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 it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /! Ҩ Ven 16 Oct - 1:27


NIKOLAÏ & WILLOW

« There's something inside you, it's hard to explain. They're talking about you boy but you're still the same. »


Juillet 1998,
Londres.

Couchée sur le dos, la tête calée contre le torse de son meilleur ami, les yeux dans le vide, Willow essayait d'apercevoir une once de lumière au plafond. Elle plissait des yeux pour essayer de voir la lune se refléter sur un pan du mur, vainement. Pourtant, elle le savait, il y a avait une petite veilleuse que Nikolaï avait installé sur une prise de sa chambre, juste pour qu'elle ne se sente plus jamais autant effrayée qu'avant dans la pénombre. Son retour avait été difficile, ça faisait quelques semaines maintenant qu'elle avait retrouvé sa vie, son père, sa maison, son Nik. Mais tout avait changé, elle n'était plus la même qu'avant. Elle était craintive, souvent muette et perdue dans ses pensées et elle semblait plus que jamais vidée de toutes ses forces. Ce qu'elle était. En ces quelques mois, Théodore avait réussi à lui faire perdre toute envie de se battre et de vivre. Il l'avait détruite. Elle qui était si forte et pleine de vie, jadis. Parfois quand elle se regardait dans le miroir, elle ne se reconnaissait pas. Elle avait perdu du poids, certes, mais il n'y avait pas que ça. C'était quelque chose dans son visage, peut-être dans ses yeux qui laissaient paraitre à quel point son expérience l'avait marqué à jamais. Plus jamais elle ne serait la même personne. Et elle savait qu'il allait lui falloir beaucoup de temps pour se reconstruire - s'il est possible de surmonter ce genre d'épreuves. Son père ne doutait pas d'elle pour cela, il ne cessait de lui répéter tous les jours que si elle était encore en vie, c'est parce qu'elle était le portrait craché de sa mère et qu'elle avait survécu par la force de sa volonté. Mais il ne savait pas à quel point c'était faux.
Seul Nikolaï savait à quel point ça avait été dur et combien elle avait perdu dans cette histoire. Quand elle était revenue les premiers jours, elle n'avait pas pu dire un mot pendant une semaine, coincée dans son silence et l'horreur de ses souvenirs et puis à force d'essayer encore et encore, le brun avait réussit à lui soutirer un mot, puis deux et enfin des phrases. Ca avait un processus laborieux mais il avait réussit. Et à force, elle s'était confiée à lui, pas totalement, mais assez pour qu'il comprenne les séquelles qu'elle portait sur son corps et le long chemin qu'elle allait alors arpenter ces prochains mois.

Comme toujours, elle avait pu compter sur lui car il était le seul à avoir été réellement présent, à ne pas la harceler de questions mais à simplement être là. Depuis qu'elle était revenue, il ne l'avait pas quitté une seule fois, peut-être parce qu'il avait peur qu'elle disparaisse à nouveau. Elle n'avait plus l'habitude de la compagnie, parfois elle se réveillait en sursaut en sentant Nikolaï bouger dans son sommeil, craintive que ce soit en vérité Nott qui vienne lui rendre visite durant la nuit - chose qui s'était déjà produite plus d'une fois. La seule personne avec qui elle avait pu parler fut avec Trystan, un garçon qui partageait la cellule à côté de la sienne et lui aussi avait droit à ses lots de souffrances. Malheureusement, quand leurs tortionnaires avaient compris qu'ils avaient sympathisé, Trystan avait été forcé de déménager et elle ne l'avait plus jamais entendu. Elle ne savait même pas à quoi ressemblait le jeune homme alors que pendant quelques semaines, il s'était révélé être d'une grande aide. Elle lui serait éternellement reconnaissante et avait d'ailleurs déjà entamé des recherches pour le retrouver, espérant qu'il était toujours en vie et en bonne santé avec les siens.
Nik dans son sommeil émit brusquement un léger ronflement et elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Bercée par sa respiration, il était d'ordinaire aisé pour elle de se rendormir contre elle lorsqu'elle était prise de cauchemars ou d'insomnies mais cette fois-ci elle n'y arrivait pas, probablement à cause de la chaleur qu'il faisait depuis quelques jours à Londres. C'était abominable et les deux amis n'avaient qu'un simple ventilateur pour les rafraichir la nuit - autant dire pas grand chose. Aussi laissaient-ils leur fenêtre ouverte pour essayer d'avoir un léger courant d'air, en vain. Il n'y avait pas un souffle de vent dans la capitale et elle étouffait sérieusement mais ne pouvait se résoudre à quitter les bras de son compagnon. Elle s'y sentait bien trop en sécurité et avait peur d'être à nouveau éloignée de lui si jamais elle se risquait à ne plus le toucher - et au vu de la manière dont il la serrait, c'était visiblement un sentiment réciproque.

Réveillée et ennuyée de ne pas réussir à trouver le sommeil, elle bougea légèrement en se mettant sur le ventre pour regarder Nik. Les yeux clos, la bouche un peu ouverte, il dormait paisiblement. Se mordant la lèvre inférieure, un peu gênée, elle se rapprocha de lui : « Nik ? Tu dors ? » murmura-t-elle alors qu'elle connaissait déjà la réponse. Il grogna légèrement mais n'ouvrit pas les yeux. Peu certaine de savoir si elle l'avait réveillé, Willow se rapprocha doucement du visage du jeune homme et posa délicatement ses lèvres sur les siennes, en fermant les yeux. Quand elle les rouvrit, Nik avait aussi ouvert les siens et la regardait avec des yeux ronds. Elle ne l'avait pas embrassé depuis très très très longtemps, dans tous les cas bien avant son kidnapping c'était certain. « J'ai pas sommeil. » fit-elle en haussant les épaules, comme si c'était une excuse valable, un léger sourire sur le visage, incapable de dire quoi que soit d'autre. Elle avait eu envie de le faire depuis son retour mais n'avait jamais réellement osé, trop apeurée de se rattacher à lui comme avant et de le perdre aussitôt. Mais là, tout de suite, elle avait l'impression plus que jamais que dans ses bras, elle ne risquait absolument rien.


Dernière édition par B. Willow Perkins le Jeu 14 Jan - 18:23, édité 2 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Jeu 29 Oct - 18:44

Une voix parvint au loin, dans son sommeil, une voix douce, qu’il pouvait reconnaître entre mille. Les mots résonnèrent à son oreille, mais il n’en saisit pas tout le sens sur le coup. Il se contenta d’émettre ne sorte de grognement en guise de réponse. Il sentait un poids sur son torse, devinant que Willow se trouvait là. Doucement, il s’extirpa de ses songes encore flous. Puis, il sentit des lèvres se poser délicatement sur les siennes, comme une caresse légère, à peine détectable. Le jeune russe ouvrit les paupières, découvrant le visage de la blondinette face au sien. Elle était si près, qu’il loucha une demi-seconde. Il la fixait, silencieusement, ne sachant pas comment réagir. Cela faisait si longtemps qu’ils n’avaient plus eu ce genre de contact, que cela lui sembla étrange. Familier, mais étrange. Il ne se souvenait même plus la dernière fois qu’il avait goûté à la bouche charnue de la jeune femme. Cela remontait à bien trop longtemps dans ses souvenirs, qu’il avait oublié. Et puis, depuis qu’elle était revenue, il avait eu du mal à retrouver les gestes qu’il avait d’habitude à son égard, de peur de l’effrayer sans doute. Il ne savait pas ce qu’elle avait vécu, pas dans les détails tout du moins, mais elle sursautait au moindre bruit, elle était effrayée à la moindre chose. Il fallait qu’il fasse attention à tout ce qu’il faisait, à tous ces mouvements, tous ces gestes envers elle. Elle était devenue craintive, apeurée, et Nikolaï ne savait pas vraiment comment la rassurer. Pour le jeune homme, elle était là, à ses côtés, et c’était ce qui était le plus important à ses yeux. Elle était là. Et plus rien ne le séparerait d’elle, il se l’était promis en la retrouvant il y a quelques semaines.
« J'ai pas sommeil. »
Elle haussa les épaules, comme si c’était tout à fait normal. Un léger sourire se forma sur ses lèvres, ce qui rassura Nikolaï. Il avait craint un cauchemar, comme elle en faisait depuis qu’elle était rentrée. C’était si fréquent, que ça ne le surprenait plus autant que la première fois. Il parvenait à la calmer plus rapidement, à trouver les mots réconfortants, à la faire replonger dans les bras de Morphée. Tout était différent depuis qu’il l’avait retrouvée. Il avait mis un long moment à la faire reparler, il faire même sourire. Comme si elle devait tout réapprendre. C’était un peu ça : elle devait réapprendre à vivre. Et c’était loin d’être facile. Autant pour elle, que pour lui. Il était son pilier plus que jamais, c’était une grosse responsabilité, mais c’était son rôle à présent.
Le jeune homme mit sa main libre devant sa bouche, et bailla. Lui par contre, il avait sommeil. Il avait eu du mal à s’endormir avec cette chaleur étouffante, et voilà que maintenant on venait de le réveiller. Quoi que, cela avait été un joli réveil, le meilleur qu’il avait eu depuis plusieurs mois. Il reposa mollement sa tête sur l’oreiller, les paupières à demi fermées. Morphée le rappelait. Il ne sait même plus de quoi il rêvait, mais il voulait y retourner. Il grogna légèrement.
« T’as qu’à compter les scrouts à pétard , murmura-t-il. »

Quel bon conseil venait-il de lui donner. Il avait bien envie de rire à sa plaisanterie, mais son état de somnolence l’en empêcha. Nikolaï était un gros dormeur, plus il passait de temps au lit, mieux il se portait. C’était l’une de ses activités favorites. Enfin, il n’avait pas forcément besoin de lit pour roupiller, il le faisait tout aussi bien en cours. Ramenant un peu plus Willow contre lui, il la sentit se mouvoir hors de ses bras. Il se força à ouvrir un œil, et l’aperçut, dos tourné, en train de bouder. Typiquement Willow. Il aimait ces petits moments où il la retrouvait, comme avant, avec ses bouderies, ses moues renfrognées, et ses jolis gros mots qui sortaient de sa bouche. Il aimait aussi la surprendre à sourire de temps en temps, sans qu’il ne sache pas forcément pourquoi, mais de la voir ainsi, l’apaiser. Il s’inquiétait un peu moins, et se lassait à l’aimer un peu plus. Lâchant un soupir, il s’approcha de la blondinette, calant son visage contre son cou, passant son bras sur taille. C’est en retrouvant ces instants-là qu’il s’était rendu compte à quel point elle lui avait manqué. Il n’y avait qu’avec Willow qu’il était aussi tactile, avec qui il se laissait aller à la moindre de ses envies. Il aimait la tenir entre ses bras, sentir qu’elle était bien là, avec lui.
« Tu boudes Lowlow ? Chuchota-t-il. »
Avec l’appellation de ce surnom ridicule, il savait qu’il allait la faire réagir. Elle détestait quand il lui donnait des noms idiots, et elle rentrait de suite dans le jeu. Ils avaient toujours été chien et chat, à se tester mutuellement, mais toujours avec affection, jamais pour pousser l’autre à le haïr. C’était de la taquinerie, qui aimait bien, châtiait bien. Et il avait beau dire, il l’aimait sa Willow.

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Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Jeu 12 Nov - 19:33

A le voir aussi étonné, les yeux ronds et la bouche encore un peu ouverte, Willow ne put s'empêcher de comparer cette situation à la toute première fois qu'ils avaient échangé un baiser. Ils n'étaient que deux gamins et la blondinette était déjà bien curieuse pour son âge. Cela faisait des jours qu'elle le harcelait pour avoir son premier bisou mais Nikolaï était, à l'époque, dégoûté par l'idée. Du coup, elle lui avait volé ce fameux baiser sans lui demander son avis. Et il avait fait exactement la même tête que maintenant, l'air tout aussi déboussolé mais finalement loin d'être écoeuré. S'en suivit après ça une longue série de bisous, puis plus tard de bisous avec la langue et enfin de leur première fois ensemble. Parce qu'ils avaient absolument tout fait ensemble, ils étaient faits l'un pour l'autre, c'était une évidence que la demoiselle savait depuis le premier jour où elle avait posé ses prunelles bleus sur lui et qu'il lui avait fait la morale sur des leçons de Quidditch. Elle l'avait toujours su. Et aujourd'hui, plus que jamais alors qu'elle se reconstruisait du mieux qu'elle pouvait, Willow ne pouvait passer à côté du fait qu'elle n'en n'aurait jamais eu la force si ce n'était pour lui. Pour être avec lui, pour le rendre heureux, pour avoir un futur avec lui. Il était tout ce qu'elle aimait, tout ce qu'elle espérait, toute sa force et son courage. Il représentait absolument tout pour l'ancienne Gryffondor. Et finalement, elle se disait qu'elle avait peut-être eu de la chance dans son malheur, toute cette histoire avait probablement secoué assez son meilleur ami pour qu'il se rende enfin compte de cette vérité qu'elle savait depuis si longtemps. Leur séparation avait eu pour effet de combler les blancs qu'ils laissaient entre eux parfois et de libérer leurs cœurs d'un secret trop longtemps gardé. Car Willow le savait, Nikolaï l'aimait autant qu'elle.
La tête proche de la sienne, le brun fit un mouvement et mit sa main devant sa bouche pour bailler à s'en décrocher la mâchoire. Elle se mordit légèrement la lèvre, un peu fautive de l'avoir réveillé par ennui. « T’as qu’à compter les scrouts à pétard » dit-il d'une voix endormie. Il ferma à nouveaux ses yeux, prêt à se rendormir. Elle leva les yeux au ciel et soupira bruyamment. Elle détestait quand il se montrait aussi peu attentif et qu'il ne répondait pas à ses besoins. Surtout que là, elle venait tout de même de l'embrasser, ce qui n'était pas rien à ses yeux. Elle avait fait un pas vers lui et voilà qu'il reprenait ses mauvaises habitudes quand elle se montrait un peu trop tendre et qu'il se refermait comme une huitre.

Finalement, ils n'étaient peut-être pas autant sortis qu'elle l'aurait aimé de leur cercle vicieux. Un peu touchée dans son estime, elle se décala de Nikolaï, lui tourna le dos et s'énerva mentalement contre lui. Qu'est-ce qu'il pouvait être con, parfois. Un gros lourd de service qui ne comprenait rien et ne faisait même pas l'effort d'être un tant soi peut perspicace et de répondre à ses besoins. Ce n'était pas compliqué pourtant, si ? Elle l'embrassait donc il devait l'embrasser à son tour. Et remercier Merlin qu'elle soit encore vivante pour le faire. Non, franchement, c'était un gros naze sur ce coup. Sachant qu'elle n'arrivait absolument pas à trouver le sommeil, Willow hésita à sortir du lit pour se faire une tisane et regarder la télévision dans le salon. Mais elle n'avait pas trop envie de bouger, malgré la colère qui la submergeait, car elle craignait de se retrouver seule à l'étage du dessous. Elle se savait pourtant en sécurité mais préférait toujours rester avec Nik, craignant de ne plus le retrouver après. Plongée dans ses réflexions et hésitations, elle n'entendit pas son ami se tourner et se rapprocher d'elle. Elle sursauta quand elle le sentit passer un de ses bras autour de sa taille tandis qu'il collait sa tête à la sienne. Ses envies de fuir le lit s'évanouirent aussitôt et sa frustration s'éclipsa. Ce garçon avait la fâcheuse habitude de la rendre folle en un quart de secondes et de l'apaiser dans le même délai, le tout concentré en une seule petite minute. Rien que pour ça, elle aurait dû le détester mais c'était plus fort qu'elle, il était une drogue. « Tu boudes Lowlow ? » susurra-t-il au creux de son oreille. Elle fit les gros yeux sous ce nouveau surnom, frissonnant de dégoût. Elle détestait quand il commençait à la taquiner de cette manière en lui donnant des surnoms ridicules. Et bien sûr, il adorait ça parce qu'elle rentrait dans le jeu sans même s'en rendre compte qu'il en s'agissait d'un. Sans vraiment beaucoup de force, elle lui donna un coup de coude au niveau du ventre et ricana en l'entendant faire mine d'avoir mal. Comme si elle était si féroce et qu'elle était passée maître dans l'art de donner des coups bien placés. Elle cru l'entendre dire « Touché » mais n'étant pas sûre, elle fit mine de rien. « T'es vraiment con quand tu t'y mets, tu sais... » dit-elle avec un petit sourire, sachant qu'il ne le prendrait pas mal. Nikolaï et Willow étaient les maîtres quand ils s'agissaient de s'insulter et de se bagarrer. Ils avaient toujours agit comme ça, toujours été comme ça l'un envers l'autre. Ce n'était pas de la méchanceté, juste de la taquinerie. Parce que leurs premiers mots l'un envers l'autre avaient été dans ce sens, dans ce même genre.

Finalement, la demoiselle se retourna vers lui. Instinctivement, il plaça son bras sous sa tête et l'anglaise se rapprocha de lui, se remettant dans sa position initiale : la tête contre son torse. Jouant avec une des mains de Nik, elle soupira. Elle leva les yeux vers lui et se rendit compte qu'il avait encore les yeux fermés, l'air endormi. Comment était-ce possible ? Comment faisait-il pour se rendormir aussi vite avec cette chaleur ? Ce gars était inhumain. Joueuse à cause de lui, elle attrapa l'oreiller dont elle ne se servait pas et lui balança sur le visage dans un gros coup. « Arrête de dormir, Nik ! Je ne suis pas fatiguée moi, donc tu ne peux pas dormir ! » fit-elle avec un grand sourire. Pendant un moment, elle s'entendit avec sa voix d'enfant lui dire exactement la même chose un soir d'été juste avant leur rentrée à Poudlard. Stressée, elle ne trouvait pas le sommeil et s'était énervée contre son ami qui lui, roupillait comme un loir. La situation était quasiment identique ce soir-là. Sauf qu'ils étaient beaucoup plus vieux et qu'au lieu de jouer à des jeux d'enfants, ils étaient en âge pour jouer à des jeux d'adultes. Ebahie par ses propres pensées, elle aperçu Nik retirer l'oreiller de son visage et alors qu'il allait lui renvoyer à son tour dans la tête, l'arrêta d'un geste avec une tête très sérieuse. « Embrasse-moi, Nik. » fit-elle d'une voix claire qui avait presque une intendance à la supplier. Si la phrase était limpide, elle n'en demeurait pas moins avec un autre sous-entendu qu'elle savait qu'il comprendrait. Elle avait brutalement besoin qu'il lui dise qu'il l'aime, qu'il lui montre qu'il aime et qu'il l'embrasse à son tour. Elle ne voulait pas rester sur un baiser volé alors qu'elle avait osé faire ce pas vers lui la peur au ventre. Prenant sa respiration, elle attendit qu'il s'exécute, espérant intérieurement que comme elle, il en mourait d'envie depuis des semaines.
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Ven 4 Déc - 12:00

Elle était là, de nouveau avec lui, et il se promit qu’il ne la laisserait plus jamais partir. A son kidnapping, le jeune russe avait été totalement perdu, partagé entre la haine et le chagrin. Il avait grandement noyé sa peine dans la boisson, était parti à sa recherche, et n’avait jamais perdu espoir. Alors, quand il l’avait retrouvée, tous ses sentiments ravageurs qui le terrassaient, s’étaient enfuis, comme par miracle. Il avait besoin d’elle, depuis toujours. Elle faisait partie de sa vie, et il ne pouvait imaginer un futur sans elle, jamais. L’avoir ici, dans ses bras, l’apaisait. Elle était bel et bien vivante, à ses côtés. Il n’avait plus compté le nombre de fois où il se réveillait en sursaut la nuit, ayant rêvé qu’il retrouvait le corps de la jeune femme sans vie. Ces cauchemars l’avaient hanté des mois durant, et depuis qu’elle était là, il n’en faisait plus.
Il avait bien envie de se rendormir, mais la blondinette lui affligea un coup de coude dans les côtes. Nikolaï feignit avoir mal, en grognant comme s’il souffrait le martyr. Bien entendu, il n’aurait même pas un bleu, pas avec la force de petit chat de Willow. Et puis, il avait pris assez de coups tout le long de sa vie pour s’endurcir, et ne pas flancher sous la première gifle.  La jeune femme se mit à rire en l’entendre geindre.
«  Touché, lança-t-il. »
« T'es vraiment con quand tu t'y mets, tu sais... »
Nikolaï sourit. Ca oui. Il l’était, indéniablement. On lui répétait bien assez pour qu’il le prenne comme un compliment. Et de Willow, cela ne le touchait guère. Ils ne pouvaient s’empêcher de se chamailler, de s’insulter, de se bagarrer. C’était l’amour vache, mais l’amour quand même. Elle finit par se tourner de nouveau face à lui, et se cala contre son torse. Il passa un bras sous sa tête, et la laissa jouer avec sa main. Il ferma les paupières, juste une demi-seconde, mais fut incapable de les rouvrir. Il avait terriblement envie de se rendormir, et  était persuadé que Willow allait faire de même. Que nenni. La jeune femme était bien trop réveillée, et ne comptait pas le laisser dormir, à son plus grand malheur. Il reçut un oreiller en pleine face. Surpris, il ouvrit subitement les yeux. Elle se tenait au-dessus de lui, un sourire sur les lèvres.
« Arrête de dormir, Nik ! Je ne suis pas fatiguée moi, donc tu ne peux pas dormir ! »
Quelle était épuisante. Lui, il avait besoin de dormir, il était fatigué. Mais ça, la blondinette n’en avait que faire. Elle voulait jouer. Enfants, ils passaient leur temps à jouer, à se faire peur, à se chercher, à s’embêter. Ils inventaient des histoires, surtout Willow, c’était elle qui décidait la majorité du temps ce qu’ils allaient faire, et qui jouaient qui. Nikolaï s’était accommodé, même si parfois, agacé, il la renvoyait bouler. Elle était comme ça, il fallait qu’elle dirige. Tout comme cette nuit. Mademoiselle avait décidé de ne pas dormir, du coup, il était dans le même bateau. Se redressant, il allait répliquer, mais elle le stoppa d’un geste brusque, et tout en le regardant droit dans les yeux, lui lança :
« Embrasse-moi, Nik. »

Etonné le jeune homme se figea. C’était la première fois qu’elle lui demandait si sérieusement. D’ordinaire les moments charnels entre eux n’étaient jamais prémédités, ils se déroulaient toujours sous le coup de l’impulsion. Alors l’entendre lui demander de l’embrasser ainsi, aussi sérieusement, le jeune russe ne sut quelle attitude adopter. Elle se trouvait à genoux, face à lui, le visage à peine éclairé par la lumière de la nuit qui filtrait à travers le volet. Elle était belle, c’était indéniable. Il avait beau l’avoir vu grandir, murir, la connaître par cœur, il la trouvait toujours aussi surprenante, aussi unique. Nikolaï se redressa légèrement, se positionnant sur ses genoux, fixant la blondinette qui n’avait pas bougé, patiente. Il s’approcha d’elle, sans dire un mot. Encadrant son visage de ses mains, il accrocha son regard une demie seconde. Puis, il posa délicatement ses lèvres sur les siennes, dans un effleurement léger, presque timide. Il ne se souvenait plus de la dernière fois où ils s’étaient embrassés, où ils s’étaient adonnés aux plaisirs de la chair. En réalité, elle lui avait cruellement manqué. Toutes les autres filles qu’ils pouvaient attraper, n’étaient rien en comparaison de Willow, elles ne lui faisaient pas ressentir ce feu ardent que Willow créait chez lui. Le jeune russe pressa un peu plus sa bouche sur celle de la jeune femme, sentant son organe vital s’emballer doucereusement dans sa poitrine. Il mangea les derniers centimètres qui le séparaient du corps de la jeune femme. Il avait le besoin irrépressible de la sentir contre lui, être certain qu’elle était bien là, que ce n’était pas une hallucination. Au souvenir du manque de la jeune femme, du vide qu’elle avait laissé en partant, Nikolaï ressentit le besoin de l’avoir pour lui seul, de l’avoir une nuit rien qu’à lui, avant qu’il ne lui laisse reprendre sa liberté. Il avait beau faire croire qu’il ne voulait s’attacher à personne, y compris à Willow, il n’avait jamais supporté qu’un autre gars ose toucher la jeune femme. Jaloux ? Sans aucun doute. Mais ça lui brulerait la bouche que de l’avouer. Il était bien trop effrayé à l’idée de s’engager avec qui que ce soit, il préférait son indépendance. Ce, même si il  aimait irrémédiablement la blondinette.
Une de ses mains se perdit dans la chevelure de la jeune femme, tandis que ses lèvres parcouraient la mâchoire de Willow. Il avait ce besoin ardent de la sentir contre lui, à lui, sa peau sous ses doigts, ses lèvres contre les siennes. Son bras vint encercler sa fine taille, pressant son corps contre le sien. Son visage se perdit dans ses cheveux, et il lui murmura :
« Tu m’as tellement manqué. Tellement. »
Il posa son front contre le sien, paupières closes, se délectant de l’avoir tout contre lui. Il avait indéniablement besoin d’elle. Il l’aimait, bien plus que n’importe qui sur cette putain de Terre. Sa main serra quelques mèches de ses cheveux, pendant que l’autre se retrouvait plaquée sur le dos de la blondinette. Il déposa ses lèvres tout contre son front, inspirant l’odeur vanillée qui s’extirpait de ses cheveux. Il  n’y avait qu’eux, contre le reste du monde. Souverains d’un univers leur appartenant, le reste n’existait plus, il n’y avait que Willow et l’amour.
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Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Mar 8 Déc - 9:53

Elle était terrifiée. Par sa propre demande. Par la réaction de Nikolaï. Par la force de ses sentiments. Et surtout par cette envie qui avait sonné comme une supplication tant elle avait refoulé ce désir si longtemps. Elle n'avait pas re-goûté à l'arôme de ses lèvres depuis un long moment et elle se demandait comment elle avait fait pour tenir autant de temps. Indéniablement à cause de la peur. Willow venait à peine de retrouver son meilleur ami et elle n'avait pas voulu l'effrayer, n'étant pas encore sûre qu'il assumerait ses sentiments pour elle. Elle avait toujours été patiente et ne démordrait pas par rapport à ce point : elle l'attendrait aussi longtemps qu'il le fallait, quitte à attendre jusqu'à ce qu'elle soit vieille et ridée, la blondinette ne voulait personne d'autre que lui à ses côtés. Elle le voyait comme un tout : un ami, un frère, un confident, un amant, son cœur. Mais elle n'en pouvait plus et avait besoin égoïstement qu'il lui donne un peu de sa personne. Elle le voulait tout entier et pour toujours. Mais en attendant que leur fin heureuse ne montre le bout de son nez, Willow volait quelques moments par-ci et par-là. Normalement, elle faisait ça de manière faussement innocente : un baiser un peu trop enflammé qui se transforme en une nuit de sexe ou après une soirée arrosée. Mais ce soir, il était tard, elle ne trouvait pas le sommeil et n'avait pas envie de recommencer ces jeux-là avec lui. Elle le voulait, juste pour elle, toute une nuit. Elle avait besoin de lui.

Elle avait passé trop de temps loin de lui, à compter les heures qui la séparait de son dernier souvenir à ses côtés, la veille avant de rentrer sur Londres à bord du Poudlard Express. Elle avait finit par chérir ce moment, ancré dans sa mémoire probablement pour la vie. Ils avaient ris toute la soirée, innocemment, malgré tous les évènements tragiques qui s'étaient passés en Angleterre depuis les dernières semaines. Ils avaient l'esprit à faire la fête et à s'amuser, excités de rejoindre la capitale pour fêter Noël en famille. Willow lui avait acheté un balais tout neuf, elle avait économisé durant des mois et s'était même serrer la ceinture pour le lui acheter. Alors elle avait grande hâte de voir sa tête quand il allait déballer son cadeau. Et ils s'étaient embrassés, aussi. Un vrai baiser, tendre et long. Ils ne se seraient alors jamais doutés que c'était le dernier avant des mois et des mois de séparation. Si elle avait su, l'anglaise aurait passé sa nuit à l'embrasser, à parsemer son épiderme de milliers de bisous, juste pour se souvenir de la saveur de sa peau contre ses lèvres. Alors, tandis qu'elle le regardait avec des yeux craintifs, attendant sa réaction dans une mélodie anxieuse de son cœur battant à tout rompre, elle le vit se relever pour se mettre à sa hauteur, à genoux tout comme elle. Elle se sentait anxieuse, comme si c'était la première fois qu'elle se retrouvait dans cette situation à ses côtés, comme s'ils n'avaient jamais partagés de moments intimes auparavant. A son plus grand étonnement, il ne semblait pas fâché, pas même contrarié. Un peu surpris, mais rien de plus. Alors, quand il se rapprocha d'elle en encadrant ses robustes mains autour de son visage, elle fermait déjà les yeux, consciente qu'il accédait à sa requête. Armée de doutes et d'anxiétés, elle se laissa pourtant complètement possédée quand elle sentit ses lèvres contres les siennes. Timides, au début. Comme s'il s'agissait de leur tout premier baiser. Puis, quand elle le pressa un peu plus contre elle, il se laissa aller et l'embrassa à pleine bouche. Tous ses vieux maux, ses cauchemars, craintes et doutes s'envolèrent au moment où la chaleur de ses lèvres contre les siennes provoqua un déclic en elle. Elle sentait à nouveau une braise s'enflammer au niveau de son estomac, descendant jusqu'à son bas-ventre et irradiant son palpitant d'une brûlure électrique qui la plongea dans un moment d'amour et de bonheur. Tel le phoenix, elle renaissait de ses cendres.

Perdue dans leur étreinte, elle n'avait même pas senti qu'il l'avait enlacé dans ses bras et qu'il la tenait fermement, comme s'il ne voulait plus jamais la laisser partir. Elle-même s'était accrochée à son cou, le tenant fermement, persuadée sur l'instant qu'elle pouvait mourir si on la séparait de lui. Elle avait des papillons dans le ventre qui s'éparpillaient en elle pour voler jusqu'à ses veines et propageait en elle une brûlure agréable, qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien longtemps. Comme si durant tous ces mois, elle avait été plongé dans un profond sommeil et que le preu chevalier qu'était Nikolaï venait la délivrer par un simple baiser d'amour. Elle revivait. Respirait à nouveau. « Tu m’as tellement manqué. Tellement. » fit-il dans un souffle alors qu'ils reprenaient leurs respirations, front contre front. L'ancienne Willow lui aurait répondu une phrase sarcastique du style « Ca se voit ! » mais elle, elle se contenta de simplement fermer les yeux et de savourer ce moment, toujours lovée dans ses bras. Elle aurait pu y rester des heures.
C'était quelque chose de parler d'amour, c'était différent de le ressentir. Il était dit que c'était le sentiment le plus fort qui existait sur cette Terre, tellement qu'il pouvait provoquer des miracles. Willow le croyait, parce qu'elle voyait à quel point son amour pour Nikolaï l'avait sauvé de bien des manières. Elle l'aimait tellement fort qu'elle s'était raccrochée à lui le long de sa captivité et c'est cet amour qui l'avait fait espérer, qui avait aussi fait qu'elle n'en sorte pas complètement folle. C'était grâce à lui qu'elle était en vie. Elle s'était raccrochée à l'idée de survivre pour le revoir un jour. Même si c'était dur, même si elle devait serrer les dents, fermer les yeux et subir en silence. Nikolaï était toujours resté dans ses pensées. Mal-à-l'aise sur ses genoux, elle changea de position pour s'assoir sur ses fesses et encercla la taille de son meilleur ami à l'aide de ses jambes, le rapprochant d'elle bien qu'il était déjà collé à son corps. Elle aurait aimé qu'il se fonde en elle, qu'ils ne fassent plus qu'un pour que plus jamais on ne puisse les séparer. Elle ne survivrait pas une deuxième fois aussi loin de son âme-soeur. Elle plaça la paume d'une de ses main sur sa joue et releva les yeux vers lui, le souffle encore court et le cœur toujours vivifié. « Je n'ai pas cessé une seule fois de penser à toi, Nik. » lui confia-t-elle dans un murmure tandis que son autre main serrait le col de son t-shirt. Elle se pencha un peu plus en avant et le ré-embrassa, incapable de s'arrêter maintenant qu'elle avait commencé. Il était comme une drogue, une fois qu'on y avait goûté, impossible de se limiter et d'être raisonnable. Elle était gourmande de Nik, prête à aller jusqu'à l'overdose tant elle était persuadée qu'elle n'aurait jamais assez.

Elle descendit alors jusqu'à sa mâchoire tout en continuant d'embrasser sa peau moite à cause de la chaleur et s'attarda dans le cou, sachant que c'était un endroit sensible pour son ami. Même après tous ces mois séparés, elle le connaissait toujours par cœur, se souvenant d'absolument tout ce qu'il fallait savoir sur lui. Il était sa moitié, après tout. Aussi ne put-elle pas s'empêcher de relever la tête pour poser sa joue contre la sienne, sa bouche à quelques centimètres de son oreille, elle lui souffla d'une voix calme et assurée : « Je t'aime Nik et je ne veux plus jamais être loin de toi. Promets-moi qu'on ne nous séparera plus jamais. » Elle se rendait bien compte de ce qu'elle disait et surtout de la manière dont elle l'avait faite. Elle n'avait pas mâché ses mots et si depuis son retour, elle avait semblé être paralysée par la peur et les doutes, pas une fois sa voix n'avait tremblé. Parce qu'elle était sûre de ce qu'elle disait et sûre de ses sentiments. Tendrement, elle le serra dans ses bras, débordante d'un amour sans limite, un amour unique, un amour vrai.
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Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Sam 2 Jan - 0:48

Manqué n’était pas un mot assez puissant. Ca avait été plus fort que ça. Il aurait pu crever de son manque. Il avait porté sa perte comme un poids cassant ses épaules, brisant ses os. Il aurait coulé dans le lac, il se serait noyé de douleur. L’horrible souffrance de ne pas savoir où elle se trouvait, de ne pas l’avoir à ses côtés, de ne pas pouvoir la protéger. Il n’avait pas réussi à la retrouver  seul, il n’avait servi à rien. Et quel pire sentiment de se sentir impuissant en pareille situation ? Attendre. Attendre et crever doucement. Attendre et prier en silence. Qu’on la lui ramène, qu’elle lui revienne, vivante, toujours la même. Mais il l’avait retrouvée cassée, brisée. Tout était à reconstruire, elle avait souffert plus qu’il ne pourrait jamais l’imaginer. Et ca le tuait. De penser que quelqu’un ait pu lui faire endurer tout ceci. De l’imaginer seule dans un cachot, dans le noir, à prier pour sa vie, pour s’en sortir. Il aurait pu tout détruire, rien qu’avec ses sentiments. Willow était son double, depuis toujours. Une parcelle de lui, de sa vie. Où elle était, il demeurait. Elle était son tout, son rayon de soleil en temps de pluie, la lune qui éclairait ses nuits. Et s’imaginer errer sur cette Terre pourrie, seule, sans Willow, lui avait été insupportable. Maintenant qu’il la tenait dans ses bras, il ne voulait plus la lâcher. Jamais. Il la garderait, à lui, rien qu’à lui. On ne la lui enlèvera plus. Il se le promettait. Ses lèvres tout contre son front, Nikolaï apprécia le silence entre eux. Il profitait de cet instant, le gravant dans sa mémoire. Il avait cru qu’il n’aurait plus jamais l’occasion de la toucher, de l’embrasser, à présent, il voulait la moindre de ses caresses, le moindre de ses baisers. La jeune femme qu’il tenait fermement dans ses bras, changeant de position. Elle entoura sa taille à l’aide de ses fines jambes, les rapprochant encore un peu plus. Leurs corps étaient collés l’un à l’autre, ils étaient si proches qu’ils n’auraient pu ne faire qu’un seul corps. Willow posa sa paume contre sa joue, doucereusement. Douce torture, douce caresse. Paupières closes, le jeune russe s’imprégna de la chaleur qui émanait de la main de la jeune femme. Son cœur s’emballa un peu plus. Il la voulait, pour lui tout seul. Il avait ce besoin viscérale de la sentir contre lui, sa peau contre la sienne, ses mains enlaçant ses doigts, sa bouche embrassant ses lèvres. Il avait besoin de Willow.
 « Je n'ai pas cessé une seule fois de penser à toi, Nik. »
Elle avait murmuré ses mots. Il croisa son regard. Il pouvait sentir l’une de ses mains s’accrocher à son cou, comme si elle craignait qu’il la quitte. Elle brula les malheureux millimètres qui résistaient entre eux, et posa ses lèvres sur les siennes, avide. Le jeune homme ne se fit pas prier pour répondre au baiser donné. Ses lèvres parcourent sa mâchoire. Docilement, il la laissa faire, sentant sa bouche se faire plus instante dans son cou. Un frisson lui parcourut l’échine, tandis qu’il agrippait un peu plus ses cheveux entre ses doigts. Tandis qu’elle lui administrait sa douce torture, le jeune russe en profité pour glisser la main qui se trouvait sur les reins de la blondinette, sous son tee-shirt. Il laissa la pulpe de ses doigts remonter lentement le long du dos de Willow, créant des arabesques sur sa peau nue. Remontant son visage vers le sien, elle colla sa joue contre la sienne, avant de lui souffler :
« Je t'aime Nik et je ne veux plus jamais être loin de toi. Promets-moi qu'on ne nous séparera plus jamais. »

Son regard s’aimanta au sien un court instant. Elle paraissait sérieuse dans ses paroles, aucune nervosité, elle savait ce qu’elle voulait. Elle le voulait lui, tout comme il la voulait elle. La fixant avec tout l’amour dont il était capable en cet instant, il caressa tendrement son visage. Les bras de la jeune femme l’encerclèrent, fortement, le pressant contre elle. La chaleur étouffante dans la chambre ne les empêchaient pas de se rapprocher encore un peu plus l’un de l’autre, de manger les horribles millimètres qui pouvaient les maintenir éloigner. Il ne voulait qu’elle et pas une autre. Un désir qu’il connaissait bien s’éveilla en lui, il avait envie qu’elle lui appartienne en cet instant.  
« Promis, murmura-t-il. »
Il ne pouvait pas lui faire de déclaration comme elle elle faisait. Il était toujours plus tactile, il préférait démontrer ce qu’il ressentait à l’aide de gestes, de passion. Il reposa sa bouche sur la sienne, tendrement d’abord, puis l’embrassa avec plus d’hardiesse. Il voulait plus, et déjà il était impatient. Impatient de redécouvrir ce corps qu’il connaissait déjà par cœur, cette peau qui frissonnait sous ses doigts. Cette envie dévorante le poussa à la basculer en arrière. Se trouvant au-dessus de la jeune femme, il posa ses bras autour de son visage afin de ne pas l’écraser. Les jambes de Willow entouraient toujours sa taille, le maintenant contre elle fermement. Sa bouche finit par quitter ses lèvres pour allait s’aventurer plus bas. Visitant sa mâchoire, son cou, son décolleté, il prenait soin d’y mettre toute la douceur qu’il pouvait. Il avait beau mourir d’impatience, il se forçait à opérer avec langueur. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pu la toucher ainsi, qu’il voulait pouvoir ce souvenir de ce moment durant les années à venir. Il voulait que Willow puisse ancrer cet instant dans sa mémoire, ne jamais oublier à quel point il la connaissait, à quel point il était minutieux quand il s’agit d’elle. Il était explorateur de son corps, et ne voulait pas en perdre un millimètre. Revenant vers elle, il embrassa son visage : ses paupières, son nez, ses joues, la commissure de ses lèvres, son menton. Aucun centimètre de sa peau n’était épargné. Les mains de l’anglaise se trouvaient sur dos, l’attirant vers elle autant qu’elle pouvait. Il retrouva le chemin jusqu’à sa bouche, tandis qu’une de ses mains quittait le lit pour s’aventurer sous le tee-shirt de la jeune femme. Il s’amusa à dessiner sur son abdomen, à créer des cercles autour de son nombril à l’aide de ses doigts. Il parcouru l’épiderme brulant de Willow, remontant lentement mais surement jusqu’à sa poitrine. Son tee-shirt finit par le gêner. Lui qui était torse nu, il n’avait qu’une envie que leurs peaux se rencontrent, qu’elles fusionnent ensemble, même un court instant. Mais il ne pouvait pas le lui retirer en claquant des doigts.
«  Enlève ton foutu tee-shirt, grogna-t-il. »
Il l’entendit rire, alors qu’il se redressait légèrement. Il rencontra ses prunelles brillantes, la fixant avec attention tandis qu’elle retirait son débardeur doucement, rien que pour le faire languir. Il avait chaud, sa respiration se saccadait au fil des secondes. Il avait fortement envie de lui arracher le peu de vêtements qu’elle avait, et de laisser parler ses envies. Mais il se faisait violence autant qu’il pouvait, jusqu’à ce qu’il craque. La trouvant maintenant à moitié nue sous lui, le russe lui adressa un fin sourire satisfait, et reposa ses lèvres sur son cou. Il en profita pour descendre jusqu’à sa poitrine qui se gonflait au rythme de sa respiration. Il se forçait à être doux, à caresser la moindre parcelle de peau qui n’était pas passée sous ses doigts, à embrasser chaque partie de son corps dénudé, tandis que son bas ventre s’enflammait avec rapidité. Il la désirait, plus que n’importe quelle autre fille. Parce qu’elle était Willow, et qu’il n’y avait qu’elle qui était capable de le faire sentir vivant.

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Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Mar 19 Jan - 3:33


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Elle le serrait si fort dans ses bras qu'elle aurait presque pu l'étouffer si elle avait possédé la force nécessaire pour. Mais elle était trop maigre, trop fine, la peau sur les os bien qu'elle ait réussi à reprendre quelques kilos depuis son retour. Nikolaï ne cessait de la faire manger et de lui acheter ses gâteaux favoris pour qu'elle redevienne aussi en chair qu'avant. Peut-être qu'un jour, elle réussira à redevenir cette fille pulpeuse et sûre d'elle. Aujourd'hui, cependant, tout ce qu'elle voulait c'était Nikolaï et sa promesse que jamais plus ils ne seraient séparés l'un de l'autre car ça avait été trop douloureux. Leur éloignement n'avait simplement causé que de vilaines cicatrices qui mettraient sûrement des mois à guérir. Ils avaient trop l'habitude l'un de l'autre, vivaient trop dans le même cocon et bougeait toujours ensemble. Il suffisait de les voir pour comprendre que où qu'aille l'un, l'autre suivrait. Ils étaient aimantés l'un à l'autre, absorbé dans un monde où il ne pouvait exister que leur présence pour apaiser les maux, adoucir les plaies. Un monde où seul leur complicité fusionnelle comptait et suffisait. Il ne fallait rien de plus à Willow, elle ne voulait rien d'autre si ce n'est sa présence à ses côtés. Elle savait qu'il suffisait à lui tout seul pour qu'elle guérisse. A ses côtés, elle se sentait renaître. Doucement certes, mais sûrement. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne retrouve sa vie d'antan et ses vieilles habitudes. Elle pouvait crever sans lui tant elle se refusait à l'idée d'un monde où il n'existait pas. Sans nul doute que si un malheur lui arriverait, elle n'hésiterait pas une seule seconde à le rejoindre. Avec le recul, la blondinette s'interrogeait souvent sur la manière dont aurait tourné sa vie si Nikolaï n'avait jamais existé. Elle aurait probablement été une fille fade, banale et seule. Ce genre de pensées la mettait toujours en boule et lui donnait des idées noires. Non, décidément, une vie sans Nik ne pouvait exister. Il était un peu comme une drogue dans le fond à défaut que si elle en usait trop elle ne risquait pas d'en mourir. Quoi que... La passion est-elle une arme de crime ? La question l'amusait et pourtant elle restait coller contre son ami en attendant une réponse. Elle finit cependant par se décaler pour le regarder dans les yeux, consciente que si promesse il y avait, elle voulait en être totalement témoin. « Promis » lâcha-t-il dans un souffle venant du cœur et sentant une vérité froide. Non, jamais il ne l'abandonnerait et jamais ils ne seraient à nouveau séparé. Ce n'était pas qu'une promesse, c'était un serment vrai poussé par l'attachement et la tendresse qu'ils ressentaient l'un à l'autre. Elle le savait, lui aussi aurait pu crever pour elle.

Leurs lèvres se scellèrent à nouveau dans un baiser beaucoup plus brûlant tandis que Nik se collait davantage à elle, ses mains robustes dans son petit dos qu'il tenait fermement. Son corps s'éveilla, comme électrisé par le toucher de son amant contre sa peau et l'ivresse que prenait le baiser, la pression de leurs corps ne faisant que renforcer ce sursaut brutal. Elle se sentait en vie, brûlante d'un désir fiévreux qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien longtemps. Son bas-ventre la chatouillait et elle lâcha un soupir d'exaltation, perdue dans ce moment qui venait simplement d’allécher son appétit sexuel. Des mois qu'elle n'avait pas été dans cet état, dans cette soif de découvrir à nouveau son corps et d'être entièrement sienne pour une nuit à défaut que ce soit pour la vie. Elle n'avait pas peur bien qu'elle aurait pu avoir toutes les raisons pour : des mois d'abstinence, première fois depuis son traumatisme, une crainte de le décevoir. Mais rien de tout cela. Willow n'avait même pas en tête la fois où un homme l'avait touché aussi intiment la dernière fois : dans son cachot alors que Théodore s'apprêtait à commettre l'irréparable et à la violer. Mais ça n'avait rien à voir, tout était différent avec Nikolaï car il était son cher et tendre, son Jules, l'amour de sa vie. Elle voulait s'offrir à lui, juste pour qu'il comprenne à quel point elle l'aimait, qu'il découvre par lui-même la profondeur de ses sentiments qui lui semblaient sans fins. Car personne ne l'aimait autant qu'elle l'aimait, c'était un fait certain.

D'un geste lent, il la coucha sur le lit tandis qu'il se plaçait au-dessus d'elle, ses avants-bras postés près de son visage. Par réflexe, elle entoura ses jambes autour de son bassin, afin de le coller tout contre elle. Willow se refusait à l'idée que leurs peaux ne rentrent pas en contact. Elle le voulait uni à son corps, sans que rien ne puisse les séparer. Car telle était la promesse qu'ils venaient de se faire. Son amant se retira de ses lèvres engourdies par autant d'hardiesse pour se frayer un passage jusqu'à son cou pour descendre jusqu'au thorax. Tout en descendant, il parsemait son épiderme d'un milliers de baisers qui semblaient faire naître des papillons au creux de son estomac. A nouveau, elle soupira, les yeux clos, savourant ce moment de cajolerie. Elle pouvait mourir heureuse à cet instant précis. Le cœur au bord de l'explosion, l'anglaise se promit de toujours se souvenir de ce moment pour ne jamais oublier à quel point elle l'aimait et à quel point ça pouvait être réciproque. Les mots n'avaient pas d'importances, Nikolaï lui confiait ses secrets d'une bien autre manière. Chaque gestes, chaque bisous et caresses, elle les comptait dans son esprit, imprimant la manière qu'il avait de la toucher et de prendre soin d'elle. Tant de douceur, d'affection et d'attachement. De ses mains, il la faisait revivre et de ses baisers il exorcisait sa souffrance passée sous silence depuis trop longtemps.
Il revint alors vers son visage afin de continuer sa brave quête, il se mit à déposer des baisers sur chaque partie de son visage, un peu partout, ne s'arrêtant jamais. L'ancienne lionne se mit à rire, bonne joueuse face à ses tentatives de se montrer aussi délicat quand elle sentait sa virilité se durcir contre elle, preuve qu'il était de plus en plus impatient de passer à l'étape supérieure. Sa peau brûlait, elle avait l'impression d'irradier de l'intérieur, suffoquant de plus en plus face à ses gestes de séductions qui lui faisaient bien trop d'effets pour son propre bien. Il descendit jusqu'à ses lèvres où il y déposa un baiser particulièrement ardent, consumé d'un sous-entendu qu'elle pouvait clairement entendre. Une de ses main se perdit alors sous son tee-shirt où il se mit à caresser sa peau, faisant des cercles autour de son nombril. Elle ne put s'empêcher d'interrompre leur proximité en soupirant de plaisir, la hâte la dévorait, elle n'arrivait plus à attendre. Elle le désirait comme jamais auparavant. «  Enlève ton foutu tee-shirt » fit-il dans un grognement qui fit rire joyeusement Willow. Elle aimait que les choses soient si naturelles entre eux, même dans un moment aussi intime et considéré comme gênant pour certains, ils se retrouvaient à plaisanter et rire ensemble. Tout en prenant un malin plaisir légèrement sadique, la blondinette retira son haut avec une extrême lenteur qui fit soupirer son ami. Le faisant passer au-dessus de sa tête, elle balança le haut de son pyjama dans la chambre et ferma les yeux en sentant les lèvres gonflées de Nikolaï déposer des petits baisers dans sa nuque pour descendre jusqu'à sa poitrine. Elle aurait aimé qu'il aille plus vite jusqu'à déchirer sa petite culotte, comme il l'avait déjà fait auparavant. Mais peut-être que ça aurait fini par réveiller de vieux démons et elle n'avait pas l'habitude de le voir aussi doux. La dernière fois fut lors de leur première fois où il avait tant eu peur de lui faire mal qu'il avait été le plus délicat possible. Et tout comme aujourd'hui, il lui avait volé son cœur et avait murmuré à son encontre des mots satinés, tendres et remplis d'amour. Il l'avait dompté.

Elle aurait pu prendre le dessus, c'était d'ordinaire son genre. Mais elle devait admettre qu'elle était effrayée de prendre les rênes, elle avait trop longtemps été soumise si bien qu'elle avait oublié ce que ça faisait que de voler le pouvoir, d'être maîtresse de ses actes et actions. Elle le sentait descendre dangereusement vers sa petite culotte – seul vêtement qu'il lui restait – et quand elle le sentit jouer avec l'unique tissu qui protégeait son intimité, Willow ressentit un frisson électrique lui parcourir le corps. Elle rouvrit les yeux et fut comme possédée par la personne qu'elle avait été jadis. La lionne, forte et courageuse, qui rugissait fièrement et protégeait les gens qu'elle aimait le plus au monde. Au dernier moment, elle se releva pour attraper la tête de son amant afin d'embrasser à nouveau ses lèvres. Elle le ramena vers elle et en profita pour passer au-dessus dans une souple pirouette. Déposant des petits baisers chastes sur le front, le nez, puis le menton, la demoiselle laissa glisser ses doigts sur le torse musclé du Gryffondor, le griffant sans force. Elle dévora alors sa bouche et ne put s'empêcher de mordiller sa lèvre inférieure quand elle le sentit passer ses mains rugueuses dans son dos brûlant. La chaleur n'aidait vraiment pas, elle avait l'impression qu'elle allait imploser sur place tant elle se sentait bouillonner comme un volcan. Doucement et en prenant un plaisir non-dissimulé, Willow se mit alors à descendre sur le buste du brun, embrassant chaque partie de son épiderme, laissant sa langue sortir de temps en temps. Au bout de quelques minutes, elle l'entendit soupirer d'impatience ressortant presque comme un petit grognement. A travers ses gestes tendres, elle esquissa un sourire. Elle avait toujours aimé le faire attendre, le rendre fou jusqu'au dernier moment. Et d'ordinaire, il le lui rendait bien. Enfin, elle arriva au boxer du russe et n'hésita pas un seul instant lorsqu'elle se mit à descendre le vêtement pour finalement lui retirer entièrement. Il ne faisait que les gêner, elle avait bien vu à quel point le sexe de Nik était gonflé et trop à l'étroit dans ce seul vêtement. Une fois débarrassée du boxer, elle retourna à son exploration et se jeta presque avec une certaine hâte sur la virilité bandante de son meilleur ami. Elle y déposa quelques baisers et hésita un fragment de secondes. Normalement, faire une fellation ne l'avait dérangé mais elle ne pouvait s'empêcher de repenser à Théodore à cet instant et à la dernière fois où ils s'étaient vu, il avait voulu qu'elle ouvre la bouche pour lui. Elle avait refusé et il l'avait giflé avant d'essayer de la violer. Fermant les paupières, elle respira un bon coup et se détendit immédiatement en sentant Nik caresser ses cheveux, d'un air inquiet. Redressant le visage vers lui, elle s'aperçut qu'il avait les sourcils froncés. « Je vais bien » souffla-t-elle, sûre d'elle. Et c'était la vérité, Théodore n'était plus là alors que Nikolaï, si. Elle sentait son cœur gonfler de joie à l'idée d'être avec lui dans son lit, comme au bon vieux temps. Rien ne pouvait être plus parfait que maintenant. Il se détendit, la croyant car il la connaissait trop bien et savait quand elle mentait. Tout en attrapant doucement le bas de son pénis, Willow se pencha au-dessus et ouvrit la bouche pour l’accueillir à l'intérieur. Elle commença par bouger sa tête dans un mouvement de va-et-viens régulier mais avec lenteur, ne voulant pas hâter les choses. En même temps et de son autre main, elle caressait ses testicules dans un geste circulaire qu'elle savait qu'il appréciait. Même après tout ce temps, elle n'avait rien oublié. Au fur et à mesure des secondes, elle accéléra et joua même un peu avec sa langue, titillant le gland en prenant garde à ne pas irriter son prépuce. Le but était de l'exciter sans pour autant le mener à bout et pour cela elle gardait un rythme régulier, similaire au tambour que faisait son cœur ; il semblait pourtant battre à vif allure. Deux ou trois fois, elle le sentit se cambrer et décida de ralentir, se refusant à l'idée de lui donner trop vite son propre plaisir, un tantinet égoïste.

Au bout de quelques minutes, elle se retira en sentant une légère crampe se former au niveau de ses joues, excitée à l'idée de lui avoir autant donné et procuré. Elle sentait un millier de papillons dans son bas-ventre, cette partie de son corps semblait irradier tel un soleil tant elle avait la sensation de se consumer. Timidement, cependant, elle remonta le torse de son Jules et attrapa entre ses mains son visage angélique. Par peur de le dégoûter à cause du goût de ses lèvres, elle ne visa pas sa bouche et se contenta de suçoter la peau de son cou, jusqu'à faire quelques marques ici et là. Elle portait encore sa petite culotte mais ça ne l'empêchait pas de se frotter contre la verge de Nik, toujours dans l'optique de jouer et s'exciter. Une lueur s'alluma alors dans les yeux de ce dernier et elle sut que bientôt, il lui rendrait la monnaie de sa pièce pour l'avoir autant excité sans pour autant écarter encore les cuisses. Elle souriait d'avance, ayant une petite idée de ce qu'il allait lui préparer. « N'essaye même pas, Nik. Maintenant que je suis en haut, j'y suis, j'y reste » fit-elle en haussant les sourcils, en montrant les dents, d'un air faussement menaçant. Malheureusement, bien plus fort qu'elle, il n'eut aucun mal à la retourner telle une crêpe sur le lit et à l'allonger une fois de plus sur le dos. N'ayant, cependant, pas dit son dernier mot, Willow s'accrochait dur comme fer à sa culotte.
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Ҩ Re: it's been a long day without you, love ∇ (WIKOLAI) /!\ Ҩ Mer 27 Jan - 14:32

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Il la voulait à lui, tout de suite. Elle avait su créer un manque si fort, il ne s’en rendait compte que maintenant qu’il la tenait entre ses bras. Ses lèvres prenaient plaisir à redécouvrir ce corps, cette peau, qu’il connaissait pourtant par cœur. Ce n’était pas la première fois qu’ils s’adonnaient au plaisir de la chair, à vouloir appartenir à l’autre avec violence et envie. C’était toujours explosif entre eux, ils ne pouvaient le contrôler. Tout comme Nikolaï était incapable de ne ressentir aucun désir pour la blondinette. Elle le rendait fou. Fou d’envie, fou d’amour. Sa capacité de penser était réduite à néant lorsqu’il se retrouvait si proche d’elle, à embrasser son épiderme. Sa bouche descendit lentement, de sa poitrine, jusqu’à son ventre. Ses mains suivirent le mouvement, glissant le long de ses hanches, pour venir s’installer sur ses cuisses. Tandis qu’il affligeait une douce torture à l’abdomen de l’anglaise, ses doigts glissèrent entre ses cuisses, et montèrent dangereusement jusqu’à sa culotte, seul morceau de tissu qui l’empêchait d’assouvir son désir dans la seconde. Il prit un malin plaisir à torturer la jeune femme à l’aide de la dextérité de ses doigts. Il put la sentir se tendre sous ses caresses. Se montrant un peu plus entreprenant, voulant découvrir ce qu’il se cachait sous ce vêtement, il fut stoppé dans son élan par Willow qui ramena son visage vers le sien. Obéissant, Nikolaï retrouva le chemin de ses lèvres avec appétence. Mais l’anglaise sembla reprendre le dessus, et dans un rapide mouvement, elle se retrouva au-dessus de lui. Docilement, il la laissa embrasser son visage, ses mains voyageant sur son torse qu’elle griffa, désireuse. Le russe plaqua ses paumes dans son dos dénudé, caressant son épiderme brûlant. Elle revint su ses lèvres, brusquement, lui mordant la lèvre inférieure. Le jeune homme pouvait sentir son caleçon devenir trop étroit au fil des secondes, il n’allait bientôt plus pouvoir attendre. Il avait irrémédiablement envie d’elle. Mais visiblement, Willow préférait prendre son tête. Elle quitta son visage pour attaquer son torse à l’aide de ses lèvres. Sa respiration se saccada, il la laissa faire, laissant ses mains glisser jusqu’à la chevelure dorée de la jeune femme. Il brûlait d’impatience, il bouillonnait de désir. Son bas ventre allait finir par imploser si elle n’accélérait pas le mouvement. Il ne put retenir un léger grognement, sentant toujours cette bouche contre sa peau qui prenait son temps, le faisant languir, descendant dangereusement vers sa virilité gonflée. Il se sentit presque libérée lorsque la blondinette se mit à descendre son caleçon. Le jeune russe savait parfaitement ce que Willow trafiquait, ils avaient couché assez de fois ensemble pour se connaître par cœur l’un l’autre. Un léger râle de bien être sorti de ses lèvres lorsqu’il sentit sa bouche lui faire perdre doucement la tête. Et puis, plus rien. Etonné, il la fixa un instant. Elle s’était stoppée dans ses mouvements, semblant perdue dans ses pensées. Sa main descendit le long de ses cheveux, et elle redressa son regard vers lui :
«  Je vais bien. »
Nikolaï hésita un instant, et puis en la voyant sûre d’elle, fut rassurée. C’était le dernier sur Terre à vouloir la forcer à faire quoi que ce soit. Mais la jeune femme laissa filer ce moment de doute, et reprit là où elle en était restée. Elle jouait avec ses nerfs, véritablement. Il se figea en sentant ses lèvres se refermer sur sa virilité gonflée de désir. Dents serrées, il sentait le plaisir monter à la même allure que les caresses que l’anglaise lui infligeait. Le jeune homme avait du mal à résister, son envie grandissait à vive allure. Ses doigts s’accrochaient férocement aux cheveux de Willow qui gardait un rythme régulier. Ses va et viens le rendaient dingue, et plus d’un grognement s’extirpa de sa bouche. Il n’en pouvait plus de sa torture, il se faisait violence pour ne pas déverser son plaisir sous peu. Dès qu’elle sentait qu’elle franchissait la limite, elle ralentissait. Et c’était pire que tout. Ses caresses, ses lèvres, ses mouvements étaient précis, faisant perdre pied au russe. Elle finit par se stopper, remontant doucement vers lui. Nikolaï râla légèrement. Willow attrapa son visage entre ses mains, et sa bouche se posta dans son cou. Il pouvait la sentir jouer avec sa peau, la suçotant. Tout en le marquant, elle s’était postée à califourchon sur lui, son sexe contre le sien. Elle ondula contre sa verge gonflée, l’excitant toujours un peu plus. Ses mains se postèrent sur ses hanches, et il fut soudainement agacé de voir qu’elle avait toujours sa culotte. Rencontrant le regard de la blondinette, cette dernière se posta sur la défensive :
«  N'essaye même pas, Nik. Maintenant que je suis en haut, j'y suis, j'y reste. »

Elle avait beau dire ce qu’elle voulait, Nikolaï avait toujours la capacité de reprendre le dessus. Ce n’est pas la force de petit chat de Willow qui allait l’en empêcher. Presque menaçante, le russe ne se laissa pas impressionnée par son air furibond. Un léger sourire se colla sur ses lèvres, tandis qu’il inversait les rôles. Ils crevaient de chaud dans cette chambre, mais rien ne le stopperait. Elle l’avait trop excité pour s’en sortir aussi facilement.
« J’crois pas non. »
Il colla ses lèvres sur le haut de sa poitrine, tandis que ses mains descendaient dangereusement le long du corps de Willow. Il la sentait frapper ses mains, lui faisant croire qu’elle n’en avait pas envie, alors qu’il savait que c’était tout le contraire. Il s’en amusa, remontant vers son visage, il lui souffla sévèrement :
« Arrête ça, sinon je t’attache. »
Et il était fortement capable de mettre ses menaces à exécution. Malgré tout, il n’en avait pas réellement envie, il voulait sentir les mains de l’anglaise contre son corps, il voulait la sentir agripper ses cheveux, griffer son corps, être animée par ses caresses, et le plaisir qu’il lui procurait. Tout en la regardant droit dans les yeux, l’une de ses mains s’aventura jusqu’au niveau de la culotte de Willow. Il laissa ses doigts glisser sur le tissu, et fut ravi de voir l’anglaise se contracter sous lui. Elle tenta de résister encore un peu, jusqu’à ce qu’il perde patience, et qu’il lui arrache littéralement sa culotte. Sa main commença par découvrir lentement son intimité, la faisant languir, comme elle avait pu jouer avec lui. Puis, il trouva rapidement le chemin jusqu’à ce point sensible qui la fit se cambrer. Il adorait la voir comme ça, alanguit sous lui, frissonnante sous ses caresses, au rythme du plaisir qu’il lui donnait. Il embrassa sa mâchoire, tandis que ses doigts accéléraient le mouvement.  Son souffle se fit plus court, alors qu’il descendait sa bouche dans son cou, s’attardant légèrement sur sa poitrine qui se gonflait violemment. Il menait ses baisers tout droit jusqu’à son sexe humide de désir, laissant sa langue prendre le relai sur ses doigts. Les mains de Willow s’engouffrèrent dans ses cheveux, tirant dessus au fur et à mesure qu’il accélérait. Ses doigts s’engouffrèrent au creux de son intimité, puis tout en la sentant se cambrer un peu plus, l’entendant gémir, il ralentit ses gestes, se stoppant même un instant. Et il reprit. Il s’amusa avec ses nerfs, il prit plaisir à la voir se raidir de temps à autre, à l’entendre pousser de légers gémissements sous ses caresses. Tout en lui procurant une douce torture, son bas ventre s’animait un peu plus, sa virilité tendue au maximum. Elle l’excitait. Il arrêta ses mouvements, et remonta jusqu’à elle. Il posa ses lèvres contre son épaule, lui mordant légèrement la peau, tandis que ses doigts reprenaient de douces caresses entre ses cuisses. Il n’en pouvait plus, il avait envie d’elle, tout de suite. Redressant la tête, il croisa le regard de Willow, et ce fut un accord commun. Les deux jeunes gens se consumaient pour l’un l’autre, et ils s’impatientaient. Son sexe contre le sien, la blondinette, entoura de nouveau ses jambes autour de sa taille tandis que Nikolaï s’enfonçait doucement en elle. Il avait posé ses bras autour de son visage, alors qu’il commençait de lents va-et-vient. Son désir était au plus haut, et il avait du mal à résister à l’envie d’accélérer le rythme. Mais il voulait prendre son temps, faire durer le plaisir, juste encore un peu. Graver en lui ces retrouvailles charnelles, qui le faisaient se sentir vivant.


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