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 Everybody wants to rule the world • Roman

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang pur bien que la pureté compte peu à ses yeuxMessages : 206Date d'inscription : 24/07/2014Localisation : Près de la Salle de Réception, veillant sur les Vainqueurs, la baguette à la main
Ҩ Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Dim 29 Nov - 19:30

Everybody wants to rule the world
Welcome to your life, there's no turning back. Even while we sleep, we will find you

Une lettre. Toute ta journée avait commencé par une simple lettre qui avait provoqué en toi une réaction bien trop forte pour que tu puisses le contrôler tout seul. Cette lettre t'avait bouleversé à un point que tu n'aurais pu imaginer, car la personne qui te l'avait envoyé n'était autre que celui duquel tu attendais des nouvelles depuis de nombreux mois. Il avait répondu à tes appels silencieux après de longs mois sans réponse. A un moment tu l'avais même cru mort, tant cela te choquait de n'avoir aucune nouvelle de lui, mais au fond de toi, tu avais toujours su que c'était impossible. Tu l'aurais senti, car vous étiez bien trop liés pour qu'une telle chose puisse t'échapper. Et maintenant tu en avais la certitude : il était vivant. Ton jumeau était bien vivant et il t'avait écrit après un silence qui t'avait glacé le sang. Mais au fond était-ce une bonne chose pour toi d'avoir reçu cette lettre ? Car oui, depuis qu'elle était parvenue entre tes mains, les propos écrits dedans n'avaient eu de cesse d'être ressassé dans ton esprit. Au point de torturer les méninges comme jamais. Et plus encore, te meurtrir l'âme. Tu n'aurais jamais dû faire ce que tu as fait Leif, tu as perverti notre petite sœur et tu t'es perverti par la même occasion. Tout au long de la matinée, cette phrase avait passée en boucle dans tes pensées, comme un film sans fin qui revenait toujours à son point de départ. Tu savais de quoi il parlait. Oh oui ! Tu le savais très bien… La relation entre ta sœur et toi, était parvenue à ses oreilles. Mais pire encore, à ses yeux. Il vous avait vus et c'était pour cela qu'il avait quitté Durmstrang sans un seul mot. C’était pour cela que tu n’avais pas eu de nouvelles de lui, car tu l’avais bien trop choqué pour qu’il puisse te pardonner. Je ne comprends pas comment une telle relation peut exister entre vous, c’est immoral ! Et tu ne le savais que trop bien. A dire vrai, vous ne le saviez que trop bien. Et vous aviez vraiment essayé de résister au départ -enfin surtout Kira, qui a toujours été la plus raisonnable de vous deux-, mais plus le temps passait, plus il avait été impossible de passer outre l’attirance entre vous. Puis…une fois que vous aviez goûtés à l’interdit, cet interdit était devenu part intégrante de votre vie et vous n’auriez pu l’éloigner de vous sans vous blesser par la même occasion.

C’est certainement la chose la plus difficile qu’il m’ait été donné de dire, mais à partir de ce jour tu n’auras plus de nouvelles de moi. Je ne peux pas agir comme si je n’avais pas été témoin de cet acte honteux. Je ne peux pas te revoir un jour sans y penser encore et encore. Tu m’as déçu. Tu m’as blessé. Et de ce fait, c’est comme si tu étais mort pour moi. Le coup fut dur à encaisser lorsque tu avais lu la conclusion de sa lettre. Tu étais mort pour lui, car tes actes étaient bien trop répréhensibles pour qu’il puisse t’accepter à nouveau, et donc les accepter. Alors il avait préféré t’enterrer dans son esprit, aussi simplement que cela. C’est comme si tu étais mort pour moi. Mais lui n’étais pas mort à tes yeux et de ce fait, la douleur était encore plus importante, encore plus immuable...Car oui, comment pourrais-tu continuer à avancer dans une vie où tu n’as plus la moitié de ton âme à tes côtés ? Comment en effet… Puisqu’il faut garder en tête que les jumeaux, encore plus dans le monde magique, sont liés de la plus forte des façons et vous deux, vous n’aviez pas fait exception à la règle. Votre lien à toujours été tellement puissant, étant donné que vous ressentiez quasiment tous les sentiments de l’autre, que vous saviez lorsque l’un des deux n’allez pas bien, que vous ne vous sentiez pas entier lorsque l’autre n’était pas dans les parages. Oui, vous aviez, et avez, encore un lien extrêmement fort et voilà qu'en un coup de plume, Anton l'avait balayé. Il t'avait balayé de sa vie sans le moindre remords et c'était cela qui te tuait le plus. Voilà pourquoi tu avais voulu te rendre à l'infirmerie pour voir ton petit ange, Kira. Tu avais besoin de lui parler plus que tout, de lui montrer cette lettre et que tu puisses t'épancher dans ses bras. Mais le problème, c'était que Kira… Kira t'évitait depuis quelque temps et ce jour ne faisait pas exception, elle avait dit qu'elle était trop occupée -c'est vrai que deux élèves à soigner c'est énorme sachant que Briac était avec elle à cette heure-, et tu étais donc parti, le cœur lourd.

En ancien flamme qui se respecte, tu avais toujours tendance à ressentir les émotions trop intensément et là, lorsque tu avais été deux fois rejeté dans la même journée par les êtres les plus proches de toi, un grand sentiment de solitude s'était emparé de ton âme. Et que fais-tu depuis ton adolescence lorsque tu ressens cette solitude ? Tu te consoles dans des draps… Encore et encore jusqu'à ce que cette solitude disparaisse de ton esprit. Et c'était ce que tu avais fait en ce début d'après-midi, dans tes quartiers tu avais entraînée une jeune femme -élève majeur, donc il n'y avait qu'une seule erreur de ta part, le fait qu'elle soit ton élève- et tu t'étais consolé en la consolant en même temps. Et maintenant tu te trouvais là, allongé dans ton lit, le bras de la jeune femme entourant ton torse avec douceur, sa tête posée sur ton épaule. L’après-midi touchait à sa fin et de ce fait, tu doutais fortement d’être dérangé à cette heure, mais entre douter… et être sûr… Il y a une énorme différence ! En effet, alors que tu t’attendais à ce que personne ne vienne te déranger à cette heure, surtout que tu n’avais pas cours, des coups sur ta porte parvinrent à tes oreilles. Sursautant, tu te redressas brutalement, faisant ainsi retomber le bras de ta compagne sur le lit, puis rapidement tu t’extirpas des draps. Merde ! Que faire ! C’est quiiiii ? Tellement de questions trottaient dans ta tête et tu décidas donc de lancer un « J’arrive de suite ! » vers la porte, puis en te tournant vers la jeune femme qui te regardait paniquée, tu ajoutas. « Tu sais voler sur un balais au moins ? » Elle hocha la tête interloquée et une fois qu’elle se fut habillée en grande rapidité, tu ouvris la fenêtre de tes quartiers, regarda en bas s’il n’y avait personne, puis tu lui préparas ton balai. Et sans que tu ai eu à lui dire quoi que ce soit, elle déposa un baiser sur le coin de tes lèvres en arborant un ravissant sourire, puis sauta sur ton balais et s’éloigna rapidement pour ne pas se faire prendre la main dans le sac. Une fois ce petit soucis régler, tu enfilas le premier pantalon venu et tu ouvris la porte. Heureusement pour toi qu’il s’agissait d’un élève proche de toi, car torse nu, vêtu d’un pantalon en cuir, cela aurait pu susciter par mal de question. « Roman ! Je suis heureux de te voir ! Je t’en pris, rentre donc, déjà que je t’ai fait attendre sur le palier de la porte. » Tout en te décalant, tu attrapas un haut noir et tu l’enfilas en deux temps trois mouvements, car c’est seulement après avoir croisé le regard de Roman que tu avais remarqué qu’il te manquait quelque chose. « Fais comme chez toi, désires-tu quelque chose à boire ? »
AVENGEDINCHAINS

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Statut du sang : Pur, mais ce n'est pas important, la valeur d'une personne est dans ses actionsMessages : 797Date d'inscription : 20/05/2015Localisation : Au sommet du monde
Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Sam 5 Déc - 5:57

EVERYBODY WANTS TO RULE THE WORLD


We all carry these things inside that no one else can see.
They hold us down like anchors. They drown us out at sea.
I look up to the sky, there may be nothing there to see.
But if I don't believe in him, why would he believe in me?

Roman écoutait les commentaires du professeur de défense et de sécurité magique. Il buvait chacune de ses paroles comme un homme qui avait marché dans le désert pendant des années. Il avait attendu longtemps le moment où il rencontrerait une personne plus intelligente que lui. Aucun dans ce château ne pouvait prétendre le battre. Tatsikov avait renversé la monarchie pour se construire un empire. Stratège, tacticien, fin manipulateur, il prenait chaque jour un peu plus de légitimité dans le cœur de son entourage. Crocodile vorace qui avait attendu son heure pour sortir de ses marais, son animus brûlait maintenant avec l’ardeur d’une flamme.Il gouvernait et personne ne pourrait jamais lui reprendre ce qui lui revenait de plein droit.

Le jeune homme se tenait droit pendant que son aîné tournait autour de lui comme un satellite autour de la Terre. Il retenait son souffle en sentant son supérieur le jauger. Les leçons se faisaient encore au niveau des apparences. Roman attendait avec impatience le moment où il pourrait monter son propre réseau. Il savait cependant que l’on ne devait pas brûler les étapes. Alors il se concentrait sur son image.

Roman apprenait l’anglais américain. Il n’avait même pas posé de questions en se penchant sur ses bouquins. Il savait que les États-Unis demeuraient la première puissance mondiale. Le monde moldu était un territoire qu’il connaissait bien. Traître, Roman le restait au bout de son sang. Même pas foutu d’être fier de son sang de sorcier, il se penchait régulièrement sur le monde non-magique. C’était de là que venait son talent et ses armes inconnues de ses camarades. La manipulation, c’est l’adage de ceux incapables de lancer un sort.

Certes, le jeune homme se trompait encore sur des mots et conservait son accent. Si l’adolescent avait tenté de le cacher au début, le professeur lui avait rapidement dit de cesser. Peut-être n’avait-il pas pu mieux porter son choix. Cette voix aux consonances serbes avait quelque chose. Grave, gutturale, c’était une marche qui soulevait les ardeurs du peuple tout en inspirant la méfiance. Caressante, tranchante, ce chant de guerre pouvait être aussi bien couteau que fusil, caresse que morsure. Il y a les mots et la façon dont ils sont prononcés. L’élocution, c’était ce qui distinguait un meneur d’un leader.

Un coup de baguette pour que le dos de Tatsikov soit plus droit. Ce dernier se pinça la lèvre en sentant les brûlures. Une dans sa colonne vertébrale pour l’inciter à se redresser. Une autre dans son avant-bras pour qu’il cesse de fermer son poing. Le but était de refléter l’image de son professeur. Si Roman pensait maitriser l’art de la persuasion, d’amener les gens à faire ce qu’il voulait, il se rendait compte qu’il n’était rien du tout, non rien du tout. Contrairement au professeur de défense, il était un enfant de chœur. Certes, les Éclairs le voyaient comme un monstre. Allons, c’est relatif. Pour un canari, un chat est un monstre.

« Des informations ont fui. » fit le professeur en tournant autour de son élève. Roman retint son souffle en gardant la tête haute. Il savait de quoi ce dernier parlait, mais il ne comprenait surtout pas comment. Personne n’aurait pu se douter de quoi ce soit. Devant l’impénétrabilité du jeune homme, le professeur reprit d’un ton neutre. « J’espère que tu sauras mieux anticiper une situation la prochaine fois. Ce ne sera pas la peine de revenir sinon. » Roman hocha la tête. Il avait fait une erreur qui lui avait pratiquement couté son clan. Le monstre-canari était prisonnier de sa cage.

« Bien. Ce sera tout pour aujourd’hui. » Roman ramassa ses manuels et ses plans. Il ne comprenait pas. Il se retrouva sans trop savoir devant les quartiers de son professeur de divination. Il cogna à la porte des quartiers de son enseignant en attendant que ce dernier ne lui ouvre. Roman entendit une voix distante suivie de pas précipités. Quelques minutes s’écoulèrent avant que Leif ne lui ouvre la porte. Torse nu, vêtu d’un pantalon de cuir un peu trop moulant qui rendrait presque le jeune homme mal à l’aise, il avait une trace de rouge à lèvres sur la commissure des lèvres. En espérant que ce ne soit pas cette putain de Mischa qui ait décidé d’écarter encore les cuisses. Elle était insatiable au niveau sexuel. Roman la surnommait amicalement (dans un recoin de sa tête, bien évidemment) la chlamydia sur pattes. Pour une raison obscure, elle ne l’aimait pas, et le jeune homme s’assurait que ce soit complètement réciproque. Plus pour l’énerver que par réel désir de se faire un ennemi de plus.  

« Roman ! Je suis heureux de te voir ! Je t’en pris, rentre donc, déjà que je t’ai fait attendre sur le palier de la porte. » Le jeune homme sourit et rentra dans les quartiers. Il sentait au premier pas que l’ambiance était différente. La tension présente dans ceux du professeur de défense était remplacée par un confort et une chaleur humaine. Il y avait une odeur de sueur et de parfum qui planait. Leif enfila un haut pendant que Roman effectuait un balayage des lieux. Il y avait du désordre. Même s’il aimait ce qui était organisé, ça ne lui faisait honnêtement rien. Non, c’était comme une maison dans laquelle on vivait. Leif lui parla, le sortant de ses pensées.

« Fais comme chez toi, désires-tu quelque chose à boire ? » Roman s’assit sur une chaise près de la petite table à manger. Il posa son sac avec une étonnante lourdeur sur la table avant de regarder Dimitrov. « Juste de l’eau. » Non, il n’avait pas le moindrement soif. C’était seulement sa tête qui tournait. Il se tourna, un peu incertain, vers Leif qui versait de l’eau dans un verre. Il ne savait pas comment se lancer. S’il ne se souciait de l’opinion de personne, il ne voulait pas que Dimitrov ne le voit que comme un traître. Pauvre Tatsikov. Il venait de découvrir la raison pour laquelle amitié et politique ne faisaient pas bon ménage, pourquoi Cassandra devenait si hermétique quand il essayait de parler des Éclairs… Avec hésitation, le meneur se lança finalement, prenant sa trop célèbre assurance.

« J’espère que vous ne portez pas attention aux rumeurs. Celles qui courent sur moi ne sont pas des plus avantageuses. J’ose espérer qu’elles ne soient pas complètement vraies. » Roman avait dit cela sur le ton d’une farce. On aurait presque pu croire qu’il parlait de la météo ou d’un autre sujet. Par contre, son beau sourire ne tardait pas à disparaitre. Il retrouva son sérieux. Une lassitude ne tardait pas à s’abattre sur ses traits. Les cernes sous ses yeux paraissaient encore plus creuses. Combien de temps pouvait-il feindre ? « Mais ce n’est pas ça qui me dérange. »  Se levant, tenant son verre d’eau comme une coupe  de vin, étonnamment classieux malgré ses airs las. Il observait un point fixe sans bouger. Sa voix n’était devenue que l’ombre de ce qu’elle était. Les accents serbes avaient perdu de leur tranchant. « Je me suis trompé. Je me suis trompé alors que je ne me trompe jamais. Ce n’est pas Arsenic qui voulait me voler mon rôle de meneur. » Le sarcasme et la prétention habituelle avaient quitté la voix de Roman. Il n’avait que son intelligence pour le guider. Il avait mal déterminé son adversaire. Le professeur de défense prendrait du temps pour lui pardonner cette erreur lamentable. Tatsikov ne pouvait pas lui parler de ses inquiétudes. Il était appelé à devenir le chef du prochain réseau de magie européen. Personne ne devait connaître ses faiblesses. Comment Leif avait-il pu se faufiler une place dans son cœur ? Roman avait nié toute trace d’humanité en ne voulant devenir qu’une machine qui ne faisait que penser et exercer sa force. Les sentiments sont des faiblesses. Il poursuivit.

« C’était mon propre ami qui orchestrait ma chute pendant tout ce temps. Je sais que la façon dont j’ai pris le pouvoir est répréhensible. Je voulais juste faire de mon mieux pour aider mon clan. » Il ne voulait pas que Dimitrov ne se méprenne sur lui. Ces mots avaient probablement eu une connotation ironique quand il parlait à son clan, mais ils étaient terriblement tragiques. Roman avait fait un choix. Le mauvais ? C’était encore à voir. Le meneur baissa les yeux. Lui qui affrontait les regards, lui qui méprisait les foules, lui qui se tenait la tête haute pour porter la couronne qui était la sienne. Des mots sincères. « Je ne supporterai pas d’être banni une deuxième fois. » Il se fichait de son image. Leif était la seule personne qui pouvait voir le roi se briser, ce qui se cachait sous cette enveloppe fardée de marbre et de papier. Roman était inaccessible au sommet de sa connaissance. Tout le monde attendait qu’il ait un moment de faiblesse. Une fois tombé de son trône, les gens n’hésiteraient pas à le dépecer. Qu’on le décapite, lui, le Roi-Soleil,  qu’on refasse toutes les révolutions pour le contrer. En vrai, il était seulement le miroitement de ce qu’il avait toujours désiré être, un type plus fort que ne le serait jamais son père.


(c) AMIANTE

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my heart wants blood
Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.


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Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Sam 12 Déc - 15:55

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Une fois que Roman était entré dans tes quartiers, tu constatas qu'il faisait un petit balayage des lieux du regard tandis que tu enfilais ton haut. Et de ce fait, très rapidement tu fis la même chose pour être certain qu'il n'y avait rien qui pourrait choquer l'esprit de ton protégé. Enfin lorsque tu dis choquer, c'est plutôt éviter qu'il pose ses yeux sur des objets qui pourraient te faire baisser dans son estime. Après tout, tu étais le professeur et tu étais supposé montrer le bon exemple. Bon…C'est vrai que vêtu d'un pantalon de cuir et ayant pleins d'objets moldus dans tes quartiers, ce n'était pas l'exemple de fou, mais c'était un exemple malgré tout si on voulait. C'est alors que le regard de Leif se posa sur un soutien-gorge qui se trouvait sur le canapé. En passant devant il le pris, le lança dans la chambre dans un endroit caché, puis revient du côté de la table à manger où s'était installé Roman. « Juste de l'eau. » Esquissant un sourire, tu sortis deux verres que tu remplis. L'un avec de l'eau comme il l'avait demandé et l'autre, d'une boisson un peu plus corsé mixé avec un soda que les moldus raffolait. Il faut bien avouer que de temps à autres, tu appréciais changer au niveau culture gastronomique. Oscillant entre les deux mondes, bien que dans le cas présent, le soda ce n'était pas vraiment quelque chose de gastronomique. Mais bon. C'était moldu, non ? Donc ça faisait malgré tout parti d'une certaine culture. Quoi qu'il en soit, tu t'installas à la chaise en face de Roman, en le scrutant. Attendant qu'il se mette à parler, car quelque chose dans son attitude te disait qu'il avait besoin de s'ouvrir.

« J'espère que vous ne portez pas attention aux rumeurs. Celles qui courent sur moi ne sont pas des plus avantageuses. J'ose espérer qu'elles ne soient pas complètement vraies. » Ah les fameuses rumeurs. En effet, tu en avais entendu parler -comme tout le monde en fait-, mais ce n'était pas pour autant que tu les avais écoutés. A dire vrai, tu n'écoutais pas plus les rumeurs que tu n'écoutais ton cerveau lorsqu'il te disait d'arrêter tes folies et ce, depuis ton plus jeune âge. Pourquoi ? Tout simplement parce que les rumeurs n'offrent qu'un seul point de vu d'une histoire et qu'elles peuvent briser des personnes par leur simple existence. Après tout, l'ancienne meneuse des flammes était bien tombée de son trône à cause de l'une d'elle. Autrement dit, si tu les écoutais malgré tout, ce n'était pas pour autant que tu les prenais pour vrai. Généralement, tu préférais aller voir toi-même la personne concernée pour connaître les véritables faits. Et là, dans le cas de Roman, il était venu lui-même vers toi. Ce qui était plutôt positif pour toi puisque tu n'avais pas besoin de te déplacer pour connaître les véritables faits, ils venaient d'eux-mêmes. Quoi qu'il en soit, tu ne dis rien, attendant qu'il enchaîne, car tu voyais bien qu'il n'avait pas totalement fini. Aussi, tu portas ton verre à tes lèvres tandis qu'il ajouta. « Mais ce n'est pas ça qui me dérange. Je me suis trompé. Je me suis trompé alors que je ne me trompe jamais. Ce n'est pas Arsenic qui voulait me voler mon rôle de meneur. » Tu avais en effet eu vent de la réunion des Eclairs où Soren s'était en quelque sorte placé comme meneur possible. Autrement dit comme adversaire de Roman.

Tu pouvais comprendre le sentiment d'impuissance face à cette traîtrise de la part de son propre ami. Tu ne pouvais que le comprendre, car tout comme lui, en ce jour tu t'étais sentie impuissant face à la traîtrise de ton jumeau qui t'abandonnait. De ce fait, en regardant Roman, tu avais le sentiment de te voir quelque peu. Certes, étais-tu beaucoup plus vivant que lui, dans le sens où tu ne laissais pas tes ambitions dévorer ton humanité, mais malgré cela vous vous ressembliez.  « C'était mon propre ami qui orchestrait ma chute pendant tout ce temps. Je sais que la façon dont j'ai pris le pouvoir est répréhensible. Je voulais juste faire de mon mieux pour aider mon clan. Je ne supporterai pas d'être banni une deuxième fois. » Hochant la tête, tu déposas le verre sur la table, puis tu cherchas à plonger ton regard dans le sien mais il avait baissé ses yeux, comme si… Pour la première fois de sa vie, il se fichait de montrer ses faiblesses. « Roman, tu l'as dit toi-même, ce que tu as pu faire c'était pour le bien de ton clan. Je ne dis pas que la prise de pouvoir était totalement positive, tout comme je ne dis pas qu'elle était négative. » Après un instant de silence, tu ajoutas. « Ce que j'essaye de dire c'est que il faut regarder plus loin que cette traîtrise de la part de ton ami. Si il t'a trahi de cette manière après ce que vous avez pu vivre ensemble, c'est qu'au fond il n'était pas aussi sincère que cela. » Et en même temps que tu disais cela, la situation que tu vivais résonnait dans tes pensées. Après tous les moments passés avec ton jumeau, il coupait les ponts aussi facilement que s'il t'avait dit bonjour. Il t'abandonnait sans remords.

« Autrement dit, bien que ta prise de pouvoir ait pu paraître répréhensible pour des membres de ton clan, il faut essayer de les faire regarder plus loin que cet acte. Toi tu as pu le faire après le décès de l’ancien meneur en voyant que les Eclairs devaient s’unir face à cette tragédie et retrouver le pouvoir que le clan avait. Et de ce fait, ceux qui s’opposent devraient voir que ce que tu as pu faire c’est pour le bien des Eclairs et donc, qu’il faudrait mieux s’unir à nouveau que de continuer diviser ainsi. » Tes yeux se perdirent dans le vague tandis que tu revoyais le moment où toi-même tu étais devenu meneur des Flammes. « Comme tu le sais certainement, ce n’est pas le symbole des Eclairs que je porte, mais celui des Flammes. Il n’empêche que voir un clan divisé de la sorte me perturbe au plus au point et si je pouvais aider, je n’en serais que ravi. Car un clan doit rester soudé. Après tout, c’est comme une famille. » Une famille en effet, car il t’arrivait souvent de revoir au cours des années qui passaient des anciens Flammes tout comme toi avec lesquels tu avais vécu tes années à Durmstrang. Ils étaient tous comme des frères, des sœurs, et rien ne saurait changer cela, car la puissance du seau apposé faisait que vous étiez tous liés. Et à dire vrai, à ce jour, tu étais plus lié à eux, qu’à celui qui avait le même sang que toi.
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Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Lun 18 Jan - 6:33

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« Roman, tu l'as dit toi-même, ce que tu as pu faire c'était pour le bien de ton clan. Je ne dis pas que la prise de pouvoir était totalement positive, tout comme je ne dis pas qu'elle était négative. » Ses mots, c’était ce qui lui permettait de sortir de ses doutes. Détestant habituellement la neutralité facile, Roman ne pouvait en tenir rigueur au professeur. Prendre position pour ce genre de problème politique était beaucoup plus compliqué qu’il ne paraissait. Surtout pour un membre du corps professoral. Il était déjà heureux que ce dernier demeure présent pour lui. Alors qu’il se trouvait dans une situation délicate, à l’aube de faire des choix cruciaux, il savait que Leif se tiendrait près de lui. C’était plus que ne le feraient jamais ses propres parents.

Le jeune homme releva prudemment les yeux, comme un renard que l’on tentait d’apprivoiser. Il disait quoi déjà, le Petit Prince ? Il cherchait des amis, oui des amis. Roman ne cherchait pas des amis. Il cherchait quelque chose auquel se raccrocher pour se dire qu’il n’était pas un monstre. Ce n’était pas vrai, il devait bien être quelque chose d’autre qu’une abomination. Tous les hommes se ressemblaient, et il souhaitait bien se distinguer de la masse. Il ne voulait pas être un minable fonctionnaire, un simple affamé de pouvoir, il voulait prouver ses capacités. Roman avait soif de toutes les eaux du monde, mais il ne pouvait pas vider les océans pour ses propres besoins.

Leif ne paraissait pas trop lui en vouloir. Il avait un sourire rassurant aux lèvres. Roman retenait un soupir de soulagement en voyant que le professeur ne se souciait manifestement plus des rumeurs. On racontait tellement de menteries dans les couloirs. Tout le monde savait et tout le monde les écoutait. Les élèves de Durmstrang étaient comme des insectes suivant la lumière du moindre petit potin qui pourrait éclairer leur journée. Dimitrov avait atteint un état de conscience suffisant pour tenir abstraction des rumeurs et de ce que l’on pensait de lui. Il l’admirait pour cela. Se détacher des opinions publiques, ce n’était pas si facile que cela. Roman le savait. Même s’il conservait ses masques, parfois il se questionnait sur la nature de ses choix.

Le professeur buvait un soda comme si cela était parfaitement normal. Roman n’avait jamais beaucoup aimé cette boisson. Trop pétillante et sucrée. Il avait toujours eu un faible pour ce qui était calme et amer. Peut-être était-ce parce qu’il avait toujours vécu avec cette impression que les choses douces n’étaient pas faites pour lui. Son champ de batailles se trouvait dans les mines et les fausses apparences. Il faisait la guerre à la hauteur de son regard délavé. Néanmoins, Leif lui donnait une chance. Il ne le jugeait pas sur ce qu’il avait entendu ou sur son bannissement.

« Ce que j'essaye de dire c'est que il faut regarder plus loin que cette traîtrise de la part de ton ami. Si il t'a trahi de cette manière après ce que vous avez pu vivre ensemble, c'est qu'au fond il n'était pas aussi sincère que cela. » Leif paraissait savoir de quoi il parlait. Roman aurait normalement cherché à en savoir plus par le biais de petites questions insidieuses. Il aimait le contrôle, il aimait que les ficelles du pouvoir soient entre ses mains, que le monde ne soit que des marionnettes soumis à ses volontés. Pourtant, il avait suffisamment de respect pour son professeur de divination afin de ne pas entrer dans sa sphère privée. Certains diront que ce n’était rien, mais pour un ancien informateur, il était parfois difficile de s’éloigner de ses anciennes habitudes. Roman aimait les magouilles, contrôler ses pions afin de parvenir à ses objectifs. Mais en cet instant, il se sentait proche de Leif. Comme si, malgré leurs différences, quelque chose les unissait. Tatsikov ne l’avouerait jamais, mais il se sentait chanceux de l’avoir. Parfois, il les plaignait, ces étudiants qui ne connaitraient jamais le monde intérieur du professeur de divination. Il y avait quelque chose de profond dans ces cours ainsi que les conversations qu’ils avaient eu avec les chandelles…

« Autrement dit, bien que ta prise de pouvoir ait pu paraître répréhensible pour des membres de ton clan, il faut essayer de les faire regarder plus loin que cet acte. Toi tu as pu le faire après le décès de l’ancien meneur en voyant que les Eclairs devaient s’unir face à cette tragédie et retrouver le pouvoir que le clan avait. Et de ce fait, ceux qui s’opposent devraient voir que ce que tu as pu faire c’est pour le bien des Eclairs et donc, qu’il faudrait mieux s’unir à nouveau que de continuer diviser ainsi. »

Dimitrov avait raison. Il fallait voir les conséquences à long terme de chaque décision.  Son ascension au pouvoir était désastreuse sur le court terme. Tout finirait éventuellement par se régler. Roman conservait un air penseur. La seule chose qu’il pouvait promettre à son clan, c’était l’Ox. Hedda et lui avaient passé un nombre colossal de nuits à faire des recherches. Un jour, elles finiraient bien par payer.  

« Comme tu le sais certainement, ce n’est pas le symbole des Eclairs que je porte, mais celui des Flammes. Il n’empêche que voir un clan divisé de la sorte me perturbe au plus au point et si je pouvais aider, je n’en serais que ravi. Car un clan doit rester soudé. Après tout, c’est comme une famille. » Leif aussi aimait bien parler de famille quand il parlait du clan. Roman aurait voulu faire pareil. Mais il ne comprenait pas comment des gens de différents milieux pouvaient se réunir en affirmant être présents l’un pour l’autre.  Cette incompréhension, c’est ce qui avait changé toute sa vie. Il aurait rejoint les Icebergs si les liens soudés que ce clan avait entre eux ne lui faisaient pas aussi peur. Depuis que ses grands-parents avaient déshérité sa famille, Roman avait eu de la difficulté à faire confiance. Mais doucement il apprenait.

Roman avait un sourire aux lèvres. Beaucoup plus sincère que ceux qu’il arborait, même s’il connaissait chacune des lois de la théorie de la cognition incarnée. Les quartiers du professeur sentaient les bonheurs simples et les soupirs de connivence. Avec ce dernier, il pouvait croire en n’importe quoi. Milles possibilités enveloppaient chacune des pièces du petit appartement. Le monde moldu cotoyait le monde sorcier. Et Roman n’avait pas honte de partager ce secret avec le professeur, il était fier de son périple dans le monde non-sorcier. Dimitrov faisait ressortir le meilleur de sa personnalité.  

« Vous avez tout à fait raison. » Il n’était pas certain que ce serait demain que les Éclairs marcheraient main dans la main. Mais il prendrait le temps dont il avait besoin pour que les choses ne fonctionnent à nouveau. Leur groupe serait uni. Il le mènerait vers la victoire et le protégerait, comme un meneur se devait de le faire. Roman se rapprocha de la table. Prenant la carafe, il remplit d’eau le verre de Leif. Levant son propre verre, ayant retrouvé cette petite étincelle de vie au fond de ses yeux céruléens, Roman porta un toast avec le sourire.

« À nos nouvelles familles. » Il but son verre d’eau d’une traite, avant de s’essuyer la bouche du revers de la main. Ce n’était pas un comportement que l’on attendrait de sa part, mais qu’importe. Tenant la coupe vide entre ses doigts, Roman finit par lancer gaiement.  « Je prendrai bien un peu de soda, finalement. » Comme si le roi avait décidé de retirer sa cape et ses apparats. Comme s’il avait jeté sa couronne par la fenêtre. Comme s’il était normal. Roman en avait toujours voulu à son père pour l’avoir propulsé dans le monde moldu. Il avait apprécié sa scolarité dans l’univers des hommes ordinaires, mais pas plus que cela. C'était le temps de changer la donne, et de mordre dans la vie à pleines dents.

Prenant la bouteille de soda, il remplit la coupe en observant, avec un certain amusement, la mousse se former sur le haut de la coupe. Qui aurait cru que Roman Vukola Tatsikov se rabaisserait à boire de telles cochonneries ? Ses grands-parents l’assassineraient. Comme un enfant mangeant un morceau de gâteau en cachette, il jubilait. Tout le monde avait le droit à son propre coin de paradis, de temps à autre. Le sien se trouvait ici. Peu importe ce qui arrivait, il savait qu’il pourrait toujours revenir dans ses quartiers s’il en avait besoin.

Roman alla porter la bouteille dans la petite cuisine quand son regard se porta sur un éclat de couleur, tout proche de la chambre de Leif. Jetant un œil derrière lui, il déposa son verre de soda pour se diriger vers le point coloré. Se penchant, il ramassa un morceau de tissu. Le dépliant entre ses doigts, il trouva une sorte de culotte, mais beaucoup moins épaisse… On aurait un assemblement de morceaux de ficelles. La dépliant, cherchant comment diable on pouvait bien la porter. Ce truc ne semblait pas avoir de sens. Entendant des pas derrière lui, il se retourna. « C’est quoi ça ? » finit-il par demander, tenant le sous-vêtement entre ses mains. Roman n’avait clairement pas la moindre expérience en matière de femmes. Ne se soupçonnant même pas de la nature de ce qu’il tenait, enfant au cœur d’adulte, ne connaissant ni les joies de l’enfance ou les bonheurs de la maturité. Il était entre deux mondes, mais ne connaissait pourtant que les désavantages de chacun d’entre eux.  

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Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Mer 3 Fév - 18:18

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Avec tes yeux plongés dans ceux de Roman tu arrivais à voir que tes propos l'avaient quelque peu rassuré et que le poids qui s'était trouvé en lui lorsqu'il était arrivé dans tes quartiers, et bien… ce poids s'en était allé. Cela te faisait quelque peu plaisir que tes paroles pouvaient avoir un impact bénéfique sur quelqu'un, surtout sur quelqu'un qui comptait à tes yeux. Car oui, même si cela pouvait paraître étonnant dans le sens où il y avait tout de même la frontière de l'âge entre vous, tu appréciais la présence de Roman. Et professeur, élève, que t'importait, car tu arrivais lui parler de manière particulièrement légère. Certes, tu arrivais à parler de manière légère avec pratiquement tout le monde, car c'était ainsi que tu étais, toujours gamin, toujours rebelle, toujours fêtard. Mais parfois tu avais l'impression qu'avec Roman c'était différent, dans le sens où tu savais qu'un jour tu pourrais lui dévoiler bien plus sur toi que tu ne l'avais jamais fait avec qui que ce soit. Il était un peu comme le petit frère que tu n'avais jamais eu. Non… Non pas comme un frère, mais plutôt comme le fils que tu rêverais d'avoir mais qui te semble tellement inaccessible, car jamais tu ne pourrais avoir d'enfants dans ta situation actuelle, avec Kira. Voilà pourquoi tu étais particulièrement ravi lorsqu'il venait te voir, car il permettait de combler au fond de ton cœur la place où aurait pu se trouver un enfant. Certes, il n'avait pas le même sang que toi au fond de ses veines, mais le sang ce n'était pas forcément le plus important. L'important c'était de vouloir avancer un petit bout de chemin avec quelqu'un. Que ce soit un ami, un frère, un fils, ce qui comptait c'était d'avancer ensemble pas à pas. Et toi, tu voulais être là pour Roman et ceux à n'importe laquelle des étapes où il passera. Triste. Torturé. Joyeux. Amoureux. En colère. Tu voulais être là tout le temps, car dans ton esprit, c'était ainsi que l'ont pouvait voir que l'on peut compter sur quelqu'un d'autre, lorsque cette personne se trouve à nos côtés dans les bons comme dans les mauvais moments.

Roman venait d'en avoir un mauvais et pourtant, soudainement, il changea du tout au tout  et retrouva la vie au fond de ses yeux, ce qui te fis grandement plaisir à voir. Il te rempli alors ton verre d'eau, ce qui te fis hausser l'un de tes sourcils de surprise, mais tu ne pipas mot, car après tout c'est aussi pas mal de boire de l'eau de temps à autre.  « À nos nouvelles familles. » Levant ton verre, tu esquissas un ravissant sourire et tu viens à dire. « A l'avenir. » Et tu portas le vers d'eau à tes lèvres, rapidement tu le terminas et te mis à rigoler légèrement. « Je dois bien t'avouer que c'est la toute première fois que je porte un toast avec de l'eau. » Toi qui étais un grand fêtard, toujours de l'alcool dans ta main lorsque tu voulais dire quelque chose, voilà que tu venais de trinquer avec de l'eau. Autant dire que ça te changeait du tout au tout, mais tu ne pouvais pas dire que c'était si désagréable. Après tout, le changement à du bon parfois.  « Je prendrai bien un peu de soda, finalement. » Un sourire étira tes lèvres lorsqu'il annonça cela, comme quoi c'était l'heure des changements pour vous deux. Toi boire de l'eau et lui, tester un petit soda alors qu'il n'avait pas l'air d'être fan de la chose. Tout en te resservant de l'eau, car finalement ce n'était pas si mauvais, tu suivis Roman du regard tandis qu'il se rendait dans ta cuisine. Sauf que soudainement, il s'arrêta au niveau de la porte de ta chambre et s'abaissa pour ramasser quelque chose. Intrigué de ce qu’il avait bien pu trouver, tu te levas et te dirigeas vers lui. C’est alors qu’il se tourna vers toi en portant entre ses mains le string que tu avais oublié de cacher. Ah ! Il faudrait vraiment que tu apprennes à cette jeune femme à porter des sous-vêtements de teintes plus sobres pour être moins facilement trouvés. Car forcément, étant rouge, on voyait le dit sous-vêtement de loin. Sauf que voilà… Le rouge étant une couleur que tu affectionnais particulièrement chez les femmes, tu viens à te dire que ce n’était pas si grave.

Surtout que…  « C’est quoi ça ? » Surtout que Roman semblait ignorer tout de ce qu’il tenait entre ses mains. Haussant un sourcil, tu t’approchas encore d’un pas de lui, en regardant le sous-vêtement qu’il tenait d’un regard amusé. « Ça, très cher Roman, ça c’est la raison pour laquelle je me lève tous les matins. Bon peut-être pas l’unique raison, mais je dois bien t’avouer que c’est la principale. » Voyant encore son incompréhension face à ce qu’il tenait, tu ouvris la bouche, puis la refermas, réfléchissant à un moyen pour lui expliquer la chose. Après tout, ce n’est pas tous les jours que tu parles avec un jeune homme de Dix-neuf ans qui ignorait tout de ces choses là, car à dire vrai, à son âge tu avais déjà eu plus d’amantes que tu ne pouvais en compter sur une seule main, voir même sur deux, mais il faut dire que à cette époque tu pensais plus avec ton bassin qu’avec ton cerveau, ce qui faisait que tu avais eu de nombreuses aventures sans lendemain. Mais quoi qu’il en soit, le fait qu’il soit réellement aussi ignorant de tout cela te semblait irréel et te laissait bouche bée. Bon, peut-être pas bouche bée, mais légèrement sans voix. « Mmh… Comment t’expliquer ça simplement… » Tu regardas autour de toi et ton regards se posa alors sur le soutien gorge que tu avais lancé de manière négligée avant pour ne pas qu'il le voit. T'approchant de ce dernier, tu le ramassas puis tu t'approchas de lui et le tenant par les bretelles pour qu'il puisse bien voir la finesse du sous-vêtement que tu tenais entre tes mains. « Vois tu, ceci c'est le haut, que toutes jeunes femmes avec un minimum de poitrine porte, et ce que tu as entre tes mains et bien… C'est le bas. Dans ce cas précis, elles ne portent pas toutes des strings comme ce que tu tiens, préférant parfois les culottes voir même les shorts. En fait ça dépend vraiment du caractère de la jeune femme en question, ou plutôt devrais-je dire de la femme, et son envie de plaire à la gente masculine. » Tu posas alors le soutien-gorge derrière toi en te demandant si ton explication allait suffire ou s'il était encore plus perdu. Il est certain que s'il était tombé sur une culotte, il aurait de suite compris, mais un string, ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion d'en voir un, surtout lorsque on a jamais eu de rapport avec les femmes, ce qui devait très certainement être le cas de Roman au vu de son innocence. « Le meilleur moyen pour que tu puisses visualiser la chose, ce serait peut-être de le voir en vrai, car ça peut te sembler impossible à mettre vu comme ça, mais je doute de pouvoir emmener une femme ici pour qu'elle te montre comment on le met. Quoi que… Celle a qui ça appartient serait peut-être d'accord. » Constatant ce que tu venais de dire, tu secouas la tête et ajoutas de manière précipitée « Oublie ce que je viens de dire, je pensais tout haut. »
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Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Ven 12 Fév - 6:12

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The raindrops
The tears keep falling
I see your face and it keeps me going
If I get lost, your light's going to guide me
And I know that you can take me home
You can take me home.

Il ne comprenait pas du tout comment ce machin fonctionnait. Ces morceaux de ficelle rouge menaçaient de se briser sous sa main et il y avait même des morceaux de dentelle affriolante. Comme quoi même un couturier s’était donné le mal du siècle afin de caser dix centimètres de dentelle sur une ficelle. Les conditions de travail étaient véritablement horribles, Roman comprenait maintenant de quoi Hugo se plaignait dans une majeure partie de son œuvre. Dire que personne ne verrait cette satanée ficelle, franchement, que d’énergie et de temps perdu à enjoliver un bout de tissu. Leif et lui avaient porté un toast à l’avenir, mais honnêtement, il doutait que le mystérieux objet ne puisse survivre bien longtemps. C’était quelque chose de plus en plus courant maintenant, ces objets qui ne duraient pas. Tout était remplaçable, les relations, les amies aussi, le monde était une chaise musicale qui ne cessait jamais de tourner. Dimitrov semblait rire de la situation, et Roman ne put s’empêcher d’être irrité. Franchement, il n’y avait rien d’amusant. Même l’Ox avait été plus évident à trouver que ce truc-là. Il avait beau se remuer les méninges, il ne parvenait pas à décoder l’utilité du fil décoratif, de couleur cramoisie, qui plus est.

« Ça, très cher Roman, ça c’est la raison pour laquelle je me lève tous les matins. Bon peut-être pas l’unique raison, mais je dois bien t’avouer que c’est la principale. » Alors soit, Leif se levait tous les matins pour trois morceaux de corde cousue. Ah non, il y avait un petit triangle derrière… ou devant. Bien, c’était mieux qu’une simple cordelette, mais ses standards de vie ne devaient pas être hauts pour se contenter de cela. Si on demandait à Roman la raison pour laquelle il se levait tous les matins, il vous répondrait que c’était pour rester dans les mémoires ou pour faire chier Arsenic, dépendamment de l’humeur dans laquelle vous le retrouviez. Les propos du professeur n’éclairaient pas vraiment le jeune homme. Ils réussirent cependant à le faire réfléchir. Serait-il plus heureux s’il exigeait moins de la vie, moins de lui-même ? Il repoussait toujours ses limites, peut-être que vivre en acceptant ses faiblesses serait plus facile. Il le savait, il ne pouvait pas être ordinaire. Il aspirait à tellement plus que ça.

Continuant d’inspecter le tissu avec une rigueur hors de place, il ne remarquait même pas le questionnement de Leif, à savoir comment aborder le sujet. Honnêtement, si Roman avait eu conscience qu’il tenait un sous-vêtement dans ses mains, il aurait passé ses mains sous le sortilège d’Aguamenti pour les dix prochaines années, pleurant son innocence à jamais souillée. Méticuleux, stérile, il aspirait à sa propre forme d’ordre et dans celle-ci, les femmes n’étaient pas incluses. C’était beaucoup trop distrayant d’avoir une meuf, sincèrement, quand on était au pouvoir. Hedda avait failli le détourner de sa quête ; il s’était tellement concentré sur un moyen de la punir qu’il en avait presque oublié l’artefact. Non, un bon roi est célibataire. Ainsi, main mise sur le pouvoir et davantage d’argent dans les poches, que pourait-on demander de mieux ?

Roman aurait dû profiter de sa scolarité pour s’amuser, pour en profiter comme Deklan ou Soren, mais non. Son amour, sa dévotion, il les avait voué à l’Ox. Mis à part Elia, aucune femme n’avait véritablement eu toute l’attention du meneur. C’était irréel, n’est-ce pas ? Dix-neuf ans et toujours puceau.

« Mmh… Comment t’expliquer ça simplement… » Même Leif ne semblait pas savoir comment amener le sujet. Le fameux sex-talk, ou comment expliquer les histoires de grandes personnes quand on estime que son enfant en a l’âge. Certains ne l’ont jamais eu, ils ont appris par eux-mêmes. Roman non, son père était dévoué à Tchekhov. Il avait sa dame et son petit chien, son propre fils, il l’avait probablement oublié.  

Leif regardait autour de lui avant de prendre un étrange morceau de tissu dénivelé sur lequel trônaient deux bretelles. Il était rouge également, visiblement Leif n’était pas Flamme pour rien. Le prenant entre ces mains, l’homme le lui montra. S’approchant avec hésitation, Roman prit l’objet entre ses deux doigts, caressant le tissu. Ce n’était pas si doux, c’était un peu rigide, en fait. La texture n’était pas agréable, mais il appréciait combien le tissu était à la fois fin et résistant. Ça ressemblait à sa propre approche quand venait le temps de livrer bataille. Il ne comprenait cependant pas ce vêtement. Deux montagnes à l’avant et trois rangées d’agrafes en arrière. Gaspillage, une seule rangée aurait suffi.  

« Vois-tu, ceci c'est le haut, que toutes jeunes femmes avec un minimum de poitrine porte, et ce que tu as entre tes mains et bien… C'est le bas. Dans ce cas précis, elles ne portent pas toutes des strings comme ce que tu tiens, préférant parfois les culottes voir même les shorts. En fait ça dépend vraiment du caractère de la jeune femme en question, ou plutôt devrais-je dire de la femme, et son envie de plaire à la gente masculine. » Dégoûté, Roman jeta littéralement le dit string derrière Leif avec une vitesse inouïe, comme s’il craignait de se brûler les doigts. S’essuyant les mains sur son pantalon, il réprima un frisson. Comment pouvait-on porter un tel truc sur ses fesses ?  C’était comme passer une ficelle autour d’un morceau de viande. Sauf qu’au lieu d’un seul steak, on en avait le droit à deux, la cordelette divisait déjà les portions. Comme quoi tout était utile.

Roman s’avança vers les sous-vêtements. Il déposa le soutien-gorge sur la table de façon  à ce qu’il repose de façon uniforme sur celle-ci. Les petites montagnes sur le sommet s’affaissaient légèrement, faute d’avoir de quoi à soutenir. Plaçant en-dessous les ficelles, il lutta pendant quelques secondes à trouver le sens. Le triangle semblait indicatif, mais franchement, un triangle, peu importe comment tu le pivote, ça demeure un triangle. Il n’y avait pas d’étiquette non plus. Soucieux, des plis se faisaient voir sur son visage jeune, déjà cerné par le stress. Roman commençait à s’impatienter. La longue bande devait probablement aller vers le bas, ça ressemblait à une ceinture. Sauf qu’au lieu de la passer autour de la taille, on la passait autour des… Rougissant , il détourna le regard, tentant de cacher son malaise.

« Le meilleur moyen pour que tu puisses visualiser la chose, ce serait peut-être de le voir en vrai, car ça peut te sembler impossible à mettre vu comme ça, mais je doute de pouvoir emmener une femme ici pour qu'elle te montre comment on le met. Quoi que… Celle a qui ça appartient serait peut-être d'accord. » Il releva la tête, après avoir étudié le soutien-gorge. Totalement stupide comme nom, se disait-il, ça ne soutient pas du tout la gorge. Peut-être que celui qui avait créé ce truc avait peur de se faire traiter de pervers, ça expliquerait l’appellation saugrenue du sous-vêtement. Soutien-seins, ça n’aurait pas du tout eu la même classe.

« Ce truc ne soutiendra jamais la poitrine de Priska. Ses… » Un peu mal à l’aise de prononcer le mot, Roman remonta les mains devant son sternum, bougeant ses doigts de façon à imiter une poitrine de jeune femme, assez opulente. « … sont bien trop gros. » Continuant ses estimations, sans même se douter du machisme de ses paroles. Il calculait comme un mathématicien, sans trace de sentiments, même si on devrait se mordre la lèvre pour ne pas rire. Honnêtement, avec Tatsikov, on ne pouvait pas être on-ne-peut-plus-sérieux. Pensif, il continuait, tout en inspectant le sous-vêtement. « Celle d’Hedda peut-être. Cassandra n’en a clairement pas besoin, ce truc serait beaucoup trop grand pour elle. » Il souriait, mais personne n’aurait pu dire si c’était à la simple mention de son nom ou à cause des sous-entendus que cachaient ses propos. Tatsikov était trop connu pour sa langue de vipère. Continuant ses estimations, il n’entendit pas la porte s’ouvrir doucement, un peu plus loin dans la porte d’entrée. Une jeune fille rentrait, sur la pointe des pieds, désireuse de ne pas trop faire de bruit. Entrant dans la cuisine, elle passa sa main dans ses cheveux.  « Leif, j’ai oublié mon… »

Roman se retourna avec le soutien-gorge dans les mains et le lâcha. Une fille de son âge avec une longue chevelure rousse, il ne pourrait pas dire le clan, mais elle était magnifique. Baissant le regard, rouge de honte, il s’excusa, un peu penaud. Sans qu’il ne fasse exprès, ses yeux se portèrent sur la poitrine de la demoiselle. Le bout de ses seins pointait, manifestement elle ne portait rien en-dessous. La jeune femme paraissait s’amuser de la situation. Jetant un regard entendu, complice à Leif, elle retira son tee-shirt, d’un mouvement gracieux. Roman avait les yeux ronds comme des soucoupes. « Woah… » lâcha-t-il, malgré lui. Il n’avait jamais vu une poitrine de femme. L’expérience était peu commune, mais non désagréable. Des visions comme ça, il pourrait en avoir tous les jours, ça ne le dérangerait presque pas.


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Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Ven 19 Fév - 15:52

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Jamais tu ne t'étais imaginé devoir un jour expliqué ce qui te paraissait pourtant évident à un garçon de dix-neuf ans. Après tout, c'est limite si tu avais tout compris de la chose dès ta naissance, car à ce sujet tu as toujours été plutôt précoce et autant dire que c'était plutôt perturbant de voir que certaines personnes pouvaient être aussi ignorantes. Mais en même temps, de la part de Roman cela ne t'étonnait que peu. D'une certaine manière, tu avais toujours senti que à ce sujet il avait de nombreuses lacunes et plus encore, tu ne l'avais jamais vu en présence d'une personne de la gente féminine de manière intime. Tu ne parles bien évidemment pas d'un rapport charnel, mais tout simplement d'un contact physique léger avec une personne de l'autre sexe. Un câlin. Un baiser. Une caresse. Des petits gestes anodins qui comptait pourtant énormément, surtout à l'âge de Roman. Pourtant il ignorait tout de cela et de ce fait tu te retrouvais désormais à devoir lui expliquer qu'il tenait entre ses mains un string qu'une jeune femme avait porté sous peu… Il fallait bien avouer que si tu appréciais voir les jeunes femmes porter des strings, tu appréciais d'autant plus lorsqu'elles portaient des tangas en dentelles, mais après tout, tu ne peux pas tout avoir. Mais à cet instant tu te disais qu'il aurait mieux compris avec un tanga, car un string… Aux yeux d'un ignorant cela pouvait représenter un morceau de tissus triangulaire retenu par trois fils, autrement dit... Ne rien représenter du tout. Et soudainement, lorsque ce minuscule morceau de tissu se mit à représenter quelque chose aux yeux de Roman, ce dernier jeta le string pour que finalement il vienne à atterrir derrière toi, par terre. Ah ! Celle a qui était ce dessous n'apprécierait certainement pas de le voir jeté ainsi négligemment et tu t'apprêtais à le ramasser lorsque Roman se décida à placer le soutien-gorge sur la table et qu'il ramassa le triangle pour le poser en dessous du haut de sous-vêtements. Tu restas un moment silencieux, observant Roman qui cherchait le sens du string, pris de pitié face à sa mine soucieuse, tu t’approchas et décidas de l’aider à le positionner correctement sous le soutien-gorge.

Satisfait, tu t’éloignas d’un pas, posant ton regard sur Roman, et tu viens à lui dire qu’il parviendrait mieux à visualiser la chose s’il voyait une femme porter ces dessous. Mais bon… Ce n’était pas comme si tu avais un cobaye sous le coude. « Ce truc ne soutiendra jamais la poitrine de Priska. Ses… … sont bien trop gros » Un léger rire compatissant secoua tes traits, reprenant ton sérieux, tu t’apprêtais à lui répondre, lorsqu’il ajouta. « Celle d’Hedda peut-être. Cassandra n’en a clairement pas besoin, ce truc serait beaucoup trop grand pour elle. » Ainsi, bien qu’il soit ignorant, il avait quand même un certain sens de l’observation à ce niveau. « Et bien, ça dépend vraiment de la poitrine de la femme en question. Il y a différentes ‘pointures’ de soutien-gorge. Ne me demande pas de t’expliquer comment ça marche, je me perds un peu avec toutes les lettres qu’ils ont inventés pour définir les bonnets. » Secouant la tête, tu voyais les lettres défiler sous tes yeux et tu te demandais vraiment comment les femmes faisaient pour ne pas perdre la tête lorsqu’elles se rendent dans un magasin de lingerie pour en acheter. Non mais c’est vrai ! C’est à en perdre la raison, les bonnets peuvent être différents en fonction des marques quant au tour de taille, tu ne préférais pas y penser. Surtout que ça devait bien arriver que les poitrines des femmes se trouvent entre deux bonnets, alors là… Ca doit être un véritable casse-tête pour parvenir à un accord avec son soutien-gorge. Car trop grand, ce n’est absolument pas ravissant. Et quand c’est trop petit… Cela donne l’impression que la poitrine va déborder. Heureusement que tu n’avais pas ce problème avec les caleçons ! Au moins pour vous c’était simple, vous aviez seulement besoin du tour de votre bassin et le tour était joué ! Autant dire que tu étais véritablement admiratif face à ce que les femmes devaient subir parfois. Les sous-vêtements, les épilations, les talons et le maquillage… ! Tellement de choses que tu te serais certainement déjà cogné la tête contre un mur si tu étais né femme. Mais au moins, tu n’avais pas besoin de te torturer l’esprit, toi tu avais un torse plat et un petit bosse dans ton pantalon. Autrement dit, tout était facile. Enfin…tout ? Pas vraiment, car lorsque tu venais à être excité, ce qui arrivait souvent étant donné que tu avais le don de regarder toutes les jeunes femmes, tu pouvais très facilement être capté et alors, il te fallait penser à autre chose pour que les choses reviennent à leur état naturel dans ton caleçon…

« Leif, j’ai oublié mon… » Les paroles te sortirent de tes pensées et c’est alors que tu constatas que ce n’était pas la voix de Roman mais la voix de… Te tournant vers cette dernière, tu croisas le regard bleuté de ta dernière amante et un sourire en coin étira tes lèvres. Surtout que tu avais bien vu la réaction de Roman face à son entrée, il avait laissé tomber le soutien-gorge au sol. Autrement dit, il n’avait pas du s’attendre à se retrouver face à la propriétaire du soutien-gorge qu’il scrutait depuis tout à l’heure. Finalement peut-être allait-il pouvoir enfin comprendre comment se portait le string, surtout que la jeune femme semblait amusée par la situation. En effet, après un regard complice échangé avec toi, cette dernière retira soudainement son haut, dévoilant alors sa poitrine dans un sourire amusé. L’expression de Roman était la même qu’aurait pu avoir un petit garçon lors de sa première leçon de vol sur un balais. « Woah… » Il est vrai que le corps de la jeune femme pouvait provoquer ce type de réaction, car il fallait bien avouer qu’elle était d’une beauté à coupé le souffle. Et avec sa chevelure rousse qui tombait sur ses épaules, jusqu’à se rendre au niveau de sa poitrine, cela ne faisait que d’autant plus ressortir la pâleur de sa peau et la courbure de ses seins. S’il n’y avait pas eu Roman face à vous, très certainement que tu te serais à nouveau jeté sur elle, mais … Mieux valait contrôler. Ainsi, reprenant une certaine contenance, tu esquissas un souvenir et viens à faire les présentations. « Roman, je te présente Alexandra. » Puis, te tournant vers Alexandra, tu t’approchas d’elle pour finalement placer ta main dans son dos tandis que tu lui murmurais quelques mots en français à son oreille. Car oui, cette dernière n’était autre qu’une française étant arrivée cette année, faisant partie des Flammes, ton ancien clan, et autant dire qu’elle maîtrisait particulièrement bien le French Kiss… Après lui avoir dit ce que tu avais en tête, elle attrapa le string qui se trouvait sur la table et se décala dans la pièce d’à côté. Pendant les quelques secondes où elle ne se trouvait pas là, tu lanças à Roman plein de mystère en lui disant. « Tu vas enfin pouvoir comprendre, comme la chose se porte. » Et alors, elle fit son entrée, sa poitrine toujours découverte… A dire vrai, tout son corps était découvert. Seul le petit triangle cachait sa partie la plus féminine. Arrivée dans la cuisine, elle lança un regard particulièrement provocateur à Roman, puis se mit à tourner lentement et avec une certaine grâce pour qu’il puisse intégrer l’image du port d’un tel dessous.
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Ҩ Re: Everybody wants to rule the world • Roman Ҩ Jeu 15 Sep - 5:59

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You can take me home.

Rien n’est évident quand on a dix-neuf ans.

On se dit qu’on connaît le monde, mais on n’en a encore rien vu. Il n’a livré que la facette qu’il a voulue nous laisser entrevoir, comme un appel, pour nous inciter à continuer notre exploration, pour nous dire que nous n’avons pas encore tout vu, que nous n’avons pas encore tout découvert. Roman regardait la poitrine de la jeune femme, la bouche grande ouverte, un sourire béat, sa mâchoire menaçant de toucher le plancher. En oubliant presque ses explorations, il regardait les seins de la demoiselle. Il n’en avait jamais vu auparavant. Les uniformes de Durmstrang avaient pour particularité de cacher cette partie de l’anatomie et quand ses camarades en dévoilaient trop, il leur disait généralement d’aller se rhabiller, pour ne pas prendre froid. (L’exception viendrait confirmer la règle, Avalon était une source de chaleur sans commun, il ne l’oublierait jamais, la sensation du confort, la sensation du bien-être.) Il avait du retard, mais ce n’était pas si mauvais que cela. En attendant un train qui le guiderait vers une autre destination, il pouvait apprécier le monde qui l’entourait, sans se limiter à une vision unique, sans chercher à voir trop loin dans le futur.

Roman avait toujours été davantage attiré par le monde intellectuel que celui du plaisir physique. Quand les élèves de l’institut se livraient à des activités charnelles, dans les heures tardives de la nuit, il demeurait assis dans un coin sombre du château, tournant les pages de ses livres. C’était son seul moment de paix, même s’il ne ressentait pas de félicité. Il ne voulait pas oublier le meneur, il ne voulait pas aller se perdre dans les bras des étrangers. Il demeurait accroché aux histoires passées, aux romans que lisait son père quand il avait perdu son emploi. Roman avait passé tellement de temps à aiguiser ses facultés qu’il en avait oublié qu’il était humain. Il était devenu une machine, avec un plan, avec une idée, pour chaque imprévu qui surviendrait. Il ne s’autorisait pas à ressentir, un peu par peur, un peu par ennui. Il ne voulait plus jamais être abandonné, alors il avait appris à se fier sur lui-même.

Quelques années auparavant, il avait eu un faible pour Hedda, et avoir un « faible » représentait bien sa vision de l’amour ; il rendait négligent, et il détournait des buts. Mais à force de rester coincé dans sa vision du monde, séparant les puissants de ceux qui ne le sont pas, il était passé à côté d’une vie. Le train défilait, mais Roman ne voulait plus l’emporter ; il se fichait totalement des baisers et des caresses. Coller sa bouche contre celle d’une autre personne et échanger sa salive avec elle ne représentait pas une preuve d’amour. Rentrer son pénis dans un vagin ne l’était pas davantage.

Les sentiments du jeune homme paraissaient dans les plus petits actes du quotidien, dans des sourires authentiques, dans un éclat solennel, faisant briller le fond de ses yeux, parfois, dans une main déposée sur l’épaule. Roman ne voulait rien de superficiel. S’il ne donnait pas son corps, il donnait son cœur, laissant parfois une personne s’y incruster, comme un bébé kangourou dans la poche de sa mère, comme un grain de sable dans un infini désert.

Il jouait cependant le jeu. Il cherchait à comprendre le monde que le professeur voulait lui montrer. Leif s’amusait de sa candeur. « Et bien, ça dépend vraiment de la poitrine de la femme en question. Il y a différentes ‘pointures’ de soutien-gorge. Ne me demande pas de t’expliquer comment ça marche, je me perds un peu avec toutes les lettres qu’ils ont inventés pour définir les bonnets. » Pour déterminer les tailles, les bonnets utilisaient donc des lettres. C’était franchement ridicule. Roman se demanda les raisons d’un tel choix. C’était probablement pour ne pas insulter les demoiselles. Utiliser un nombre serait probablement une atteinte à leur ego. Il apprendrait plus tard que le cas des hommes n’était pas différent. Un jour, il apprendrait qu’il y avait des tailles de condoms, que le zizi pouvait être qualifié de XS à XL. Les lettres guidaient ce monde, de celles qui notaient les évaluations à celles régissant les tailles de bonnets, et celles trônant dans les librairies. Que tous ceux crachant sur l’importance des lettres portent un bonnet d’âne (ou de soutien-gorge, à leur discrétion) pour ne pas oublier que celles-ci sont capitales.

Et que la jeune femme était magistrale.

Elle avait une silhouette mince. Après s’être attardée sur la poitrine, sur ses deux petits yeux se profilant sur les seins, Roman laissa son regard glisser vers les cheveux. Roux, éclatants, comme une tornade de flammes (c’était peut-être pour cela que son corps se réchauffait, comme s’il avait bu un verre, c’était peut-être pour cela que son cœur battait plus vite, qu’il était en émoi, qu’il ne savait pas pourquoi). Il accorda son attention au ventre, appréciant les hanches, cette silhouette en forme de sablier, faite pour que les mains masculines ne se serrent contre elles, rapprochent le corps, arrêtent le cours du temps, le temps d’un instant, d’un court instant. Puis il passa aux jambes, longues, sans le moindre poil. C’était d’une étrangeté. Roman avait les siens, blonds, clairs, mais cette femme avait une peau de bébé. S’il laissait ses mains s’aventurer sur les cuisses, il était certain que ce serait aussi doux que de la soie, qu’il pourrait retracer les prémices de la Route de la Soie.  « Roman, je te présente Alexandra. » Il passa sa main derrière son dos, Roman notait que celle-ci allait s’accrocher aux hanches. Leif murmura à l’invitée des mots en français, dans des intonations rondes, séduisantes, plus charmantes que le serbe. Jaloux, le jeune homme aurait voulu comprendre, comme un gamin, il aurait voulu se plaindre des messes basses. Mais il n’eut pas le temps de parler ; Alexandra prit le morceau de ficelles et alla dans la pièce d’à côté. Leif prit son air le plus énigmatique, fier de son coup, comme un père qui emmenait son fils à son premier bar de danseuses. « Tu vas enfin pouvoir comprendre, comme la chose se porte. » Roman sourit. « J’ai bien hâte de voir ça. » fit-il, d’un ton désintéressé, en croisant les bras, comme si la chose ne l’intéressait pas tant que cela. Il fallait être idiot pour croire à son numéro ; il était curieux au possible de connaître la raison pour laquelle Leif se levait tous les matins.

Finalement, il se dirait qu’il ne ferait plus jamais la grasse matinée. La rousse avait fait son entrée en ne portant rien d’autre que le fameux string. Ces ficelles prenaient enfin tout leur sens. Roman étant sans mot. Alexandra était incroyablement séduisante, et elle le savait. Le regard provocateur qu’elle lui jeta ne le laissa pas indifférent, allant le chercher jusqu’au plus creux de son ventre. Le jeune homme était rouge jusqu’aux oreilles. Quand la demoiselle eut cessé son numéro (il ne savait pas comment qualifier cela autrement, il songea que c’était pour des occasions comme cela qu’on notait les poitrines en lettres, on conservait les chiffres pour les exhibitions), il s’approcha d’elle. Sans la toucher, il tourna autour d’elle, inspectant le sous-vêtement sous tous les angles. Il était un peu sceptique. « Est-ce que c’est confortable ? » Alexandra rit. Son sourire était éclatant ; on aurait dit que les femmes savaient être belles, partout où il le fallait. Même si un échange de salive ne voulait rien dire aux yeux du jeune homme, il commençait à songer que ce serait loin d’être une expérience désagréable. Malgré tout, il n’était pas un sauvage, on n’embrasse pas quelqu’un que l’on ne connaît pas.  « Pourquoi n’essaierais-tu pas ? » lui demanda-t-elle. D’un ton malin, elle se mit sur la pointe des pieds, lui murmurant à l’oreille. « Il y a des strings pour homme. String rouge, string léopard, il y en a pour tous les goûts. » Roman, toujours coincé dans sa vision de la réalité, passa à côté de la tentative de séduction. « Tu n’as pas répondu à ma question. » Alexandra sourit, avant de se verser un verre de soda, lui répondant avec désinvolture : « On s’habitue. »

Je pourrais m’habituer, songea le jeune homme. Il avait beau douter de la pertinence de ce sous-vêtement, il songea qu’il demeurait tout de même intéressant à regarder. Maintenant, il comprenait l’atout que les femmes avaient ; le corps était une source de distraction. Il le sentait dans le fond de son caleçon. C’était inconfortable. Plus qu'un string, probablement. « Je… vais aller prendre l’air. » Sans plus de cérémonie, le jeune homme alla dans la salle d’à côté, où la jeune femme s’était changée. Son pantalon était soudainement devenu trop serré. Et Dieu savait que ce n’était pas la faute du soda.



(c) AMIANTE

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Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.


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Everybody wants to rule the world • Roman

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