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 Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY

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Statut du sang : Sang PurMessages : 795Date d'inscription : 12/04/2014Localisation : Cherche à se sentir libre encore et encore, au dépend de sa sécurité
Ҩ Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Dim 3 Jan - 12:04

Chained together as surely as prisoners in a dungeon
Iliaby

Emprisonnée, voilà comme l'Eclair blond se sentait à cet instant. Elle était enchaînée face à une vie future que ses parents avaient choisie pour elle sans son accord. Toujours elle s'était imaginée être indépendante, capable de ses propres choix, car bien qu'elle soit une Droskaïa dans son sang, elle n'en était pas une dans ses actes. Elle l'avait proclamé haut et fort, pour montrer à tous qu'elle ne dépendait de personne et voilà que tout son petit univers lui était enlevé face à une décision prise par ses parents lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Toutes ces années ils avaient gardés le secret et voilà que maintenant ils s'étaient pris d'envie de lui en faire part. Elle était fiancée et le serment inviolable entre les deux familles montrait bien que la chose était irrévocable. Il fallait croire qu'au final elle n'avait jamais véritablement eut le choix. Tel un pantin elle avait fait ses propres pas en pensant être libre, alors que depuis le début, c'était des fils qui la faisaient bouger. Fils qui se tenaient entre les mains de ses parents. Et voilà que maintenant en tant que leur fille elle se devait d'accepter leur choix et de se marier lorsqu'il serait temps à la personne qui lui était désigné. Timoteï Illiev. Elle ne le connaissait pas. Elle n'en avait jamais entendu parler. Mais voilà il existait et il lui avait coupé ses ailes sans même la connaître. A croire que le sort se jouait d'elle. Tout ce qu'elle avait mis du temps à construire semblait peu à peu se détruire. Déjà son monde s'était quelque peu effondré face au décès de son ancien meneur et puis, face à la prise de pouvoir de Roman. Et maintenant… Il y avait ça. Plus le choix de la personne avec laquelle elle aimerait passer le reste de son existence. Elle allait finir en prénommée Abygail Illiev et à partir de là, plus rien n'aurait de signification pour elle, car celle qu'elle était à cet instant allait être dévorée par ce nouveau nom qu'elle allait devoir arborer.

Elle avait envie de crier. Elle avait de tout briser sur son passage. Elle avait envie de montrer son mécontentement par tous les moyens. Mais voilà, à quoi cela servirait-il lorsque la source de son mécontentement ne se trouvait pas dans les parages ? Et plus encore pourquoi s’énerverait-elle alors que la chose avait été décidée non pas aujourd’hui, mais depuis son enfance ? A quoi bon revenir sur quelque chose qui ne pourrait jamais changer. Voilà pourquoi elle se décida d’arborer la même expression que portait tout le temps son aînée pour masquer ses émotions. Sauf que le problème était le suivant, sa colère transperçait tout de même son regard et ce, même si son visage était impassible. Après tout, elle était une Eclair et tout comme le sceau sur son poignet, elle s’emportait facilement. De ce fait, n’importe quelle personne croisant son regard constaterait bien la colère qui la rongeait. Mais cette dite personne, oserait-elle lui poser la moindre question ? Car ce n’est pas comme si l’Eclair blond était réputée pour rester calme lorsqu’on faisait ressortir sous ses yeux le sujet qui la fait autant vibrer. Bien au contraire, lorsqu’une personne se met à lui poser des questions, sa colère à tendance à ressortir avec une puissance incroyable, qui fait que toute sa prétendue retenue part en éclat et alors… Le tonnerre se met à tonner haut et fort. Sauf que voilà, bien qu’elle ne désirait pas spécialement en parler de crainte de s’énerver encore plus qu’elle ne l’était déjà, elle avait besoin de se confier. Elle avait besoin de parler à une personne proche d’elle pour qu’elle se sente moins seule face à la décision de ses parents.

C'est ainsi que lorsqu'elle croisa Ilia au détour d'un couloir dans la Tour Gargouille, sans crie égard et sans rien lui dire, elle l'attrapa par la main et l'entraîna à sa suite. Quelle meilleure manière de saluer quelqu'un que de l'entraîner de la sorte, mais voilà, l'Eclair blond ne pensait pas clairement et elle avait besoin de trouver un endroit calme pour raconter à celui qu'elle considérait comme son meilleur ami, ses derniers malheurs. Après avoir marché pendant de longues minutes sans le moindre mot, Abygail pénétra dans le Balcon de l'Aurore. En ce lieu, elle était persuadée qu'ils ne seraient pas dérangé. Surtout qu'étant en janvier, il était clair que personne ne désirerait s'aventurer là haut tant il fait froid. Mais cela ne dérangeait pas plus Abygail que ça, surtout qu'elle portait la cape de l'école, aussi était-elle certaine d'avoir assez chaud. Quoi qu'il en soit, après avoir scruté le paysage recouvert d'un voile blanc devant ses yeux, l'Eclair blond se tourna vers Ilia et dès l'instant où elle croisa le regard de ce dernier, sa colère retomba tout à coup. Il avait le don de la canaliser ce qui faisait que c'était l'une des raisons principales pour lesquelles elle aimait bien parler avec lui de ses malheurs. « Désolée de t'avoir traîné comme ça dans le château… C'est juste que j'avais besoin de parler à quelqu'un lorsque je t'ai vu et du coup, je n'ai pas vraiment réfléchie. » Baissant le regard, elle se mit à réfléchir à la meilleur façon d'annoncer la chose sans s'énerver. Secouant la tête elle se mit alors à parler. « Tu ne devineras jamais quel cadeau mes parents m'ont offert pour mon anniversaire cette année… » Après une seconde de silence, elle ajouta. « Un fiancé ! » Passant la main dans ses cheveux, elle se détourna pour s'approcher de la rambarde et une fois proche de cette dernière, les mains accrochées à celle-ci comme si c'était sa vie, elle se mit à rigoler de manière nerveuse. « Moi qui m’étais toujours dit qu’ils n’avaient aucune emprise sur moi, voilà que j’apprends que je suis fiancée depuis ma plus tendre enfance. A croire que le ciel s’est dit que ma vie devait être risible… » Ce n’était plus de la colère qui se trouvait désormais en elle, mais plutôt une profonde affliction, face à un destin qui semble s’acharnait coûte que coûte sur épaule.
AVENGEDINCHAINS

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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?




Dernière édition par Abygail Droskaïa le Lun 1 Fév - 15:34, édité 1 fois
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Ҩ Re: Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Mar 12 Jan - 23:16

»  Chained together as prisoners

― Iliaby ―


“ ―The light will shine through the rain and heaven will hear them call your name and home will feel like home again. Corruption will fill your brain. Faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. „

Enroulé dans sa cape pourpre, le jeune homme s'amusait à souffler sur les vitres, créant de la buée qu'il personnalisait ensuite comme un gamin, s'amusant à y dessiner des formes sans goût... Le froid s'était ancré encore plus au paysage déjà glacial et désertique du château, s'insinuant entre les murs ; glaçant les cœurs et rafraîchissant les âmes. Ilia était habitué à ce climat hostile ; il avait grandit dans ces plaines gelées, il foulait cette terre damnée depuis l'enfance. Il ne l'en appréciait pas moins, tout au contraire ; son allégeance aux Flammes n'était pas totalement dénuée de sens et il trouvait en eux la possibilité de réchauffer ce monde de neige et froid qui l'avait vu évoluer depuis tant d'année. Ces nuages, il les savait meurtriers et il n'avait pas oublié que la disparition de sa moitié était de leur fait, bien qu'ils ne manquent pas de faire semblant de ne pas savoir leur folie et se teignent du blanc immaculé de l'innocence, juste avant de laisser leurs flocons assassins recouvrir les espoirs des hommes. Seul le feu pouvait venir à bout de ces lutins malingres. Le feu ardent et brûlant, capable de ranimer les esprits gelés et de faire renaître la vie. Prostré près de la vitre dans un escalier de la Tour Gargouille, le jeune sorcier laissa la buée disparaître doucement avant de fixer son regard sur le soleil, qui tentait vainement de s'affirmer derrière le voile nuageux menaçant encore de s'abattre sur Durmstrang.

Le jour était levé depuis longtemps déjà et l'astre de jour était à son zénith. Ilia redoutait la nuit à venir et les surprises qu'elle apporterait avec elle. Somnambule depuis de longues années, il ne pouvait jamais prévoir où ses pas le porteraient lorsque la Lune serait venue relever son amant et bien qu'au fil du temps il ai fini à se faire à cette situation, il la craignait toujours autant. Surtout à cette période de l'année, où son esprit tourmenté et son âme déchirée pouvaient être à l'origine de maux inattendus.
Résigné, Ilia poussa un soupir qui laissa une dernière étoile de buée sur la vitre couverte de givre à l'extérieur et prit la direction de l'aile ouest.

A mi-chemin, foulant encore de son air las les couloirs de la Tour Gargouille, il croisa le chemin d'une tornade, qui l'emporta dans son tourbillon infernal sans même lui laisser le temps de s'y préparer. Sa chevelure blonde voltigeant dans le vent sous ses yeux le rassura immédiatement et un sourire apparut sur son visage, calmant ses mornes pensées et colorant son cœur terni par le rude hiver.

L'ouragan se brisa sur la rampe du balcon de l'Aurore, libérant son otage, qui n'avait pas perdu son sourire et sa joie retrouvée. Ilia fixait sa jeune amie avec un air mi-étonné mi-hilare alors qu'elle lui faisait ses excuses pour le brutal kidnapping. Il aurait voulut lui dire que ce n'était rien et qu'elle ne l'avait arraché qu'à un ennui mortel et des frasques mentales follement spleenéennes mais l’Éclair portait bien son titre et elle frappa à nouveau, ne lui laissant aucune chance de s'affirmer. Il l'écouta avec attention alors qu'elle semblait vouloir lui annoncer une nouvelle qui était loin de la ravir... Lorsque la vérité tomba finalement, Ilia ne savait plus trop comment réagir. Aby était son rayon de soleil de tous les jours et il l'appréciait comme une sœur, une amie, une confidente... Elle avait toujours été là pour lui et ce qu'elle venait de lui annoncer là... étrangement, cela brisait quelque chose entre eux, sans qu'Ilia puisse trouver quoi. « Un fiancé ». Évidemment, lui aussi été fiancé et il n'avait toujours aucune idée de qui était la future malchanceuse qui allait devoir supporter ses humeurs par obligation... Mais Aby... sa petite Aby, il n'arrivait pas à la voir enchaînée à un inconnu qui ne saurait pas la comprendre. Il pouvait alors aisément assimiler le malaise de la jolie blonde. Il connaissait ce sentiment comme personne : se sentir enchaîné, avoir l'impression que votre vie ne vous appartient pas et que vous n'êtes que la marionnette d'un destin qu'on décide à votre place et à propos duquel vous n'avez rien à dire. Se sentir prisonnier de cette folie. Se voir voler sa liberté sans pouvoir rien faire d'autre que protester et pester vainement contre cette injustice, alors qu'on sait parfaitement que rien ne changera...

Ilia se rendit compte que ses pensées vagabondes laissaient Aby seule face à cette affliction qu'elle affichait désormais. Il se rendait compte que son comportement signifiait qu'il était le premier à qui elle avouait cela, et qu'elle venait juste de l'apprendre. Flatté et touché par ce geste, il ne pouvait renoncer à aider et réconforter son amie. Peut-être pourrait-il lui faire supporter cette épreuve plus facilement. S'approchant de l’Éclair, Ilia se posta à ses côtés et fixa l'horizon. Le froid mordant lui piqua les yeux mais il avait oublié l'hiver et ses meurtres impunis, ne songeant qu'à Aby et à la flamme qu'il désirait tellement maintenir vive en son cœur. Il posa une main sur la sienne et saisit son menton de l'autre main, la forçant à le regarder. Plongeant son regard crépusculaire dans les prunelles de diamant de la jeune femme, il lui offrit un doux sourire auquel il savait qu'elle ne pouvait résister : rieur et rassurant, comme il désirait d'être. « Ma petite reine, je comprends mieux que quiconque ton malaise... Se sentir enchaîné sans pouvoir se défaire de ses fers, se sentir pris au piège d'une farce... Un fiancé, ce n'est pas rien et pourtant... » Il laissait ses paroles planer dans le vent sans prendre garde au reste, s'éloignant peu à peu de la vérité qu'il cachait depuis trop longtemps, cette vérité qui était son mensonge à présent. « Dis-toi que celui qui t'es destiné ne l'aura pas choisi non plus... Il est dans la même situation que toi, ressent la même chose que toi. Etre fiancé dans ces conditions, ça n'est en rien synonyme d'amour, Aby. Personne ne t'oblige à l'aimer ni même à le prétendre. Vous ne serez que liés par un contrat. Bien sûr, même cela est déjà trop et je sais que la fée frivole en toi ne voit d'un mauvais œil cette promesse que comme une défaite face à la domination de ta famille sur toi. » Il marqua une pause, lui laissant le temps d'assimiler toutes ces dures réalités.

La main qui était posée sur celle de la demoiselle avait finie par l'enlacer. Réchauffant sa peau de ses caresses, cela faisait de nombreuses années qu'il ne prenait plus garde à ses gestes, devenus pour les deux amis aussi naturels que de se dire bonjour et qui n'avaient, ils le savaient tous deux, aucune connotation sensuelle, si ce n'était celle de vouloir mettre l'autre à l'aise et protéger son bien-être. « Laisse les croire qu'ils ont gagné, Aby. Laisse les penser qu'ils sont parvenus à t'emprisonner dans un destin qui n'est pas le tient. Toi tu connais la vérité, tu sais qui tu es et qui tu veux être et leur emprise sur toi ne te fera pas changer. Je sais la force qui habite mon Aby et je sais qu'elle ne laissera pas ses efforts devenir vains pour un nigaud à qui on l'a promise en mariage... Je t'en prie, continue à te battre, ne te résigne pas à regarder tout cela de loin et fais en sorte qu'ils sachent tous que si tu acceptes de leur obéir, cela ne voudra jamais dire que tu leur appartiens et que tu es toujours maîtresse de ton âme et ta vie. » Il avait ponctué son discours de pressions sur sa main et sentait son cœur battre fort dans sa poitrine. Nul doute que cette situation faisait écho en lui, bien que la jeune femme l'ignore. Il savait ce qu'elle ressentait et il lui disait ce qu'il aurait aimé qu'on lui dise quand il s'était trouvé dans la même situation.

Désireux de briser le silence qui s'était installé et de calmer le jeu, Ilia osa poser la question qui attisait sa curiosité depuis qu'il savait pour la jeune femme. « Dis-moi, ce chanceux qui va hériter de toi, c'est quoi son p'tit nom ? Tu ne le connais que de cette façon j'imagine ? » Lui servant à nouveau son sourire rieur, il se voulait léger et ne désirait que voir son amie retrouver elle aussi ce sourire qu'il aimait tant sur son visage poupin. Se moquer de celui qu'elle allait devoir épouser serait peut-être un bon moyen de dédramatiser le tout et Ilia était le roi des frasques moqueuses, son imaginaire débordant l'aiderait dans cette entreprise et il espérait réussir à traîner Aby dans le jeu, comme il le faisait toujours.



― made by hope ―

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madness in my mind
Je me suis mis à déconner complètement. Y'a quelque chose qui a sauté là dedans. Je sais pas. Je pense que c'est parce qu'inconsciemment j'ai eu l'impression de perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué, sur tous les éléments de ma vie. Tu te répètes en permanence ; je suis nulle part, je vais nulle part, je suis pétrifié. et je serai jamais rien d'autre que ça.
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Ҩ Re: Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Lun 1 Fév - 15:33

Chained together as surely as prisoners in a dungeon
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Bien que la petite démone aux cheveux d'anges expliquait à cet instant à Ilia ce qu'elle venait d'apprendre à propos de la décision de ses parents, elle n'arrivait toujours pas à réaliser que cela soit vrai. Après tout, comment pouvait-elle véritablement se retrouver privée de ses ailes alors qu'elle commençait tout juste à apprendre à voler avec ces dernières après avoir passé des années dans le noir. Car oui, cela faisait quelques mois que l'Eclair blond avait enfin retrouvée cette petite flamme au fond d'elle et elle n'arrivait pas à croire que ses parents veuillent la lui enlever de si tôt. En effet, en début d'année, Abygail était au plus bas et des marques sur ses avants bras avaient pu montrer clairement la chose, mais ces derniers elle s'était retrouvée. Elle s'était totalement retrouvée. Elle la jeune femme fougueuse, insaisissable, fêtarde, rebelle. Elle avait retrouvé chaques petites parts d'elle qu'elle avait cru perdre à tout jamais en ce début d'année et elle s'était sentie tellement bien en sentant son cœur reprendre ses battements avec force et passion. Et pourtant… Pourtant voilà qu'une simple décision de la part de ses parents semblait tout faire voler en éclat avant même qu'elle ne puisse le réaliser. Elle, l'Eclair indomptable, allait devoir être domptée par un Timotei Illiev dont elle ignorait tout et avec qui elle allait passer le restant de ses jours une fois mariée. C'était impossible. Impossible. Impossible. C'était là ce qu'elle n'arrêtait pas de se dire et pourtant, elle en parlait tout de même à Ilia  et de ce fait, c'était comme si cela ne devenait que d'autant plus vrai. Après tout, c'est seulement lorsqu'on commence à mettre des mots sur un événement qu'il devient réel. Totalement réel. Et voilà que face à Ilia elle se sentait enchaînée et le pire de tout ça, c'était qu'elle ne pouvait rien y faire… Car tout avait été décidé lors de sa plus tendre enfance et de ce fait, c’était impossible de revenir dessus. Alors elle était obligée d’accepter la chose, mais était-ce seulement possible ?  Car après tout, un arbre s’habitue-t-il au passage de l’orage ?

« Ma petite reine, je comprends mieux que quiconque ton malaise... Se sentir enchaîné sans pouvoir se défaire de ses fers, se sentir pris au piège d'une farce... Un fiancé, ce n'est pas rien et pourtant... » Et pourtant c’était tout.  Absolument tout… C’était une prison, des fers, une cage, des menottes, une impasse… Tellement de chose que un étau semblait serrer sa gorge pour qu’elle ne puisse parvenir à dire quoi que ce soit. Aussi continua-t-elle à regarder les yeux d’Ilia tout en écoutant ses propos qui avaient le don de la calmer bien plus qu’elle n’osait l’espérer.  « Dis-toi que celui qui t'es destiné ne l'aura pas choisi non plus... Il est dans la même situation que toi, ressent la même chose que toi. Etre fiancé dans ces conditions, ça n'est en rien synonyme d'amour, Aby. Personne ne t'oblige à l'aimer ni même à le prétendre. Vous ne serez que liés par un contrat. Bien sûr, même cela est déjà trop et je sais que la fée frivole en toi ne voit d'un mauvais œil cette promesse que comme une défaite face à la domination de ta famille sur toi. »  Il marquait un bon point, un excellent point à dire vrai, ce n’était pas comme si la personne avec qui elle se trouvait fiancer l’avait choisi. Bien au contraire, à cet instant il devait tout autant fulminer qu’elle, enfin…Si c’était possible… Car autant dire qu’elle était dans un état particulièrement fou. Ses pensées n’arrêtaient pas de la submerger et elle avait le sentiment qu’elle n’allait pas tarder à couler sous toutes ses pensées. Elles étaient tellement puissantes qu’elles prenaient toute la place possible au fond d’elle. Et pourtant, le fait qu’Ilia lui faisait prendre conscience que le jeune homme l’avait aussi peu choisi que toi, cela la rassurait quelque peu.

« Laisse les croire qu'ils ont gagné, Aby. Laisse les penser qu'ils sont parvenus à t'emprisonner dans un destin qui n'est pas le tient. Toi tu connais la vérité, tu sais qui tu es et qui tu veux être et leur emprise sur toi ne te fera pas changer. Je sais la force qui habite mon Aby et je sais qu'elle ne laissera pas ses efforts devenir vains pour un nigaud à qui on l'a promise en mariage... Je t'en prie, continue à te battre, ne te résigne pas à regarder tout cela de loin et fais en sorte qu'ils sachent tous que si tu acceptes de leur obéir, cela ne voudra jamais dire que tu leur appartiens et que tu es toujours maîtresse de ton âme et ta vie. » Pendant que Ilia lui parlait ainsi, Abygail avait abaissé les yeux sur leurs mains liés dont le contact la rassurait tellement. Ses mots, ses mots, son sourire, ses yeux, tout en Ilia lui permettait d'être sereine. Bien plus en tout cas que lorsqu'elle l'avait embarquée telle une tornade. Et dès qu'il eut fini de parler, l'Eclair blond leva sur son meilleur ami un regard empli de reconnaissance. Elle était heureuse de voir qu'il était auprès d'elle encore et toujours et qu'il arrivait à lui faire changer le cours de ses pensées, comme un caillou lancé dans une rivière, arrive à dévier légèrement son cours. Et ce qui était incroyable c'était qu'il avait parfaitement raison, Abygail pouvait leur laisser croire qu'ils avaient gagné, mais jamais ils n'arriveraient à la soumettre tout entier, car on ne soumet pas le tonnerre. Ce dernier gronde encore et encore et il ne s'arrête jamais. Ainsi, pour lui montrer pleinement sa reconnaissance face à ses propos, Abygail se mit soudainement à l'enlacer, se blottissant contre le corps qui la rassurait tant. C'était amical, complètement amical, et c'était cela qu'elle appréciait tant avec Ilia, la simplicité de leur rapport. Et au fond d'elle, elle savait très bien que même si tout autour d'elle son monde pouvait changer, le lien qui la rattache à cet instant à Ilia ne changerait jamais, car il était l'une des seules choses à l'ancrer au sol.

C'est alors qu'elle le libéra de son étreinte et qu'elle replongea dans ses yeux un regard beaucoup plus calme que tantôt.  « Dis-moi, ce chanceux qui va hériter de toi, c'est quoi son p'tit nom ? Tu ne le connais que de cette façon j'imagine ? »  Si c'était une autre personne qui lui avait posé la question, très certainement l'aurait-elle envoyer bouler, mais voilà, c'était Ilia et de ce fait, ça paraissait tout à fait naturel à Abygail de lui en parler. C'est donc dans un sourire amusé qu'elle lui dit.. « Celui qui va s’en mordre les doigts dès qu’il m’aura passé la bague au doigt, se nomme Timotei Illiev. Mes parents m’ont dit qu’il était à Durmstrang et pourtant je n’en ai jamais entendu parler. A croire qu’une fêtarde comme moi va se retrouver avec la personne la plus invisible qui soit. » Secouant la tête, Abygail passa sa main qui n’était pas dans celle de Ilia dans ses cheveux, pour finalement la laisser retomber le long de son corps. « Mais en tout cas Ilia, tu as raison et je te remercie vraiment de m’avoir dit ça, je crois que… C’était ce que j’avais besoin d’entendre, tu sais, que au fond, je ne suis pas la seule à être choquée face à cette union… » Puis après un petit moment d’arrêt, Abygail ajouta. « Mais avec un peu de chance, peut-être que mes parents comprendront à quel point c’est idiot de faire cela, surtout pour le pauvre diable qui va devoir me supporter. Non mais il n’arrivera pas à survivre à mon caractère... Qui y arriverait franchement. » Et tout en disant cela, Abygail n’avait pas constaté que le regard de Ilia s’était quelque peu terni, car à dire vrai… Illia était Timotei… Et elle se trouvait de ce fait devant son promis sans même en prendre conscience.  
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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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Ҩ Re: Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Ven 5 Fév - 0:22

»  Chained together as prisoners

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“ ―The light will shine through the rain and heaven will hear them call your name and home will feel like home again. Corruption will fill your brain. Faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. „

Sentir la chaleur du corps d'Aby contre le sien rassurait Ilia sur la tournure que prenaient les événements. Il était heureux de la voir ainsi, heureux d'avoir pu lui mettre du baume au cœur, lorsqu'elle semblait si bouleversée, si obsédée par celui qu'on lui obligeait à épouser. Il était toujours parvenu à avoir une place à ses côtés et il aimait la savoir souriante et pleine de vie. La savoir elle-même. Et cet inconnu qui venait toujours faire chavirer, il le détestait déjà d'assombrir son cœur et de lui voler ses moments de bonheur. Elle avait courut après sa liberté si longtemps, tout comme lui... C'était peut-être pour cette raison qu'ils s'entendaient si bien, qu'ils s'étaient trouvés si facilement... leurs deux âmes chantaient à l'unisson le besoin ardent d'être libérées des obligations de ce monde, de pouvoir enfin s'affranchir des devoirs, des préconçus et de tout ce qui était écrit d'avance. Abygail et Ilia nageaient à contre courant dans les eaux troubles du destin depuis bien longtemps déjà, mais aucun d'eux ne s'était jamais laissé emporté par la force de l'eau. Ils avaient toujours lutter ; seuls ou côte à côte. Et un jour, ils avaient gagné. Ilia se considérait maître de son destin et il avait déjà trop souffert et trop sacrifié pour gagner ce droit pour qu'on lui reprenne un jour. Aby aussi avait du surmonter bien des épreuves avant de parvenir à prouver sa valeur au destin. Mais à présent, elle aussi avait gagné sa joute et Ilia ne l'avait vu si heureuse que depuis lors...

Alors la savoir à nouveau prisonnière de celui qu'elle avait tant combattu, pour qui elle avait tant donné... cela le rendait fou. Il la rassurait, tentait de trouver les mots juste pour parvenir à soulager son cœur en peine mais en réalité... il comprenait sa détresse et ne pouvait que l'approuver. Lui avait été enchaînée à une inconnue avant d'être libre. Il avait choisi de l'ignorer et cela avait été sa première déclaration de guerre à sa destinée toute tracée. Cependant, il savait qu'un jour, il devrait faire son devoir. Cela ne signifiait rien. Pas d'amour. Pas de soumission. Simplement un accord passé entre deux êtres pour faire plaisir à leurs famille. Pour conserver une prestance, une gloire, un nom dans ce monde qui semblait si enclin à préférer les grands et les purifiés. Les consciences tranquilles ? Il n'en avait jamais eut cure, trop occupé à couvrir d'or et de succès les puissants et les nobles. Pas de cœur. Seulement de titre. Un rien. Une insignifiance... « Celui qui va s’en mordre les doigts dès qu’il m’aura passé la bague au doigt, se nomme Timotei Illiev. Mes parents m’ont dit qu’il était à Durmstrang et pourtant je n’en ai jamais entendu parler. A croire qu’une fêtarde comme moi va se retrouver avec la personne la plus invisible qui soit. » Sa voix le ramena à la réalité. Au début, il se contenta de lui sourire, encore perdu dans ses songes. Son cœur battait fort, se souvenant de ses sombres pensées qui tenaient encore son haleine la seconde précédente. Non, assurément, il n'avait jamais été fait pour faire partie de cette mascarade. Et les fiançailles forcés d'Aby avec ce Timotei Iliev terminaient de l'assurer d'une chose : il ne cesserait pas de se battre contre tout cela. Pas maintenant. Et ce qu'il conseillait à son ami, lui même serait désormais incapable de le mettre en pratique. Il ne pourrait pas épouser cette fille sans amour. Il ne la connaissait même pas... Comment pourrait-il ? Et si elle... « Attends. Quoi ? »

Son souffle se figea et le silence devint maître. Plus un bruit ne perçait le calme. Pas même les battements de son cœur, qui avait cessé de battre, l'espace d'un temps qui lui parut infini. Interminable. Insoutenable. Timotei Iliev. C'était ce qu'elle avait dit. Ses mots étaient sortis de sa bouche... était-il fou ? Avait-il tout inventé ? Impossible. Elle était là. Son parfum embaumait l'air et partait se perdre dans le vent d'ouest. Il se saoula de cette fragrance entêtante et se laissa aller doucement, la tête lourde, l'âme pleurant ses dernières larmes. Timotei Iliev. C'était lui. Il était cet homme. Ce nom qu'elle prononçait avant tant d'innocence, de naturel... c'était le sien. Il pouvait encore entendre sa mère le prononcer de sa voix chantante, avec amour, tendresse. « Tim. Mon petit ange... » Sa petite main se posait sur ses joues. Elles étaient chaudes et il aimait tant son odeur... Et voilà qu'elle hurlait, folle d'inquiétude alors que ses pleurs de détresse résonnaient dans le manoir et qu'il la voyait se précipiter sur lui. « Timotei ! Qu'as tu fait ? Mon bébé... Maman est là... » Cette fois, c'était elle qui pleurait, sa chère âme sœur ; Ilia. Il s'approchait et la serrait contre son petit corps avec maladresse mais tant d'amour, d'innocence. Sans un mot. Il les aimait tant...

Timotei Iliev. A l'attention de... Ses cris de fureurs alors qu'il finissait de lire la lettre résonnèrent dans le dortoir et il laissa échapper un Incendio plein de rage et de désespoir. Le parchemin tomba en lambeau à ses pieds, les dernières braises se consumant dans ses larmes. Il noya l'encre de ses mots sur la missive qu'il préparait en réponse à cette embuscade, y exprimant toute sa colère, toute sa haine à l'égard de ce que son père osait avoir fait. Le fiancer à une inconnue, quelle folie. Lui qui mentait pour sa liberté depuis dans tellement longtemps maintenant... il se rendait compte à quel point toute cette entreprise paraissait vouée à l'échec, combien il dépensait pour ne finalement obtenir que l'inverse de ce qu'il imaginait. Ici il était Ilia Swarovski et il était libre. Mais dehors... il redevenait celui qu'il redoutait tant d'être réellement. Cet homme, dont le nom lui semblait inconnu, dont l'âme faisait écho à la sienne, sans jamais parvenir à la rejoindre...

Il n'était pas Timotei Iliev. Il ne l'était plus depuis bien des années. Depuis que celles qui faisaient de lui celui qu'il avait été avait été fauché par ce destin si impitoyable. Ce destin qui venait lui rappeler qu'il ne l'avait pas oublié, lui qui lui riait au nez depuis presque dix ans...
« Mais en tout cas Ilia, tu as raison et je te remercie vraiment de m’avoir dit ça, je crois que… C’était ce que j’avais besoin d’entendre, tu sais, que au fond, je ne suis pas la seule à être choquée face à cette union… » Si tu savais à quel point... Peu à peu, alors que ses souvenirs s'estompaient, il prenait conscience de la réalité. Du carnage qui se préparait. Il avait toujours refusé de connaître le nom de sa fiancée. Il savait seulement qu'elle était la cousine de la femme de son aîné, Yasen. Mais jamais son nom n'avait filtré dans les conversations... un souhait qu'il avait formulé et qui avait étrangement toujours été respecté par son père... Un souhait qu'il maudissait aujourd'hui d'avoir prononcé. La docilité de son paternel qu'il haïssait plus encore en cet instant qu'à celui où il avait reçu cette lettre lui annonçant la nouvelle...
Son regard plein de désespoir et encore choqué se posa sur Aby. A présent qu'elle souriait et semblant heureuse à nouveau et libérée – à demi – de ses chaînes, c'était lui qui affichait une mine sombre et terne. Sa raison lui hurlait de se reprendre, de ne rien laisser paraître, mais en l'état actuel des choses, c'était clairement plus facile à dire qu'à faire ! Il se sentait prisonnier de ses propres mensonges, pour la première fois de son existence. Il se sentait plus bas que terre et s'enfonçant peu à peu dans les abysses de ses rêves brisés. Abygail se tenait toujours au plus près de lui, et sa bouche livrait encore des paroles qui rassurait le jeune homme mais qu'il entendait à demi.  « Mais avec un peu de chance, peut-être que mes parents comprendront à quel point c’est idiot de faire cela, surtout pour le pauvre diable qui va devoir me supporter. Non mais il n’arrivera pas à survivre à mon caractère... Qui y arriverait franchement. » A l'instant même où elle eut prononcer le dernier mot, il sentit que cette franchise qu'elle évoquait, il devait l'avoir. Son cœur se brisa alors qu'il se répétait en boucle cette phrase. Tout cela n'était arrivé que parce qu'il avait menti. Depuis des années. Depuis bien trop longtemps... Il était tombé sous le charme de l'ange qui lui faisait face. Elle était son monde. Sa meilleure amie, sans rien de plus et pourtant tellement déjà... Il l'aimait plus que sa propre vie et à ce moment, il se rendait compte à quel point il était indigne d'elle. Menteur. Malhonnête. Il avait toujours été incapable de tout lui avouer, alors qu'il avait en elle une confiance absolue. Pourquoi n'avait-il jamais pu ? Peut-être par peur de la perde. Ou par peur de se perdre. Il avait tant menti qu'il en était arrivé à ne plus savoir lui même déceler le vrai du faux. Peu à peu, il avait sombré dans un monde d'imagination total et les mensonges étaient devenus la réalité. La vérité. Le reste n'était que fumée... vent dans le vent.

Et pourtant... Pourtant Timotei Iliev c'était lui, et il se rendait compte à quel point c'était réel. Lui. « Moi. » Son souffle se perdit dans la brise. La tête baissée, il osa à nouveau croiser le regard d'Aby. Sa main qui serrait celle de son ami accentua sa pression sur sa paume, aspirant sa chaleur pour se protéger du froid. Pas celui de l'hiver... celui qu'il s’apprêtait à jeter sur leur amitié. Ce gel qui risquait de les briser. Mais pouvait-il souffrir plus encore ? Son cœur pouvait-il se briser en plus petits morceaux que ceux qui gisaient à ses pieds après l'aveu de sa promise ? Sans crier gare, il plongea ses prunelles scintillantes de tristesse et de désespoir dans celles de la jeune femme. « Aby... Moi. C'est moi. » Face à son incompréhension, il lâcha un soupir las « Je... » Et soudain, une idée lui vint. Il hésita une seconde, puis lâcha Aby avant de recula d'un pas et lui faire une révérence. Il se racla alors la gorge et rassembla les dernières bribes de son courage, éparpillées aux quatre vents. « Demoiselle, je ne crois pas que nous ayons été présentés. Timotei Iliev, troisième héritier de la maison Iliev de Sofia, plus qu'enchanté de vous connaître. Il semblerait que je rencontre enfin celle que l'on m'avait destinée... et que j'ai tant cherché à repousser. Mais aujourd'hui, je crains que mon âme ne se consume de culpabilité lorsque je lis dans vos yeux cette ardeur qui me fait chavirer. » Un silence s'installa entre les deux sorciers et lorsqu'Ilia sentit qu'il était temps, il poussa un soupir las et retrouva son air habituel. « Aby... je te demande pardon. » Il était incapable de dire plus. En réalité, il se rendait compte que ces mots étaient les plus honnêtes qu'il ai prononcé en huit ans de vie.

A présent qu'il avait fait un premier pas vers la rédemption, il cherchait dans les yeux de son ange une lueur de pardon qu'il espérait autant qu'il craignait de ne pas voir apparaître.


― made by hope ―

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Ҩ Re: Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Ven 5 Fév - 17:10

Chained together as surely as prisoners in a dungeon
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Blottie dans les bras de Ilia, l’Eclair blond ne semblait pas décidée à le lâcher pour le moment. Il fallait bien avouer qu’ainsi blottie contre son torse, ses bras enserrant sa taille, sa tête posée sur son épaule, elle se sentait bien. Particulièrement bien. Il n’y avait aucune tension, tout semblait parfaitement normal comme si c’était là le seul endroit où elle devait se tenir pour que tous les problèmes de sa vie s’envolent. Et ils s’envolaient délicatement en même temps qu’Ilia la rassurait avec ses propos avec sa tendre voix. Si elle avait su que le voir la rassurerait aussi rapidement, certainement se serait-elle précipitée encore plus vite vers lui pour lui en parler. Et peut-être ne se serait-elle pas énervée dans son dortoir en lisant la lettre et en voulant la brûler. Mais au moins maintenant, tout contre lui, elle commençait à voir les possibilités qui se trouvaient face à elle. Elle n’était pas obligée de se plier totalement à la volonté de ses parents. Elle allait certainement accepter le mariage, car au fond elle n’avait pas le choix et ce, depuis sa plus tendre enfance. Mais elle n’allait certainement pas se laisser entraîner dans une vie maritale qu’elle n’aurait choisie. Elle mènerait les rênes comme elle l’avait toujours fait. Eclair petit éclair, qui décide lui-même de l’endroit où il désirait frapper. Et elle resterait libre malgré tout, car un éclair en cage, c’était tout bonnement impossible, car la cage aurait tôt fait de s’envoler face à la puissance de l’assaut intérieur. Ainsi comptait-elle dans tous les cas de figure, rester fidèle à elle-même. Libre. Forte. Indépendante. Orageuse. Et ce n’était certainement pas un anneau sur l’un de ses doigts qui allait changer quoi que ce soit à cet état des choses. Rien. Absolument rien, ne pourrait la forcer à changer un tant soit peu celle qu’elle était actuellement. Après tout, elle avait bien trop bataillée pour arriver à cet état des choses et elle n’allait certainement pas tout laisser tomber face à un promis. Non. Elle ne pouvait pas baisser les bras, car c’était ainsi qu’elle était, faisant toujours tout pour avancer à contre courant, contre le vent, contre les règles, contre toutes les personnes voulant l’empêcher d’être tout simplement elle. Oui… Et encore maintenant, elle se visualisait toujours autant à contre courant. Les règles elle les envoyait balader et elle en créerait elle-même de nouvelle, pour pouvoir choisir sa propre destinée. Mariée, certes, mais pour autant n’était elle pas obligée d’accepter toutes les règles dictées par le mariage. Car il était certain d’une chose, personne ne pouvait la forcer d’aimer un être. Or le mariage entre sang pur n’était pas affaire de sentiment. Aussi sentiments il n’y aura pas.

Mais tandis qu’elle pensait cela, qu’elle était parfaitement libre de ses choix concernant la personne à qui elle viendrait à offrir son cœur. Car bien que fiancée, son cœur lui appartenait encore, la voix d’Ilia s’éleva, tremblante presque. « Moi. » Qu’avait-il dit ? Lui ? Mais de quoi parlait-il au juste… Ce ne pouvait être lui, ou alors avait-elle louper un de ses propos tandis qu’elle était perdue dans ses pensées. Mais alors qu’elle était persuadée que les propos de Ilia ne devaient avoir aucun rapport avec le nom de son fiancé, Timotei Illiev, il ajouta. « Aby... Moi. C'est moi. Je... » Comment ça c’était lui ? Elle avait beau réfléchir à la chose, elle n’arrivait pas croire ce qu’elle venait d’entendre. Cela ne pouvait être vrai. Il avait du vouloir dire que c’était lui, qui serait toujours là pour elle, tel un meilleur ami. Que c’était lui qui l’aiderait toujours à avancer. Que c’était lui qui l’aiderait à retrouver cette liberté qu’elle chérissait tant. Et non pas que c’était lui qui l’avait emprisonné à ses côtés. Mais soudainement, tous ses rêves pour qu’il ait dit cela, s’envolèrent lorsqu’il se racla la gorge et s’inclina face à l’Eclair blond. « Demoiselle, je ne crois pas que nous ayons été présentés. Timotei Iliev, troisième héritier de la maison Iliev de Sofia, plus qu'enchanté de vous connaître. Il semblerait que je rencontre enfin celle que l'on m'avait destinée... et que j'ai tant cherché à repousser. Mais aujourd'hui, je crains que mon âme ne se consume de culpabilité lorsque je lis dans vos yeux cette ardeur qui me fait chavirer. » La gorge serrée, Abygail le regardait, les yeux légèrement écarquillés, face à cette triste vérité. Il lui avait menti ou tout du moins, il avait omis de lui dire la vérité sur sa véritable identité. Et cela… ça s’apparentait quasiment à du mensonge aux yeux de l’Eclair. Elle secoua alors la tête, comme si cela allait faire s’échapper cette nouvelle de ses pensées et sans qu’elle ne le veuille, sans qu’elle ne l’empêche, sans qu’elle ne se contrôle, ses yeux se mirent soudainement à briller sous le coup de l’émotion. Ilia était Timotei Illiev… Il était celui à qui elle était liée par la volonté de ses parents. Comment cela pouvait-il être vrai ? Comment ! Elle aurait voulu crier cette question au ciel, mais aucun son ne sorti de ses lèvres. Elle ne pouvait pas exprimer ce qu’elle ressentait à cet instant. Elle ne pouvait pas… Alors elle ne dit rien, se passant la main dans ses cheveux en détournant son regard pour qu’il n’ait pas à voir l’humidité qui s’y trouvait. Car elle se devait d’être force. Elle devait lui montrer que cette nouvelle ne l’avait pas atteint, mais elle n’y arrivait pas.

« Aby... je te demande pardon. » Levant sa main vers lui, elle chercha à lui montrer qu’il valait mieux pas parler pour le moment, qu’elle avait tout simplement besoin de calme pour pouvoir se retrouver dans ses pensées. Or elle ne pouvait pas le faire si il s’excusait ainsi, car… Le timbre de sa voix lui donnait envie de se blottir une nouvelle fois contre lui et d’oublier ce que le monde allait faire d’eux. Mari et femme… Si elle s’était imaginé cela possible lorsqu’ils s’étaient rencontrés la première fois, peut-être ne lui aurait-elle pas parlé, de crainte d’être enchaînée soudainement à lui telle une prisonnière. Et pourtant, elle aurait alors perdu tous les bons moments passés à ses côtés. Car oui, depuis qu’elle le connaissait, il n’y avait pas un seul mauvais souvenir qui n’entachait leur amitié, si ce n’est… le mensonge de son identité… Mais après tout, peut-être avait-il une bonne raison d’agir ainsi. Car, il fallait bien avouer que Abygail la première renierait son nom pour ne plus avoir à être une Droskaïa. Une petite poupée de porcelaine parfaite. Oui, il était clair que si elle le pouvait, elle prendrait les lettres de son nom sous ses yeux et les arracheraient une par une, car ce nom n’avait eu de cesse de la traîner vers le bas depuis son plus jeune âge. Il faut être fier d’être une Droskaïa ! Et pourtant… Il n’y avait aucune fierté en elle lorsqu’elle voyait que cela allait risquer de gâcher sa relation avec Ilia. Ou devrait-elle dire Timotei ? Non… Ilia, il resterait toujours Ilia à ses yeux et ce, qu’importe l’impasse dans laquelle ils se trouvaient en ce moment. C’est alors que ses idées s’éclaircirent soudainement. Ne s’était-elle pas assurée que cette alliance ne voulait pas dire la fin de son identité en tant que tel ? Si, bien sûr que si, or la Abygail actuelle, que fait-elle lorsqu’elle se trouve face à une impasse ? Elle ne rebrousse pas chemin, cela c’est certain, elle s’en fraye un nouveau. Escaladant ou évitant tout obstacle qui pourrait se trouver face à elle dans cette impasse. Et elle compris alors que l’identité de Ilia ne devait pas signifier qu’il y avait une impasse, car toutes impasses à ses solutions.

Ainsi, abaissa-t-elle sa main, et se tourna-t-elle vers lui. Les larmes au fond de ses yeux s’en étaient allées, et elle avait retrouvé une certaine contenance. Et plus encore, elle avait réussi à nouveau à s’ancrer dans la personne qu’elle était vraiment. Voyant soudainement que Ilia s’apprêtait à ouvrir une nouvelle fois la bouche pour parler, elle s’approcha à nouveau de lui, et plaça le bout de ses doigts sur ses lèvres pour le pousser à ne rien dire. Rien dire avant qu’elle n’ait pu s’exprimer. « Ne cherche pas le pardon sous cette lune, Ilia, car cet astre ne te le donneras pas. Bien trop téméraire pour voir ce qui se trouve véritablement sous ses froids rayons. Ne cherche pas à t’expliquer, pas maintenant, car il n’est peut-être pas encore temps. Personnellement je cherche à trouver une explication logique à cette situation, mais toutes mes idées m’échappent comme si mes pensées se trouvaient sur les ailes du vent et que ce dernier les dispersait tel les feuilles d’un arbre. » Elle secoua une nouvelle fois légèrement la tête tout en laissant retomber ses mains pour libérer la bouche d’Ilia du bout de ses doigts, mais elle ne le lâcha pas pour autant, posant ses mains sur celles de son meilleur ami avec douceur. « Nous nous trouvons peut-être dans une sorte d’impasse où nous devrions peut-être nous entretuer pour que chacun ait sa place, mais… Ce n’est pas la fin de l’espoir pour nous, tu le sais. Ilia. Timotei. Un autre. Qui que tu sois, il y aura toujours une place là. » Et elle posa une de ses propres main sur son cœur, l’autre tenant toujours la main d’Ilia. « Pour toi. Car vois-tu, tu es un peu comme une partie de moi que j’aimerais ne pas avoir besoin à cet instant, car ma raison est pleine de colère et de rancœur, mais… Mon cœur, lui, sait mieux que ma raison, vois-tu. Il sait très bien que je ne peux pas abandonner mon petit Ilia pour avoir omis quelques parcelles de vérités au passage. Je ne peux pas, car je te blesserais tout autant que je me blesserais moi. Tu es mon meilleur ami, celui qui arrive toujours me ramener à la raison et pour cela, je puis t’assurer qu’on traversera cette sorte d’impasse ensemble. Après tout, nous avons toujours réussi à chevaucher tous les obstacles, non ? »
AVENGEDINCHAINS

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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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Ҩ Re: Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Ven 15 Avr - 10:01

»  Chained together as prisoners

― Iliaby ―


“ ―The light will shine through the rain and heaven will hear them call your name and home will feel like home again. Corruption will fill your brain. Faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. „

Il était perdu entre deux mondes, ne sachant plus lequel choisir pour faire face à Aby. Devait-il rester l’Ilia qu’elle connaissait, ce menteur qui la menait en bateau depuis toujours, ou bien devenir l’homme qui lui était fiancé, mais qu’elle n’avait jamais rencontré… Ses pensées se bousculaient dans sa tête, tantôt suivant la voie de la raison, tantôt celle du cœur. Il était tellement sonné par la nouvelle qu’il n’osait même plus réagir, comme si le moindre de ses mouvements allait briser l’instant et rendre les choses encore plus catastrophiques. Son cœur battait si fort qu’il sentait le sang battre à ses tempes alors qu’il cherchait de l’air. Seul le froid mordant parvenait encore à l’atteindre, lui arrachant des frissons glacés. A moins qu’ils ne soient l’œuvre de son âme en peine ? Il était incapable de réfléchir correctement, incapable de déceler le vrai du faux et la réalité du rêve.

Pourtant elle se trouvait là, à un pas de lui, son visage face au sien, ses yeux dans ses prunelles océanes, la brise soulevant ses cheveux d’or et lui fouettant le visage. Il se surprit à la trouver plus belle que jamais, avec ses joues rosies par le froid, ses mèches rebelles et son regard brillant. C’était sans doute le pire moment pour songer à la contempler, mais étrangement, c’était ce qui le retenait à terre et l’empêchait de voguer dans son esprit et de se perdre dans le labyrinthe de ses doutes. Elle avait toujours été son pilier, un point d’ancrage dans un monde qui ne lui avait jamais appartenu et qu’il ne comprenait qu’à demi, au prix d’efforts grotesques. Il avait mis du temps à trouver sa place ici-bas, et voilà qu’un destin malicieux s’en mêlait, réduisant à néant tout ce qu’il s'était donné tant de mal à construire depuis toujours, tout ce qu’il avait sacrifié pour pouvoir exister enfin et marcher sans honte parmi la foule. Des regrets il en avait eu, mais honte, jamais. Il connaissait le prix de ses folies mais il avait toujours agit en connaissance de cause et sans y être forcé. La seule chose qu’on lui avait jamais imposée en vérité et qu’il n’avait jamais pu renier, c’était ce mariage arrangé. Son père l’avait mis devant le fait accompli, et il avait beau avoir réussi à devenir quelqu’un d’autre que celui à qui on avait promis une dame convenable, il n’en demeurait pas moins cette même personne, contrainte par le sang et par le nom.

Preuve était ici qu’il ne pouvait pas échapper à son passé, bien qu’il s’acharne depuis des années à l’enfouir au plus profond de lui-même. Aby était comme une fleur qui éclot après un hiver interminable qu’on aurait cru éternel. Au début on a du mal, puis au fur et à mesure que le temps passe, on finit par s’y habituer, jusqu’à l’aimer et oublier le reste. Et dès lors que froid s’estompe, que la neige commence à fondre et les bourgeons à germer, on a ce pincement au cœur de voir la lumière disparaître, même si on sait que cette nouvelle ère sera belle et brillera à son tour. Au fond, il aurait presque pu se réjouir que ce soit elle, sa fiancée. Il la connaissait, l’aimait, la comprenait. Dans un autre contexte, il se serait sûrement réjoui de cette annonce, mais les choses sont rarement aussi simples qu’on le voudrait.

Sans quitter des yeux l’Eclair, Ilia cherchait comment rompre un silence qui lui devenait pesant. Il se sentait brûler de l’intérieur, se consumer sous les coups de l’attente. Une terreur sourde grandissait en lui, se nourrissant de ses mensonges et des mots qu’Aby ne prononçait pas. Allait-il la perde ? Il n’aurait pas la force d’avancer sans elle, il le savait et aussi égoïste que soit cette pensée, elle tournait en boucle dans son esprit au point de le rendre fou.

L’ange se décida bientôt à lui faire grâce, juste au moment où il allait exploser, ne pouvant en supporter davantage. Sa pitié avait la douceur d’une caresse et il écouta sa voix cristalline avec autant de passion qu’un affamé, assimilant chaque mot et le gravant dans sa mémoire fébrile. Elle semblait avoir pénétré ses pensées, énonçant des émotions que lui-même ressentait et qu’il craignait même de laisser transparaître. Il aurait voulu lui dire, tout lui dire, mais elle le coupa de nouveau. Le contact de ses mains satinées sur les siennes arracha un frisson de bonheur au jeune homme. Elles aussi gelées mais il avait l’impression de sentir sa peau brûler sous les doigts d’Aby. Ce qu’elle dit ensuite termina d’achever le pauvre cœur d’Ilia, qui avait déjà trop vagabondé depuis quelques minutes qui avait semblées des heures. Elle ne lui offrait pas son pardon, pas directement mais il entendait tout l’amour qu’elle lui portant, il entendait l’espoir qu’elle invoquait, et surtout, il entendait qu’à ses yeux, il était toujours lui-même et qu’elle le gardait près d’elle, au creux de son cœur. A cet instant, le désir ardent de l’enlacer pour en plus jamais la lâcher lui traversa l’esprit, comme une décharge. Il se fit violence pour ne pas céder, bien décidé à ne pas anéantir les efforts de son amie pour arranger les choses…

La suite aurait pu lui arracher des larmes en torrent s’il ne les avait pas déjà toutes vendus au mistral du nord. Elle parlait de colère et de rancœur, mais lui n’entendait que la tendresse et compassion. Elle acceptait de marcher à ses côtés, d’avancer à l’aveugle, sa main dans la sienne, pour surmonter le vide et l’incertitude d’un voyage périlleux. Jamais personne auparavant n’avait fait preuve d’autant d’attention à son égard. Pour la première fois depuis longtemps, il avait l’impression d’être quelqu’un. Réellement quelqu’un. Timotei Iliev. Ilia Swarovski. Aucun des deux, les deux à la fois. Pas n’importe qui non, mais celui qu’elle voudrait. Cette certitude étrange lui apparaissait comme une évidence qu’il aurait touché du doigt jusqu’ici, sans jamais parvenir à la saisir. Mais à présent, il savait. Il voyait. Il aurait pu déplorer d’en arriver là pour enfin naître et exister mais une fois encore, il ne regrettait rien, et la part de lui qui croyait intimement au destin fit un bond en avant en criant victoire.

Pour la première depuis l’annonce foudroyante, Ilia sourit. Retirant doucement sa main de sous celle d’Aby et il inversa leurs places. Son autre main vint caresser les cheveux de la jeune femme, alors qu’il se perdait un instant dans la contemplation de ses traits poupins, s’arrêtant sur son petit nez et sur sa bouche qu’il aimait plus que tout voir sourire. « Tu m’offres le monde quand je te donne rien d’autre que les mensonges de ma vie brisée… Vous êtes réellement incroyable mademoiselle Aby. »

Il avait volontairement choisi de ne pas la nommer par son nom, car il savait combien sur ce point ils se ressemblaient. Il avait vaguement songé à l’appeler Iliev ou Swarovski, mais sans doute était-il trop tôt pour ce genre de plaisanteries… Alors il l’avait appelé de la seule manière qu’il connaissait, la plus belle qui soit. Il se rappelait encore du jour de leur rencontre, des années auparavant, quand ils avaient refusé tous deux de dire leur prénom à l’autre avant de finalement décider de le dire en même temps, le compromis idéal. Malgré le mélange des deux, il avait compris immédiatement et il se souvint l’avoir trouvé aussi joli qu’un papillon, doux et mélodieux…

« Mes mensonges n’ont jamais été des caprices. Je voulais devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un que j’aurais aimé être et pas ce quelqu’un que la vie avait façonné mais qui ne me correspondait pas. J’étais trop occupé à devenir quelqu’un d’autre que j’en ai oublié de voir qu’en vérité je devenais moi-même. Celui que j’avais toujours été, mais qu’il avait fallu des mensonges pour révéler. Un nom ne vaut rien, il n’est que du vent dans le vent… j’ai choisi de m’appeler comme ceux que j’aimais, en pensant à cela comme un hommage, alors qu’en réalité, je n’ai jamais été plus proche de mon passé si détesté que depuis lors. Et tu es arrivée… tu étais comme moi, tu comprenais et j’ai vu un mirage, un miracle, la certitude d’un bien-fondé qui m’avait fait douté autrefois… J’ai appris à vivre auprès de toi Aby, à vivre et à aimer. A exister réellement, sans mensonges et sans passé. Il n’y avait que ce présent que j’aimais tant voir défiler et que j’avais peur de perdre, un jour comme ceux-ci ou le charme se briserait pour ne laisser que des cendre dans son sillon. Mais tu n’as pas laissé faire et plus que jamais, tu me permets d’exister et d’être celui que j’ai toujours voulu être, que j’ai toujours su être, sans parvenir à le révéler. »

Sa main caressa à nouveau la joue de l’Eclair alors qu’il se noyait dans son âme. Se penchant doucement vers elle, il hésita une seconde puis vint finalement déposé un furtif baiser sur son front. Il s’enivra de son parfum de miel et de feuilles d’automne et s’écarta doucement après avoir murmuré un silencieux « Merci » qui s’éparpilla dans une brise.


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Je me suis mis à déconner complètement. Y'a quelque chose qui a sauté là dedans. Je sais pas. Je pense que c'est parce qu'inconsciemment j'ai eu l'impression de perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué, sur tous les éléments de ma vie. Tu te répètes en permanence ; je suis nulle part, je vais nulle part, je suis pétrifié. et je serai jamais rien d'autre que ça.
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Ҩ Re: Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY Ҩ Mer 25 Mai - 21:07

Chained together as surely as prisoners in a dungeon
Iliaby

Le démon aux cheveux d'ange aurait dû se sentir trahie. Elle aurait dû vouloir s'emporter, telle l'éclair qu'elle est, brisant tout sur son passage. Elle aurait dû s'en aller sans jamais plus revenir. Elle aurait dû faire tout le contraire de ce qu'elle faisait en vérité. Cela aurait été une réaction normale face à la découverte que son Ilia se trouve en fait être Timotei, celui qu'elle imaginait être son bourreau. Oui, cela aurait été normal, mais Abygail n'a jamais agi normalement. A dire vrai, elle est un peu cette personne, qui fera toujours l'opposé de ce qu'on peut imaginer. Et cet instant n'échappait pas à la règle, car même si au départ dans son discours elle s'était mise à lui dire qu'il était difficile de pardonner cela, au final, plus son discours avançait plus elle lui donnait l'amour qu'elle ressentait pour lui. Il était son Ilia, son rayon de soleil, et jamais elle ne pourrait le repousser. Pas même après qu'il lui ait menti, ce serait alors se blesser elle-même en voulant le blesser lui. Non… Elle ne pouvait pas le repousser, alors, elle restait là, à quelques millimètres de lui, une main dans la sienne, comme pour lui montrer que qu'importe cette vérité qui venait d'éclater, qu'importe le monde entier, elle resterait là pour lui. « Tu m’offres le monde quand je te donne rien d’autre que les mensonges de ma vie brisée… Vous êtes réellement incroyable mademoiselle Aby. » Tandis que Ilia venait délicatement caresser les cheveux de l'Eclair blond, cette dernière se mit à sourire délicatement. « Tu m'as offert ton amitié, et ce dès le départ, pour cela je suis prête à t'offrir le monde entier, et même une constellation si tu le voulais. »  Elle tourna légèrement la tête pour pouvoir déposer un délicat baiser sur la main d'Ilia, tout en gardant son sourire, puis elle se remit comme avant. Yeux dans les yeux avec celui qu'elle considérait comme son meilleur ami, et qu'elle ne pourrait abandonner pour rien au monde. Car ensemble, ils auraient pu décrocher les étoiles.

« Mes mensonges n’ont jamais été des caprices. Je voulais devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un que j’aurais aimé être et pas ce quelqu’un que la vie avait façonné mais qui ne me correspondait pas. J’étais trop occupé à devenir quelqu’un d’autre que j’en ai oublié de voir qu’en vérité je devenais moi-même. Celui que j’avais toujours été, mais qu’il avait fallu des mensonges pour révéler. Un nom ne vaut rien, il n’est que du vent dans le vent…’ai choisi de m’appeler comme ceux que j’aimais, en pensant à cela comme un hommage, alors qu’en réalité, je n’ai jamais été plus proche de mon passé si détesté que depuis lors. » Sans même s'en rendre compte, les yeux de Aby s'étaient mis à briller tels deux comètes, car elle était touchée. Particulièrement touchée par ses propos, car elle comprenais très bien ce qu'il avait ressenti. Et plus encore, elle savait pourquoi il avait choisi de mentir ainsi. Elle l'aurait fait si elle avait pu, car oui… Elle ne s'était jamais sentie alaise en Droskaïa, surtout lorsque son aînée ne lui parlait pas. Aussi aurait-elle préférée devenir quelqu'un d'autre pour ne pas avoir à porter le fardeau de ce nom et plus encore, pour ne pas être reliée à ses parents qui ne sont rien à ses yeux, comme elle n'est rien pour eux. Oui… A un moment elle s'était imaginée que ce serait une bonne idée, recommencer sa vie quelque part, ailleurs, en étant quelqu'un d'autre. Mais au fond, elle s'était doutée qu'en faisant cela, elle redeviendrait celle qu'elle était déjà. Car comme Ilia le disait, un nom n'est que du vent, il ne conditionne pas qui on est et Aby… Et bien elle était Aby, le démon aux cheveux d'ange, l'éclair blond, l'ouragan, la catin des jardins de Versailles, l'ange au coeur d'un ouragan, l'ouragan elle-même. Elle était tellement de choses, qu'elle savait très bien que nom ou pas, cela ne changerait rien. Elle était qui elle était, et elle en était ravie.

« Et tu es arrivée… tu étais comme moi, tu comprenais et j’ai vu un mirage, un miracle, la certitude d’un bien-fondé qui m’avait fait douté autrefois… J’ai appris à vivre auprès de toi Aby, à vivre et à aimer. A exister réellement, sans mensonges et sans passé. Il n’y avait que ce présent que j’aimais tant voir défiler et que j’avais peur de perdre, un jour comme ceux-ci ou le charme se briserait pour ne laisser que des cendre dans son sillon. Mais tu n’as pas laissé faire et plus que jamais, tu me permets d’exister et d’être celui que j’ai toujours voulu être, que j’ai toujours su être, sans parvenir à le révéler. » Et sans qu'elle ne s'en rende compte, des larmes étaient venues perler ses joues déjà glacée. Se solidifiant, c'était comme si elle avait des sillons sur son visage. Des sillons fais de larmes. Pas vraiment des larmes de tristesse, elle était émue tout simplement. Émue par les propos d'Ilia, mais plus encore par toute cette sincérité qu'elle voyait dans son regard. Tout cet amour. Tout… Absolument tout… Alors elle pleurait en souriant doucement, ses yeux toujours plongés dans les siens, comme si l'instant durait éternellement. Et alors, Ilia vient déposer un baiser sur son front et elle savoura ce contact, comme si elle venait de toucher le saint Graal. Il était son Graal et il lui donnait le sentiment que l'éternité était tout près. « Le charme ne se brisera pas, ou alors, s'il venait à se transformer en cendre, il nous suffira de devenir phœnix, et de ressurgir de ces cendres. » Elle s'approcha encore d'un pas de son petit Ilia, et alors… Alors elle vient se blottir dans ses bras. Posant sa tête sur son torse, et s'accrochant à lui, comme si elle s'accrochait à sa vie. Et elle se mit alors à murmurer tout contre lui. « Sache que avec moi, tu pourras être qui tu voudras. Tantôt Ilia. Tantôt Timotei. Ou tantôt un peu des deux. Dans tous les cas, je t'accueillerais à bras ouvert et même si, j'ai été plutôt abasourdie par la nouvelle de ces fiançailles… Je suis heureuse que ce soit toi. » Après tout, elle aurait pu tomber sur quelqu'un qu'elle détestait. Or là, Timotei était Ilia, qu'est-ce qu'elle aurait pu demander de plus que cela ?
AVENGEDINCHAINS

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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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Chained together as surely as prisoners in a dungeon ✙ ILIABY

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