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 i got this feeling. ∇ (ROMALON)

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ i got this feeling. ∇ (ROMALON) Ҩ Sam 2 Jan - 15:25

roman & avalon

« You want me down on earth, but I am up in space
You're so damn hard to please, we gotta kill this switch »


Pour une nuit d'avril, le temps était relativement glacial. C'était d'ailleurs bien la première fois depuis que le soleil avait repointé le bout de son nez et que les températures remontaient doucement mais sûrement, faisant fondre le peu de neige qui restait aux alentours de l'école. Les journées étaient, de plus, bien plus longues qu'avant. Il faisait jour tôt et nuit assez tard, ce qui n'aidait pas à faire chuter les quelques degrés qu'Avalon trouvait de trop. Elle regrettait déjà l'hiver, la neige et le froid. De toutes les saisons, c'était celle qu'elle appréciait le plus, aimant observer du château le paysage de la nature morte que lui offrait cette belle époque de l'année. Tout était gelé, perdu dans le temps pour une poignée de semaines et dans un silence des plus complet. Fort heureusement, en sortant de son dortoir cette nuit-là, Avalon eu le besoin de se revêtir de sa veste en cuire et d'une écharpe, sentant un vilain courant d'air prendre d'assaut le château. Signe qu'il faisait assez froid pour aller faire une promenade et tenter d'attaquer un ou deux élèves contre la cause si noble des insurgés. Car oui, depuis quelques jours maintenant, le château était la cible d'un bataillon de sorciers venus de tous les horizons pour s'en prendre à ceux qui avaient découverts l'Ox : les Eclairs puis grâce à cette espèce d'idiote de Ludmila, les icebergs. Deux clans désormais soudés possesseurs d'une ancienne magie dans leurs veines. C'était à vomir tant Avalon regrettait de ne pas avoir prit plus au sérieux cette fichue quête. Pour elle, ça n'avait été qu'une histoire pour enfants, un mythe qui se racontait de génération en génération. Si elle s'était une seule seconde doutée des pouvoirs magiques que cet artefact dissimulait depuis le début, elle aurait été la première à passer ses nuits pour le retrouver. Cette forme de magie noire était, en plus, inédite à tout ce qu'elle avait connu jusqu'à présent et en tant que passionnée voire même amoureuse de la magie noire sur toutes ses coutures, elle était follement jalouse de se voir priver de ce pouvoir si spécial. Donc, pour compenser, la demoiselle se baladait dans le château en quête de proie sur qui passer ses nerfs. Elle avait déjà reçu des hiboux d'anciens mangemorts en liberté essayant de la recruter pour jouer les infiltrés. Mais ça ne l'avait guère intéressée ; travailler pour un idiot, c'était terminé. Elle bossait seulement pour son compte et ce qu'elle voulait, c'était se venger. Elle avait déjà attrapé un nigaud de deuxième année de chez les éclairs, planqué à l'aile nord du château et seul comme le monde. Elle avait proposé de le raccompagner auprès des siens pour finalement l'assommer et l'envoyer à Domovoï's Rock pour une tonne d'expérimentation. Elle avait entendu dire que les plus sombres sorciers étaient arrivés avec tout un tas d'objets illicites pour faire des expériences pas très jolies et qu'ils avaient prévu de les enfermer dans des cages. L'idée plaisait à Avalon qui se faisait un malin plaisir à imaginer ce genre de scènes.

Bloquée dans le château, elle aurait aussi pu se rendre sur l'île sorcière où tous les autres sorciers  attendaient comme des idiots pour trouver un moyen d'entrer à Durmstrang mais ça n'intéressait pas la blondinette qui voulait être au cœur de l'action. De son école, elle avait la possibilité de jouer les anciennes mangemorts et de montrer son véritable visage au monde entier. Elle l'avait caché trop longtemps, s'était retenue beaucoup trop. Aujourd'hui sonnait l'heure de la guerre et pour l’occasion, les masques tombaient un par un. Elle ne revêtait pas fièrement sa marque des ténèbres – pas loin d'être idiote – mais n'hésitait pas à se montrer davantage cruelle qu'elle l'était qu'auparavant. Elle voulait à nouveau se baigner dans une marre de sang et jubiler sur le corps de ses victimes. Tel était son vœux le plus cher.

Désormais, Durmstrang était devenu son terrain de chasse.

La baguette dans sa main gauche, elle jouait avec un couteau dans sa main droite, qu'elle s'amusait à lancer dans les airs pour le récupérer par la suite. De toutes les armes qu'elle avait déjà utilisé, les armes blanches étaient ses préférées, surtout les petits canifs qu'elle pouvait glisser partout dans ses vêtements et qui ne la quittaient pas. Elle était une fervente admiratrice de la magie et se servait de sa baguette dans la majorité du temps mais parfois elle préférait un bon corps-à-corps pour laisser s'exprimer la tigresse qui habitait son corps. Véritable sauvageonne sans foi ni pitié.
Elle n'était pas tellement sûre de croiser quelqu'un à cette heure-ci mais avait tout de même bon espoir, ces idiots s'étaient tous mis en tête de faire des patrouilles et de veiller au mieux à la sécurité du château. Mais ce mot n'existait plus désormais. Plus personne n'était en lieu sûr, surtout quand Avalon se baladait dans les couloirs de l'école avec l'idée en tête de trouver une petite occupation. Ce fut en arrivant vers l'infirmerie qu'elle entendit du bruit : des bruits de pas rapides, des chuchotements animés et une porte qui claque. Curieuse, elle se mit à marcher sur la pointe des pieds et colla à un pan du mur pour écouter et voir ce qui se passait. Au loin, deux silhouettes qui semblaient être en plein conflit puis finalement une séparation, la première personne – une fille visiblement – se dirigeait vers l'aile sud et l'autre ne bougea pas, dépitée. En se penchant davantage, Avalon put reconnaître la personne et son cœur fit un bond. Devant elle se trouvait le grand et victorieux meneur des éclairs. Une chance unique en son genre. D'ordinaire, si ça avait été quelqu'un d'autre, elle l'aurait envoyé en pâture sur la petite île magique non loin de Durmstrang mais là... Ca serait un véritable gâchis de ne pas sauter sur l'occasion.

Roman Tatsikov avait su attirer son intérêt quand il avait volé le pouvoir au sein de son propre clan. Il avait prit la place de cet abruti de Krum et avait créé polémiques en agissant ainsi. Avalon, elle, l'avait trouvé bourré de charisme et ô combien vicieux. Son regard s'était porté sur lui et l'idée de n'en faire qu'une bouchée s'imposa à elle comme l'acte le plus banal. Il était de sang-pur, venait d'une bonne famille, avait la réputation d'être distant, froid et manipulateur et il aimait autant qu'elle le pouvoir. Clairement, ils ne pouvaient que s'entendre. Elle se demandait même ce qu'il fichait chez les Eclairs. Tout en se mordant la lèvre inférieure, la blondinette sortit de sa cachette et fit quelques pas dans sa direction. « Tatsikov, je te pensais plus malin que ça. T'es pas au courant ? Les couloirs sont bondés de vilaines personnes prêtes à t'arracher le cœur et te sucer le sang » fit-elle d'une voix forte en passant sa main dans ses cheveux. Il se retourna vers elle et elle s'arrêta à quelques mètres de lui tout en le dévisageant. Il avait cet air sûr de lui, ce charisme imposant qui donnait envie de s'écarter de son chemin quand on le voyait. Il dégageait quelque chose de sauvage, d'électrique. Jamais avant aujourd'hui elle n'avait autant eu envie de se rapprocher de lui. « Bien que j'admets qu'en ce qui me concerne, c'est autre chose que j'aimerais te sucer » fit-elle en le regardant de haut en bas, un sourire espiègle sur les lèvres. Ah ça... Avalon n'avait jamais eu la langue dans sa poche, son franc-parler avait toujours fait parti d'elle. Elle voulu se rapprocher mais en le voyant lever la baguette vers elle, la blondinette se stoppa. Pas qu'elle se sente menacée mais elle voulait éviter de provoquer un duel qui ruinerait ses chances de l'emmener faire un tour entre ses cuisses. Elle savait bien que la fierté masculine était quelque chose à ne jamais émasculer si on voulait ensuite coucher avec eux. « Sois pas idiot, tu sais bien que si j'avais voulu t'attaquer ou te blesser, je l'aurais fais quand tu avais le dos tourné. Remercie donc tes fesses, elles t'ont sauvées la vie mon chou » rajouta-t-elle en lui faisant comprendre que, pour une fois, ce n'était pas du sang qu'elle réclamait mais bel et bien du sexe. Prenant un air détaché, elle colla son épaule contre le mur et rangea sa baguette. Voyant qu'il ne faisait pas de même, elle leva les yeux au ciel. « Tu n'oserais pas attaquer quelqu'un de désarmée, si ? » fit-elle en prenant une voix exaspérée. C'était ridicule. Qu'il baisse son pantalon et qu'on en parle plus.


Dernière édition par Avalon F. Dolohov le Mer 2 Mar - 15:59, édité 3 fois
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Vainqueurs
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Vainqueurs

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Statut du sang : Pur, mais ce n'est pas important, la valeur d'une personne est dans ses actionsMessages : 797Date d'inscription : 20/05/2015Localisation : Au sommet du monde
Ҩ Re: i got this feeling. ∇ (ROMALON) Ҩ Mar 5 Jan - 8:24

I got this feeling

Endorphins start to swell now
As I step up to my throne
I feel the monster caged inside of me
Screaming through my bones
I wanna feel you all from deep within
Swayin’ back and forth all night

Le château était devenu une prison. Cellule sibérienne retenant en son cœur une foule de prisonniers, certains plus victorieux que d’autres, tous à la solde de gardiens qui n’attendaient que de perpétrer leur cellule. Dans les murs et dans son entourage, Durmstrang avait été privé de sa chaleur, soumise à l’infâme baiser du Détraqueur. Plus d’âme, affaiblie, exsangue. Normal puisque toute sa puissance se retrouvaient dans les veines des vainqueurs.

Les Flammes les plus exubérants se chargeant autrefois de l’ambiance de l’école avaient disparu. Personne ne pourrait jamais dire ce qui est advenu de Svetlana. Roman marchait dans les corridors en regrettant la blonde et son carnet rouge. Ils avaient passé tant de temps ensemble quand il essayait de l’aider à se remémorer une partie de ses souvenirs. Le meneur en implantait parfois des faux, afin de faire chier cet imbécile de Grigori. Voilà un imbécile qu’il ne regretterait pas. Si on faisait réellement des expériences sur Domovoï, il demanderait à ce qu’on lui envoie la tête afin qu’il puisse la déposer à l’entrée de son manoir. De toute façon, les scientifiques ne trouveraient rien de concluant dans la cervelle du brun.

Froid, il faisait froid comme si les Icebergs ne s’étaient pas seulement approprié leur pouvoir, comme s’ils s’étaient aussi approprié leur institution. L’alliance avait été faite, le meneur était maintenant allié avec Danslav et Katerina. Comme des milliers d’aiguilles dans sa peau, la température le transperçait. L’eau conduit l’électricité, mais pas sous cette forme, elle la rend transie.

Dans la salle de réception, Roman frissonnait. C’était sa putain d’idée, de ne pas allumer la moindre chandelle afin d’éviter qu’ils ne se fassent repérer. Il y avait des loups à Durmstrang, tout le monde le savait. Valait mieux se faire dévorer par le frimas que par les canines d’une bête. Même si tout le monde devenait un monstre quand la nuit était tombée. Certes, ils ne pourraient pas toujours se cacher.  

Roman se chargerait donc de la garde de nuit pendant que ses camarades dormaient. Il compensait son manque de sommeil par une heure d’autohypnose durant l’après-midi. Compte tenu du fait que quinze minutes d’hypnose équivalaient à trois heures de sommeil profond, il estimait s’en sortir plutôt bien. Quand il était dans les limbes de sa conscience, il en profitait pour réadapter son esprit à la puissance qui coulait dans ses veines. Il supprimait certaines limites, il en élaborait d’autres, il triangulait son savoir. Le jeune homme n’en doutait pas ; il serait le premier à contrôler le pouvoir de l’Ox.

Il se pencha sur son matelas afin de prendre son veston. Se frayant un chemin au travers des gens qui dormaient, il se dirigea vers Cassandra afin de la recouvrir de celui-ci. Rien qu’à la voir, il devinait aisément que la jeune femme grelottait. Si le tissu de son vêtement n’avait rien de très chaud, il pouvait au moins se dire qu’il n’était pas resté sans rien faire. C’était tout ce qu’il pouvait lui offrir comme couverture contre l’hiver du château. Avant que le matin ne se lève, il le reprendrait et la vie continuerait, sans que l’Écossaise ne se doute quoi que ce soit.

Roman sortit de leur repère, marchant le dos droit, de son élégance habituelle. Pour le moment, il en profiterait pour faire un tour à l’infirmerie afin de prendre quelques items afin que les étudiants ne puissent prendre soin des blessés dans leur infirmerie de fortune. Bandages et potions, quelques herbes pour refermer des plaies et de l’onguent. Il continuerait sa ronde, par après. De toute façon, il avait toute la nuit pour se promener dans le château.

Sur le chemin, il croisa une jeune fille d’environ son âge, qu’il avait vue dans leur nouveau repère cet après-midi. La tirant par le poignet, il lui demanda ce qu’elle fichait là, sortant l’habituel discours selon lequel elle devait retourner dans la salle de réception, que seules les personnes autorisées avaient le droit de la quitter, une suite de paroles qu’il semblait avoir appris de Danslav. Bien évidemment, la blondinette lui répliquait vivement qu’elle n’avait pas d’ordre à recevoir de lui ; elle n’obéissait qu’aux meneurs des Icebergs. Roman conservait un calme olympien compte tenu de la situation.

S’il avait cru que l’alliance serait facile, il demeurait qu’il y avait quelques affreuses petites têtes brûlées dans le clan de Volkovitch. Dire que lui s’éreintait à dire aux Éclairs de respecter les Icebergs, même si ces derniers leur avaient volé le pouvoir. La magnanimité de Roman était testée à rude épreuve. Déjà que certains de ses membres manquaient à l’appel… Le meneur  n’avait envie que de passer ses nerfs sur quelqu’un. Sur cet imbécile d’Arsenic, par exemple. Si leurs relations étaient devenues plus neutres, cet entêté ne cessait de sortir dans les couloirs à n’importe quelle heure de la journée. Un jour, il se ferait kidnapper, Roman en mettrait sa main au feu.  Pour que cela n’arrive pas, il faisait de son mieux pour que la défense de la salle de réception ne soit impénétrable. Passer sa colère sur les Assaillants, c’était mieux que rien, non ?

Observant la jeune fille retourner vers leur nouveau quartier général, Roman retint rapidement un souhait de la voir se faire entraîner sur l’île pour son comportement déroutant. Des pas se firent entendre dans son dos. Une voix de femme, claironnante, joueuse et totalement en contrôle.

« Tatsikov, je te pensais plus malin que ça. T'es pas au courant ? Les couloirs sont bondés de vilaines personnes prêtes à t'arracher le cœur et te sucer le sang. Bien que j'admets qu'en ce qui me concerne, c'est autre chose que j'aimerais te sucer. » De mauvaise humeur, le jeune homme se retourna pour voir une autre fille blonde avec la bouche en cœur. Avalon Dolohov. Sa réputation la suivait de près, et était presque aussi sale que la sienne. La demoiselle se mordait les lèvres, elle paraissait s’amuser. Il fallait dire qu’elle avait l’avantage, pour une fois que quelqu’un surprenait une des plus grandes têtes pensantes du marché noir. Seul, le meneur ne pouvait se fier sur son clan. Loup alpha prisonnier de la confrontation, habituellement prédateur, Tatsikov était devenue la proie. Comme quoi même la nature a pour habitude de renverser les principes qu’elle a dressés. Presque aussi traîtresse que Roman lui-même.

Avalon l’observait, son regard passait sur tout son corps, l’examinant comme si elle pouvait le voir sous toutes ces facettes, tel le couturier observait les pièces d’un patron. Elle pensait probablement à une manière de l’attaquer, il le savait, c’est ce qu’il ferait à sa place. Se mettant sur ses gardes, le meneur dégaina, en un éclair, sa baguette magique quand la jeune femme avança vers lui. Celle-ci arrêta ses mouvements. Renversement des positions, Roman venait de retrouver son rôle de dominateur, celui qui le seyait le mieux. Il la fixait sans sourciller, son regard polaire, sa posture impassible, il n’était aucunement d’erreur à plaisanter. Perdre son temps avec une Ombre, c’était contre ses principes. Même s’il avait toujours tout reproché à Krum, il haïssait les Ombres avec la même force que ce dernier.

« Sois pas idiot, tu sais bien que si j'avais voulu t'attaquer ou te blesser, je l'aurais fais quand tu avais le dos tourné. Remercie donc tes fesses, elles t'ont sauvées la vie mon chou. » La meilleure attaque demeurait celle faite sous l’effet de surprise. Soit, la blondinette marquait un point. Les sourcils du meneur se froncèrent sous le coup de l’incompréhension. Depuis quand ses fesses lui auraient-elles sauvées la vie ? Le discours de Dolohov ne lui faisait absolument aucun sens. À moins que l’Anglaise ne se trompe encore en bulgare, de la même manière qu’Ethan… à l’exception près que ce dernier ne faisait aucun effort pour s’intégrer. Avalon avait rejoint les Ombres et y était aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau. Durmstrang était son nouvel aquarium. Sauf qu’elle était un piranha avide de chair et de sang. Elle continuait de parler, de son ton minaudant, comme s’il lui refusait quelque chose.

« Tu n'oserais pas attaquer quelqu'un de désarmée, si ? » Il se serait attendu à tout de sa part, mais surtout pas à cette phrase exacerbée. La jeune femme devait se ficher de lui. Roman ne put retenir un rire moqueur. Il baissait sa baguette de quelques centimètres en secouant la tête. Un éclat malicieux brille dans les yeux du jeune homme. Avalon se révélait particulièrement amusante. Un sourire s’esquissait sur les lèvres du jeune homme. Il se rapprocha de la jeune femme d’un seul pas, bien calculé, résonnant sur le sol. Une légère explosion de magie, des éclairs sous son pied comme si le meneur avait véritablement réussi à dominer le ciel. Ce pouvoir, il devrait encore apprendre à le canaliser.

« Tu ne me feras pas avaler tes couleuvres, Dolohov. » Son ton demeurait le même, ferme et impétueux. L’adolescente contre le mur, elle ne pourrait pas lui échapper. Elle était un papillon prisonnier de la vitre du collectionneur. Il savait que c’était une apparence. Dolohov était d’une graine tout aussi mauvaise que lui. Roman demeurait inflexible. Sa voix était doucereuse, narquoise.  « Nous savons tous les deux que tu es armée jusqu’aux dents. » Sans même les voir, il devinait les couteaux dans ses vêtements, qui formaient le squelette de Dolohov. Chaque arme blanche comme une côte sur la cage thoracique et une menace éventuelle. Roman relevait sa baguette de sorte à ce qu’elle soit à la hauteur du cœur de la demoiselle. Non, il ne plaisantait pas, il s'en prendrait à une fille si nécessaire. Hedda avait failli y passer. Le mouvement du poignet qu’il avait effectué eut pour effet de faire léviter les lits autour de lui. S'appropriant l'erreur, Roman sourit. « Mais que représentent des minables couteaux face à la puissance de l’Ox ? »

Toujours aussi souriant, se délectant de la jalousie pestilentielle de la demoiselle. Il avait trouvé l’artefact, c’était dans ses veines que le pouvoir de celui-ci était allé se loger. Jouant la carte de la provocation, cherchant dans les faiblesses de ses ennemis, prétendant que son non-contrôle était savamment calculé. Dans le cas d’une confrontation, il savait cependant que les chances ne seraient pas en sa faveur. Mentir et sourire, c’était ce qu’il lui restait. Une chance que cela était son plus grand talent.


(c) AMIANTE



my heart wants blood
Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.


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Ҩ Re: i got this feeling. ∇ (ROMALON) Ҩ Jeu 21 Jan - 22:59

roman & avalon

« You want me down on earth, but I am up in space
You're so damn hard to please, we gotta kill this switch »


Tigresse prête à sortir les griffes, sauvage et indomptable, reine dans une jungle qu'elle connaissait par cœur tant elle s'y était aventurée durant des mois. Elle se savait sur son territoire, maîtrisant parfaitement les sortilèges les plus complexes de magie noire bien que la souplesse de son corps pouvait tout aussi bien l'affaire d'autant plus si elle sortait ses armes blanches pour se défendre. Elle n'avait pas peur, n'avait jamais peur, n'aurait jamais peur. C'était bien pourquoi on la traitait de folle hystérique complètement lunatique et instable, capable de charmer n'importe quel cœur pour faire fondre les os par la suite. Elle était impitoyable et bien que potentiellement face à un possesseur de l'Ox, Avalon se savait plus expérimentée et plus à même de le battre s'il tentait quelque chose. Elle espérait néanmoins que ça n'aille pas jusque-là, ce n'était pas ce qu'elle désirait bien qu'une partie de corps à corps ne pouvait qu'échauffer les esprits et peut-être tourner en son avantage. S'il fallait lui mettre une raclée pour voir la couleur de son boxer, elle ne disait pas non. De toute manière, elle les aimait violent et sans pitié.

Ceci étant, la russe devait admettre que son attention envers le récent meneur des éclairs n'était pas désinteressé, proche de Tybalt depuis quelques semaines, ce dernier lui avait interdit d'approcher le serbe d'une quelconque manière qu'il soit. Aimant jouer avec le feu et ne supportant surtout pas qu'on lui inflige des limites et qu'on lui donne des ordres, elle avait donc décidé de se pencher sur son cas, désireuse de prouver qu'elle n'avait pas de comptes à rendre à qui que ce soit. Et quand bien même serait-il contrarié qu'il lui pardonnerait cet affront ; ne la préférait-il pas à ce pauvre garçon ? Ne lui offrait-elle pas bien plus que lui ? Elle comprenait cette fascination, néanmoins, l'ayant ressenti pour lui. Roman était un homme qui suscitait bien des interrogations, autour de lui se mouvait un brouillard mystérieux qui englobait sa personnalité dans un aura sombre insaisissable. Il était le garçon qui avait su prendre le pouvoir au bon moment et qui en jouissait librement maintenant que l'Ox avait été trouvé par ses soins. Certaines rumeurs avaient même prétendues qu'il avait été le premier à toucher l'artefact magique de ses doigts et que grâce à ça, il avait alors répandu le pouvoir au sein de son clan jusqu'à chez les glaçons de par Ludmila, ennemie numéro un chez tous les insurgés. Un regard vers les pattes du loup face à elle et un frisson s'empara d'elle. En la touchant, pouvait-il lui insuffler ce nouveau souffle de vie à elle aussi ? Un rire résonna alors dans l'infirmerie, glacial et cynique, claquant dans le silence comme un éclair un jour de pluie. La russe esquissa un sourire, comprenant bien l'ironie du moment. N'importe qui la connaissant elle ou sa réputation connaissaient les détails de ce qu'elle cachait sous ses vêtements. Et quand bien même n'aurait-elle rien eu, elle restait tout de même redoutable, avec ou sans armes quelconques. Des années de pratique dans toutes les formes de combats à mains nues et elle n'avait rien oublié. Ca ne lui avait, cependant, que peu servi mais c'était toujours bon à prendre quand elle avait réellement besoin de se défouler. D'un pas assuré et contrôlé, il avala les mètres entre eux pour se placer assez près d'elle, l'emprisonnant contre le mur. Son palpitant sursauta un instant en s'imaginant que si vite, il baisserait les armes face à elle. « Tu ne me feras pas avaler tes couleuvres, Dolohov. » fit-il d'un ton brusque et ferme. Elle baissa les yeux et son sourire s'agrandit presque sous les paroles murmurées du Tatsikov. Il visait juste, il n'avait pas confiance en elle et ne pourrait jamais la croire, quelque soit son baratin et ce qu'elle lui voulait. En l'espèce, cependant, ça ne demeurait que peu important. Face à lui, elle avait baissé sa baguette, geste solennel qui se traduisait par son envie furibonde de le posséder juste pour un instant.

Ne comprenait-il pas le désir qui possédait son corps qui mouvait vers lui tel un aimant ? Ne voyait-il pas la braise qui irradiait ses prunelles bleutées quand elle le regardait ? N'entendait-il pas son souffle s'accélérer tandis qu'il lui murmurait des mots contre sa peau laiteuse ? Les signes étaient pourtant évidents, si ce n'est criant d'une frustration palpable dans l'attente qu'il se décide enfin à la toucher. Ou peut-être qu'elle ferait un effort pour ses beaux yeux et qu'elle finirait par céder à son envie en faisant le premier pas. Elle pouvait se le permettre, il n'était pas n'importe quel idiot du château avec les bourses bien pleines. Il était le meneur, le héros de l'école, celui qui avait laissé son ambition englober toute sa vie pour délaisser le reste. Tout comme elle, il se consumait à l'idée d'être encore plus puissant et respecté, priait presque pour voir arriver une nouvelle occasion de prouver ses valeurs et trouver sa place dans cette société de requins. « Nous savons tous les deux que tu es armée jusqu’aux dents. » fit-il d'une voix malicieuse, presque ironique. Touché. Il voyait clair en elle bien qu'il semblait étrangement naïf quant à ses réelles motivations pour une rencontre hasardeuse dans l'infirmerie. Il la détaillait du regard, descendant sur ses formes et un instant elle se demandait si c'était pour compter les armes qu'elle avait planqué sur elle ou si c'était par une curiosité peut-être un peu plus déplacé qu'il ne le fallait. Sans ne faire aucun commentaire, Avalon se contenta de l'observer, arborant ce même air prétentieux sur le visage, elle était trop sûre d'elle pour une adolescente. Il redressa sa baguette au niveau de son organe vital où le bout du manche s'enfonça dans sa peau. Elle ne pipa mot et n'eut aucune réaction, pas même quand les lits de la pièce se mirent à s'élever dans les airs tout autour d'eux. Ses iris eurent un mouvement bref vers ceux-ci, un peu perplexe de voir Roman utiliser son nouveau pouvoir juste pour essayer de l'intimider. « Mais que représentent des minables couteaux face à la puissance de l’Ox ? » Elle plissa les paupières, pas loin d'être bête. Si tous savaient qu'elle était très impulsive et pouvait partir au quart de tour quand on touchait à une corde sensible, l'Ox n'était aussi tabou que ça à ses yeux. Elle n'y avait jamais cru et n'avait donc pas chercher à l'obtenir d'une quelconque manière. Peut-être aurait-elle eu plus de regrets si elle s'était investie dans cette quête.

Mais pourquoi être jalouse quand le pouvoir est à portée de mains ? Il était tout seul face à elle et l'éclair avait beau faire bonne figure, Avalon était sûre qu'il ne se contrôlait pas. Du moins, pas encore. Sa magie semblait instable, à peine l'avait-elle un peu taquiné qu'il montait sur ses grands chevaux à lui offrir un spectacle de lévitation ? Un peu de sérieux. De plus, si vraiment ils étaient si puissants que ça les grands vainqueurs, ils se passeraient bien de la protection et de l'aide de la majorité des flammes et d'une partie traitresse des ombres. Or, pas une seule fois elle n'avait croisé un iceberg ou un éclair seuls depuis la trouvaille de l'artefact – Roman mis-à-part. Lâchant un soupir amusé, Avalon posa sa main sur la baguette de son camarade et l'abaissa afin de se rapprocher de lui d'un pas félin. « Ton numéro ne m'impressionne pas, Tatsikov. J'ai passé l'âge d'être effrayée par un tour de passe-passe. Si tu étais si intouchable que ça, tu ne passerais pas tes journées enfermés avec les tiens dans je-ne-sais-quelle-partie-du-château à trembler à l'idée de nous voir débarquer » dit-elle en appuyant bien sur chacun de ses mots, sachant pertinemment qu'elle marquait un point. Il était fort, c'était certain, mais pas imbattable. Tout le monde à ses faiblesses, après tout. Au combat comme dans la vie de tous les jours. Délicate, elle se rapprocha encore un peu de lui, se fichant bien d'entrer dans son espace personnel, et s'arrêta à quelques millimètres de son oreille, charmeuse au possible. Elle savait bien que d'ici deux secondes, il la repousserait violemment et qu'elle avait là juste un moment de surprise pour agir à sa guise. « Est-ce que tu trembles quand tu penses à moi, Tatsikov ? Ou est-ce que c'est autre chose qui s'agite en toi ? » souffla-t-elle dans son oreille, d'une voix langoureuse en lui suggérant bien des choses. Mutine, elle se recula légèrement de lui et lui offrit un sourire espiègle tandis que ses yeux brillaient d'une ardente intensité. Il n'avait pas l'air de bien comprendre ce qui se passait et même d'y voir clair dans son comportement. D'une manière ou d'une autre, il restait suspicieux, à l'affut de tout geste qui aurait pu passer pour une attaque ou un traquenard. Elle ne pouvait que le comprendre, tout comme lui elle se serait méfiée à sa place. Seul un fou pouvait rester détendu face à une chasseuse comme Avalon. Elle leva alors les mains, paumes vers lui et son sourire ne fut que plus amusé. « Si tu as peur de mes minables couteaux, tu peux m'inciter à une fouille corporelle si tu veux, tu seras fixé sur le nombres d'armes que j'ai sur moi et tu pourras même les retirer un à un si ça te fait plaisir » Elle lâcha un petit rire coquin et se mordit la lèvre tandis qu'elle retrouvait place contre le mur sur lequel elle s'était ancrée un peu plus tôt. Elle le défiait maintenant du regard, curieuse de savoir quel serait son prochain geste.

Osera ou osera pas Tatsikov ?


Dernière édition par Avalon F. Dolohov le Mer 2 Mar - 16:00, édité 2 fois
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Vainqueurs

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Statut du sang : Pur, mais ce n'est pas important, la valeur d'une personne est dans ses actionsMessages : 797Date d'inscription : 20/05/2015Localisation : Au sommet du monde
Ҩ Re: i got this feeling. ∇ (ROMALON) Ҩ Sam 23 Jan - 3:52

I got this feeling

Endorphins start to swell now
As I step up to my throne
I feel the monster caged inside of me
Screaming through my bones
I wanna feel you all from deep within
Swayin’ back and forth all night

Le contrôle. Roman était connu pour son contrôle, pour son calme, pour sa pleine possession de ses moyens. Il pouvait retomber sur ses pattes en toute occasion grâce à son savoir magique parfaitement maitrisée. Jamais il ne montrait ses pleines capacités ; seulement assez pour faire peur à un ennemi potentiel. Les limites de son talent ne seraient jamais dessinées. Roman contrôlait tout, jusqu’à l’image qu’il projetait. Le monde n’était que marionnette, un rire satirique dont il contrôlait la moindre ascendance. Régner sur les consciences ne suffisait pas. Relever les commissures des lèvres à son libre arbitre, c’était la vraie puissance. Oh, Tatsikov, c’était le serpent, capable de se faufiler un chemin au travers de tout, c’était la fumée que l’on essayait d’attraper à mains nues.

Ce pouvoir qui coulait dans ses veines demeurait cependant puissant. Son cœur en supportait les ténèbres, mais son corps lui faisait comprendre qu’il n’était qu’humain. Son avant-bras meurtri, possédé par la noirceur, les veines noires sous son épiderme. Toucher l’Ox, ç’avait été sa plus grande malédiction et pourtant, il en tirait profit, il en était fier. Cette main, elle avait écrit l’histoire, elle avait tué, elle avait fourni le plaisir. C’était tout le pouvoir qui était en sa possession, que ce soit sur sa propre vie ou sur celle des autres. Jamais il n’avait été aussi puissant.

Vipère, il se retenait pour ne pas siffler sa désapprobation. Un mouvement du poignet et voilà que les lits flottaient. Une partie de lui avait envie de s’arracher les cheveux, l’autre était impatiente de voir ce qu’il adviendrait de son pouvoir quand il le maitriserait. Pour le moment, il était dans l’eau bouillante comme il ne l’avait jamais été. Dans les problèmes, dans la merde comme un putain de cochon. Mais il n’en jouissait pas. Dans une jungle, Roman était le chasseur, celui qui appréciait la situation tant qu’il demeurait dans sa voiture avec ses armes. Maintenant, il était dans la fosse aux lions, complètement désarmé. Son hypnose ne lui servirait à rien dans ce moment, et même s’il aurait voulu s’en servir, il n’était pas dans un état psychique adéquat. Face à la panthère, face à cette folle de Dolohov, il n’y avait qu’un moyen de se battre et c’était à armes égales. Il devrait laisser tomber son image, il devrait cesser de faire le fier, il devrait montrer pourquoi son nom avait été aussi craint dans les murs de Durmstrang. Roman jouait à l’animal apprivoisé, mais il était capable de mordre. Il en craignait cependant trop les conséquences, son bannissement l’avait amadoué.

Son image, sa stupide image, s’il la laissait tomber, il pourrait faire tomber tous les royaumes à ses pieds. Il jouait un jeu dangereux, il oscillait entre deux clans, mais les vrais amis vous poignardent de l’avant.

Sans faillir, il observait la blonde et la menaçait du bout de sa baguette. Il aurait dû faire attention, il aurait dû demander à Soren de mieux pister ses mouvements. Dolohov était probablement le plus grand danger pour son clan, en ce moment. Ashtakhov était un imbécile du premier degré tandis que Stoyanov demeurait un ivrogne. Les autres, c’était inutile d’en parler. Il n’avait rien à craindre de la petite Droganov, ce n’était rien d’autre qu’une fillette dérangée aux tendances nécrophiles.

Avalon était une sadique, c’était une de ces personnes qui se complaisaient dans la souffrance. Si Roman l’acceptait de la part de Jefferson – un des hommes qu’il admirait le plus avec Dimitrov – il ne pouvait pas faire exception pour qui que ce soit d’autre. Déséquilibrée, plutôt que de le craindre, la demoiselle n’avait qu’un plus grand sourire aux lèvres. Jonglant entre deux états d’esprit, s’amusant de son trouble, mais le regardant avec une insistance qui le faisait frissonner le long de l’échine.

Elle n’était pas bête, la Dolohov, et c’était bien ça qui lui causerait problème. Il pouvait faire avaler n’importe qui à n’importe quoi, mais le pouvoir de l’Ox demeurait trop difficile à cacher, même pour lui. Son catalyseur venait à peine d’être activé, et il lui manquait encore un peu de pratique avant de simplement maitriser le flux de magie. Avalon posait sa main sur sa baguette, il sentit sa main vibrer bien malgré lui. Il était esclave de son ambition, pour la première fois de sa vie. Avalon avançait vers lui, gracieusement, appréciant probablement de jouer avec sa nourriture. Elle avait un beau morceau dans son assiette. Tout le monde serait heureux d’entendre que Roman Tatsikov était mort. Elle serait acclamée en héros, quelle drôle d’ironie du sort.

« Ton numéro ne m'impressionne pas, Tatsikov. J'ai passé l'âge d'être effrayée par un tour de passe-passe. Si tu étais si intouchable que ça, tu ne passerais pas tes journées enfermés avec les tiens dans je-ne-sais-quelle-partie-du-château à trembler à l'idée de nous voir débarquer. » Roman demeurait de glace, totalement imperméable aux mots de la jeune femme. Joueuse, elle appuyait sur chacun de ses mots, avec un entrain enfantin.  C’était l’enfant qui disait à son camarade que son père était meilleur que le sien, le gamin vantant les mérites de son château de sable.

Tatsikov pouvait prendre n’importe quelle insulte sans rien dire, son impassibilité était des plus difficiles à rivaliser. Indifférence des plus profondes, ce qui lui importait était lui-même. Ce que Dolohov sous-entendait confirmait cependant ses craintes les plus profondes. Il y avait bel et bien des équipes qui se formaient. L’organisation des Assaillants et des Insurgés était bien entamée. Tatsikov pouvait penser ce qu’il voulait, se vanter du sens tactique des meneurs et lui-même, ils n’étaient rien d’autre qu’une bande d’adolescents tentant de protéger une institution bien trop grande.

Arachnéenne, avec la grâce d’une funambule sur le fil d’araignée, Avalon s’approchait de lui avant de lui murmurer des mots à l’oreille. Il n’avait même pas le temps de lui prendre le poignet pour lui casser, le mal était déjà fait. Sentant son souffle chaud contre son cou, son parfum raffiné et délicat, les faibles senteurs du parfum cruor se dégager de sa nuque. Sadique, elle se restaurait de chaos, vile charogne, arrache-cœurs, attache-cœurs. « Est-ce que tu trembles quand tu penses à moi, Tatsikov ? Ou est-ce que c'est autre chose qui s'agite en toi ? »

Mais de quoi elle parlait, bordel ? Il n’aimait pas la façon dont elle ne s’exprimait que par sous-entendus ; c’était la seule personne dans laquelle il n’arrivait pas à lire. Il avait l’impression d’être aveugle, plongé dans le noir le plus total. Tout ce qui lui restait était son cerveau, mais ce n’était plus suffisant. Il tentait d’interpréter sa voix suave, mais peine perdue. Roman ne maitrisait rien des sensualités. Son royaume était celui des érudits, non des plaisirs physiques. Avalon se délectait, son regard était ardent, comme celui d’un pyromane qui n’attendait que de tout voir brûler. Probablement sentait-elle l’assurance du jeune homme voler en fumée. C’était digne des vautours. Bientôt, elle pourrait se restaurer des restes du meneur des Éclairs. Jamais elle n'aurait goûté telle amertume.  

La jeune femme leva les mains en l’air, ne paraissait que davantage ravie. Elle était dans son élément, la garce, elle aimait ça, sentir la peur des gens autour d’elle. Roman rangea sa baguette, dans un geste de bonne négociation. L’utiliser était encore risqué, sa magie était trop instable. Il allait devoir affronter autrement la situation. « Si tu as peur de mes minables couteaux, tu peux m'inciter à une fouille corporelle si tu veux, tu seras fixé sur le nombre d'armes que j'ai sur moi et tu pourras même les retirer un à un si ça te fait plaisir » Elle lâchait un rire avant de se reculer contre le mur. C’était un défi et même s’il n’était pas du genre à faire des démonstrations de force, il ne pouvait pas se permettre de manifester sa faiblesse. Il se dirigea vers elle avec de grandes enjambées. Devant la jeune femme, il saisit son écharpe afin de l’attirer vers lui. L’étranglant au passage, les accessoires féminins étaient d’une stupidité. « Bien, nous allons compter ensemble. » lui dit-il sur un ton pince sans-rire.

Ses mains se posèrent sur les hanches de la demoiselle, avec force, ses ongles rentrant dans sa peau. Il la plaquait contre le mur, l’empêchant de faire le moindre mouvement qui lui permettrait de se dégager. Collant leurs deux bassins sans comprendre la portée du geste, entre deux lits qui étaient brusquement retombés au sol. Jamais Tatsikov n’avait été aussi proche d’une femme et pourtant il n’y avait aucun amour, il ne ressentait absolument rien. Son cœur était devenu de glace. Harmorica avait raison. Plus rien d’humain n’existait en lui.

Sa bouche près de l’oreille de la jeune femme, la voix rauque, brisant son image léchée de meneur des vainqueurs. Roman laissa tomber le masque aussi. C’était l’heure de la guerre et les ennemis montraient enfin leur véritable visage. Le meneur n’existait plus, c’était le leader du marché noir qui était revenu. Ses mains partaient à l’assaut, s’aventurant dans la ceinture de la demoiselle. « Un. » fit-il en laissant tomber un couteau sur le sol. Le jeu était commencé. Ses mains remontèrent sous le haut de la jeune femme, s’attardant sur ses hanches avant de remonter le long de ses côtes. Sa peau était douce comme de la soie, mais Roman touchait sans jouir, sans en tirer le moindre plaisir. Chaque canif, chaque poignard, chaque stylet tombait en un bruit claironnant. Seule la voix de Roman brisait le silence mortuaire. Il avait l’impression étrange que la jeune femme avait longuement attendu ce contact, mais ce ne devait être que le fruit de son imagination.

Rendu au dixième couteau, le jeune homme le fit tourner entre ses doigts, appréciant le miroitement argenté de l’arme. Étincelante dans le céruléen de ses yeux, une de ses mains gardait Avalon près de lui, l’empêchant de se dégager. Soudainement, il traça une estafilade le long de la jambe de la jeune femme. La pointe de l’arme appuya sur sa cuisse, le sang coula, tâcha son vêtement dans un rouge foncé. Roman passa son pouce dessus, appuya sur la blessure avec tendresse, laissant sa main se tâcher de sang. « Finalement, tu as raison. » fit-il avec douceur, penchant la tête sur le côté. « C’est vrai que c’est plaisant, un couteau. » Poussant le vice jusqu’à lécher son propre pouce, se restaurant de l’essence carmine de la jeune femme. Les couloirs sont bondés de vilaines personnes prêtes à t'arracher le cœur et te sucer le sang. Ce jeu se jouait cependant dans les deux sens. Non, Roman n’était pas un enfant de chœur, malgré tout ce qu’il essayait de prouver.


(c) AMIANTE



my heart wants blood
Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.


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Ҩ Re: i got this feeling. ∇ (ROMALON) Ҩ Lun 8 Fév - 22:55

roman & avalon

« You want me down on earth, but I am up in space
You're so damn hard to please, we gotta kill this switch »


Elle n'avait pas peur. Peut-être aurait-elle dû, après tout... Il était beaucoup plus puissant qu'elle. Roman avait l'Ox dans ses veines quand elle restait une sorcière lambda. Bien qu'elle se trouvait plutôt redoutable lorsqu'elle brandissait sa baguette, elle savait qu'elle n'était qu'en sécurité parce qu'il ne contrôlait pas la totalité de son nouveau pouvoir. Elle l'avait vu lorsqu'en quelques mots, il s'était mit dans un état d'angoisse qui avait simplement fait léviter les lits. Il savait foutrement bien cacher ses sentiments le Tatsikov mais sa magie trahissait ses émotions, elle n'était que le reflet de qu'il y avait à l'intérieur de lui. Un instant, elle se demanda si elle l'effrayait assez pour qu'il se sente autant menacé puis elle chassa cette idée de la tête ; de toute manière, ça ne l'aidait pas franchement dans son envie prenante de le déshabiller. Celle qui était née le jour où il était devenu le meneur des éclairs et où il s'était assit sur cette autorité dont il n'avait normalement pas le droit. Il avait volé la couronne, balayant les vieilles traditions, pensant simplement à son ambition et ses aspirations futures. On n'aurait pas pu faire plus égoïste que ça. De personne il était devenu quelqu'un de redouté et de puissant. De l'ombre il était passé à la lumière sans même cligner des yeux et être effrayé par ce changement qu'il semblait avoir attendu toute sa vie. Et le voilà, maintenant, brillant de tout pouvoir, se complaisant dans ce rôle de meneur pour lequel il n'avait jamais été choisi mais qui le sied à merveille. Il était le nouveau héros du château, celui qui avait posé le doigt sur l'Ox et avait offert une coupe toute-puissante aux siens. Il était autant admiré que craint, désormais.

Pourtant, dans les prunelles bleutées d'Avalon, on ne pouvait y lire que l'envie furieuse qu'elle avait de le sentir contre lui. Elle ne l'admirait ni ne le craignait, voulait simplement le faire sien et l'enfermer dans ses griffes de tigresse. Si personne n'avait réussi à la mettre en cage, c'était avant tout parce qu'elle était passée maître dans le domaine de la séduction, fine vipère mouvant vers ses proies pour réchauffer leurs cœurs et les attendrir avant de n'en faire qu'une bouchée. L'ironie était qu'elle était née le jour de la Saint-Valentin et qu'elle refusait de vivre par amour mais juste pour briser les cœurs. Loin d'être idiote, elle savait néanmoins que Roman ne serait pas du genre dupe et que jamais il ne la laisserait s'approcher trop près de son palpitant. A défaut, elle pouvait cependant espérer se rapprocher de sa virilité qui, avec un peu de chance, se laisserait tenter par un petit tour avec elle. Bien que rien n'était vraiment sûr, surtout quand ça concernait l'énigmatique meneur.

Beaucoup chuchotaient sur son passage, souvent des fabulations sur un passé, présent et futur qui n'avait jamais existé et qui n'existerait jamais. Cependant, personne ne l'avait déjà vu en compagnie d'une fille qui sortait du lot et pour qui il serait prêt à faire n'importe quoi. On lui avait déjà prêté des relations fictives avec Priska ou encore Hedda mais l'ombre voyait au travers et savait reconnaître l'amour quand elle le voyait – à défaut de savoir le ressentir. Tout comme elle, il semblait insensible face à cette émotion qui donnait pourtant des ailes à certains et faisait naître des guerres dans les cas les plus extrêmes. Avec une certaine nervosité, Avalon hésita un instant ; peut-être que s'il n'avait jamais été vu avec une fille, c'était simplement parce qu'il préférait la compagnie de son propre sexe. C'était une théorie qu'elle devait garder à l'esprit s'il refusait ses avances, tout était possible bien qu'à ses yeux, ça serait un réel gâchis et une frustration qu'elle serait obligée de garder en elle tant son désir pour le jeune homme était oppressante. Elle le voulait, le désirait, l'attendait.

Finalement, il fit un pas dans sa direction, avalant les quelques mètres qui les séparaient. Attentive, elle l'observait sans perdre son sourire, impatiente de savoir ce qu'il avait en tête et s'il oserait ou non la toucher. Au moins, elle serait fixée quant à la sexualité de l'adolescent après ça. Avec un peu de chance, peut-être arriverait-elle à prendre la place de Jefferson ; quoi qu'ils fassent de leur temps libre tous les deux, elle était sûre que sa compagnie serait plus agréable que la sienne. Elle était, après tout, plus jolie à regarder. Arrivé devant elle, le brun attrapa son écharpe et la serra en avant, la ramenant à lui en serrant sa gorge par la même occasion. « Bien, nous allons compter ensemble. » dit-il en l'attrapant par les hanches et en la plaquant contre le mur. Elle frissonna et lâcha un soupir de satisfaction, voyant finalement le fauve s'éveiller sur son visage si lisse. Ses expressions changèrent et d'une personne distante et impénétrable, elle voyait apparaître majestueusement le monstre qu'il cachait sous ses faux-semblants. Son image s'effrita sous ses yeux et elle jouissait d'avance en découvrant ce qu'il cachait dans les tréfonds de son âme car tous les deux le savaient ; avec elle, il pouvait se montrer sous son vrai jour, elle savait depuis longtemps qu'il y avait beaucoup plus à creuser chez lui qu'il n'y paraissait. Sa fréquentation auprès de Tybalt lui avait aussi mise la puce à l'oreille, on ne passait pas du temps aux côtés de leur enseignant pour son amabilité et de toute manière, il n'était pas du genre à donner des cours particuliers à n'importe qui. Tout comme elle, il lui était précieux et elle comptait bien découvrir pourquoi. Collant leurs bassins, il passa une de ses main sur sa hanche tandis qu'il colla son visage au sien, léchant sa peau de son souffle chaud. Les lits tombèrent dans un fracas qui ne la firent même pas réagir tant elle était concentrée sur la proximité brutale dont il faisait preuve. Elle avait l'impression qu'il venait d'abaisser toutes ses frontières et qu'il laissait son instinct prendre le dessus. Avalon sentit ses mains rudes passer sur sa ceinture où le bruit métallisé d'un de ses couteaux se fit entendre, le sortant de son manche. Elle sursauta et esquissa un sourire en l'entendant tomber par terre dans un fracas. « Un. » souffla-t-il contre son oreille. Un frisson lui suça le bas du dos tandis que son bas-ventre commençait déjà à se tordre dans tous les sens, tapotant contre sa peau tant ce premier rapprochement venait de l'émoustiller. Néanmoins, elle ne fit pas un seul mouvement, se contentant d'attendre et de l'observer, fascinée de découvrir cette âme si sombre qu'elle aimait déjà.

Les doigts froids du serbe glissèrent alors sous son tee-shirt pour frôler sa peau et palper chaque recoin de son corps où elle pouvait cacher des armes blanches. Il allait mettre un bon petit moment avant de trouver tous les endroits où elle avait caché ses précieux canifs. Toujours prévoyante, Avalon en planquait absolument partout, même dans les doublures de ses vêtements, se disant qu'une mauvaise rencontre pouvait arriver et qu'il fallait mieux être préparé au cas où. Si une guerre se préparait, mieux valait qu'elle soit lourdement équipée pour l'affronter, après tout. Continuant son manège, il les compta un à un et les laissa tomber par terre dans un bruit métallique à chaque fois qu'il en dégotait un. Il ne semblait pas surprit d'en découvrir dans les endroits les plus inopportuns, visiblement il s'était déjà attendu à tout avec elle et c'était plutôt une bonne chose. Lorsqu'il arriva au dixième, il se stoppa et regarda le couteau, un peu plus grand que les autres et ressemblant plus à une machette à cause de sa forme. Caché dans la doublure de son pantalon en cuir, elle esquissa un sourire quand il se mit à jouer avec, comme si finalement ce genre d'ustensile était appréciable à avoir en mains – ce qui était le cas, certainement. Appuyant alors sur le côté de sa cuisse au niveau du genoux, il enfonça davantage la lame dans la jambe d'Avalon et elle ne bougea pas, figée en le laissant cisailler sa peau tel un vulgaire boucher. Elle avait vécu pire, subi bien plus douloureux qu'une pauvre égratignure à la patte. Adepte des doloris quand elle était enfant et entraînée par son paternel dans l'art de la torture, ce dernier avait mit un point d'honneur à lui faire subir ce qu'elle serait amenée à faire en tant que mangemort ; son corps en avait gardé quelques cicatrices qu'elle se refusait de cacher. Elle au moins, elle avait connu la vraie douleur et ne simulait pas juste pour un vulgaire mal de tête. Patiente mais sachant que chaque blessure se rendait, Avalon le regarda avec lenteur descendre son pouce sur sa blessure ensanglantée pour caresser le sang qui s'écoulait et qui paraissait noir sur sa tenue foncée. « Finalement, tu as raison. C’est vrai que c’est plaisant, un couteau. » dit-il d'un air curieux en inclinant doucement la tête. Puis, Roman fit un mouvement qui attira l'attention d'Avalon et qui enchaîna son destin au sien : il lécha son pouce imbibé d'hémoglobine et son sort fut scellé.

Avant même qu'il n'ait pu avaler sa salive, la blondinette lui sauta dessus, excitée par ce dernier acte qu'il avait entreprit. Attrapant son visage entre ses mains, elle le ramena à ses lèvres et pu sentir le goût d'acier et de fer qui était typiquement l'odeur du sang. Elle aurait pu répliquer, le faire encore attendre et lui chercher des ennuis avant de passer directement au plat principal mais à force de se faire caresser par ses mains baladeuses et de le voir s'amuser à lui faire mal, ça n'avait fait qu'attiser son désir d'aller plus loin. Elle avait l'impression que son corps brûlait tant elle bouillonnait d'envie pour lui. Griffant son crâne, les mains de la russe descendirent jusqu'à son cou qu'elle serra de toute ses forces tandis qu'elle continuait de l'embrasser sauvagement, allant jusqu'à mordre sa lèvre inférieur à sang. C'était, après tout, son tour de goûter son sang, non ? Se séparant de lui, elle le poussa violemment jusqu'au lit d'infirmerie qu'il y avait juste derrière elle et retira sa veste en cuir ainsi que son écharpe qui la gênaient plus qu'autre chose. Elle ne pensait plus par elle-même, répondait simplement au besoin de son corps, pilotée par ses hormones qui la rendaient folle. Elle ne savait même pas ce que pensait son compagnon et si cette situation lui plaisait, mais en vrai elle n'en avait strictement rien à foutre. Elle était prête à le violer sur place tant elle était affamée par son appétit sexuel. Il n'était plus meneur, il n'était plus un vainqueur, il était juste à elle désormais. Un bout de viande entre ses griffes qu'elle s'apprêtait à dévorer vivant.

Se mettant à califourchon sur lui, elle ne put s'empêcher de sourire en sentant une boule assez dure juste sous elle, au niveau de la ceinture du Tatsikov. Finalement, il n'était pas si indifférent que ça. N'étant pas du genre patiente, elle lui retira son tee-shirt et il l'aida en levant les bras. Balançant le vêtement un peu plus loin, elle posa ses mains sur son dos et sur son torse et embrassa son cou puis son épaule, la tête baissée. Il était toujours assis, ce qui facilitait les choses pour elle. Il n'avait pas envie d'être entièrement à sa merci, visiblement et elle n'en avait rien à foutre pour l'instant. Couché ou pas, tant qu'elle pouvait l'avoir sous sa coupe, c'était tout ce qu'elle demandait. Gênée par un mini cutter qu'il avait oublié dans une poche de son jean, la blondinette le sortit de avança le petit bouton poussoir pour faire sortir la lame de sa cache. Etincelante, elle put apercevoir son regard ardant dans le reflet de son arme et reporta son attention sur Roman. Posant la lame froide sur le haut de son torse, elle descendit alors en enfonçant légèrement le poignard dans sa chair, ne voulant pas le blesser mais juste remettre les pendules à l'heure. Qui sème le vent récolte la tempête. « Pour que tu ne m'oublies pas » susurra-t-elle d'une voix langoureuse toujours en souriant. Son entaille était plus grande que la sienne et le sang s'écoula immédiatement en plus grande quantité. Balançant son arme, elle se pencha directement vers l'hémoglobine qui affluait et lécha directement la plaie, se mettant du sang jusqu'au menton mais ne s'en formalisant pas plus que cela. Elle avala le sang qu'elle suça et un instant elle se demanda si l'Ox allait désormais passer dans son système. Leur magie n'était-elle pas dans le sang ? Laissant sa question en suspens, Avalon sentit qu'il attrapait sa tête par les cheveux et elle redressa le visage vers lui. Ils se regardèrent un instant dans le blanc des yeux et l'appel du sexe n'en fut que plus fort. Elle se pencha à nouveau vers lui pour l'embrasser de la manière la plus brutale qui soit. Il n'y avait pas d'amour, pas même de tendresse, juste deux monstres qui retrouvaient leurs instincts primaires et s'enlaçaient dans l'ombre de la nuit. Elle effectuait déjà des mouvements de va et vient, se frottant contre son sexe durci qui ne demandait qu'à sortir tant la bosse ne faisait que grossir contre elle. Il étouffait à l'instar d'elle.


Dernière édition par Avalon F. Dolohov le Mer 2 Mar - 16:02, édité 1 fois
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Vainqueurs

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Statut du sang : Pur, mais ce n'est pas important, la valeur d'une personne est dans ses actionsMessages : 797Date d'inscription : 20/05/2015Localisation : Au sommet du monde
Ҩ Re: i got this feeling. ∇ (ROMALON) Ҩ Mer 24 Fév - 2:45

I got this feeling

Endorphins start to swell now
As I step up to my throne
I feel the monster caged inside of me
Screaming through my bones
I wanna feel you all from deep within
Swayin’ back and forth all night

À lire avant de poursuivre:
 

Essence carmine des plus divines sur le pouce du monde. Laissant la pluie de cruor recouvrir les terres arides pendant que le goût de la terre se mêlerait à celui de la rouille pour en nourrir les racines. Ses cheveux blonds prendraient la couleur des champs de bataille alors que le sang recouvrirait ses tempes. Son corps ferait office de paravent et se sacrifierait au tumulte des ouragans. Qui sème le vent récolte la tempête, mais lui, il était Chronos, créateur de chaos.

Tatsikov comme le maître de cérémonie du château. C’était lui qui avait commencé le spectacle en retrouvant le fameux artefact et ce serait lui qui mettrait fin à cette terrible comédie. Bientôt, tout le monde mourrait et ses ennemis seraient disséminés sur la surface du monde, écartelés comme de vulgaires poulets. Son pouce deviendrait planète, il deviendrait univers et plus jamais personne ne pourrait l’arrêter, comme jamais quiconque n’arrêtera la Terre de tourner. C’était tout aussi normal pour Roman de conquérir que pour un humain de respirer.

Il observait le sang qui perlait en passant sa main sur la blessure. Ce n’était pas la profondeur qui importait : c’était simplement l’action. C’était sentir la chair se déchirer et le métal s’enfoncer dans la peau, la faible résistance de l’épiderme qui se coupait comme du beurre. Ce sentiment était indicible. Pour le faire durer le plus longtemps possible, il ne fallait jamais dépasser la première couche de peau. Ainsi, on faisait durer le plaisir. Ne gâchons pas la tartine avec un surplus de confiture, voulez-vous ?

Avalon ne tarda pas à attraper son visage. Ses lèvres se posèrent sur les siennes, et il notait le changement dans son regard lorsqu'elle goûta sa propre essence. Cannibalisme dans son essence la plus pure. La jeune femme réagissait, elle paraissait carburer aussi au vin des hommes. C’était une furie, elle était totalement dérangée. Ils se complétaient. Elle était née le jour des battements de cœur et il avait vu la lumière le jour de la naissance des empereurs, le jour du couronnement, le jour du débarquement. Tout son destin l’avait prédisposé à se battre, à conquérir. Trouver quelqu’un qui le comprenait, trouver quelqu’un avec qui partager cette rage, qui pourrait supporter toute cette colère, c’était ce dont il avait besoin. Il le voyait, il le sentait, elle ne le jugeait pas, et c’était peut-être ce qui tuait le peu de raison qu’il lui restait.

Ses mains se logeaient contre son crâne alors qu’elle l’embrassait. Roman entrouvrit la bouche doucement avant de répondre à l’étreinte, ses propres mains encerclant les hanches de la demoiselle, la rapprochant de lui. Deux corps collés, deux jeunes adultes livrés à la passion dans un château où le danger se trouvait partout. Un flot de sang s’écoula dans la bouche du jeune homme. Avalon l’avait mordu à la lèvre inférieure. Sale pute. Roman laissa le liquide couler le long de son menton, de sa lèvre rougie, ne prenant même pas la peine de l’essuyer. Son sang était encore meilleur que tous les sangs.

Elle le poussa sur le lit de l’infirmerie. Assis sur celui-ci, il observait la demoiselle retirer sa veste de cuir ainsi que son écharpe. Son cou était maintenant à découvert. Son regard était pendu sur la carotide, il aurait envie de la mordre à la gorge pour apprécier le sang qui giclerait dans sa bouche, comme lorsque l’on croque dans un fruit trop mûr. Il se casserait si facilement, son cou, il en était persuadé…

Elle se mettait à califourchon sur lui. La jeune femme l’aidait à retirer son tee-shirt avant de l’embrasser dans le cou et dans l’épaule. Roman laissa échapper un râle, un soupir rauque, peu habitué au contact sexuel. Jamais on ne l’avait embrassé dans ces endroits. Ce moment de sursis lui coûta ; une douleur vive le ramena à la réalité. Une coupure s’étala sur son torse, le sang suintait de celle-ci, coulant sur son sternum. « Pour que tu ne m'oublies pas. » susurrait la jeune femme. Vénéneuse, elle était à la fois les roses et les épines. Elle paraissait fière de ses coupures, mais elle en oubliait le plus important, que le véritable mal était psychologique. Toutes les blessures se referment, mais les mots peuvent ouvrir toutes les blessures. Elle maitrisait la douleur, mais ce n'était rien comparativement à la souffrance.

Avalon léchait le sang de sa blessure, comme un animal s’occupait des plaies de son petit. Cette vision l’excita, il se sentait durcir. Attrapant la jeune femme par les cheveux, il ramena son visage à sa hauteur pour l’embrasser. Le court laps de temps pendant lequel les deux étudiants s’étaient observés dans les yeux avait suffi ; ils ne sortiraient pas de cette pièce avant d’avoir apaisé le désir.

Embrassant la jeune femme, il ne tarda pas à approfondir le baiser, laissant leurs langues danser ensemble, langoureusement, dans des bruits de succion. Avalon donnait des petits coups de reins qui lui faisaient perdre contenance. Elle le rendait fou. Penchant sa tête sur le côté, il passa sa main gauche dans son dos, ne cessant son exploration des profondeurs abyssales de la bouche de la demoiselle, son baiser devenu largement indécent. Sa main droite passa dans sa ceinture, dans sa poche arrière d’où il retira une lame de couteau qu’il n’avait pas jugé pertinent de compter dans son inventaire, volé à la demoiselle lors du décompte. Une lame, était-ce réellement une arme, après tout ?

Dégainant la lame, il la passa dans le dos de la demoiselle, déchirant son tee-shirt. Maladroit, peu habitué à manier de telles armes, il accrocha l’omoplate d’Avalon. Le sang coula, une longue estafilade recouvrait le haut de son dos. Jetant la lame plus loin, il déchira le reste du vêtement avec ses mains nues, comme un primitif, comme un sauvage. Révélant la peau pâle de la demoiselle, éveillant les démons, une lueur concupiscente qu’il ne se soupçonnerait même pas.

Gardant les lambeaux de vêtement entre ses doigts, Roman les serra, appréciant la texture du tissu. Pourquoi le linge des demoiselles était-il toujours fait dans un tissu plus fin que celui des hommes ? S’il avait été plus épais, jamais Cassandra n’aurait eu aussi froid. Roman n’était plus en colère contre les Icebergs, il était en colère contre le monde entier. Et seule Avalon pouvait avaler toute cette rancœur.

Insérant sans tendresse sa main droite dans sa blessure, laissant le bout de ses doigts se faufiler dans l’entaille dans l’omoplate, il apprécia la texture des muscles, légèrement fibreuse, presque râpeuse sous son toucher. Il continua son chemin, jusqu’à ce que ses phalanges ne butent contre la peau. Appuyant sans vergogne, se servant de sa main comme un crochet, il rapprocha la demoiselle de lui, conservant ses doigts pernicieux dans son omoplate.  

Le sang coulait autour d’eux, que ce soit de sa bouche ou du dos de sa camarade, mais le vrai amour ne se fait que dans le sang, que ce soit celui de la pucelle ou du meurtre premier. De sa main gauche, Roman retira les agrafes du soutien-gorge de la Dolohov. Ça lui prit quelques secondes avant d’y parvenir. Il ne voyait presque plus, seulement des couleurs, les courbes féminines qui hurlaient,  pleuraient sa présence, comme un bébé en détresse hurlait pour sa mère.

Le ridicule apparat étant enlevé, il put voir la poitrine de la demoiselle. Les mamelons étaient raffinés, comme deux bonbons à la fraise. Mais Roman n’était pas gourmand ; il aimait seulement ce qui était bien apprêté. Redressant la demoiselle sur ses jambes, il commença alors un mouvement de va-et-vient dans sa blessure, à l’aide de ses doigts. Il lui faisait la violence dans l’amour, il lui faisait l’amour dans la violence.

Lorsqu’il jugea que c’en était assez, Roman retira d’un geste brusque sa main de l'omoplate. Ses doigts étaient recouverts de sang. Dorlotant les pointes des seins, les caressant, les pinçant, sans détacher son regard des yeux d’Avalon, il les recouvra de sang avant de laisser la jeune femme se cambrer légèrement, décollant sa poitrine sanguinolente de son torse. Vision érotique conduite par les pulsions, infirmerie isolée. La courbure du corps était suffisante pour lui laisser le champ libre. Le corps d'Avalon était devenu un canevas sur lequel s'étalaient leur deux sangs.

Penchant sa tête, quêtant à la source, Roman alla lécher les deux globes, tournant sa langue autour des mamelons cramoisis avant de les mordiller. S’il avait appris une chose, c’est que le corps réagissait à la douleur. Chaque fois qu’il mordait Avalon, chaque fois qu’il la blessait, il sentait sa vulve palpiter sur ses cuisses, comme un petit cœur battant. Et il voulait plus, et il était affamé, et la chasse ne faisait que commencer.  

(c) AMIANTE



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Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.


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