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 free my mind & my soul ♦ AVABELLA

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ free my mind & my soul ♦ AVABELLA Ҩ Mer 13 Jan - 22:56

» Free my mind & my soul

― Avabella ―


“ ― I believe, I believe there's love in you. Grid locked on the dusty avenues, inside your heart, just afraid to go. I am more, I am more than innocent. But just take a chance and let me in and I'll show you ways that you don't know „

La tête entre les mains, elle tentait d'oublier, d'enfouir ses noires pensées au plus profond d'elle, de les recouvrir d'une couche imprenable de boue compacte et argileuse. A force d'acharnement, peut-être parviendrait-elle à ne plus y penser et à se concentrer sur ce qui importait, au lieu de ressasser les erreurs d'un passé révolu et inchangeable. Pourtant, elle était incapable de poser son esprit sur autre chose que cette culpabilité qui la rongeait depuis plusieurs jours maintenant. L'Ox était sorti de terre et avait frappé les sceaux Éclairs et Icebergs, réduisant à néant tous les efforts de son clan et ceux des Flammes et autres individualistes. Cette défaite ne laissait pas Arabella indifférente et elle regrettait la victoire des autres, les maudissant, se maudissant de n'avoir pas su trouver l'Ox avant les autres. Les ténébreux doutes qui s'insinuaient en elle au fur et à mesure que le temps filait s'étaient affirmés après cette annonce déconcertante. Ensuite, tout était allé très vite... si vite que la jeune femme avait à peine eut le temps de songer à ce que tout cela impliquait ; pour elle, pour son clan, pour l'école mais surtout et avant tout pour ses sœurs. Coulait désormais dans les veines de sa jumelle le pouvoir vivifiant et dangereux de l'artefact magique qui avait été libéré de son sommeil et menaçait de faire imploser l'équilibre déjà instable de Durmstrang.

Tout ce qui arrivait ; l'alliance des Vainqueurs, la présence extérieur et pesante des Assaillants, la protection de la Résistance et le combat des Insurgés... tout cela dépassait la sorcière. Son âme entière se noyait à la recherche d'une solution au mal qui rongeait sa sœur. Elle l'avait sauvée de l'ombre et portait le fardeau de ce vol mensonger depuis des années. Pour rien. Aujourd'hui, la puissance infinie de l'Ox semblait la narguer, rire de ses efforts et se moquer de ce qu'elle avait enduré, supporté et sacrifié pour Narcisza et qui venait, en un instant, d'être réduit à rien. Arabella savait le cœur fragile de sa jumelle et elle savait qu'un jour prochain, elle finirait par se faire dévorer par cette magie instable qu'elle avait soudainement acquise. Son âme hurlait à l'idée de voir sa si chère sœur sombrer à nouveau et cette fois, son don ne pourrait pas la sauver. Il semblait n'y avoir aucune issue...

Mais elle y avait songé. Elle ne faisait que cela jour et nuit ; tenter de trouver une solution pour sauver sa sœur, hantée, obsédée par l'idée de l'arracher à l'emprise de l'Ox et lui éviter le malheur de terminée engloutie sous la folie des Bàthorys, vers laquelle elle avait déjà tendue et échappé de justesse. A force de hanter ses heures damnées à chercher le miracle, elle avait finit par arriver à une conclusion. Très simple. L'unique. La seule possible. La seule réalisable. La seule qui lui coûterait l'amour de sa sœur à jamais. Le désespoir avait transformé ces remords en profonde conviction : elle avait toujours été prête à tout pour protéger sa famille et ses sœurs et aujourd'hui, elle était encore prête à le faire. Mais avant... elle devait en parler. Le partager. Se défaire d'une partie de ce fardeau, qui malgré ce qu'elle acceptait de laisser voir au monde, la rongeait intérieurement et était sans cesse soumis à sa crainte démesurée de perdre Narcisza dans cette folle entreprise.

La seule personne à qui elle pouvait faire part de tout cela partageait sa chambre depuis plusieurs années maintenant, et elle était la seule en qui Arabella avait une totale confiance, malgré son passé, malgré ce qu'elle pouvait être et avoir été. Elle savait qu'elle n'avait rien à craindre d'elle et à ce stade, elle aurait fait autant pour la protéger que pour protéger ses sœurs. Elle était sa famille elle aussi. Depuis la découverte de l'Ox et la nouvelle organisation des clans, Arabella n'avait pas beaucoup eut l'occasion de voir son amie et elle commençait à se sentir perdue. Avalon était une âme noire mais jamais Arabella n'avait vu en elle une noirceur telle que celle qu'elle redoutait chez sa sœur ; une noirceur capable de la tuer, de l'anéantir toute entière sans plus lui laisser n'aurait-ce été qu'une once de lucidité ou de compassion. Dans le cœur d'Ava, elle parvenait étrangement à trouver cette sérénité et une tendresse dont même la jeune femme elle-même n'avait sans doute pas idée. Assise sur le lit de cette dernière, l'Ombre se rongeait à demi les sangs. Incapable d'attendre plus longtemps que sa colocataire se décide à se montrer, elle descendit la chercher, presque sûre de l'endroit où elle pourrait la trouver. Ses pas la portèrent non loin du QG des Ombres. Une silhouette familière attira son attention et elle se retint de se précipiter sur elle, de peur que son comportement ne paraisse suspect. Rejoignant la sorcière d'un pas rapide, elle ne lui laissa que le temps de voir qui elle était avant de lâcher rapidement et sans ciller : « J'ai besoin de te parler. Urgemment et en privé » La seconde suivante, elle saisissait le bras d'Avalon et les transplanait toutes deux dans leur chambre du dortoir des filles, où elle s'était tenue quelques minutes plus tôt, nostalgique d'un passé qu'elle savait très bien enfoui à jamais.

Elle lâcha son amie et commença à faire les cent pas dans la petite pièce sombre, seulement éclairée par une fenêtre et quelques bougies qu'elle venait d'allumer sans prononcer un mot. « Je suis désolée de cette... brutalité, mais il fallait un endroit isolé et sûr. » S'arrêtant soudainement de marcher, elle s'approcha vivement de l'ancienne Mangemort, saisit ses mains et la força à reculer pour se les faire se trouver toutes deux assises sur le lit d'Arabella. Ses yeux plongés dans les prunelles ouragan de son amie, elle lui lâcha la vérité, sans plus songer à rien d'autre qu'au soulagement qu'elle ressentirait de s'être enfin déchargée d'une partie de l'enfer qui avait étreint son quotidien depuis que ce fou de psychopathe meneur des Éclairs avait posé ses mains sur l'Ox. « Avalon, j'ai besoin de toi. J'ai besoin de ton aide pour libérer ma sœur de l'Ox. Tout ce pouvoir va la tuer et je... j'ai peur qu'elle ne sombre dans la folie. Elle n'est pas assez forte pour le supporter. Mais je ne peux rien faire, pas cette fois. La seule solution c'est de retirer ce monstre tentaculaire de ses veines. Je veux qu'elle redevienne comme avant. Il faut que l'Ox lui soit retiré. Il faut qu'elle... » Ses mots moururent sur ses lèvres tremblantes ; elle s'était rendu compte de sa fébrilité, le stress l'avait transformée en boule de nerfs et elle parvenait tant bien que mal à garder le contrôle sur son esprit, qui menaçait d'exploser. Arabella ferma les yeux un instant et prit une longue inspiration avant de serrer les mains d'Avalon, toujours prisonnières des siennes. « J'ai besoin de toi ; les seuls capables de retirer l'Ox de Narcisza sont ces hommes et femmes à l'extérieur, je pense qu'ils peuvent la sauver mais... je n'arriverai jamais à les aborder seule. Toi. Toi tu sais comment ils pensent, tu sais ce qu'il faut leur dire pour qu'ils acceptent de m'aider... tu saurais m'aider... ? » C'était presque une affirmation plus qu'une question mais Arabella ne voulait rien imposer à son amie. Elle se rendait compte qu'elle venait de faire remonter son expérience de Mangemort en évoquant sa connaissance de la manière de penser des Assaillants et elle commençait à regretter ces paroles, ne sachant pas comment Avalon allait réagir. Elle demeurait imprévisible et marginale, malgré la confiance que sa camarade de toujours lui accordait...

Un espoir infime guidait son cœur et elle parvenait encore à croire qu'Avalon était en mesure de l'aider, de la soutenir dans cette entreprise macabre qu'elle choisissait de mener, par amour et sans doute un peu par folie aussi... A ce stade, Arabella restait intimement persuadée que son amie pouvait avoir son rôle à jouer dans cette histoire, un rôle qui pouvait lui plaire et lui offrir beaucoup. Magiquement et humainement.


― made by hope ―
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Ҩ Re: free my mind & my soul ♦ AVABELLA Ҩ Jeu 21 Jan - 23:06

Jouant avec son nouveau collier, Avalon marchait joyeusement vers le qg, ricanant encore de sa dernière altercation avec une flamme qui s'était sentie pousser des ailes en la voyant se rapprocher de leur propre qg, à l'aile ouest. Celle-ci avait essayé de la défier mais Avalon n'était pas du genre à se laisser faire ; quand on lui proposait un peu d'amusement, elle ne disait jamais non. En trois coups de baguette, elle avait réussi à la désarmer et à la mettre au tapis. Non sans vouloir en satisfaire une certain fierté, la blondinette esquissa un sourire en se rappelant que son adversaire l'avait ensuite supplié pour qu'elle n'utilise pas un sortilège impardonnable contre elle. Amusée, elle avait alors remarqué ce joli collier en or blanc autour de son cou avec un pendentif en forme de braise. Elle le lui avait donc volé, juste pour lui rappeler l'ultime humiliation qu'elle venait de vivre. Bien sûr, jamais elle ne le porterait mais Avalon le garderait fièrement dans ses affaires, jouissant de lui avoir retiré ce bijou qui semblait si précieux à ses yeux. D'ordinaire, l'ombre n'était pas du genre à garder des trophées, mais cette fois-ci, elle avait fait une exception en se disant que les temps avaient changé et qu'il fallait peut-être évoluer et faire avec. Doublement plus cruelle, ô combien sadique et incroyablement impitoyable. Non pas qu'elle ne l'était déjà pas avant mais pour sûr... Avalon ne prendrait pas des pincettes pour s'amuser un peu. Trop de mois s'étaient écoulés depuis la bataille de Poudlard où elle avait du porter un visage qui n'était pas le sien. Non pas qu'elle avait pu cacher sa folie et son caractère bien trempé ou son tempérament violent mais elle n'avait jamais montré qui elle était réellement. Pour de simples mesures de sécurité, avant tout. Des aurors l'avaient questionné durant l'été 1998 et fort heureusement les enseignants s'étaient portés garant d'elle en prétextant que jamais une élève aussi sérieuse qu'elle aurait pu être impliquée dans les affaires de son paternel. Naïfs qu'ils étaient.

Quand elle pénétra dans son qg, une ambiance lourde y pesait. Comme toujours depuis que l'Ox avait été trouvé et qu'ils avaient été déchus de leur meneuse, celle-ci préférant aider les vainqueurs que de rester avec eux afin pour essayer d'une manière ou d'une autre de redorer leur blason en tentant de le voler. Dmitri semblait au bord du rouleau bien qu'il essayait de rester de marbre devant ses membres, tel le leader impitoyable qu'il se devait être. Souvent, il s'enfermait dans son bureau et attendait qu'on lui apporte une nouvelle pour en sortir et se conduire en chef. Déchu, certes mais avec un semblant de dignité, elle devait le lui reconnaître. Au loin, dans un coin près de la cheminée se trouvait Théodore et elle ne put s'empêcher de le détailler du regard, désireuse de croquer dans cette pomme qui lui était pourtant interdite. Enfin, seulement dans son esprit car ils étaient toujours fiancés et en vérité le jeune homme lui appartenait entièrement. Mais elle préférait mourir plutôt que de retourner dans ses bras, sachant bien ce que ça voudrait dire si elle cédait : elle dirait adieu à sa liberté et serait sous son emprise pour le restant de ses jours. Or, elle se refusait à l'idée de devenir la femme de quelqu'un, Avalon resterait maitresse d'elle-même jusqu'à la fin de sa vie, trop indépendante qu'elle était. Plutôt vivre en femme libre qu'en femme soumise enfermée dans une cage dorée. Se tournant vers Onisim, elle lui offrit un sourire espiègle en lui montrant le nouveau collier qu'elle avait acquit, peu fière d'elle. Il regarda d'un air peu intéressé le bijou et lâcha un profond soupir en lui racontant sa propre journée. Ecoutant d'une oreille, la blondinette sursauta en voyant apparaître pile devant elle son amie Arabella qui était apparue aussi discrètement que possible. Elle arborait un air pressé qui intrigua la mangemort. « J'ai besoin de te parler. Urgemment et en privé » fit-elle d'un ton rapide avant d'attraper son bras en une seconde pour la faire transplaner celle d'après. Un peu étourdie et ne s'attendant pas à transplaner, Avalon passa une main sur son front et s'accrocha au mur juste à côté d'elle. Elle aurait pu faire une remarque cynique à son amie si elle n'avait pas peur de vomir en ouvrant la bouche. D'ordinaire, elle adorait se déplacer ainsi et avait d'ailleurs prit la sale habitude de le faire constamment quand elle était mangemort et qu'elle se transformait en fumée noire. Mais quand c'était quelqu'un d'autre, la sensation était toujours différente. Surtout quand on la prenait par surprise. Avalon entendait Arabella fouler le sol avec vivacité ce qui n'augurait rien de bon. « Je suis désolée de cette... brutalité, mais il fallait un endroit isolé et sûr. » rajouta-t-elle en s'arrêtant pile devant elle, un air grave sur le visage. Avalon aurait bien voulu lui répondre une petite boutade mais en voyant la brune si préoccupée, elle se retint. Peut-être n'était-ce pas le bon moment pour ça.

Ce n'était pourtant pas son genre de se retenir mais entre Bella et Avalon, c'était une longue histoire d'amitié qui n'avait jamais cessé depuis le jour où elles s'étaient adressées la parole. D'abord colocataire dans leur dortoir, elles avaient fini par s'apprécier en voyant leurs nombreux points communs. Et bien que différentes dans certains aspects de leurs personnalités, cela n'avait jamais entravé leur amitié. Avalon était même sûre que leur opposition sur certains points avaient fait perduré leur lien fusionnel. Sans compter le fait que de toutes les filles qu'elle connaissait, Bella était la seule qu'elle arrivait à supporter. Généralement, elle préférait la compagnie des garçons qu'elle trouvait bien plus amusante et exaltante mais son amie avait été l'exception à la règle et toujours on pouvait les trouver ensemble. Avec elle, Avalon se sentait presque normale. Doucement, elle pressa ses avants-bras pour la pousser à s'assoir sur son lit où elle la rejoignit par la suite. L'heure semblait être grave pour qu'elle souhaite qu'Avalon campe confortablement sur son matelas. « Avalon, j'ai besoin de toi. J'ai besoin de ton aide pour libérer ma sœur de l'Ox. Tout ce pouvoir va la tuer et je... j'ai peur qu'elle ne sombre dans la folie. Elle n'est pas assez forte pour le supporter. Mais je ne peux rien faire, pas cette fois. La seule solution c'est de retirer ce monstre tentaculaire de ses veines. Je veux qu'elle redevienne comme avant. Il faut que l'Ox lui soit retiré. Il faut qu'elle... » Elle s'arrêta, fébrile et tremblante, prête à imploser tant l'inquiétude la rongeait de l'intérieur. Avalon grimaça, d'aussi loin qu'elle se souvienne, elle s'était toujours mise une certaine distance avec Narcisza, sachant bien que c'était la personne la plus importante du monde pour Arabella mais elle ne l'appréciait pas tellement. Et maintenant qu'elle avait l'Ox dans ses veines, cette dernière était devenue l'ennemie. Il était étonnant que sa camarade ne soit pas passée du côté des Résistants, à l'instar d'Irina, pour protéger sa sœur. De plus, si son acolyte cherchait à avoir des conseils auprès d'Avalon, elle risquait fort d'être déçue. La Dolohov n'avait jamais eu de frère ou de sœur et elle en était heureuse. Elle savait que dans le monde se trouvait un bâtard dans sa famille mais clairement, elle n'était pas désireuse de faire sa connaissance tout de suite bien que curieuse de son identité. Les drames familiales, ce n'était pas du tout son fort. Elle serra beaucoup plus fort ses mains dans les siennes et prit une grande inspiration. « J'ai besoin de toi ; les seuls capables de retirer l'Ox de Narcisza sont ces hommes et femmes à l'extérieur, je pense qu'ils peuvent la sauver mais... je n'arriverai jamais à les aborder seule. Toi. Toi tu sais comment ils pensent, tu sais ce qu'il faut leur dire pour qu'ils acceptent de m'aider... tu saurais m'aider... ? » dit-elle d'une petite voix qui sous-entendait bien des choses.

Enfin, Avalon eu un sourire satisfait, comprenant petit-à-petit les plans de sa compère. C'était tordu à souhait et ça ressemblait bien à l'esprit d'Arabella. En effet, la mangemort comprenait très bien où elle voulait en venir et elle devait admettre qu'elle adorait déjà ce plan machiavélique. Kidnapper sa propre sœur pour la confier à une bande de tarée sorti de nul part, c'était du génie. Elle se garderait de lui dire que Narcisza y perdrait probablement la vie mais c'était sans importance dans le fond. Retrouvant sa légèreté et son excitation frivole à cause de ce que lui proposait sa meilleure amie, la russe se releva et s'étira de tout son long, un peu rassurée de voir que le sujet n'était pas aussi grave que ce qu'elle s'était imaginée. Ouvrant le tiroir de sa table de nuit, elle y rangea son nouveau collier tout en passant une main dans ses cheveux. « Tu as presque réussis à me foutre la trouille, pendant un instant j'ai cru que qu'un guignol du camp adverse avait réussi à te foutre une raclée. Quelle honte ça aurait été. » fit-elle avec un petit sourire en lui jetant un coup d'oeil. Les priorités d'Avalon n'était jamais les mêmes que le reste du monde. Sa partenaire ne semblait pas s'être détendue et ne cessait de gesticuler ses mains dans tous les sens. Avec un petit soupir qui se voulait entièrement résigné et faux, Avalon croisa les bras sur sa poitrine et se plaça juste face à Arabella. « Je veux bien t'aider, je suis de bonne humeur tu as de la chance. Et puis... Comme tu l'as dis, je sais comment ils pensent. Je te parie qu'à l'extérieur du château attende tous les anciens mangemorts que j'ai croisé  dans ma vie et qui ont échappé à Azkaban. » fit-elle d'une voix nostalgique en repensant à ses vieux souvenirs de l'année dernière quand tout était facile et simple et que son seul soucis était de rattraper son retard dans ses cours quand elle exécutait des missions que lui confiait son maître. Bien qu'avec les évènements récents, tout portait à croire qu'une guerre se préparait et que biens de sombres dessins allaient se construire dans l'enceinte du château. Doucement, elle plaça une mèche de cheveux derrière l'oreille de Bella, geste qui se voulait à la rassurer plus qu'autre chose. « Ta sœur est barge, crois-moi quand je te dis que tu prends la bonne décision pour elle. Je suis sûre que quand elle reviendra de Domovoï's Rock, elle te remerciera » fit-elle en lui faisant un clin d'oeil. Enfin... Si elle revenait de l'île, bien sûr. Pour l'instant, les personnes kidnappées et envoyées là-bas n'étaient jamais revenus. Il n'y en avait pas beaucoup et ils avaient pu les envoyer là-bas que grâce à des portoloins cachés dans de vieux tunnels secrets de l'école. En se demandant si ça pouvait marcher, Avalon reprit place à côté de sa camarade et lui serra les mains en souriant de toutes ses dents. « Ca va être tellement drôle, tu vas voir ! Tu crois que pour me remercier tu pourrais me passer l'Ox qu'elle a dans ses veines ? Bien sûr, je le fais pour tes beaux yeux à la base mais être super-puissante ça serait pas mal aussi, tu crois pas ? On peut faire cinquante-cinquante si tu préfères, j'suis pas du genre à être avare. Tu prévois ton coup pour quand ? Que je m'organise un peu. » Elle était complètement emballée par l'idée, parlait à une allure folle et semblait excitée à l'idée d'organiser et d'exécuter ce plan ô combien dingue. Arabella n'était pas son amie pour rien, de toutes les personnes du château, les deux jeunes femmes étaient probablement les plus allumées du monde. L'une voulant sauver sa sœur en la sacrifiant et l'autre prête à l'aider juste par satisfaction de faire quelque chose de très vilain.
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Ҩ Re: free my mind & my soul ♦ AVABELLA Ҩ Lun 1 Fév - 23:30

» Free my mind & my soul

― Avabella ―


“ ― I believe, I believe there's love in you. Grid locked on the dusty avenues, inside your heart, just afraid to go. I am more, I am more than innocent. But just take a chance and let me in and I'll show you ways that you don't know „

Étrangement, sur le coup, Arabella ne parvint pas à déterminer si le sourire que sa camarade arborait après ses suppliques était un bon ou un mauvais signe. Il existait tant de sourires différents et si l'Ombre était habitué à la plupart, elle avait encore du mal à tous les analyser correctement. Celui qu'elle lu sur le visage de son amie sonna positif dans son cerveau en ébullition. Elle connaissait suffisamment Avalon pour parvenir à lire en elle à peu près correctement. Il demeurait toujours des zones d'ombres, mais c'était ainsi qu'elle l'aimait : ténébreuse mystérieuse qui ne l'avait jamais jugée et qu'elle n'avait jugée. Confidentes jusqu'à un certain point, sœurs de cœur malgré les commérages. Arabella avait toujours reconnu à son aînée un côté effrayant, qui n'attirait pas forcément les foules à ses pieds, à moins que ce soit pour les y baiser... Au fond, elles étaient pareilles toutes les deux, et même si Avalon avait ce côté obscur avéré et assumé – contrairement à Bella – cette dernière savait qu'elle n'y échapperait pas indéfiniment et elle appréciait d'avoir quelqu'un qui la comprenne et avec qui les ombres qui l'habitaient paraissaient des amies à toute épreuve.

La jeune femme observa sa camarade un long moment et fut encore plus rassurer lorsqu'elle se leva d'un air enthousiaste et sautilla à demi vers sa table de chevet pour y déposer un collier, qu'Arabella identifia immédiatement comme un trophée de chasse de son amie, le trophée du tueur en série psychopathe, sans le côté mort. Elle ne fit aucune remarque à ce sujet et se contenta de suivre du regard la jolie blonde, qui semblait revivre.  « Tu as presque réussis à me foutre la trouille, pendant un instant j'ai cru que qu'un guignol du camp adverse avait réussi à te foutre une raclée. Quelle honte ça aurait été. » Malgré la situation, Arabella ne parvenait pas à trouver un calme parfait. Les réactions d'Avalon la rassuraient, certes, mais elle demeurait tendue quant au sort de sa sœur et en soi, l'ancienne Mangemort ne lui avait toujours pas donné de réponse concernant son appel au secours. Bien qu'elle ai toute confiance en elle et que ses sourires promettent le meilleur, Arabella préférait rester prudente. Avalon était aussi lunatique que la lune elle-même et elle voulait s'assurer de son aide – ou non – en l'entendant de sa bouche. Au fond d'elle, elle priait pour qu'elle accepte, à la fois par pur égoïsme de pouvoir enfin partager ce fardeau avec quelqu'un et à la fois parce qu'elle savait pertinemment que si elle était une manipulatrice douée – dons de legilimencie aidant –, son amie n'avait pas son pareil en la matière, elle était même très loin devant. Une divine déesse de la manipulation et du vice, lorsqu'Arabella n'était en réalité qu'une piètre et modeste débutante qui se laissait trop facilement emportée par ses émotions. « Je veux bien t'aider, je suis de bonne humeur tu as de la chance. Et puis... Comme tu l'as dis, je sais comment ils pensent. Je te parie qu'à l'extérieur du château attendent tous les anciens mangemorts que j'ai croisé  dans ma vie et qui ont échappé à Azkaban. » La réponse ne tarda pas à tomber et elle se posa comme un baume sur l'âme d'Arabella, qui laissa échapper un soupir de soulagement à l'écoute des paroles de son amie. Avalon était peut-être la personne la plus dangereuse qu'elle connaissait, elle était aussi la plus compréhensive, la plus généreuse et la plus dévouée. Une folie loyale, qui touchait la brune, plus qu'elle n'osait le faire voir. Elle parvenait à lire la nostalgie dans les yeux de l'Ombre et elle pouvait aisément se mettre à sa place, bien que contrairement à elle, il aurait sans doute fallut remonter bien des années en arrière pour tomber sur un moment suffisamment satisfaisant pour générer de la nostalgie en son cœur âcre et douloureux.

Esquissant un sourire lorsqu'Avalon replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, elle lâcha avant que son amie de reprenne la parole : « Je n'en attendais pas moi de toi ! Je ne te remercierai jamais assez, je sais pas comment j'aurais fait sans toi et tu as raison, sans doute y'a t'il là bas les pires mages noirs de l'histoire encore vivants... et je dois avouer que te savoir à mes côtés me rassure sur ce point. » Avalon sourit et enchaîna ; « Ta sœur est barge, crois-moi quand je te dis que tu prends la bonne décision pour elle. Je suis sûre que quand elle reviendra de Domovoï's Rock, elle te remerciera »  De la part de quelqu'un d'autre, ce serait très mal passé, mais venant de son amie, Arabella voyait les choses différemment. Insulter sa sœur lui était habituellement réservé exclusivement, mais contrôler les mots d'Avalon était comme tenter de contrôler une coulée de lave en fusion : on y perdait forcément un doigt ou deux. Ou plus. Elle ne s'y était jamais frottée et de toute évidence, il était dans la nature de l'Ombre d'agir de la sorte vis à vis de ceux qu'elle n'estimait pas et Bella ne s'en offusqua pas. Elle répondit au clin d’œil de sa camarade par un demi-sourire et se permit malgré tout de rectifier poliment et discrètement, comme hésitante. « Elle n'est pas barge... du moins c'est de ma faute, pas de la sienne. Tu le sais bien... Malheureusement, le naturel revient toujours et c'est ça que je crains avec l'Ox : que tous mes sacrifices soient caduques... ce serait insupportable, surtout pour moi, avouons-le. Je n'espère pas des remerciements si elle revient, plutôt l'inverse je crois... Mais on ne peut pas tout avoir et je préfère la garder en vie et la perdre dans ma vie plutôt que la voir sombrer à petit feu » Arabella avait tout sacrifié pour sauver sa jumelle de l'ombre qui lui dévorait les entrailles depuis la mort de leur mère, et même déjà auparavant... et pour épargner à leur jeune sœur les contrecoups de tout ce merdier. Elle n'était pas prête à voir tout ce édifice si durement bâti s'effondrer à ses pieds. Et elle était heureuse que dans cette entreprise folle, Avalon soit son mur porteur. Son amie vint s'asseoir à nouveau à ses côtés et bien vite, la chaleur de ses paumes contre les siennes, qu'elle venait de saisir, terminèrent de la rassurer presque complètement. Arabella lisait de la jubilation dans les yeux de son amie, mais elle la savait ainsi et ne s'en soucia guère. Elle ne voyait que son air heureux et enthousiaste qui avait le don de lui redonner à elle aussi le sourire et l'envie de se battre.


 « Ca va être tellement drôle, tu vas voir ! Tu crois que pour me remercier tu pourrais me passer l'Ox qu'elle a dans ses veines ? Bien sûr, je le fais pour tes beaux yeux à la base mais être super-puissante ça serait pas mal aussi, tu crois pas ? On peut faire cinquante-cinquante si tu préfères, j'suis pas du genre à être avare. Tu prévois ton coup pour quand ? Que je m'organise un peu. » Sans qu'elle puisse le contrôler, Arabella éclata d'un rire franc et heureux. Elle n'avait rit de la sorte depuis bien longtemps... elle ne se souvenait même pas de la dernière fois... Avalon lui offrait tellement plus que ce qu'elle imaginait, c'était inattendu et plus que bienvenue. Serrant à son tour les mains de sa joyeuse camarade, Bella tenta de calmer ses ardeurs émoustillées. « Ola ! Ça fait beaucoup de questions en une seule fois ! » Elle rit à nouveau et retira ses chaussures d'un geste vif avant de se poster en tailleur sur le lit, ses mains tenant celles d'Avalon et ses yeux plongés dans les prunelles impatientes de la jolie blonde. « J'ai pas envie d'avoir l'Ox, c'est trop risqué pour moi mais... si on peut, je te le donnerai avec grand plaisir, cadeau d'amie, pour te remercier de tout ce que tu fais pour moi. Je demanderai pas à Narc', elle dirait non, mais on s'en fiche, elle n'a pas son mot à dire et de toute façon, je suis sûre qu'elle sera ravie d'en être débarrassée ! Même si dans l'immédiat, elle ne peut pas le reconnaître... » Elle n'avait pas tellement conscience de la puissance de l'artefact et ne savait même pas si il aurait été possible de le récupérer le pouvoir une fois extrait mais si il y avait quelqu'un à qui le donner, c'était Avalon et personne d'autre. Un doute survint soudain et elle se pressa d'en faire part à son amie « Mais ces Assaillants dehors... ils sont là pour l'Ox eux aussi ! Ça risque de rendre l'affaire compliquée non ? J'imagine qu'ils auront du mal à le céder. Ils voudront le garder pour eux, en récompense pour avoir sauvé Narcisza... comment tu veux qu'on aille contre ça ? Ce serait légitime de leur part de le conserver... » Connaissant son amie, elle la voyait déjà sortir les grands discours et préparer l'infanterie entière plus la cavalerie en armure lourde pour 'négocier' avec les Assaillants le droit de posséder une part de l'Ox. Évidemment, rien n'était gagné, mais Avalon n'était pas le genre à se laisser marcher sur les pieds et si elle estimait avoir droit à sa part, sans nul doute qu'elle finirait par l'obtenir, de grès ou de force. En un sens, Arabella craignait d'en arrivé à une situation conflictuelle et en même temps... une part au fond d'elle, tapie dans l'ombre grandissante de son âme, avait cruellement envie de voir cette situation éclater et de s'en nourrir comme une sangsue aspire les sang de ses victime pour se gonfler de pouvoir vivifiant. La jeune femme préféra taire ses conflits intérieurs et se concentrer sur Avalon. Elle fit à demi-semblant de réfléchir et fini par lâcher : « Je ne sais pas quand faire tout ça.. En ce moment les Vainqueurs semblent à cran et carrément sur le qui-vive, je crois qu'une approche serait suicidaire... à mon avis, il vaudrait mieux attendre encore quelque temps que les choses se tassent et s'apaisent, mais pas trop, sinon j'ai peur que l'Ox n'ai fini par s'ancrer trop fort dans leurs veines pour être retiré et il sera trop tard. » Elle réfléchissait en même temps qu'elle parlait, cherchant la meilleure solution à cette situation délicate. Avalon aurait peut-être des idées plus précises de la manière de procéder, la connaissant et elle trouverait aussi une réponse toute faite à toutes les questions de timing posées par Bella. A coup sûr, elle avait déjà l'idée toute préparée en tête et n'attendait que le feu vert de sa camarade pour exposer son plan machiavélique. Impatiente et incapable d'attendre plus longtemps, Arabella appliqua une pression sur les mains de son amie et se pencha un peu plus vers elle, à quelques centimètres de son visage souriant. « Dis moi, tu aurais une solution toi ? Je sais que les meilleurs plans germent dans ta tête et je crois qu'on en aurait bien besoin ! Sincèrement, je n'ai rien d'autre à faire que ça alors je me calerai sur toi pour ce plan, selon tes disponibilités, ta manière d'agir, tout ! » Elle marqua une pause et eut un petit sourire qui voulait tout dire : « Saute et je saute avec toi. »« Je peux même me servir du don si tu imagine d'autres pions sur ton échiquier. Ce sera pas difficile, selon qui tu as en tête, évidemment... »

A les voir ainsi assises en tailleur l'une en face de l'autre dans l'ombre de la chambre froide, on aurait cru voir deux fourbes sœurs en train de préparer un sale coup. Et pour ceux qui les connaissaient suffisamment, ce n'était pas très loin de la réalité ! A la différence qu'elles avaient 10 ans de plus que ce qu'on leur aurait prêté !



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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: free my mind & my soul ♦ AVABELLA Ҩ Lun 15 Fév - 18:40

En les voyant ainsi dans l'ombre de la chambre et assises en tailleurs sur le lit, on aurait dit deux filles normales de leur âge en train de comploter contre une fille ou de parler garçons en pouffant de rire telles des écervelées. Cependant, ce n'était que des apparences car ce qui les rendait aussi euphorique était un sujet bien plus sombre qu'un simple jeu ou de quelconques rumeurs. Elles complotaient pour kidnapper une personne et l'envoyer dans les tréfonds de l'Enfer. Ca aurait pu être n'importe qui et pourtant ce qui rendait la chose aussi intéressante aux yeux d'Avalon était que son amie voulait y balancer sa propre sœur comme si c'était la décision la plus normale au monde. Voilà pourquoi elles étaient amies dans le fond ; l'une comme l'autre étaient dénuées d'un esprit sain et logique. Elles se complaisaient dans la profondeur de la perfidie.

Forcément. La seule amie qu'avait Avalon ne pouvait que lui ressembler, quel aurait été l'intérêt sinon ? Beaucoup plus tempérée qu'elle, Arabella avait néanmoins cette manière de penser qui collait avec la sienne, leurs caractères s'emboitaient parfaitement bien et leur amitié avait été de ce fait presque quasi instantanée. La blondinette ne se souvenait même plus comment elles avaient réussis à être l'une pour l'autre presque des sœurs, sans nul doute qu'elles avaient été ensemble à Durmstrang dès le premier jour et qu'elles ne s'étaient jamais lâchées depuis. S'unissant pour faire front commun contre les imbéciles de leur clan ou les idiotes de service de leur dortoir commun. Depuis le jour où elles étaient devenues amies, les deux ombres avaient menés bien des batailles et s'étaient longtemps tentées par l'attrait de la magie noire et de son prix à payer. Toujours en subtilité, elles s'étaient perfectionnées dans certains sortilèges noirs et avaient fait des recherches interdites sur des manière ô combien dangereuses d'aborder certains points fondamentaux de la magie. Bien sûr, ça avait toujours été Avalon l'investigatrice de ce genre de plans et celle qui s'était montrée le plus motivée à devenir la meilleure dans cette pratique. Elle l'avait prouvé en devenant mangemort l'année passée quand Bella avait préféré prendre du recul face à ce dilemme. En tant que recruteuse, elle avait essayé de la faire plonger la tête la première dans les eaux sombres des mages noirs mais Bella avait toujours préféré la chaleur du château ; ça n'avait jamais été son combat. Aujourd'hui, néanmoins, là voilà pleines de ressources à finalement trouver un objectif bien sombre à son devenir. Elle avait finalement trouvé une lutte qui en valait la peine. Ce n'était pas celle d'Avalon mais Merlin qu'elle était prête à l'aider si elle pouvait l'aider à propager le mal du haut de sa silhouette de lutin. Qu'importe ce que pouvait dire sa camarade vis-à-vis de sa sœur, pour la russe il n'y avait aucun doute à avoir : Narzcissa était folle et le serait toujours. Le peu d'informations qu'elle savait sur elle avait déjà réussi à la faite douter de son équilibre mental, elle n'avait pas besoin de plus pour constater son air constamment perdu et vague et son air idiot. Les deux mélangés ne pouvaient que provoquer des catastrophes surtout avec l'Ox dans ses veines.

Le rire cristallin de Bella résonna alors dans tout le dortoir ce qui amusa d'autant plus l'ancienne mangemort. « Ola ! Ça fait beaucoup de questions en une seule fois ! » fit-elle en continuant de rire tandis qu'elle retirait déjà ses chaussures pour s'installer à califourchon sur le lit. Avalon l'aurait bien rejoint mais elle préférait garder ses chaussures ; elle prévoyait toujours de se faire attaquer d'un moment à un autre et préférait ne pas s'installer. Elle n'avait même pas posé ses armes, toujours dans cette même optique. De toute manière, en les connaissant, elles finiraient bien par bouger, ce n'était pas leur genre de rester assises en élaborant bien gentiment des plans. « J'ai pas envie d'avoir l'Ox, c'est trop risqué pour moi mais... si on peut, je te le donnerai avec grand plaisir, cadeau d'amie, pour te remercier de tout ce que tu fais pour moi. Je demanderai pas à Narc', elle dirait non, mais on s'en fiche, elle n'a pas son mot à dire et de toute façon, je suis sûre qu'elle sera ravie d'en être débarrassée ! Même si dans l'immédiat, elle ne peut pas le reconnaître... » Avalon acquiesça silencieusement la tête, ravie d'obtenir ce qu'elle désirait en l'échange de cet infime service – non franchement, comparé à tout ce qu'elle avait déjà fait dans le passé, ce n'était que pipi de chat. Franchement, en voyant le soucis que se faisait son amie pour sa jumelle, elle était presque heureuse d'être enfant unique. Enfin, presque. Quelque part dans le monde se trouvait un bâtard Dolohov mais c'était loin d'être dans ses préoccupations à l'heure actuelle. Viendra le jour où elle le retrouvera pour le tuer mais aujourd'hui elle menait un combat bien différent. Enfin... A défaut d'un combat disons plutôt une occupation. Parce que clairement, ce n'était ni Durmstrang, ni sa vie qu'elle essayait de défendre en se baladant à tout hasard dans l'école. Elle ne faisait que s'amuser en attendant de pouvoir enfin partir du château. Maintenant qu'elle était sûre que l'année était déjà terminée, elle avait d'autres chats à fouetter que de rester enfermée à croupir ici à cause de ces fichus vainqueurs – quel nom prétentieux quand on y pensait. « Mais ces Assaillants dehors... ils sont là pour l'Ox eux aussi ! Ça risque de rendre l'affaire compliquée non ? J'imagine qu'ils auront du mal à le céder. Ils voudront le garder pour eux, en récompense pour avoir sauvé Narcisza... comment tu veux qu'on aille contre ça ? Ce serait légitime de leur part de le conserver... » Bonne question. Pour le moment, Avalon n'en avait absolument aucune idée pour la simple et bonne raison qu'elle ne savait pas à quoi s'attendre, elle ne pouvait que faire des hypothèses sur ce qui les attendait dehors. Elle pariait néanmoins sur toute une équipe d'anciens mangemorts ainsi que des solitaires venus de toute part du monde entier dans la quête de posséder eux aussi l'artefact magique. Elle devait absolument communiquer avec des gens à l'extérieur, c'était sa mission numéro une. Elle savait que certains dans l'école étaient munis de certains objets magiques pouvant fonctionner comme moyen de communication. Elle avait repéré une fille avec un carnet capable de faire passer des messages et d'avoir une discussion écrite avec une personne de l'extérieure. Des jours qu'elle lorgnait dessus sans avoir prit le temps de le lui voler. « Je ne sais pas quand faire tout ça.. En ce moment les Vainqueurs semblent à cran et carrément sur le qui-vive, je crois qu'une approche serait suicidaire... à mon avis, il vaudrait mieux attendre encore quelque temps que les choses se tassent et s'apaisent, mais pas trop, sinon j'ai peur que l'Ox n'ai fini par s'ancrer trop fort dans leurs veines pour être retiré et il sera trop tard. » Avalon n'avait pas le temps de lui répondre que Bella partait dans tous les sens, pensant en même temps. Elle s'étalait, probablement à cause de cette nervosité qu'elle avait. C'était son amie, elle voulait être là pour elle mais la voir réduite à autant de stress juste pour une personne la faisait grimacer.

Sans nul doute que sa sœur était son talon d'Achille, ce qui la rendait faible et vulnérable. C'était une chose que ce soit Avalon qui le sache mais une toute autre personne aurait pu en profiter et essayer de la blesser via cette affection trop grande pour sa fratrie – Eniko aussi avait son importance dans le fond. En réfléchissant à vive allure, Avalon se demandait sur quelle personne elle aurait pu autant donner de l'importance ; pour qui était-elle prête à se sacrifier ? Un visage apparu dans son esprit mais elle le balaya immédiatement. Théodore Nott n'était pas une personne qu'elle aimait. Juste un partenaire et un futur mari qu'elle détestait déjà, rien de plus, rien de moins. « Dis moi, tu aurais une solution toi ? Je sais que les meilleurs plans germent dans ta tête et je crois qu'on en aurait bien besoin ! Sincèrement, je n'ai rien d'autre à faire que ça alors je me calerai sur toi pour ce plan, selon tes disponibilités, ta manière d'agir, tout ! Je peux même me servir du don si tu imagine d'autres pions sur ton échiquier. Ce sera pas difficile, selon qui tu as en tête, évidemment... » fit-elle en lui pressant les mains, la sortant de sa torpeur. Elle n'avait pas la tête à élaborer un plan, elle avait passé la journée à courir après des anciens rivaux et s'était donnée à cœur joie de voler et torturer les plus faibles d'entre eux. Les ténèbres l'appelaient... Mais son estomac aussi. Se levant brutalement sur ses deux pieds, elle tendit une main à sa meilleure amie que celle-ci attrapa. La faisant se lever, un petit sourire mutin sur le visage, elle voyait déjà l'étonnement dans les prunelles marrons de Bella. « J'ai eu une longue journée, je meurs de faim » fit-elle simplement en la laissant dans le suspense le plus total. Sortant sa baguette, elle avança vers la sortie à la recherche d'un endroit où s'installer. Puis en remarquant le lit d'Erika Droganov et Aksana Varenkova vers la porte, son sourire s'intensifia et d'un coup de baguette magique elle transforma leurs confortables lits en une table remplie de nourriture. C'était Théo qui lui avait apprit ce petit tour de magie et Merlin que ça lui servait aujourd'hui. S'installant à la table, elle entendit Bella s'installer face à elle et immédiatement elle se mit en quête de manger. Un morceau de poulet dans la bouche, du maïs dans la main, elle se rendait compte que sa colocataire ne semblait pas vraiment partager sa subite crise de boulimie. Comprenant qu'elle attendait un plan de sa part, Avalon lâcha un soupir, avala sa bouchée et pointa son bout de maïs dans sa direction. « J'ai un plan, Bella et je vais effectivement avoir besoin de toi. Quant à tes talents de légillimens, ça ne dépendra que de toi si tu veux t'en servir ou non » fit-elle en haussant les épaules, l'air détaché mais crevant de jalousie pour ce don qu'elle avait su exploiter. S'il y avait bien une chose qu'Avalon aurait adoré apprendre, c'était ce genre de don. Elle était pourtant brillante mais son impatience avait fait qu'elle avait vite baisser les bras, incapable de supporter qu'on s'introduise dans son esprit encore et encore pour apprendre à le parer. Elle s'était donc simplement spécialisée en torture, se disant que si quelqu'un essayait de rentrer dans sa tête, un coup de doloris aiderait à l'en dissuader. « Il y a quelques jours, j'ai appris qu'il était possible de rentrer en contact avec ces gens, dehors. Une fille possède un carnet pouvant s'adresser à une personne. J'ai besoin de le voler. Je pourrais l'assommer et le lui prendre mais le mieux c'est qu'on reste dans la discrétion. On ne veut pas qu'elle nous pointe du doigt en criant sur tous les toits qu'on lui a volé son fichu journal et qu'on prépare un sale coup » dit-elle en continuant de manger, à moitié la bouche pleine. Elle tendit une pomme à son amie et celle-ci l'accepta, visiblement plus à même de manger maintenant qu'elle avait partagé le début de son plan. « Tu l'as dis toi même, on ne sait pas qui est dehors et il se peut qu'il refuse de partager l'Ox mais j'ai besoin de rentrer en contact avec une personne là-bas et de passer un contrat avec elle. J'utiliserais la magie pour sceller notre arrangement aussi serais-je sûre que ta sœur sera rendue en vie et que j'aurais l'Ox que je désire. Bien sûr, il y a de fortes chances pour qu'il réclame un deuxième corps. Ta sœur m'appartiens mais tu comprends bien que l'espèce de cinglé qui va lui arracher la magie de l'Ox aura lui aussi besoin d'être payé » fit-elle d'un ton blasé, comme si c'était évident, ne mâchant pas ses mots par rapport aux tarés qui pourraient se trouver de l'autre côté. Depuis le début, Bella était restait silencieuse, réfléchissant à sa proposition. Elle se demandait sûrement ce qu'elle aurait à faire, aussi Avalon continua sur sa lancée en précisant son rôle. « Tout ce que tu as à faire c'est distraire la nana qui possède le journal pendant que je le vole. Je m'occupe du reste à partir de là. Puis on fixe une date pour le kidnapping de ta sœur et l'envoie à Domovoï's Rock. Et boum, ta sœur est sauvée et on obtient tous ce qu'on désire. Qu'est-ce que t'en penses chouchou ? Elle est pas belle la vie ? » fit-elle en mettant ses pieds boueux sur le lit juste à côté de la table. Avec un sourire amusé, elle se rendit compte qu'elle salissait le lit d'Irina mais ne s'en préoccupait même pas. De toute manière, cette traitresse n'était plus personne. Elle attrapa une clémentine et commença à l'éplucher tranquillement en attendant la réaction de sa comparse.

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Ҩ Re: free my mind & my soul ♦ AVABELLA Ҩ

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