme tout individu normalement constitué, la Lestrange sentit l'excitation monter. C'était avant d'apercevoir la personne qui l'attendait, installée dans son divan de velours hors de prix. Impassible, elle s'approcha en luttant contre ses pulsions malsaines. En plantant son regard dans celui d'Alazar, il lui était toujours impossible de déterminer si elle l'aimait ou si elle le détestait. « Enfin rentrée, pendant un instant j'ai bien cru que je m'étais trompé d'étage. » Elle avait une furieuse envie de lui sauter à la gorge, mais elle valait bien mieux que ça. Elle avait toujours su y faire, manier la violence et la beauté pour en faire une seule et même chose. Sans broncher, elle le fixait toujours de son regard perçant. « Tu comptes utiliser ça sur moi ? » Un fin sourire vint ponctuer son visage angélique. Comme il était facile et confortable de replonger dans les vices de leur ténébreuse relation.

Elle aurait voulu l'oublier. Tout aurait été tellement plus simple si seulement elle en avait été capable. Tout ses efforts allaient encore une fois être réduits à néant, comme lorsqu'il était venu la chercher pour en faire une sbire du Lord. Il était un aimant auquel elle ne pouvait résister, la force d'attraction qu'il exerçait sur elle était trop puissante. Etouffante. Même si elle avait voulu s'y soustraire, elle n'avait jamais été assez aveugle pour prétendre ne pas comprendre ce qui se passait entre eux. Au contraire, elle était plus que consciente de l'influence malsaine qu'il avait sur elle, et elle avait toujours su comment s'en servir. Elle savait que c'était réciproque, elle avait besoin de le croire. Il l'avait dans la peau autant qu'il était gravé dans sa chair.
Et malgré tout, elle avait voulu le fuir. Petite sotte, elle savait pourtant qu'il la retrouverait. Maintenant qu'il se trouvait face à elle, elle regrettait son manque de préparation. « Tu me connais mieux que ça, grand frère. » Ayant longuement insisté sur les deux derniers mots, elle rangea sa baguette. Pas trop inaccessible, juste au cas où.

D'un pas cadencé, elle évita les obstacles afin de rejoindre la cuisine. Celle-ci était ouverte sur la pièce principale, sans réelle séparation mis à part la disposition des meubles. Tout était très élégant, mais Alazar avait réussi à tout gâcher. A croire que c'était devenu une habitude. Enrageant intérieurement, elle sortit un verre dans lequel elle se servit du Whisky-Pur-Feu. Elle avala le liquide d'une traite, laissant l'alcool lui brûler la gorge. « Je pourrais te dire de faire comme chez toi, mais je vois que tu ne m'as pas attendue pour ça, fit-elle en analysant le désordre qu'il avait mis dans son appartement. » Elle allait se resservir un verre avant de se dire que de toutes façons, elle n'avait pas envie d'être calmée. Agacée, elle déposa la bouteille un peu plus loin avant de se retourner vers Alazar. « T'as perdu tes bonnes manières, à Azkaban? demanda-t-elle, vicieuse. » Elle voulait lui faire mal, parce que c'était la seule chose qui semblait fonctionner sur lui. Dans son regard brillait une férocité sauvage, qui semblait lui hurler que ce n'était que le début des hostilités.



© WUTHERING

________________


don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

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Ҩ Re: high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS) Ҩ Ven 12 Fév - 17:22

amatis & alazar

« its like i'm huffing paint and i love it the more i suffer.
she resuscitates me, she fucking hates me and i love it. »


Il la détestait tellement. Il voulait lui faire mal autant qu'elle l'avait blessé. Cette trainé ne s'en sortirait pas comme ça, il refusait qu'elle lui tourne le dos sans prendre les conséquences de sa trahison dans la gueule. Il lui ferait payé, il la ferait souffrir. Quand bien même si cela prendrait du temps. De toute manière maintenant qu'il avait retrouvé sa précieuse liberté, il se rendait compte à quel point il lui fallait une occupation, il n'avait plus son statut de mangemort et effrayer les sang de bourbes était désormais une activité révolue. Ca serait donc elle, sa déserteuse de sœur, qui serait son souffre-douleur dans les ténèbres. Ne lui avait-elle pas tendu la perche pour ce rôle ? Ne lui avait-elle pas donné les bonnes raisons pour jouer le tortionnaire trahi ? Elle avait secoué la cage où résidait son monstre et il se ferait un plaisir de le libérer pour ses beaux yeux. Personne ne lui plantait un couteau dans le dos et s'en sortait indemne. Soeur ou pas sœur, elle avait beau partagé sa chair et son sang, les règles s'appliquaient aussi pour son beau visage d'ensorceleuse. Amatis, amatis... Pourquoi Diable es-tu si tentante ? De là où il était assit, il pouvait aisément voir son visage et ça, malgré la lumière tamisée qu'offrait la seule lampe allumée. Des mois qu'il ne l'avait pas vu et il bandait à nouveau rien qu'en la voyant franchir le pas de la porte. Dans l'obscurité de sa cellule, souvent avait-il fermé les paupières pour se souvenir de sa peau contre la sienne et du son étouffé de ses gémissements quand il était en elle. Il avait imaginé son visage tant de fois qu'il se sentait presque idiot de s'être contenté de ses souvenirs ; elle était beaucoup plus belle en vrai et ô combien affolante. Voilà quelques secondes qu'ils s'étaient retrouvés et il était déjà fou de désir pour cette espèce infâme dépravée. Il lui ferait payer, lui ferait mal, quitte à lui enfoncer sa verge dans la gorge. Et elle se plierait, se mettrait à genoux et ramperait pour avoir son pardon parce que tout comme lui, elle était complètement dépendante de leur relation. Il refusait de l'admettre, balayant d'un geste de la main les sentiments incestueux qui pouvaient le lier à sa cadette et brûlant de son regard ceux qui prétendaient qu'elle était sa faiblesse. Quand bien même agissait-il comme un amoureux transi qu'il affirmait encore avoir le contrôle sur son organe vital. Il se persuadait alors qu'elle n'était pas importante et qu'elle était remplaçable.

L'ambiance était chargée d'électricité, lourde de tensions et de non-dits. L'un comme l'autre savaient que leur retrouvailles n'avaient rien d'excitant, il y avait trop de vieilles rancunes entre eux. Un passif trop grand qui avait fini par les séparer au fil des années. Pendant un court instant fugace, il avait pourtant espéré que les choses soient redevenues comme avant. Après tout, lorsqu'ils étaient devenus mangemorts, ils s'étaient retrouvés. Ca avait été comme avant, inséparables et liés dans l'atrocité de leurs actes. Ils s'étaient aimés dans les ténèbres, avaient jouis sur la montagne de leurs victimes. Le pouvoir avait chatouillé leurs mains et ils avaient essayé de s'en saisir en sautant de haut. La chute fut néanmoins douloureuse puisque emplie d'une profonde désillusion ; elle n'avait jamais sauté à ses côtés. Pire que tout, elle l'avait regardé tomber sans bouger le petit doigt pour le sauver comme si elle assistait à une libération qu'elle avait attendu toutes ces années, comme si le voir presque mort avait su la libérer d'un lourd fardeau.
Patient, Alazar regarda avec attention la baguette de sa sœur, prêt à la désarmer si elle osait l'attaquer. Pourtant, elle baissa son arme en croisant son regard, comme si déjà elle s'inclinait face à lui. « Tu me connais mieux que ça, grand frère. » fit-elle en appuyant bien sur les deux derniers mots et en rangeant sa baguette dans sa poche. Comme si ça allait changer quelque chose. Ils partageaient le même patronyme et venaient de la même famille mais ça ne l'aiderait pas ; elle subirait son courroux quoi qu'il coûte, quoi qu'il advienne. Tout en la regardant fixement, il la scruta bouger vers sa cuisine en évitant tous les objets de décoration qu'il avait balancé par terre dans sa rage de lui faire comprendre son mécontement. A la base, il voulait juste foutre une pagaille monstre et s'en aller pour se soûler à la première taverne trouvée. Mais il était resté, bien décidé à finalement régler ses comptes avec elle. Il n'était pas du genre à fuir les soucis, d'ordinaire il y allait même tête la première. Une conversation avec Amatis ne lui coûterait pas grand chose comparé à ces derniers mois de calvaire. Et puis, il voulait surtout lui faire comprendre un message de la haute importance : il était de retour. Et il espérait que ça l'empêcherait de dormir la nuit et que ça la bousillerait parce que jamais il ne la laissera tranquille. Jamais elle ne pourra être libérée de lui.

Il avait presque espéré voir une étincelle de culpabilité dans ses prunelles vertes mais quand elle redressa la tête vers lui, un verre à la main il n'y avait rien. A quoi s'attendait-il ? Elle n'avait jamais été du genre sentimentale. Buvant son verre de Whisky-Pur-Feu cul sec, elle détailla son appartement d'un air résigné. « Je pourrais te dire de faire comme chez toi, mais je vois que tu ne m'as pas attendue pour ça » Il esquissa un sourire coupable, à quoi bon attendre ? N'était-il pas chez lui ? Elle devait pourtant le savoir, il vivait là où sa sœur était. Ils avaient partagé un an de leur vie dans un appartement qu'elle avait abandonné, pourquoi changeait cette habitude ? Maintenant qu'il était de retour, ils pourraient reprendre où ils s'étaient arrêtés. Une fois qu'il lui aurait mit une bonne raclée, bien sûr. « T'as perdu tes bonnes manières, à Azkaban? » cracha-t-elle en lui lançant un regard noir. Il gronda intérieurement, appréciant mal le fait qu'elle se permette de lui faire une réflexion par rapport à ses mois d'emprisonnement. Elle était responsable de ce qui lui était arrivé. Si elle n'avait pas prit la fuite, si elle n'était pas partie en pleine bataille, peut-être auraient-ils pu s'échapper ensemble quand les choses avaient tourné à leur désavantage. Mais au lieu de ça, il était resté dans l'idée de la retrouver, presque sûr de devoir chercher son cadavre que de la revoir en vie. Il s'en était prit à cette sale gosse  pour continuer son chemin et traverser les multitudes de corps sans vie qu'abritait les couloirs de l'école. Or, pendant ce temps-là, madame avait craint pour sa vie et avait fuit en traitresse, le laissant derrière. Elle l'avait abandonné. Possédé par une rage brutale, il se leva de son fauteuil et la rejoignit en quelques enjambées d'une démarche possédée mais vive. Il l'aperçut faire un mouvement vers sa poche pour sortir sa baguette mais avant qu'elle n'ait pu empoigner le bout de bois, c'était déjà trop tard. D'une seule main, il agrippa le cou de la jeune femme et fit pression dessus tout en la poussant vers des étagères contre lesquels sa tête cogna. Il ne rigolait plus.  Rapprochant son visage du sien, il s'arrêta à quelques centimètres de ses lèvres tandis que leurs iris s'accrochèrent. « Et toi... T'as perdu la mémoire pendant que j'étais emprisonné ? As-tu oublié qui j'étais et de quoi j'étais capable ? » fit-il d'un ton rhétorique particulièrement menaçant en voulant lui faire bien comprendre qu'il n'était pas ici pour supporter ses remarques désobligeantes. Il avait assez donné pour elle, avait trop longtemps supporté ses jérémiades et ses coups dans le dos pour continuer de se faire frapper sans rien dire. Elle finirait par lui accorder le respect qu'il mérite. En la sentant aussi proche de lui, son érection devint plus brutale et il était presque sûr qu'elle pouvait le sentir tant ils étaient collés l'un à l'autre. La voyant étouffer, il relâcha sa prise en se reculant de plusieurs pas afin qu'elle puisse reprendre son souffle. Il attrapa la baguette de la brunette en même temps, évitant qu'elle ne fasse une bêtise qu'elle pourrait regretter. Elle passa la main sur sa gorge et toussota légèrement en respirant bruyamment. Peut-être avait-il appuyé un peu plus fort qu'il n'aurait dû, mais qu'importe.

Il s'appuya alors sur le bar juste en face d'elle tout en jouant avec sa baguette, comme pour la narguer. « J'me suis pas donné la peine de venir te voir pour supporter tes commentaires à deux balles. T'as des comptes à me rendre, Amatis... Parce que si j'suis allé à Azkaban, c'est entièrement de ta putain de faute donc t'as clairement intérêt à me donner une bonne raison pour pas te taillader la chair. » continua-t-il en se laissant aller à son amertume. Frappant du poing la table près de lui, il haussa le ton : « T'étais où bordel ? T'étais où quand je cherchais ton cadavre de salope dans l'école et que j'me suis fais attrapé à ce moment-là, hein ? T'étais où quand j'étais en train de pourrir à Azkaban ? T'étais où ? » demanda-t-il de manière réthorique sachant très bien qu'elle avait juste été faible et qu'elle avait été une déserteuse. Mais il voulait qu'elle le reconnaisse, qu'elle lui avoue sa faiblesse afin qu'il puisse l'exploiter et l'humilier. Lui faire comprendre que jamais elle ne serait aussi puissante que lui à cause de sa lâcheté. Il se rapprocha une fois de plus d'elle, une haine palpable dans les yeux.

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Ҩ Re: high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS) Ҩ Sam 20 Fév - 20:17



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Elle voulait qu'il souffre, qu'il se torde de douleur sous ses yeux qui en redemanderaient. Il lui avait pourri la vie, son existence entière n'était qu'un ramassis d'ordures, de souvenirs devenus déchets, pollués par l'influence malsaine de son frère. Elle le maudissait d'avoir toujours eu autant de pouvoir sur elle, et de n'avoir réalisé que trop tard qu'il ne la laisserait jamais s'enfuir. Il ramperait jusqu'à elle, encore et encore, comme l'insecte dégoûtant qu'il était. Jamais il ne la laisserait vivre sa vie, c'était plus fort que lui, il fallait qu'il contrôle tout. Il avait décidé des années auparavant qu'elle lui appartenait, et depuis, il s'acharnait sur elle comme sur l'objet fétiche de sa collection. Parfois, elle en venait même à envier toutes celles qu'il ne considérait que comme des putains, des vulgaires divertissement. Pourquoi, pourquoi fallait-il toujours qu'il revienne la hanter? Il ne se lassait donc jamais de leur perversion, de leur putain de relation infecte. Il la bouffait comme un cancer, il lui grignotait le coeur jusqu'à ce qu'elle cède et accepte de prendre le remède. Ils se guérissaient dans les plaisirs de la chair, s'imaginant que c'était aussi simple que ça. Mais si au réveil, il était satisfait d'avoir sali sa soeur de l'intérieur, elle se sentait mourir à petit feu. Il fallait que ça cesse, il fallait qu'ils arrêtent de se condamner à brûler aux Enfers. Elle ne voulait plus de tout ça, elle ne voulait plus qu'il la prenne comme si les conséquences importaient peu. Elle ne voulait pas risquer de porter l'enfant de son propre frère, elle ne pourrait pas le supporter. Pas encore, pas encore une autre grossesse se transformant en cauchemar. C'était trop sale, trop atroce, elle n'en voulait plus. Elle en avait assez de toujours devoir être là pour lui, dans la vie comme dans la mort. Si il savait à quel point elle s'était sentie libre, sans lui. Libre et pleine de promesses, comme si la vie lui souriait à nouveau. Elle aurait pu se marier, avoir une famille, continuer ses crimes dans le secret le plus complet.
Mais il était revenu. Encore une fois. A croire qu'il se fichait pas mal de son bonheur, il était trop égoïste pour lui souhaiter d'être heureuse loin de lui. Elle ne pouvait exister loin de lui, pas vrai? Ça avait toujours été comme ça. Reste ici, Amatis, te casse pas, tu sais que tu n'es rien sans moi. Pauvre con, elle pouvait être tellement mieux, sans lui. Tellement. Pourtant, elle n'était pas certaine d'avoir entièrement envie de briller, d'être cette femme lumineuse et pétillante. C'était pas elle. Putain, mais qu'est-ce que tu veux, Amatis? Elle ne savait pas, elle ne savait jamais, quand il était dans les parages. Elle voulait tout et son contraire. Elle voulait être respectée, fonder une famille, s'élever jusqu'au sommet dans les hauts rangs de la société. Mais elle voulait aussi lacérer, tuer, griffer, coucher avec son propre frère, et rire au nez du monde entier qui pense qu'elle n'est que cette illusion aveuglante. C'était comme ça, elle voulait tout ce qu'elle n'avait pas et tout ce qu'elle ne pourrait jamais avoir. Et elle le voulait en même temps, noyant l'absolu dans son néant.

Il se leva, s'approcha d'elle à toute vitesse. Elle le laissa faire, qu'il vienne, elle ne frémirait pas. Il s'imaginait sans doute qu'il était terrifiant, alors que les seules bêtes qu'il avait terrifiées  dernièrement, c'étaient les cafards de sa cellule. Il ne lui avait jamais fait peur, même si il lui était arrivé de le lui laisser croire. Après tout, elle avait toujours tout fait pour plaire à Alazar, et elle savait à quel point il aimait avoir le dessus, se sentir puissant, ah ça, ça flattait son égo. Mais pas ce soir. Ce soir, il ne recevrait rien, pas un seul signe de sa part témoignant d'à quel point il lui avait manqué. Elle lutterait jusqu'au bout pour ne pas céder.
Elle se laissa attrapa par la gorge, plaquer au mur dans un bruit sourd. Il serrait si fort, cette ordure. Elle aurait pu crever de sa main, il semblait s'en foutre comme de la couleur d'un philtre d'amour. Pourtant, il lui montrait qu'il souffrait, en s'en prenant à elle comme ça, avec haine et rancoeur. Et elle s'en délectait, de le voir la fixer sans ciller, lui hurler de lui revenir dans le silence le plus fracassant. Elle essayait de respirer, l'air venait à lui manquer ; délicieuse sensation d'adrénaline, elle se sentait revivre. C'était si bon de le retrouver, son frangin adoré. Il savait comment parler à son coeur, en agrippant dans sa poigne et en serrant fort, très fort. Trop fort.  « Et toi... T'as perdu la mémoire pendant que j'étais emprisonné ? As-tu oublié qui j'étais et de quoi j'étais capable ? » Allez, appuie encore. Sous les doigts de son frère, elle était plus vivante que jamais. Elle savait que c'était sa place, ça se sentait, ça crevait les yeux. Elle était faite pour être avec lui, pour le rendre fou, pour le rendre sien. Et il était fait pour revenir la chercher, où qu'elle aille, où qu'elle s'égare. Etait-ce si difficile à accepter? Pourquoi? Pourquoi ne parvenait-elle plus à se laisser glisser dans ces vices qui les amusent? Dans sa tête, des cris de bébé lui vrillaient le cerveau. Puis le corps d'un autre contre le sien, et elle, immobile, collée contre le mur froid. Exactement comme maintenant, sauf que c'était un autre visage. Tout avait changé depuis ce soir-là. A ce souvenir atroce, Amatis se mit à paniquer et ses poumons hurlaient tellement ils étaient vides.

Enfin, Alazar la libéra. Encore secouée par ce fantôme qui lui retournait le coeur encore et encore, elle vomit sa fierté et porta les mains à son cou, se fichant pas mal des apparences. A quoi bon, pour quoi faire, y avait plus rien à sauver. Elle n'avait pas oublié de quoi son frère était capable, mais lui, il n'avait jamais vu de quoi elle, elle était capable. Est-ce que ça l'intéressait? Est-ce qu'il se servait d'elle autrement que pour redorer son blason? Toujours à se vanter auprès de leur père, pour qu'il le regarde, pour gratter une miette d'attention. Il n'était qu'une parade, il terrifiait le monde entier et pourtant, il n'avait jamais su faire peur à sa petite soeur. Comme si il allait lui faire du mal. Pour de vrai. La tuer? Non, jamais. Ils pouvaient se cracher à la gueule, se détester, tout faire pour faire souffrir l'autre ; mais pas comme ça, pas pour le mettre en danger. Ils n'étaient rien l'un sans l'autre. En théorie. Franchement, elle n'avait jamais voulu qu'il finisse à Azkaban, mais au final, il se portait comme un charme. Elle ne savait même pas pourquoi il se vengeait sur elle comme ça, comme si c'était sa faute.
Il s'appuya contre le bar, l'air dangereux. « J'me suis pas donné la peine de venir te voir pour supporter tes commentaires à deux balles. T'as des comptes à me rendre, Amatis... Parce que si j'suis allé à Azkaban, c'est entièrement de ta putain de faute, donc t'as clairement intérêt à me donner une bonne raison pour pas te taillader la chair. » Elle ne comprenait rien, ça n'avait aucun sens. Elle n'avait appris sa capture que tardivement, elle pensait sincèrement qu'il s'en sortirait, que ce n'était pas quelque chose de grave. Elle adorait quand ils se blessaient, quand ils faisaient exprès de se donner des raisons de se haïr, mais là, ça allait beaucoup trop loin. Elle ne méritait pas sa colère, et c'était dégueulasse de lui faire croire que c'était sa faute. Il n'avait jamais été capable d'assumer ses responsabilités, c'était même pas étonnant. « MA faute? rétorqua-t-elle, furieuse. » Elle allait lui faire avaler la vérité, elel n'avait rien à voir avec tout ça et il n'avait pas le droit de se servir d'elle, encore une fois. Elle n'était pas une excuse, une justification à tout ses maux. Avant qu'elle ne poursuive, il se rapprocha d'elle, le poing encore serré d'avoir tapé contre le mur. « T'étais où bordel ? T'étais où quand je cherchais ton cadavre de salope dans l'école et que j'me suis fais attrapé à ce moment-là, hein ? T'étais où quand j'étais en train de pourrir à Azkaban ? T'étais où ? » C'était trop, il abusait de sa patience. Elle ne serait pas toujours là pour qu'il puisse se regarder dans un miroir sans avoir envie de se crever les yeux.

Elle se décolla du mur pour se rapprocher de lui, ils étaient à présent à quelques centimètres l'un de l'autre. D'un geste vif, précis, elle le gifla avant de le repousser fermement. Il lui avait fallu cinq secondes pour tout ruiner, comme d'habitude. Il était extrêmement doué pour la foutre en rogne, décidément. Elle n'avait plus été aussi furieuse depuis qu'il n'était plus apparu dans sa vie. Il semblait si hargneux, si déçu, et pourtant, elle n'en pouvait rien. Il s'en prenait à elle comme si c'était elle qui l'avait envoyé dans cette cage. Agacée, elle planta son regard noir dans le sien. « Mon cadavre? Bon sang Alazar, t'es pathétique ! Si tu arrêtais de me sous-estimer, tu ne te serais pas imaginé que j'étais morte, crétin ! Pauvre chéri, à chercher le corps de sa soeur adorée dans tout Poudlard, c'est tellement mignon, cracha-t-elle en partant d'un rire funeste. » Elle était mauvaise, elle se fichait de le blesser par ses paroles. C'était même entièrement son intention. Après tout, c'était lui qui avait commencé, c'était lui qui l'avait provoquée. Il avait ravivé la flamme, et maintenant, le feu allait le ravager sans vergogne. Il méritait de se prendre toute son ironie en pleine face. Ils auraient dû avoir cette conversation bien plus tôt, le temps n'avait fait qu'accroître la rancoeur d'Amatis à l'égard de son frère. Elle se déchaînait, elle ne le laisserait pas partir avant de l'avoir vu souffrir à en crever. « Je me battais, comme tous les autres, pendant que tu me cherchais. C'est pas ma faute si tu t'es laissé aveugler par tes sentiments, tu sais, ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs,  le nargua-t-elle. » Elle prenait un plaisir fou à lui montrer que tout ça, eux, ça n'avait jamais rien amené de bon. La preuve, il avait passé des mois à moisir en prison juste parce qu'il avait eu peur pour elle. Il était pathétique. Il lui donnait envie de vomir. Bon sang, mais qu'est-ce que c'était ridicule. Elle se colla contre lui, mesquine, et sentit qu'il n'était pas insensible à son charme. Elle laissa courir une main le long de sa cuisse, lui frotta l'entrejambe avant de remonter jusqu'à sa nuque. Ses doigts se perdirent dans ses cheveux, elle s'y accrocha comme lorsqu'ils faisaient trembler la pièce sous leurs coups de reins. Vicieuse, elle vint susurrer contre sa joue. « Mais si ça peut te rassurer, maintenant que je sais pourquoi tu t'es fait avoir, je trouve ça atrocement romantique. Dire que tu as passé des mois là-bas pour quelques instants de faiblesse en pensant à moi… Vraiment, ça me touche. » Entre ses lèvres pulpeuses, ses déclarations sonnaient comme des menaces. Comme si elle laissait deviner le démon derrière l'ange, le poison derrière le charme.



© WUTHERING

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don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

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Ҩ Re: high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS) Ҩ Dim 6 Mar - 16:43

amatis & alazar

« its like i'm huffing paint and i love it the more i suffer.
she resuscitates me, she fucking hates me and i love it. »


Elle le dégoutait, débordant d'une indépendance qu'il ne tolérait pas et si prétentieuse en affichant un air aussi confiant quand il se savait possédé par une rage ombrageuse. Pourquoi ne tremblait-elle pas ? Pourquoi n'était-elle déjà pas à genoux pour supplier son pardon ? Pourquoi ne rampait-elle pas à ses pieds comme la vulgaire putain qu'elle était ? Six mois sans le voir et voilà qui lui poussait des ailes, qu'elle se pensait libérée de lui ? Enfin trésor, tu sais bien que jusqu'à la fin de ta chienne de vie tu seras enchainée à moi. Faut pas se voiler la face, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, l'espoir n'existe plus pour elle, jusqu'à la fin Alazar sera derrière son dos à la guetter dans l'ombre de ses pas. Il était cap de tout lorsqu'il s'agissait d'Amatis ; il n'y avait pas une frontière qu'il ne dépassait pas, pas une barrière pour limiter sa folie. Loin d'être de l'amour, c'était avant tout une obsession malsaine, un désir furieux qu'il voulait faire taire en la tenant sous la coupe de ses griffes tandis qu'il la pénétrait monstrueusement. Peut-être était-ce une forme psychotique de narcissisme ; se voir dans le reflet de ses prunelles tandis qu'il la dominait était jouissif. Ca le faisait presque bander. Un jour, peut-être, finirait-il par l'achever par un coup de rein trop profond. Il la verrait s'en aller entre ses griffes, seule mort qu'elle mériterait d'avoir. Il était le maître de son destin, il décidait pour elle et un jour viendra où il voudra la voir morte. A force d'être écoeuré par ses manœuvres et lassé par son besoin de solitude, il l'achèvera. Parce que si elle ne pouvait pas être à lui, elle ne serait à personne. C'était lui ou la mort. Elle ne le comprenait pas encore, ne voyait probablement même pas la profondeur noirâtre de leur lien mais bientôt elle verrait.

Il l'avait élevé, l'avait formé à son image comme la femme unique et parfaite du sorcier si ambitieux qu'il avait toujours été. Il avait trop donné, trop fait pour que cette guenille lui tourne le dos et aspire à une vie où il n'a pas voix au chapitre. Ne sentait-elle pas à quel point ils étaient semblables ? Ne voyait-elle pas à quel point elle n'était rien sans lui ? Personne ne voulait d'elle, personne ne l'acceptait comme lui. Sa place était à ses côtés, sous la coupe de sa langue de serpent, à genoux contre son pénis durci, esclave de sa volonté et de son désir. C'était comme ça qu'il la voyait et qu'il la voulait mais elle n'était pas comme ça la Lestrange, elle portait bien son nom et hurlait telle une louve lorsqu'on voulait la mettre à terre. Elle lui faisait tourner la tête, savait le convaincre de la chérir lorsqu'elle lui murmurait des mots salaces au creux de l'oreille. Il n'avait que son nom en tête et avait l'envie furieuse de le lui cracher en pleine gueule tout en la prenant par derrière, sans affection et avec mépris... C'était tout ce qu'elle méritait, cette salope.

Et pourtant, il ne bougeait pas, il n'y arrivait pas. Beaucoup de mots mais peu de gestes, il était trop ancré dans son regard, plongé dans cet océan de verdure, la faute à ses yeux couleur vert émeraude. Vingt-six ans qu'il la connait et incapable de détourner la tête lorsqu'il se faisait happer par ses yeux de chat ; jamais il ne s'y habituerait, il avait beau la détester en cet instant précis, il flanchait devant l'intensité de ses iris. Presque collés l'un à l'autre, ce ne fut que trop tard qu'il remarqua qu'elle s'était rapprochée de lui et que d'un geste vif sa main décolla pour le gifler violemment. Tellement que l'élan de sa paume eut pour effet de lui faire tourner la tête. Au sens propre du terme, cette fois. Il avait l'habitude d'être frappé, sa mère ne s'est jamais modérée en terme de correction. Et pourtant, une colère sourde gronda en lui. Le geste était humiliant, surtout lorsqu'il venait de sa part. Elle était sa petite sœur, en rien une source d'autorité qui avait la légitimité nécessaire pour oser lever la main sur lui. D'autant plus qu'il n'était plus un enfant, depuis trop longtemps il avait perdu son innocence. Amatis venait de lui déclarer la guerre et il n'hésiterait pas à lui rendre la monnaie de sa pièce. En dix fois pire. « Mon cadavre? Bon sang Alazar, t'es pathétique ! Si tu arrêtais de me sous-estimer, tu ne te serais pas imaginé que j'étais morte, crétin ! Pauvre chéri, à chercher le corps de sa soeur adorée dans tout Poudlard, c'est tellement mignon » cracha-t-elle en croisant son regard tandis qu'elle se mettait à rire de lui. Il la connaissait méchante mais certainement pas idiote. S'en prendre à plus fort que soi n'est jamais chose à faire, il le lui avait pourtant apprit. Il avait passé son temps à la chercher et elle se foutait ouvertement de sa gueule. Crève dans les abysses des Enfers, connasse. S'il avait su le peu de reconnaissance qu'elle avait, il l'aurait laissé mourir la bouche ouverte lorsqu'elle n'était qu'un bébé. Tout comme son bâtard, il aurait dû la noyer dans le lac familial, au moins elle n'aurait pas été une telle déception à ses yeux. C'était tout ce qu'elle méritait.

Il avait eu bien des raisons de la sous-estimer, elle ne s'était jamais montrée à la hauteur. Plus les années passaient et plus elle s'éloignait de la gamine pourtant si prometteuse qu'elle avait été. Elle avait suivi ses traces durant un temps et ça lui avait réussi. Mais depuis la fin de sa scolarité à Poudlard et le fait qu'elle ait ouvert les cuisses pour un inconnu dans une ruelle, elle ne faisait que commettre l’irréparable, encore et encore. Elle les avait brisé le jour où elle était revenue au manoir Lestrange avec un ventre rond, en cloque d'un autre alors qu'ils s'étaient toujours promis d'être ensemble. Il n'y avait aucune limite à leur relation incestueuse, ils étaient entièrement libres de leurs actes mais elle l'avait trahi en se faisant engrosser par un autre que lui. La pilule n'était jamais entièrement passée, même avec ce boulet du passé mort étouffé. A chaque fois qu'il la regardait, il avait l'impression de faire un bond dans le passé à ce jour funeste où pour la première fois elle lui avait tourné le dos. Et maintenant, cela semblait être quotidien. Une fois de plus, il avait dû supporter sa trahison en partant à Azkaban juste parce qu'il avait eu un moment de faiblesse, juste parce que durant un quart d'instant, il avait supposé qu'elle était tombée entre les mains de leurs ennemis. Mais là voilà en vie et en bonne santé, en train de lui envoyer dans la gueule le seul jour de sa vie où elle avait compté. C'était une erreur qu'il ne commettrait pas. Les choses allaient changer entre eux, c'était une promesse qu'il se faisait et Merlin qu'elle allait comprendre à quel point il n'est pas bon de pousser un homme comme lui à bout. Enfin finirait-elle probablement par le craindre et le respectait comme elle aurait dû faire depuis le début. Tout aurait été plus simple si elle n'était pas aussi arrogante. « Je me battais, comme tous les autres, pendant que tu me cherchais. C'est pas ma faute si tu t'es laissé aveugler par tes sentiments, tu sais, ça arrive à tout le monde, même aux meilleurs. » fit-elle en voulant le narguer et en essayant de prouver qu'elle avait été plus forte que lui. Comme s'il allait croire le fait qu'elle se battait et qu'elle n'avait pas prit la fuite. Voilà qu'elle lui mentait effrontément maintenant. C'était de pire en pire et il allait devoir la remettre à sa place. Trop longtemps il s'était tût, trop longtemps il l'avait laissé prendre l'envol qu'elle n'aurait pas dû entreprendre. Les choses allaient bientôt changer, surtout maintenant qu'il était devenu le chef de famille. C'était lui qui avait les ficelles de son avenir entre ses mains et autant dire que jamais elle ne retrouverait le sourire. Pour toujours esclave de son influence, Dieu de son futur incertain, c'était lui qui allait décider tout pour elle. Elle n'allait plus vivre, plus respirer, plus rire une seule fois maintenant qu'il était de retour. Elle voulait se moquer ? Elle voulait essayer de lui faire mal ? Allez Amatis, donne le meilleur de toi-même, bientôt tu pleureras dans les ombres de la nuit.

Elle bougea, mouvant vers lui avec grâce tandis que leurs bassins étaient désormais collés et qu'il pouvait sentir la chaleur de son corps contre le sien. Longtemps avait-il rêvé de ce contact dans la cellule de sa prison mais voilà que maintenant, il en était dégouté. Un peu plus et il pourrait lui vomir au visage. Mais elle est vicieuse sa cadette et aime se savoir au-dessus, de savoir désirée et ô que oui il la désire. C'est plus fort que lui, chaque infime partie de son corps appelle le sien pour une ultime étreinte. Désirer ne veut pas dire aimer, ce n'est pas parce qu'elle a un corps de déesse qu'il va se mettre à lui vouer un culte. Ce n'est pas un conte de fées et encore moins une histoire d'amour ; juste un frère et une sœur tombés dans la déchéance. Ce n'est que du sexe, rien de plus, rien de moins. Alors quand elle le touche par une légère caresse de sa cuisse jusqu'à son entrejambe pour finir dans sur le haut de son crâne, il reste immobile, sachant déjà qu'elle veut une fois de plus essayer d'infiltrer son poison dans sa tête. « Mais si ça peut te rassurer, maintenant que je sais pourquoi tu t'es fait avoir, je trouve ça atrocement romantique. Dire que tu as passé des mois là-bas pour quelques instants de faiblesse en pensant à moi… Vraiment, ça me touche. » continua-t-elle d'une voix faussement émotive. Alors, finalement, il esquissa un sourire. Léger, fin, rapide mais ô combien sardonique tant il avait des choses à lui dire et à quel point il savait que ça la briserait. Maintenant qu'elle avait fini de fanfaronner comme une dinde, c'était à son tour de lui faire mal. Elle lui passait gentiment le flambeau et il n'allait pas y aller de main morte pour la mettre à terre. Après tout, c'était comme ça entre eux, non ? A celui qui blessait le plus l'autre. Pas de prix à remporter, simplement la satisfaction de voir l'autre tomber. Et il en avait des choses à dire, il s'était retenu depuis le moment où elle l'avait giflé mais elle ne s'en sortirait pas comme ça. Parfois son silence était plus menaçant que ses paroles. Alors, enfin, il baissa les yeux vers elle et inclina la tête, lentement, prenant son temps. Il n'agirait pas sous la colère en s'emportant contre elle ; il valait mieux que ça et n'était pas aussi impulsif qu'on pouvait le penser. « Attention Amatis... A force de te flatter autant, tu vas finir par ressembler à un goblin » fit-il d'une voix calme, tempérée alors que l'ambiance était électrique et les circonstances de leur retrouvailles assombris par leurs rancoeurs. Il jouait presque la carte de l'indifférence, comme si tout ce qu'elle lui avait dit jusque-là était de vagues paroles prononcées en l'air, sans répercussions. Ca ne le touchait pas, ça ne l'atteignait pas.

Et puis, tandis que leurs prunelles s'accrochèrent, il leva le coude promptement et lui mit un vilain coup dans le nez qu'il entendit craquer. Il ne s'était pas retenu et n'y pas été de main morte. Avec elle, il ne lésait jamais ses accès de colère lorsqu'il était face à elle. Pourquoi faire ? Ils ne portaient pas de masques ensemble. Et puis, de toute manière, il l'aimait en sang et dans la douleur. Et maintenant qu'il la voyait avec tout cet hémoglobine sur le visage, il se sentait beaucoup trop à l'étroit dans son boxer. Tout ce qu'il avait envie de faire, c'était la saisir par la peau du coup, lui écarter les pattes et la faire sienne. Un coup de rendu. Pouffant de rire, comme s'il venait de lui confier une blague amusante, il haussa les épaules, l'air nonchalant. « Voilà qui devrait te remettre les idées en place, non ? » demanda-t-il en la saisissant à nouveau par la gorge pour la rapprocher de lui, sourire aux lèvres, comme amusé. Il n'était pas du genre cannibale et laissait ces conneries là aux Dolohov et autres familles un peu tarés. Pourtant, en la sentant si proche de lui, il ne put s'empêcher de sortir sa langue pour lui lécher le bout des lèvres où du sang s'écoulait de son nez. Mais ce n'était pas n'importe quel sang, c'était le sien et il ne devait pas être bêtement gâché. Les Lestrange régnaient. Pour éviter qu'elle lui crache dessus – ce dont elle était entièrement capable, il glissa sa main jusqu'à ses joues qu'il serra d'une poigne de fer. « Chère sœur, tu devrais tourner cinq fois ta langue dans ta bouche afin d'éviter de t’embarrasser comme tu viens de le faire. Je ne me suis pas inquiété pour la trainée que tu es mais plutôt parce que ton être tout entier ne me sert qu'à fructifier mes dessins ambitieux. Je compte bien me servir de ce que tu as entre les cuisses pour me faire un nom et redorer le blason des Lestrange, surtout maintenant que je suis chef de famille » lâcha-t-il en la poussant en arrière. Voyant que l'hémoglobine s'était écoulé sur les phalanges proches de ses ongles, il lécha ses doigts un par un, le tout en la regardant dans les yeux. Il voulait juste la provoquer, pousser le vice jusqu'au bout, montrer que rien ne pouvait l'arrêter quand il avait une idée en tête. Un rictus plus tard et le voilà repartit.« Je vais faire de ta vie un Enfer, Amatis. Je vais te pourrir jusqu'à la moelle et faire en sorte de te briser entièrement. Tu comprends pas ? Fit-il en la dévisageant d'un regard fou. T'es à moi, maintenant. J'ai ta vie entre les mains et tu ne pourras jamais te débarrasser de moi. C'est moi qui vais dicter toute ta chienne de vie, tu m'appartiens et je vais me faire un plaisir à te pourrir. Dis adieu à ce que tu appelles liberté parce que maintenant que je suis de retour, je compte bien te reprendre en main. Et ça commence maintenant » termina-t-il dans un air mauvais en se rapprochant d'elle à nouveau pour l'attraper par les épaules, laissant trainer une de ses main jusque dans sa chevelure pour l'empoigner plus fermement. « Pour le meilleur et pour le pire. A la vie, à la mort » souffla-t-il comme s'il faisait des vœux solennels, imitant parfaitement bien l'ironie du sort ; comme lorsqu'ils étaient gamins et qu'ils s'imaginaient se marier ensemble. C'était presque chose faite, maintenant.

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Was I a fool to let you break down my walls?
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Ҩ Re: high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS) Ҩ Dim 15 Mai - 21:45


   

   high off of love, drunk from my hate ♆
say it louder, say it louder ; who's gonna love you like me?
   

   
   
   

   
« Attention Amatis... A force de te flatter autant, tu vas finir par ressembler à un goblin. » Le seul gobelin ici, c'était lui. Il devrait se regarder dans le miroir plus souvent, il ne devait pas réaliser quel genre de monstre il était devenu. Toutes les horreurs de sa personnalité se reflétaient sur son visage, dans chacune de ses expressions haineuses. Azkaban l'avait détruit. Il était peut-être sorti de cette prison, mais une part de lui-même pourrissait toujours là-bas. Il s'était ruiné, pendant des mois. Il s'était raccroché à l'espoir de voir surgir sa loyale petite soeur pour le sortir de cet enfer, mais elle n'était jamais venue. Elle pouvait vivre sans lui, elle le lui avait prouvé à plusieurs reprises. Lui, en revanche, il restait désespérément accroché à leur relation malsaine. Il avait besoin qu'elle lui dise qu'il était important, qu'elle n'était qu'un tas d'os sans lui. Alors que c'était entièrement faux. Sans lui, elle revivait. Elle renaissait de ses cendres. Et c'était une réalité qu'il ne pouvait pas supporter. Jamais.
D'un geste brusque, il lui envoya son coude dans le nez. Le choc la fit trembler toute entière, le coup résonnait à l'intérieur de son crâne, lui vrillant les tympans. Elle accepta le blâme sans lui donner la satisfaction de se plaindre. Si il avait réagi à ses paroles, c'était bien parce qu'il était plus touché par celles-ci que ce qu'il ne lui laissait croire. La douleur qu'il lui infligeait avait quelque chose de salement jouissif, dans le sens où elle devinait que ce n'était qu'une minable vengeance pour des silences qu'il ne digèrerait jamais. « Voilà qui devrait te remettre les idées en place, non ? » Il semblait fier de lui. Comme quoi, il ne lui en fallait pas beaucoup. Il n'était bon qu'à rendre les coups, de toutes façons.

Il vint lécher le sang qui avait coulé sur les lèvres de la médicomage. L'attraction était irrésistible. Alazar avait soif du corps de sa soeur, il crevait d'impatience de revenir la nettoyer de l'intérieur. Peau contre peau, se frotter à elle pour la purifier. Comme du papier de verre. « Chère sœur, tu devrais tourner cinq fois ta langue dans ta bouche afin d'éviter de t’embarrasser comme tu viens de le faire. Je ne me suis pas inquiété pour la trainée que tu es mais plutôt parce que ton être tout entier ne me sert qu'à fructifier mes dessins ambitieux. Je compte bien me servir de ce que tu as entre les cuisses pour me faire un nom et redorer le blason des Lestrange, surtout maintenant que je suis chef de famille. » Elle avait bien envie de lui demander de quelle famille il parlait. Les Lestrange ne cessaient d'abîmer leur image depuis des décennies, il n'y avait plus aucune réputation à sauver. Tout était parti en fumée avec la défaite du Lord, le seul qui aurait été capable de leur conférer l'honneur qu'ils méritaient. Cette guerre avait été leur chance de renouer avec leur gloire d'antan, et ils l'avaient gâchée. Alazar ne voyait guère plus loin que le bout de son nez. Il s'imaginait que sa progéniture réparerait ses erreurs, c'était sans compter sur les lois de la génétique. Son frère n'était pas réputé pour son intelligence, alors elle se représentait très mal son héritier devenir le prochain Ministre de la Magie. Un rictus se dessina sur ses lèvres, elle ne pouvait s'empêcher de le trouver risible. D'autant plus si il espérait réellement qu'elle serait la mère de son enfant. A cette idée, Amatis frémit d'horreur. Dans ses pensées, le visage rouge d'un nouveau-né refit surface. Un souvenir insupportable, cruel. Un souvenir qui la détruisait à petit feu.

Perdue dans les affres de sa mémoire, elle n'accorda aucune attention aux manoeuvres pitoyables de son frère pour lui démontrer sa suprême importance. Elle était incapable de se rattacher au moment présent, pourtant moins douloureux que le souvenir de son accouchement. Alazar n'avait aucune idée de ce qu'elle avait traversé, il aurait abandonné cent fois si il avait été à sa place. Il mettiat un point d'honneur à ne rien ressentir, et c'était ce qui le rendait faible. Amatis accueillait la souffrance jusque dans ses entrailles, elle la laissait s'incruster sous sa chair, entre ses côtes. Elle laissait le mal se nourrir en elle, grandir entre ses deux poumons. Grossier jusqu'à prendre toute la place, jusqu'à ce qu'elle suffoque. Mais elle ne lâchait rien. Elle prenait des forces. «  Je vais faire de ta vie un Enfer, Amatis. Je vais te pourrir jusqu'à la moelle et faire en sorte de te briser entièrement. Tu comprends pas ? Fit-il en la dévisageant d'un regard fou. T'es à moi, maintenant. J'ai ta vie entre les mains et tu ne pourras jamais te débarrasser de moi. C'est moi qui vais dicter toute ta chienne de vie, tu m'appartiens et je vais me faire un plaisir à te pourrir. Dis adieu à ce que tu appelles liberté parce que maintenant que je suis de retour, je compte bien te reprendre en main. Et ça commence maintenant. » Il ne connaissait plus rien d'elle, plus rien du tout. Elle était déjà descendue en Enfer, de trop nombreuses fois. Il n'avait pas idée de ce que c'était, il ne comprendrait jamais qu'elle avait traversé mille fois pire que ce qu'il prétendait vouloir lui faire subir. Toute la force de ses convictions la faisait énormément rire. Il croyait sincèrement pouvoir encore la blesser, la briser plus qu'elle ne l'avait déjà été. Il était aveuglé par son ego, alors qu'il n'impressionnait plus personne. Son heure de gloire s'était brutalement terminée lorsqu'il avait été jeté entre quatre fers.

Il l'empoigna par les cheveux, sans doute désabusé par son silence. Il n'appréciait pas qu'elle ne fasse pas semblant d'être heurtée par ses menaces. « Pour le meilleur et pour le pire. A la vie, à la mort. » Il la serra un peu plus fort, elle ferma les yeux. Il fallait qu'il arrête, il fallait qu'il parte. Elle n'avait rien à lui offrir, elle n'était pas intéressée. Il avait besoin de s'acharner sur quelqu'un pour se sentir mieux, elle ne serait pas cette personne. Il allait devoir se trouver une autre cruche, elle passait son tour. Elle en avait plus qu'assez de devoir lui tenir la main pour qu'il se sente valorisé. Ça n'avait jamais été son rôle, elle n'aurait jamais dû servir à flatter son ego. Elle avait toujours été là pour lui, toujours. Même lorsqu'il était revenu la chercher pour l'enrôler chez les Mangemorts. Parce qu'il ne pouvait pas continuer sans elle, il perdrait l'équilibre. Elle tenait le fil sur lequel il s'avançait, suspendu au-dessus du vide. Elle s'était toujours arrangée pour qu'il grimpe les échelons, pour qu'il se pense indispensable, important. Elle avait à peine adressé la parole à leur père lorsqu'il était revenu, alors qu'il s'était précipité dans les bras de papounet comme si il était tombé du ciel. Le rôle de chef de la famille, leur père ne l'avait jamais endossé. Cette mission qu'il avait tacitement confiée à Alazar n'existait tout bonnement pas. Personne n'avait jamais guidé leur famille vers quoique ce soit. Il avait beau se répéter que les Lestrange avaient besoin d'un meneur, il se berçait d'illusions. Amatis n'écouterait jamais qu'elle-même.

Lasse, elle rouvrit les yeux et le regarda sans ciller. Dénuée d'émotion, elle brisa le silence. « Dis donc, quel discours. On sent que tu y mets du tien. Tu l'as répété avec tes camarades de cellules? Non franchement, c'est très réussi. » Elle s'attendait presque à ce qu'il s'en prenne encore à elle, mais il n'en fit rien. Ses remarques cyniques devaient probablement l'agacer. Il n'avait jamais aimé la manie qu'elle avait d'être toujours si ironique. Rien n'était jamais limpide avec elle, il fallait toujours qu'elle esquive, qu'elle déguise, qu'elle enterre le vrai propos de la conversation. C'était beaucoup plus amusant comme ça. Elle s'amusait des grands discours de son frère, lui qui était toujours si théâtral. Le regard noir qu'il lui lança confirma ce qu'elle pensait, il n'appréciait pas qu'elle se joue encore de lui après tout ce qu'il venait de lui cracher à la figure.
Sur un ton monocorde, elle reprit, consciente que si elle poussait le vice trop loin, ça pourrait lui être fatal. Après tout, que lui restait-il à perdre? A ce stade, la tuer était le plus beau cadeau qu'elle pourrait recevoir de sa part. Il admettrait enfin qu'elle avait gagné, qu'il n'y avait pas d'issue à leur relation chaotique. Ils s'intoxiquaient, encore et encore. Jusqu'à ce qu'ils crèvent. « Qu'est-ce que tu espérais? Que j'allais me prosterner aux pieds du valeureux Alazar, me confondre en excuses pour implorer ton pardon?   » Ça, ça semblait vachement lui parler. Bien sûr que oui, c'était ce qu'il voulait. Il voulait qu'elle soit docile, fragile. Qu'il puisse la détruire et la reconstruire à sa façon. Qu'elle n'existe que de son fait.

Une fois sa vigueur retrouvée, elle remua sous les bras d'Alazar jusqu'à se défaire de son emprise. Elle lui envoya un coup dans le ventre pour le faire reculer. De toutes ses forces. Pris par surprise, il eut le souffle coupé et fit deux pas en arrière. Elle glissa sur le côté, enfin libre de ses mouvements. « Laisse-moi éclaircir les choses : tu n'as aucun pouvoir sur moi, ni sur personne. Tu as envie de me suivre partout comme un petit chien? Fine, fais comme tu veux. De même, si c'est ce qu'il te faut pour que ton estime ne s'effondre pas, tu peux croire ce que tu veux. Que je te dois le monde, que tu es le chef de ton royaume de pacotille, que tu es l'être le plus puissant de cette planète. » Elle lui tourna le dos, à peu près certaine qu'il se jetterait sur elle pour l'étrangler. Mais il demeurait étrangement immobile, il attendait probablement le bon moment pour en finir. Trop démuni pour rétorquer quoique ce soit. La médicomage s'avança vers le salon, bien décidée à lui faire comprendre qu'il n'était pas le bienvenu. Poussant un soupir agacé, elle alla chercher de quoi essuyer le sang qui coulait toujours de sa blessure. Quelques secondes plus tard, elle cessa de s'en faire pour cette stupide égratignure et replongea les yeux dans ceux de son frère. « Mais n'attends plus rien de moi, c'est terminé. Et nous savons tous les deux pourquoi. » Plus douloureux que jamais, le souvenir des pleurs de cet enfant qu'elle avait à peine eu le temps d'effleurer revint la hanter. Chaque fois qu'elle revoyait Alazar, c'était la même blessure qui se rouvrait. Neuf mois de torture, neuf mois à se faire traiter de tous les noms par son propre frère. Neuf mois qu'elle n'oublierait jamais.
   
   

   
© WUTHERING
   

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don’t take that sinner from me

Oh Lord, oh Lord, what have I done? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, oh Lord, what do I do? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He’s raised on the edge of the devil’s backbone. Oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not. He’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got.

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high off of love, drunk from my hate ✝ (ALATIS)

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