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 ludmislav + tell me again

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dead girl walking
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✠ dead girl walking

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Statut du sang : pur (de pologne).Messages : 1216Date d'inscription : 15/07/2015Localisation : in a nightmare.
Ҩ ludmislav + tell me again Ҩ Dim 27 Sep - 17:30



ludmislav i


Le silence régnait sur Durmstrang, le château ancestral se permettant enfin un peu de répit. Situation que l’on pourrait qualifiée d’unique, en ces terres nordiques, où les affrontements se déroulaient avec passion et violence. Il fallait attendre que les élèves ne puissent plus se croiser, qu’il n’y ait plus âme qui vive dans les couloirs, pour que le calme s’installe alors. Moment rare dont il fallait profiter, mais que peu de personne pouvait constater. Ce qui n’était pas le cas de Ludmila. Jeune femme travailleuse, elle aurait préféré être en cours, au lieu de se permettre d’arpenter ces couloirs froids de toute vie humaine. Cependant, elle n’avait pas d’autre choix, son corps ne le lui permettait pas. Elle passait bien trop de temps à l’infirmerie pour cela, et même quand elle en sortait, on lui conseillait fortement – comprendre ici, on lui ordonnait – de ne pas retourner se fatiguer en cours pour la journée à venir. Ce qui avait tendance à l’énerver. Mais elle avait bien trop conscience de sa situation pour en profiter, et jouer ainsi avec sa vie. Encore une fois, ce matin-même, elle s’était retrouvée dans l’un des lits de l’infirmerie, s’éveillant doucement, sortant de ce brouillard noir qui lui épaississait l’esprit et le regard. Il n’était pas difficile pour elle de se souvenir des évènements, c’était plutôt même le contraire, l’oubli, les trous dans sa mémoire, qui étaient rares. Tout était fait pour que chaque jour, elle se rappelle son quotidien, elle se rappelle sa situation dangereuse… mortelle.

Cette nuit-là, elle avait fait ce qu’elle appelait un « malaise de faiblesse ». Ces moments douloureux où sa magie fluctuait, non en force ascendante, mais descendante. Tout simplement, sa force magique quittait lentement son corps, la laissant alors encore plus affaiblie qu’un nourrisson. Un sorcier naissait avec une force magique qui lui était propre, et qui était faite pour lui convenir parfaitement. Les sceaux de Durmstrang permettaient de renforcer cette puissance magique, de manière utile sans être dangereuse. Le partage avec la communauté que formait le clan permettait également de réguler cette force. En acceptant ce deuxième sceau, Ludmila avait donné trop de force à sa magie, qui désormais ne savait plus se réguler par elle-même. Alors elle éclatait ou disparaissait, revenait à la normale, avant de nouveau se dérégler. Sa force magique était devenue instable, sauvage, et c’était ainsi que son caractère avait suivi le mouvement, un sorcier étant intiment lié à sa magie. Sa magie était instable, alors Ludmila l’était aussi. Rien n’était volontaire. Et cela la frustrait au plus haut point. Mais les « malaises de faiblesse » ? C’était ce qu’elle détestait le plus au monde. Elle devenait alors impuissante, ne pouvait plus se protéger, et finissait par tout simplement s’évanouir. Elle devenait dépendante des autres, ne pouvant compter que sur leur aide. Plus de deux ans que cela se produisait, ses voisines de lit avaient désormais l’habitude de l’emmener à l’infirmerie en plein milieu de la nuit ou au petit matin, sans poser de questions. Elle en était reconnaissante.

C’était ainsi, qu’une nouvelle fois, elle s’était éveillée dans l’un des lits de l’infirmerie, déboussolée, fatiguée, perdue. Une nouvelle fois, il avait fallu que mademoiselle Dimitrov la rassure, avant de la forcer à dormir un peu plus. Une potion de sommeil sans rêves avait été nécessaire, ou alors les cauchemars reprenaient leurs droits, et Ludmilla se réveillait à nouveau, bien plus fatiguée encore. Quelques heures plus tard, en début d’après-midi, l’infirmière était venue vérifier son état, acceptant alors de la libérer au moment les cours reprenaient. De cette manière, elle s’assurait que personne ne pouvait déranger Ludmila, certifiant que celle-ci n’avait pas la force de se relancer dans le cours normal de la journée. Elle lui avait donné des instructions claires sur son repos, c’est-à-dire pas de cours et pas de sport. Elle avait cependant le droit de se poser pour réviser tranquillement, toutes les deux étant venues à un accord depuis le temps que Ludmila fréquentait l’infirmerie. Et si elle se sentait mal, elle avait le devoir de retourner aussi vite dans l’antre des soins. Loin d’être bornée, bien consciente de sa situation, Ludmila avait accepté sans rechigner, même si cela la frustrait.

C’est pourquoi, aux alentours de quinze heures en cet après-midi, la jeune femme errait dans le château, à la recherche d’un endroit où se poser tranquillement. Elle savait qu’elle pouvait croiser quelques personnes, certaines années n’ayant pas forcément cours toutes en même temps, mais elle connaissait assez bien le château pour éviter d’être dérangée. Laissant ses pas la guider, son esprit vide de toute pensée parasitaire, elle traversa le château pour se retrouver devant le qg des Eclairs. Une moue sur le visage, elle secoua la tête, continuant alors son chemin. Elle adorait ce qg, tout comme elle adorait son clan, mais elle savait que si des membres des Eclairs arrivaient, ils lui poseraient des questions auxquelles elle n’avait aucune envie de répondre. Elle passa devant le dortoir des filles, l’ignorant également. Elle n’avait pas envie, actuellement, de se retrouver en ce lieu où elle s’était évanouie quelques heures plus tôt. Toujours indécise, elle continua de traverser le château, repassant alors devant l’infirmerie, se demandant si elle devait finalement y revenir, avant de soupirer, et d’oublier ce lieu également. Elle ignora le qg des Flammes, n’ayant pas envie de se prendre la tête avec quiconque en sortirait, si elle devait s’en approcher. Retournant au centre du château, elle se décida finalement avec un soupir, répondant à la petite idée qui lui titillait l’esprit depuis plusieurs minutes.

Ses pas la dirigèrent alors vers l’Aile Est, son regard foudroyant quiconque la regardait trop intensivement. Quelle ironie, de passer de l’état de glace devant le qg des Eclairs, pour se retrouver à celui de foudre devant le qg des Icebergs. Instable, toujours aussi instable, pas un jour ne passait sans qu’elle n’ait à faire à ses légendaires sautes d’humeur. Le regard sombre, elle s’apaisa malgré tout en approchant du qg de son deuxième clan. Elle ne pensait pas que cela aurait été possible un an auparavant, quand au départ elle détestait ce nouveau clan, celui qui écourtait sa ligne de vie. Mais elle avait appris à connaître les membres composant ce clan, et si elle détestait toujours l’un de ses leaders, elle avait rencontré des personnes réellement merveilleuses. Elle avait appris à s’intégrer à ce clan, auquel elle tenait également désormais. Et les Icebergs la connaissant moins bien que les Eclairs, elle savait que dans leur qg, elle pourrait au moins éviter les questions dérangeantes auxquelles elle ne voulait pas répondre. Pénétrant dans l’endroit, elle s’apaisa face aux nuances de bleu et de bronze qui l’entouraient, les trouvant réellement relaxantes. Posant son sac sur l’une des tables basses, elle s’installa en tailleur sur le canapé juste en face, sortant alors l’un de ses manuels de cours. S’installant tranquillement, elle se mit à travailler sérieusement. Une heure passa sans qu’elle ne s’en rende compte, n’émergeant de sa bulle que lorsque la porte du qg s’ouvrit à nouveau. Relevant la tête, Ludmila grimaça intérieurement, apercevant alors ce cher Danslav. Si Ludmila détestait l’un des leaders des Icebergs, le deuxième était dans le même cas avec elle. Sale ironie. Retenant tout soupir ou regard désagréable, ne voulant pas se lancer dans une nouvelle joute alors qu’elle était toujours fatiguée, elle se contenta d’offrir un hochement de tête respectueux, à cet homme qui était également son leader. « Danslav. »

© TITANIA
   

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Dernière édition par Ludmila Horvath le Jeu 7 Avr - 0:25, édité 1 fois
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Statut du sang : tout le monde pense que les volkovitch sont une famille de sang-pur mais il est en réalité un hybride, à moitié sorcier et à moitié vélane de par sa mère. Messages : 1033Date d'inscription : 03/05/2015Localisation : dans la salle de réception, avec les siens.
Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Ven 6 Nov - 0:00

La journée avait été longue. Beaucoup trop longue. Elle s'achevait sur un cours de psychomagie particulièrement houleux. En effet, le professeur Malkovitch était nouveau dans l'établissement et Danslav avait beaucoup de difficulté avec ses méthodes d'apprentissage. Il avait absolument revu tout le programme de l'année, aussi était-il impossible pour l'iceberg de reprendre ses cours de l'an passé. Alors oui, il s'en sortait relativement bien et ses notes restaient correctes mais pour rattraper son redoublement, Danslav visait l'excellence. Quand bien même avait-il des excuses justifiées quant à son absence à ses examens l'année passée, le meneur vivait toujours aussi mal l'humiliation de devoir refaire absolument tout ce qu'il avait déjà fait l'année dernière et de perdre aussi bêtement une année. Bien heureusement, il y avait eu quelques avantages à revenir une année de plus à Durmstrang. Comme Alyx, qui avait globalement bien remplie son année. Mais aussi Raven, il appréciait de pouvoir passer une année avec elle, au moins pouvait-il vérifier si elle allait bien. Il devait admettre que retourner dans son clan en tant que meneur avait aussi réchauffé son coeur en deuil, ça lui avait fait du bien de se retrouver parmi les siens alors que sa vie avait chamboulé du tout au tout. Il avait été rassuré de voir que certaines valeurs et circonstances restaient inchangées. Être à nouveau avec Katerina lui avait aussi donné des ailes, il aimant tant être meneur à ses côtés, de plus tous les deux avaient fait une belle équipe lors des récents évènements et se rapprochaient de jour en jour de l'Ox. Finalement, peut-être que son redoublement lui rapporterait plus de bonnes que de mauvaises choses. Ainsi, dans son malheur il eut de la chance.
Assen le retrouva à la fin des cours et comme à son habitude à chaque fin de journées lui fit le topo des nouveautés, autant chez son propre clan que chez les autres. Il était important de quotidiennement rester informé de tout ce qui se passait à Durmstrang, ça lui permettait ainsi non seulement d'avancer dans sa quête de l'Ox mais aussi de pouvoir faire des perspectives d'avenir et des plans quant à différentes alliances ou non. Actuellement, il avait toujours une alliance avec Dmitri Ashtakhov, le meneur des ombres mais à titre officieux, ils avaient simplement passé un accord en dehors de leurs deux clans respectifs. Erika continuait toujours de lui rentrer dans le lard pour restituer une alliance qu'il n'autoriserait plus jamais avec les flammes. Katerina avait peut-être été bêtement aveuglé mais ça ne serait pas son cas. Quant aux meneurs des éclairs, il restait le plus loin possible des icebergs. Au moins, voilà un point positif. Maintenant qu'ils étaient en possession du journal et bien plus avancée dans la quête que les autres clans, Danslav avait été obligé d'accepter des entrevues pour des trêves et des alliances. Il avait dit non à tout le monde. Quelle idée... Son clan n'avait besoin d'absolument personne.

Assen continua ensuite son récapitulatif en lui parlant de Raven. En effet, le meneur lui avait demandé de la suivre de manière discrète depuis le début de l'année, histoire qu'il ait toujours un oeil sur elle et qu'il puisse l'aider en cas de soucis. Rien de bien neuf si ce n'est le fait qu'elle n'avait toujours pas accepté de répondre à leur mère qui s'évertuait de faire de son mieux en leur écrivant une bonne dizaine de lettres par semaine. Danslav prenait toujours le temps d'y répondre, consciencieux tel le fils tendrement aimé qu'il était. Raven, elle... Se montrait plus sur la défensive pour une raison qui échappait totalement au brun. Il se promit donc de passer la voir avant la fin de la journée pour lui en toucher deux mots.
Arrivant au qg des icebergs, Assen lui passa ensuite une note de la part de Katerina. Cette dernière lui demandait de la rejoindre un peu plus tard à la bibliothèque pour continuer leurs recherches sur l'Ox. Il doutait fort de trouver des réponses dans des bouquins mais l'érudit qu'il était ne pouvait quand même pas s'empêcher d'essayer d'en apprendre plus grâce à la science des livres. Le meneur se rendit compte qu'il n'était pas seulement avec Assen mais avec une multitude de gens qui le suivaient. Il leva les yeux, agacé. S'il avait vite comprit quelque chose en devenant meneur, c'est qu'il ne faut pas aimer la solitude. Où qu'il aille et quoi qu'il fasse, il est toujours difficile pour l'hybride de se retrouver seul. Ce qui avait le don de profondément l'irriter, surtout après de longues journées comme celles-ci. Il avait constamment l'impression qu'on attendait quelque chose de lui, qu'on l'épiait pour voir ce qu'il faisait, ce qu'il disait et s'il fallait en prendre note ou pas. Tous ces icebergs étaient généralement des personnes intéressés par le pouvoir, gravitant autour de lui comme s'il était le soleil. Il détestait ça. Katerina avait rapidement prit l'habitude mais pas lui. Elle ne cessait de lui répéter que c'était des personnes qui attendaient simplement d'avoir un peu d'attention, de reconnaissance. Mais l'avis de Danslav était à l'opposé de celui-là, il était juste convaincu qu'ils attendaient tous une erreur de sa part pour prendre sa place en tant que meneur, même si heureusement, ça n'avait jamais fonctionné comme ça. Son bras droit l'avait apprit à ses dépends, lui qui aurait adoré devenir le nouveau meneur des icebergs cette année.

Les yeux encore posés sur la note, il pénétra dans le qg et brusquement toutes les personnes autour de lui s'installèrent un peu partout dans la vaste pièce bleu et bronze. Probablement parce que Danslav ne s'arrêtait jamais dans le qg, il ne faisait qu'y passer pour se rendre dans son bureau. Un pas, deux pas, et ses yeux se posèrent sur une jeune femme blonde qu'il ne connaissait que trop bien. Elle lui fit un léger signe de tête et déjà son agacement revint à la charge.« Danslav. » fit-elle dans un souffle, avant de baisser sa tête, visiblement pressée de retourner à son travail. Le concerné resta face à elle et sentit une bouffée de profonde exaspération l'envahir. Il ne supportait pas de la voir dans son qg, chez les siens, cette espèce de folle traitresse. Elle représentait un danger, une menace et pire que tout une abomination pour les icebergs. Elle entachait leur réputation, cette fille aux deux sceaux. Il avait longtemps été en colère auprès de Katerina, lui reprochant cette erreur impardonnable. Non seulement parce qu'elle avait mise sa vie en danger mais aussi parce que maintenant, cette fille était complètement instable et qu'il impossible d'anticiper ses gestes, ses pensées et actions. Elle était incontrôlable et ne pouvait donc appartenir aux icebergs. Particulièrement parce qu'elle avait d'abord été éclair avant iceberg et ça, Danslav ne l'acceptait pas. Pour lui, elle n'était qu'une traitresse qui jouait les hypocrites d'un clan à un autre en cherchant les bonnes faveurs de ses camarades. Une hystérique capable de tout puisque plus rien à perdre. Crispé, il se rapprocha d'elle d'un pas, assez pour envahir son espace personnel mais pas pour la toucher. « Je peux savoir ce que tu fais ici ? Tu n'as absolument aucun droit d'être dans ce qg » Il garda son calme, tempéra sa voix le plus modérément possible pour cacher l'impatience qu'on pouvait voir sur son visage. A chaque fois, c'était la même chose. Dès qu'elle trainait dans les parages, il la foutait à la porte, estimant qu'elle n'avait ni le droit légitime d'être ici, ni le tempérament pour être une iceberg et qu'en l'occurence elle devrait retourner chez son clan originel. Et Danslav savait que ce n'était ni la première, ni la dernière fois qu'il lui ferait encore cette remarque. Elle était bornée et têtue, n'acceptant pas l'idée qu'on lui refuse le droit d'être ici et d'être considérée comme une iceberg. Par ailleurs, le meneur savait qu'elle mettait quelques-uns de ses camarades mal-à-l'aise. Personne n'aimait trop l'idée que sa loyauté aille soit disant à deux clans. En toute logique, c'était impossible, on finissait toujours pas avoir une préférence. Et pour l'hybride, c'était sûr : Ludmilla aimait bien plus être une éclair qu'être une iceberg. Elle n'avait absolument rien d'un glaçon, de toute manière. N'attendant pas de réponse de sa part - de toute manière, elle serait toute bidon à ses yeux - il enchaina : « Maintenant prends tes affaires et fiche le camp d'ici. ET ARRÊTE DE REVENIR ! » gronda-t-il avec presque lassitude. Par Merlin, pourquoi n'arrivait-elle pas à comprendre ? Puis, il lui tourna le dos, prêt à retourner à ses propres affaires qu'il jugeait plus importantes. Il était sûr que la demoiselle finirait par être un véritable problème sur le long terme et il fallait absolument qu'il pense à une solution pour qu'elle cesse de venir les enquiquiner sous prétexte qu'elle possédait leur sceau. Ca ne voulait rien dire du tout, ce n'était qu'une erreur, elle n'était qu'une erreur.

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― ALYX & DANSLAV ;

» you tried to poison me & now it's over. you let me fall, how to forget? how to live without you? i no longer breathe, i no longer live without you. you tried to poison me and now it's over.



Dernière édition par Danslav Volkovitch le Lun 9 Nov - 2:11, édité 1 fois
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Statut du sang : pur (de pologne).Messages : 1216Date d'inscription : 15/07/2015Localisation : in a nightmare.
Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Dim 8 Nov - 23:56



ludmislav i


« Je peux savoir ce que tu fais ici ? Tu n'as absolument aucun droit d'être dans ce qg » Pendant longtemps, cette phrase avait sonné vrai aux oreilles de Ludmila. Elle n’était pas une Iceberg, ne le serait jamais. Elle ne pouvait se considérer membre de ce deuxième clan qui lui drainait sa vie. Elle avait haï et détesté Katerina pour cela, pour ce deuxième sceau, pour ce glas qui résonnait sur ses jours. Elle n’avait jamais pris contact avec les membres de ce deuxième clan pendant un long moment, refusant toute implication avec eux. Au moment où le sceau s’était posé sur son bras, elle avait compris que cela avait été une erreur. A l’instant où les flux de magie s’étaient mélangés en elle, elle avait su que son temps était compté. L’infirmière et le directeur n’avaient fait que confirmer ce qu’elle avait déjà ressenti en elle. Elle était condamnée. Personne ne le savait, parmi les élèves de Durmstrang, en-dehors de Katerina et elle-même. Elle avait fait jurer à meneuse des Icebergs, la haine dans le regard, de ne jamais le dire à quiconque. Aux yeux de la population de l’institut, elle était malade, gravement malade, mais c’était tout. Elle ne voulait pas qu’on s’apitoie sur son sort, qu’on la prenne en compassion, simplement car vers ses dix-huit ans, dix-neuf ans au grand maximum, elle ne serait plus. Elle refusait de mourir de toute manière, refusait d’abandonner. Pour elle et pour son frère. Alors elle avait banni ce deuxième clan de son esprit, s’était isolée chez les Eclairs encore plus, et avait avancé une année, presque deux, de cette manière. Mais certains Icebergs avaient décidé que son sceau la désignait comme l’une des leurs. Ils avaient atteint ses barrières, les avaient outrepassés. Elle avait commencé à leur parler, à les connaître. Cette année, notamment, elle avait finalement avancé vers eux. Elle détestait toujours Katerina, ne voulait toujours pas lui parler, la considérant toujours comme la responsable de son sort. Mais elle s’était enfin ouverte à d’autre de son deuxième clan. Certains, même, étaient devenus ses amis, comme Hope par exemple, ou Katerina – la blonde évidemment, pas la brune – qui était vraiment attentionnée envers elle, et non pas surprotectrice. Petit à petit, elle avait accepté ce clan comme son deuxième clan. Elle s’en était confiée auprès de peu de personnes, et surtout aucun Eclair. Elle savait que beaucoup lui en voulaient, alors qu’elle considérait que cela pouvait leur être d’une grande aide à tous. Mais elle ne leur dirait pas que sa vie en dépendait, elle refusait de tomber dans le mélodrame. Alors elle avançait, aussi forte qu’elle le pouvait, mais de plus en plus faible, de plus en plus instable. Avec ce changement, malgré tout. Les Icebergs étaient son deuxième clan, sa deuxième famille.

Alors oui, auparavant, Ludmila aurait accepté la remarque de Danslav sans rechigner. Mais ce n’était plus le cas désormais. Et encore moins depuis les évènements récents. Depuis l’histoire du journal. Depuis qu’elle avait tenu sa baguette contre les Eclairs, contre sa première famille, pour qu’un massacre soit évité parmi les Icebergs. Elle avait envoyé balader plusieurs Eclairs avec quelques sorts cuisants afin de protéger ces mêmes élèves qu’elle avait pendant longtemps rejeté. Elle n’avait pas aidé pour soigner les blessés, aidé pour garder le calme dans le qg, aidé pour contenir les mouvements de protestation face à leur enfermement quelque peu forcé, pour que Danslav continue à agir comme cela avec elle. Elle n’avait pas fait tout cela pour qu’on lui dise que sa place n’était dans ce qg, qu’elle avait elle aussi habité pendant ces quelques jours où ils avaient attendu que les évènements se tassent. Et bon sang qu’elle en avait marre de se taire, marre de bien agir pour contenir au maximum ses sautes d’humeur et ses crises, et qu’on continue de la traiter comme une paria, une moins que rien.  Danslav se disait être protecteur de tous ses Icebergs, se disait être un meneur juste, se disait être un bon meneur tout simplement. Tout cela n’était rien de plus qu’une vaste blague aux yeux de Ludmila. Oh qu’ils étaient bien servis les Icebergs, entre la meneuse qui agissait de manière irréfléchie et le meneur qui s’en prenait à ceux qui ne lui plaisaient pas. Ludmila se demandait presque si elle ne préférait pas la guerre fratricide au sein des Eclairs. Un bref instant, elle se demanda comme cela pouvait bien se passer dans son premier clan actuellement, mais se dit rapidement qu’elle s’en soucierait plus tard. Pour le moment, elle avait un problème plus urgent, à savoir un ours mal léché… ou plutôt un homme au tempérament pourri, qui commençait à lui taper sur les nerfs. Un homme à qui elle comptait bien dire ce qu’elle pensait s’il continuait à l’énerver ainsi. Quand on était aussi instable qu’elle, on n’essayait pas de l’énerver ou de la pousser à bout, cela pouvait devenir assez… violent. La fille qui l’avait poussé à bout en mentionnant l’animosité de son frère Lucjan s’en souvenait encore… et s’en souviendrait toute sa vie, la cicatrice blanche barrant sa joue étant le cadeau que lui avait offert Ludmila. Et connaissant son problème actuel, sa magie fluctuante ayant un impact sur son caractère, le corps professoral n’avait pas souvent tendance à la reprendre, bien au contraire. Soit ils la voyaient comme un danger ambulant, soit ils la prenaient en pitié, mais dans tous les cas, ils lui fichaient la paix sur sa réactions.

Refermant le manuel sur lequel elle travailler depuis un moment, Ludmila inspira un grand coup, souhaitant calmer son cœur et sa tête en même temps. Mais évidemment, cela ne fonctionna pas. Hell, si cela fonctionnait, elle n’aurait pas toutes ces légendaires sautes d’humeur et d’instabilité. Elle se dit, cependant, que si Danslav passait à autre chose, s’en allait, préférant l’ignorer comme il avait eu l’habitude de le faire – quand il ne la chassait pas tout simplement du qg – elle n’ouvrirait pas sa bouche non plus. Auparavant, elle aurait pris son sac et serait partie, ne revenant pas avant quelques jours. Mais désormais, elle en avait marre de son antagonisme à son égard, ras-le-bol de son comportement de gamin pré pubère.  C’était elle qui était censée être celle qui ne savait pas se contrôler. De toute évidence, Danslav ne devait pas penser à la même chose qu’elle, car il ne s’arrêta pas à ses premières phrases. « Maintenant prends tes affaires et fiche le camp d'ici. ET ARRÊTE DE REVENIR ! » La colère au bout des lèvres, le cœur battant tellement fort qu’elle le sentait sur ses tempes, Ludmila posa le manuel sur la table basse en face d’elle, avant de se relever pour faire face au meneur des Icebergs. Une tempête se jouant dans son regard de glace, elle tentait pourtant de garder le contrôle de ses mouvements du mieux qu’elle pouvait. Tendant son bras droit, elle releva la manche de sa chemise, révélant le sceau des Icebergs, aussi brillant et envoûtant qu’au premier jour. « Tu vois ce sceau Danslav ? C’est ce qui m’autorise à être ici et à y rester si je le souhaite. Si cela te dégoûte tellement de me voir ici, tu n’as qu’à aller te plaindre auprès de ta chère Katerina. Pour rappel, c’est elle qui a décidé de m’apposer votre sceau, de me permettre l’entrée à ce qg. Hell, si tu trouves un moyen de me le retirer, vas-y Danslav, ne te gênes pas ! Tu ne pourrais pas savoir à quel point cela me soulagerait ! Que dis-je, tu n’en as absolument aucune idée. Tu essayes de te donner de grands airs, de faire celui qui est au courant de tout ce qu’il se passe dans Durmstrang. Mais en réalité, tu ne sais rien Danslav. Alors fais-moi plaisir, et ferme-la. » Le corps tremblant, les poings serrés, les ongles entrés dans ses paumes au point où elle avait l’impression qu’elle allait en saigner, Ludmila défiait Danslav dans toute sa folie. Elle se moquait de sa réaction, elle se moquait de ce qu’il pouvait penser. Elle était en colère, tout comme elle était lasse. Elle en avait marre d’être considérée d’une manière presque pire qu’une Unmarked. Elle voulait juste qu’on lui fiche la paix. « Si tu veux me sortir de ce qg, tu devras employer la force, car je ne bougerai pas. J’ai autant ma place ici que toutes les autres personnes présentes, fais-toi y, car ça ne risque pas de changer. » Observant tous les regards curieux focalisés sur elle, certains dédaigneux, d’autres peinés, d’autres encore effrayés, quelques-uns certes amicaux, Ludmila laissa échapper un profond soupir de colère. Qu’elle en avait marre d’être observée comme un monstre de foire. « Vous avez l’impression que c’est un spectacle peut-être ? »

© TITANIA
   

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Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Dim 13 Déc - 11:53

Danslav voulait retrouver sa tranquillité au plus vite. Il avait estimé que l'histoire était terminée avec Ludmila et qu'elle était probablement déjà en train de ranger ses affaires pour déguerpir aussitôt. Ca avait toujours marché dans le passé, elle avait toujours fuit quelques jours après leur qg et il avait été tranquille un laps de temps. Assez, tout du moins, pour qu'il en oublie presque son existence. Mais elle revenait inlassablement, encore et encore. Et le meneur le savait : Ludmila était l'espionne de Roman. Sinon, pourquoi ce dernier ne cessait de tourner autour de leur propre qg comme s'il attendait de voir quelqu'un y sortir, hein ? Ce n'était pas une coïncidence, loin de là et Danslav ne serait pas assez fou pour se laisser duper. Alors, il prévenait les siens de la situation de Ludmila, il leur rappelait assez souvent de ne pas lui faire confiance car il ne fallait jamais ô grand jamais l'oublier : Elle venait de chez les éclairs. Et à voir comment ils se traitaient mutuellement dans leur clan, nul doute qu'ils étaient impitoyables avec les autres clans. L'hybride avait, en effet, eu vent des diverses altercations et multiples divisions qui possédaient le clan des éclairs, ces derniers temps. C'était d'un pathétique toute cette histoire. Ils n'avaient vraiment aucune dignité, ces gens-là. Ils étaient impitoyables quand il s'agissait de pouvoir et sans nul doute que Ludmila était identique au reste de sa première famille. Elle ne les aurait jamais rejoins, sinon. Alors oui, bien sûr, on avait essayé de parler à Danslav, certains membres étaient venus à sa rencontre par rapport au cas de la traitresse et avaient défendus sa cause. Mais ça ne changeait rien. Il savait que parfois les siens pouvaient se montrer naïfs bien que sages et que bien qu'intelligents, on pouvait les tromper par les sentiments. Chose qui ne pouvait se faire pour le meneur puisqu'il était hybride. Sa capacité de demi-vélane faisait qu'il ressentait les choses à moindre mesure et il avait donc toujours cette capacité de rester neutre en toutes circonstances. Sauf, bien entendu, lorsque ça touchait directement aux intérêts et à la sécurité des siens.

Il ne laisserait jamais Ludmila tout gâcher. Et ce n'était certainement pas parce que Katerina avait fait cette erreur qu'il en serait de même pour lui. Elle n'avait pas réfléchi à son geste et ses conséquences et sa fâcheuse imprudence avait donné naissance à une menace. Certes aux traits angéliques et à l'air tout-à-fait charmant mais une menace tout de même. Dans ce cas de figure, les apparences ne voulaient rien dire, ne représentaient rien. Pour preuve, Roman avait toujours eu cette gueule d'ange prête à l'emploi et personne ne s'était douté une seule seconde que derrière le charmant garçon unmarked ayant visiblement accepté son statut de banni se cachait un dangereux opportuniste prêt à tout dans sa quête du pouvoir. Cette influence si néfaste ne saurait exister chez les glaçons, il ne le permettrait pas. Roman, les éclairs et Ludmila n'étaient et ne seraient jamais les bienvenus ici.
Ainsi convaincu que cette histoire était derrière lui, Danslav s'apprêtait à rejoindre son bureau en évitant les regards insistants de certains de ses camarades. Mais il entendit un fracas derrière lui, comme si on tapait brutalement sur une table pour se faire entendre. Il se retourna pour faire face à une Ludmila dans tous ses états, prête à exploser tant ses joues étaient rougies par la colère.  « Tu vois ce sceau Danslav ? C’est ce qui m’autorise à être ici et à y rester si je le souhaite. Si cela te dégoûte tellement de me voir ici, tu n’as qu’à aller te plaindre auprès de ta chère Katerina. Pour rappel, c’est elle qui a décidé de m’apposer votre sceau, de me permettre l’entrée à ce qg. Hell, si tu trouves un moyen de me le retirer, vas-y Danslav, ne te gênes pas ! Tu ne pourrais pas savoir à quel point cela me soulagerait ! Que dis-je, tu n’en as absolument aucune idée. Tu essayes de te donner de grands airs, de faire celui qui est au courant de tout ce qu’il se passe dans Durmstrang. Mais en réalité, tu ne sais rien Danslav. Alors fais-moi plaisir, et ferme-la. » Danslav haussa un sourcil, toujours aussi calme malgré le manque de respect dont elle venait de faire preuve à son encontre. Il la regardait, s'exciter toute seule, presque à en trembler tandis qu'il restait sur ses deux jambes, droit comme un i, prêt à voir ce qu'elle avait dans le ventre. Plus elle en rajouterait, pire ça serait pour elle par la suite. Mais il n'était pas du genre impoli, alors si elle voulait continuer à déverser sa haine et son hystérie, qu'elle le fasse. Il appréciait ce spectacle, encore plus parce qu'elle le faisait devant les autres. Devant les siens, devant ses glaçons. Et ça montrait simplement à tous qu'il avait raison depuis le début, qu'elle n'avait pas le caractère et le tempérament pour être une iceberg. Ici, elle se croyait chez les éclairs, à se taper dessus et à être aussi colérique qu'eux. Sa place n'était pas ici et elle venait, une fois de plus, de lui en apporter la preuve.

Il croisa les bras, prêt à d'autre attaque, se doutant que ça allait arriver d'une seconde à l'autre. Elle n'avait pas terminé, c'était sûr. Elle prétendait vouloir se débarrasser de cette marque qu'elle détestait tant ? Bien, pourquoi pas. Qu'elle fasse quelque chose alors plutôt que de s'emporter pour un rien et traîner dans le clan qui avait tant de mauvais côté, à commencer par une meneuse inconsciente et un meneur désagréable. Personne ne la retenait, plus elle se sentait indésirée, mieux c'était. « Si tu veux me sortir de ce qg, tu devras employer la force, car je ne bougerai pas. J’ai autant ma place ici que toutes les autres personnes présentes, fais-toi y, car ça ne risque pas de changer. » Au vu de son comportement d'aujourd'hui, si ça risquait de changer. Elle n'était visiblement pas habituée à leurs règles et ça finirait par lui porter préjudice. Elle se baignait dans sa haine, sa colère et Danslav était presque gêné pour elle. Ne se rendait-elle pas compte de l'humiliation qui lui pendait au nez ? Peut-être que si, puisqu'enfin elle se rendit compte qu'elle était au centre des attentions et que tous leurs camarades la dévisageait. « Vous avez l’impression que c’est un spectacle peut-être ? » Elle cracha sa phrase comme une malpropre et Danslav fronça les sourcils. Un spectacle ? Pourquoi pas. Il se plia au jeu et pour attirer l'attention sur elle à nouveau, il décida de l'applaudir chaudement avec un petit rictus. « Quelle prestation, Ludmila ! Digne d'une éclair colérique ! » fit-il en la félicitant faussement. Puis, il reprit son calme et se rapprocha d'elle d'un pas lent. Elle voulait parler ? Très bien, ils allaient parler. « Tu vois, de par ton petit numéro, tu viens simplement de démontrer que tu n'étais pas une iceberg et que tu n'en serais jamais une. On ne se laisse jamais avaler par nos émotions, on doit toujours garder le contrôle de soi-même ici, c'est ce qui fait qu'on plus à même de se focaliser sur les choses essentielles, comme notre éducation, les énigmes ou même la quête de l'Ox. On sait assez prendre de recul pour s'effacer quand il le faut. » Il prenait un air grave maintenant, bien décidé à lui dire les choses directement puisqu'elle se refusait à comprendre. « Tu ne seras jamais une iceberg à mes yeux, tu ne seras jamais une des mienne. Quand bien même tu as la marque sur ton bras, ça ne change rien à mes yeux. Être iceberg ce n'est pas simplement avoir le sceau quelque part sur son corps, c'est aussi un état d'esprit. Toi, tu es instable, colérique, vulgaire et irrespectueuse. Tu ne sais pas où et quand rester à ta place. Je ne suis pas un de tes copain éclair, je suis un meneur et si tu t'intéressais un tant soit peu à ce clan auquel tu prétends à ce point appartenir, tu saurais que depuis des générations maintenant, les meneurs sont respectés qu'importe ce que tu ressens par rapport à eux, l'impertinence est passible d'exclusion. » Il inclina la tête et attrapa les bouquins qui jonchaient sur la table basse du qg, où toutes ses affaires étaient posées. Un par un, il ramassa ses parchemins, ses bouquins, sa plume et son encrier. Puis, il les lui tendit en se décalant vers la sortie. « Donc si j'étais toi je ferais preuve d'un minimum d'humilité et j'essayerai de me faire petite tout en m'intéressant et en respectant les règles de ce clan avant d'être exclue pour de bon. Tu sais où est la sortie. » fit-il en lui tendant ses affaires de ses deux mains, les sourcils levés.

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Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Sam 2 Jan - 17:29



ludmislav i


« Quelle prestation, Ludmila ! Digne d'une éclair colérique ! Tu vois, de par ton petit numéro, tu viens simplement de démontrer que tu n'étais pas une iceberg et que tu n'en serais jamais une. On ne se laisse jamais avaler par nos émotions, on doit toujours garder le contrôle de soi-même ici… » Ludmila n’écouta pas le reste, observant plutôt son meneur, un rictus sur le visage, ressemblant à s’y méprendre à un sourire presque amusé. Danslav ne comprenait définitivement rien, ce qu’il venait de prononcer le prouveait à nouveau. Si peu étonnant du grande leader qui pensait tout savoir, mais ne se rendait pas compte que bien des choses se déroulaient au-delà de son propre nez. Ludmila était peut-être instable, mais elle n’en restait pas moins altruiste et généreuse, s’occupant souvent des autres… quand elle était dans le bon côté de son caractère tout du moins. Ce n’était pas le cas de Danslav, pas de ce qu’elle avait pu en voir en tout cas. Ah elle était belle l’image du leader paternel, alors qu’il se perdait totalement dans la quête de l’Ox et ne se rendait plus compte de rien autour de lui. Si Ludmila avait longtemps détesté Katerina, ce n’était plus vraiment le cas aujourd’hui, même si les choses étaient toujours compliquées. Et il y avait au moins une chose qu’elle reconnaissait réellement à sa meneuse, à savoir sa capacité à toujours se soucier des autres, à toujours être là pour eux. Ludmila n’en avait plus l’habitude. Chez les Eclairs, Kira était bien trop prise dans sa haine contre Roman pour s’occuper d’autre chose, quant au Roman en question, il avait beau l’aider, elle ne savait pas toujours comment le prendre et le considérer. C’était ce qui faisait qu’elle s’était approchée des Icebergs, inconsciemment, au cours des deux derniers mois, l’ambiance bien trop tendue présente dans son premier clan. Elle avait été contre le trio au départ, évidemment, elle avait mal pris leur mutinerie comme beaucoup des siens, alors qu’elle appréciait beaucoup Krum. Depuis peu, cependant, elle reparlait à Hedda et Roman l’aidait. Priska restait un cas particulier, les jeunes femmes étant trop têtues pour aller l’une vers l’autre. Ludmila ne pouvait donc plus être contre le trio et leur nouveau meneur, et avait préférée se présenter comme neutre. Abygail et elle tentaient souvent d’apaiser les choses au sein de leur clan, mais parfois cela devenait étouffant, et Ludmila filait chez les Icebergs.

En les fréquentant de plus en plus, elle avait appris bien des choses, autant sur eux que sur elle-même. Elle ne serait jamais une Iceberg ? C’était là que Danslav se trompait. Elle ne le serait jamais totalement, c’était une certitude, tout comme elle ne serait jamais plus totalement une Eclair. Néanmoins, si Katerina lui avait apposé le sceau des bleus de Durmstrang, c’était bien pour une raison, et pas seulement pour venir gonfler les rangs. Elle avait dit à Ludmila qu’elle avait vu en elle la réflexion, la logique propre aux Icebergs. L’esprit acéré, l’intérêt pour tous les domaines. Oh que oui, Ludmila était bien plus Iceberg que Danslav ne voudrait jamais l’admettre. Mais elle ne possédait pas leur froide retenue, leur masque glacial en tout instant. Les imprévus ne lui faisaient pas peur, et elle était aussi pratique que théorique. C’était son côté Eclair ici qui s’exprimait. Peut-être que si elle avait été Iceberg depuis le premier jour, elle serait devenue comme eux. Mais elle était Eclair depuis six ans désormais. Six ans au milieu d’un clan agité et indépendant, un clan qui ne montrait jamais ses faiblesses, et qui frappait aussi vivement que la foudre qui les caractérisait. Elle avait autant pris des deux clans, peut-être un peu plus des verts, mais elle s’y était adaptée au fil des deux années écoulées. Elle était autant Eclair qu’Iceberg, et c’était ce qui la déterminait, dans toutes les fibres de son être. Elle ne coulait plus totalement dans l’un des clans, mais pouvait s’adapter aux deux. Elle pouvait être utile aux deux, les aider l’un comme l’autre. Et un jour, Danslav Volkovitch le réaliserait. Mais ce jour n’était pas encore arrivé. Sa colère alors évanouie en une fraction de seconde, Ludmila se leva, récupérant les affaires que son meneur lui tendait, un sourire sincèrement amusé et absolument moqueur aux lèvres. « Merci Danslav. » Il pensait qu’elle allait se battre, elle se contentait de s’en aller vers un autre lieu, probablement le qg des Eclairs. Soudainement, son premier clan lui manquait, et même si Soren la cherchait, lui au moins elle pouvait le virer d’un coup de pied aux fesses. Elle se dirigea vers l’entrée du qg, se retournant au dernier instant vers Danslav, ce sourire toujours présent, un clin d’œil accompagnant le reste de son visage. « N’hésite pas à me faire signe, quand tu comprendras enfin. » Un dernier signe moqueur de la main, et elle quitta le qg des Icebergs.



Un bruit soudain et Ludmila sursauta, revenant violemment à la réalité. Elle jeta un regard noir à la première année qui avait laissé tomber plusieurs manuels, sûrement trop lourds pour elle. Un autre jour, la jeune femme serait probablement allée l’aider, mais pas à l’instant, alors qu’elle ressortait de souvenirs agités. Elle ne savait comment, mais elle était repartie dans l’un de ses derniers affrontements avec Danslav, l’un des derniers avant que… que tout arrive. L’Ox. Les deux clans vainqueurs. Les attaques sur Durmstrang. Cette nuit-là, Ludmila avait tout senti, deux fois plus forts que chacun. La chance d’avoir deux sceaux, comme toujours. Elle était présente avec les Icebergs, en raison des problèmes que le clan avait eu avec le journal. Elle savait que cela ne réjouissait pas tout le monde, Danslav encore moins. Elle tentait de se faire discrète, posée sur un canapé près d’Hope et de Katerina, quand soudainement, elle l’avait senti. Le feu brûlant s’était répandu au travers du sceau des Eclairs, sa répandant dans chacune de ses veines. Elle s’était arquée, la douleur aussi surprenante que violente. Elle l’avait immédiatement compris, l’avait immédiatement senti. L’Ox. Les Eclairs l’avaient trouvé. Tout aurait dû se terminer, aussi simplement. C’était sans compter sur l’être complexe qu’elle était devenue depuis sa cinquième année. L’immense pouvoir avait parcouru tout son corps, lui coupant le souffle, avant se diriger vers le sceau des Icebergs. Elle sentit l’Ox se répandre à partir d’elle, mais elle sentit surtout la douleur se produire une deuxième fois. Chaque Iceberg ressentait le pouvoir pour la première fois, souffrant, criant, tandis qu’elle le subissait une seconde fois. Rien ne vient facilement, est-il souvent dit, et cette nuit le prouva bien. Les yeux retournés, elle trembla une dernière fois, avant de s’effondrer. Quand elle s’était réveillée, elle n’était plus dans le qg des Icebergs, mais dans la salle de réception. A son chevet, Katerina, sa meneuse, la veillant comme plusieurs autres. Elle était restée inconsciente quelques heures, et l’apocalypse avait eu le temps d’éclater. La première chose qu’elle avait faite avait été de regarder ses deux sceaux, toujours bien présents sur ses poignets. Mais ils étaient différents désormais, elle ne les sentait plus vibrer sur sa peau. Une autre force parcourait à présent son corps, elle la sentait, presque vivante. L’Ox. La réalisation était toujours difficile. N’avait-elle pas encore été plus surprise quand Danslav, le Danslav Volkovitch, lui avait présenté ses excuses officielles, l’avait remerciée, et certifiée comme une membre à part entière de leur clan. Elle aurait pu rire, se moquer de lui, ou s’énerver. Elle était restée silencieuse, avant d’acquiescer de la tête. Elle ne sentait pas la force de s’énerver. Etrangement, elle appréciait ce nouveau respect, mais ne souhaitait pas en jouer. L’apprécier était suffisant.

Les jours passants, les Eclairs avaient fini par les rejoindre dans leur nouveau lieu de vie, et de survie principalement. Beaucoup lui en voulaient, qu’ils ne soient pas les seuls à avoir ce pouvoir, que les Icebergs en aient également profité, que ce qu’ils considéraient comme sa trahison se soit une nouvelle fois prouvée comme étant mauvais pour eux. Ludmila s’en était moquée. Elle avait retrouvé Abygail, ainsi qu’Hedda. Soren la protégeait à nouveau, et Roman s’occupait toujours d’elle. Car évidemment, les choses auraient été trop belles si elles s’étaient résolues en un claquement de doigts. Elle n’était plus mourante, de ça les plus âgés, huitièmes et neuvièmes années, tout comme les adultes les ayant rejoints, en étaient certains. C’était les pouvoirs des deux sceaux qui posaient cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête, et désormais que les sceaux étaient brisés, elle ne risquait plus rien. Ou, en tout cas, elle ne risquait plus de mourir à cause d’eux. Malgré tout, elle sentait bien que rien n’avait essentiellement changé. Des séquelles disaient-ils, son corps, son esprit et sa magie avaient été traumatisés. Elle apprendrait à vivre, il le fallait bien. Enfin, s’ils sortaient d’ici vivants. Un petit rire sans joie passa la barrière de ses lèvres, et elle décida de quitter son lit de fortune sur lequel elle était assise en tailleur depuis quelques heures, ressassant différents souvenirs. Il fallait qu’elle se change les idées, qu’elle sache ce qu’il se passait. Abygail était une nouvelle fois partie s’isoler dans l’institut, et Ludmila se rongerait le sang jusqu’à ce qu’elle revienne si elle ne faisait pas quelque chose. Quittant le coin dont ses amies et elle avaient pris position, elle se dirigea vers l’immense table des professeurs où les cinq meneurs – qu’il était étrange de considérer Hedda et Priska comme des meneuses elles aussi – discutaient la majeure partie du temps. Danslav était seul cette fois-ci, dans ses pensées de toute évidence, ou alors réfléchissant à de nouveaux problèmes, tandis qu’elle voyait Katerina quelque peu plus loin, s’occuper de membres des Icebergs. Ignorant les chaises, Ludmila monta sur la table, s’asseyant à nouveau en tailleur, juste à côté de Danslav, le regard perdu sur tous ceux peuplant la salle de réception. « On a des nouvelles ? De ce qu’il se passe à l’extérieur, je veux dire. Ou même des affrontements entre les "mécontents" et les Résistants. » Peu importe ce qu’il pouvait lui dire, tout était de mieux que de se perdre à nouveau dans ses pensées. Même si c’était toujours aussi étrange pour elle de parler aussi calmement et respectueusement avec Danslav…

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Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Ven 22 Jan - 13:36

Si un regard aurait pu tuer, sans nul doute que Ludmila se serait retrouvée six pieds sous terre tant il détestait la savoir dans les parages. Elle lui semblait trop instable, trop dangereuse, trop arrogante. Il n'aimait pas l'idée de la savoir dans son qg alors qu'elle appartenait originellement aux Eclairs. La loyauté était chose peu courante à Durmstrang et le rôle de Danslav en tant que meneur était de protéger les Icebergs, quel que soit le prix. Lui qui avait toujours été distant, froid et quelque peu hautain se retrouvait enchainé à son rôle de chef de clan, protecteur comme jamais. Bien que trop jeune pour être réellement père, il avait tout de même l'impression d'être le mentor de tous les siens, portant leurs vies sur ses épaules comme un véritable fardeau. Il aimait son statut mais avait grande hâte de passer le flambeau à un autre, tout aussi digne et sérieux qu'il l'avait été quand son tour arriva. Cependant, ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait s'en aller pour en laisser un autre à sa place et il se devait donc d'assurer fièrement les valeurs et anciennes traditions de son clan, il les portait comme étant ses couleurs et Ludmila apparaissait comme une tâche face à ces vieilles coutumes. Il ne voulait pas d'elle et ne voudrait jamais d'elle. Son qg lui apparaissait comme un lieu sacré, bordé par la protection de leur propre magie et l'hybride frissonnait de crainte en ayant l'impression d'accepté l'idée que le loup soit autorisé à rentrer dans sa bergerie sans qu'il n'ait son mot à dire. Loup qui prétendrait être un brebis. Mais crédule il n'était pas et il se refusait à la voir ici, voulant protéger les siens contre le danger qu'elle représentait. Si ce n'était pas dans l'ordre du présent, un jour viendrait où elle pourrait être leur perte car Ludmila rimait avec guérilla. Mesquine et harceleuse étaient ses deux autres prénoms. Et jamais il ne la perdrait de vue et ne la verrait comme autre chose qu'un poison mortel, traitresse espionne.

Il la foudroya du regard quand elle se décida enfin à reprendre ses affaires. « Merci Danslav. » fit-elle d'un air neutre et beaucoup plus calme que quelques minutes auparavant. Rassuré de voir qu'elle n'allait pas faire une crise de plus – ça serait humiliant de continuer à jour le grand méchant pas beau -, il soupira et se contenta alors de tourner la tête vers la sortie, lui indiquant une fois de plus le chemin qu'elle serait plus à même de traverser, celui qu'elle devait rapidement emprunter avant qu'il ne perde patience pour de bon. Dans le fond, il savait que ça ne serait pas la dernière fois qu'il la retrouverait ici et ça le fatiguait d'avance. Cette fois, cependant, elle baissa rapidement les armes – à son plus grand soulagement – et il la regardait quitter son qg sans un seul regret, désireux simplement de retrouver la tranquillité prospère qu'offrait généralement ce lieu si particulier. « N’hésite pas à me faire signe, quand tu comprendras enfin. » fit-elle en se retournant une dernière fois, un sourire sur les lèvres. Danslav se retint de lever les yeux au ciel, exaspéré par cette assurance qui n'avait aucun sens. Comprendre quoi ? Qu'elle était une fille qui rimait avec problème ? Pas d'inquiétude, il avait déjà saisi l'essentiel la concernant. Elle quitta alors le qg non sans un dernier signe de la main et sans réfléchir davantage, le meneur se dirigea vers son bureau, reprenant le cours de sa journée comme si de rien n'était.

*

Les mains liées, la tête baissée, les épaules voutées, Danslav réfléchissait. Devant lui s'étendait un nombre incalculable de parchemins, de plans et missives envoyés de partout dans l'école. Beaucoup trop de messages lui étaient adressés, comme aux autres meneurs de clans désormais en charge dans l'école. Les enseignants n'avaient plus aucune importance désormais, leur autorité s'en était allée le jour où l'Ox avait été trouvé et les leaders étaient naturellement devenus les meneurs. Les élèves s'étaient toujours tournés vers eux en temps normal et maintenant que la peur et le doute s'étaient installés, ils étaient devenus les gens à suivre et écouter, ceux qui protègent et organisent les choses. C'était des responsabilités qui leur étaient incombé sans même que leurs avis ne comptent. On se raccrochait à eux car leurs camarades avaient confiances. Mot qui était d'ailleurs bien étrange d'utiliser en ces temps de guerre. Danslav avait toujours eu un côté paranoïaque qui avait toujours su protéger les glaçons dans les moments les plus opportuns, son sens du devoir et sa loyauté sans faille pour les siens avaient fait qu'il était prêt à tout pour les protéger et les écarter de tout danger : il était le meneur parfait à suivre en ces temps sombre. Bien que Roman savait aussi s'y faire, sa légitimité avait longtemps été remise en doute mais désormais il était accepté à part entière comme étant leader et c'était une bonne chose : jamais l'hybride ne se serait entendu avec son prédécesseur Krum, mais avec Tatsikov, c'était simple, leur partenariat marchait bien et ils s'entendaient sur la majorité des points abordés et importants. En quelques jours, tout avait réellement changé, sa vie avait basculé et c'était à se demander si Danslav pouvait se reconnaître dans un miroir. Il était cerné, avait la mine fatiguée, des petits yeux et un teint si pâle qu'on aurait pu croire qu'il était malade.

Tout en se massant les temps du visage, le jeune homme réfléchissait, les yeux clos. Il avait du mal à se concentrer dernièrement à cause de ses émotions qui lui jouaient des tours ; si avant son côté vélane le protégeait des ressentis humains, ce n'était désormais plus le cas. L'Ox avait complètement bousillé ses capacités de vélane qu'il n'arrivait plus à contrôler. Sans le vouloir, il pouvait se mettre à charmer n'importe qui alors que le contexte ne s'y prêtait pas et à l'opposé, se mettre dans des colères noires sans aucunes raisons valables et se transformer en harpie – chose qu'il n'avait jamais pu faire avant la découverte de l'Ox. C'était comme si l'artefact magique avait décuplé ses capacités de vélane et l'avait rendu à la fois complètement vélane et complètement mortel. Il ressentait les choses pour la première fois de manière très fortes et pouvait pourtant user avec beaucoup trop d'intensité de son côté magique assez singulier. Il ne se contrôlait plus et la meilleure chose à faire dans ce cas-là était l'isolation. Sauf que c'était un choix impossible à faire : il était beaucoup trop demandé et avait une tonne de choses à accomplir. « On a des nouvelles ? De ce qu’il se passe à l’extérieur, je veux dire. Ou même des affrontements entre les "mécontents" et les Résistants. » Il sursauta violemment en entendant des mots prononcés à quelques mètres de lui. En relevant les yeux, il remarque que Ludmila s'était confortablement installée sur la grande table qui lui servait de bureau à lui et aux autres meneurs. Il la regarda avec un petit sourire et se rendit compte à quel point leur relation avait évoluée. Jadis, il l'aurait chassé et l'aurait envoyé aussi loin de lui que possible mais maintenant, il voulait constamment l'avoir sous les yeux et avait même demandé à certains icebergs de veiller à sa protection. Il savait qu'elle n'était plus entièrement acceptée chez les Eclairs depuis que ces derniers avaient compris que c'était grâce à la jeune femme que les icebergs avaient pu profiter du pouvoir de l'Ox. Danslav s'était excusé auprès d'elle, publiquement et avait fait en sorte qu'elle soit officiellement intégré à leur clan – chose impossible  avant puisqu'il la reniait en tant que meneur. Si sa vie avait complètement changé et que leur clan était malgré tout devenu victime d'un pouvoir trop grand et aussi de multiples attaques, il restait reconnaissant face à la petite brunette, sachant bien qu'elle avait honoré leur clan de manière à ce qu'ils soient toujours présents dans l'histoire de Durmstrang. Elle avait été la clé à tous les soucis présents de Danslav. Pour lui, c'était elle qui avait trouvé l'Ox pour les glaçons. Elle qui était leur héros. « Pas grand chose de nouveaux, seulement ce que les autres clans ont pu nous apprendre, à savoir qu'une horde de personnes s'est installée sur Domovoï's Rock, incapable d'aller plus loin grâce à nos sorts. Et apparemment, ils ne nous veulent pas du bien. Quant aux insurgés de l'école, disons simplement qu'ils se tiennent à l'écart pour l'instant mais ça ne saurait durer. » fit-il en fronçant les sourcils, cherchant une missive dans tout ce bazar, se rappelant qu'il devait rédiger une missive pour un groupe d'icebergs situés dans le qg des flammes et attendant ses instructions. Puis, en voyant l'air un peu inquiet de sa camarade, il se rattrapa. « Ne t'inquiètes pas Ludmila, il ne t'arrivera rien de mal. Tu es toujours accompagnée et suivie par des personnes de confiances que Roman et moi t'avons choisie » Il lança un regard à un groupe de personnes qui les regardaient de loin, les bras croisés. La crème de la crème. Ludmila était probablement l'élève la mieux protégée de l'école. Et ça avait été nécessaire quand les vainqueurs s'étaient rendus compte que les insurgés visaient principalement la brunette. Les désavantages pour elle était qu'elle ne pouvait plus aller quelque part sans être accompagnée, même pour aller aux toilettes, c'était un processus qui suivait son cours. « Tu devrais aller dormir un peu, tu sembles exténuée » fit-il en remarquant les cernes sous ses prunelles bleutées. Oh oui, beaucoup de choses avaient changées et principalement sa relation avec Ludmila. Voilà que maintenant, il s'inquiétait sans arrêt pour elle.

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Dernière édition par Danslav Volkovitch le Lun 15 Fév - 22:03, édité 1 fois
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Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Lun 15 Fév - 1:38


 

 
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La première fois que Ludmila avait vu Danslav, qu’elle l’avait vraiment vu, elle ne pouvait pas dire que les choses s’étaient bien passées. Bien au contraire. Katerina venait juste de la marquer. Le sceau se faisait douloureux, mais sans grand plus. Elle ne savait pas encore, à ce moment-là. Elle ne réalisait pas encore. Et la meneuse des Icebergs avait voulu essayer. Essayer de voir si Ludmila pouvait passer le qg des Icebergs grâce à son nouveau sceau, si celui des Eclairs n’allait pas l’empêcher d’agir. Ludmila avait commencé à réaliser la portée de son acte. Et si elle ne rentrait pas ? Et si elle ne pouvait jamais entrer dans le qg des Eclairs non plus ? Qu’allait-elle devenir ? Le cœur battant à toute allure, elle avait observé l’entrée du qg des Icebergs, une certaine panique se formant dans son esprit. Mais elle devait savoir. Le souffle court, elle avait laissé ses jambes la guider, son regard ne quittant jamais le dos de Katerina. Elle avait passé le seuil… et était entrée. Les jambes flageolantes, elle ne voyait plus rien, n’entendait plus rien. Et encore moins les regards curieux et surpris des Icebergs présents dans le qg. Une voix, cependant, parvint jusqu’à ses oreilles. Une voix plus puissantes, plus forte, que les autres, porteuse d’une autorité que les autres n’avaient pas. D’une autorité semblable à celle de Katerina. Relevant le regard, Ludmila l’avait posé sur ce géant, juste devant la meneuse des Icebergs. Une posture colérique, un regard sombre. « Que fait-elle là ? Qu’as-tu fait Katerina bon sang ? » Elle ne les écouta pas plus, observant plutôt l’homme qu’elle voyait. Elle savait qui il était. Danslav Volkovitch. Le meneur des Icebergs. L’homme de glace. Il était impressionnant, ainsi vu de près, bien plus impressionnant qu’elle le pensait. Détachant ses yeux de cette figure imposante, Ludmila les laissa se promener dans le qg des Icebergs. Tout ce qu’elle avait fait, sa présence ici… tout lui semblait fou, presque irréel. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait vraiment accompli ce geste, et pourtant le sceau des Icebergs pulsait sur son poignet gauche. Tout était si différent « Qu’elle sorte d’ici. Elle n’a rien à faire dans ce qg ! DEGAGE D’ICI HORVATH. » Elle n’avait rien dit cette fois-ci, s’était tue et avait filé sans attendre. Tout était trop fou pour qu’elle puisse lutter face à un homme comme Volkovitch. Et son Enfer avait commencé.

Aujourd’hui, Ludmila se demandait si elle devait rire de ce souvenir. Assise sur une table, juste à côté de Danslav, une discussion normale se déroulant entre eux… Tous ces évènements ne semblaient même pas provenir de deux années auparavant, plutôt d’une autre vie. Et pourtant, pourtant. Ils en étaient bien là aujourd’hui. « Pas grand-chose de nouveaux, seulement ce que les autres clans ont pu nous apprendre, à savoir qu'une horde de personnes s'est installée sur Domovoï's Rock, incapable d'aller plus loin grâce à nos sorts. Et apparemment, ils ne nous veulent pas du bien. Quant aux insurgés de l'école, disons simplement qu'ils se tiennent à l'écart pour l'instant mais ça ne saurait durer. » Se concentrant à nouveau sur ce que Danslav lui répondait, Ludmila acquiesçait inconsciemment en l’écoutant. Tout ce qu’il lui disait ne l’étonnait pas, pas le moins du monde. « Ce n’est pas étonnant quand on y pense… il suffit de voir à quel point nous-mêmes, des élèves, de jeunes adultes, certains des adolescents, nous nous sommes déchirés pour l’Ox. Et à ce moment-là, personne ne savait encore s’il s’agissait vraiment d’un artefact réel, ou alors d’un simple mythe. Aujourd’hui, il coule dans nos veines. Il coule réellement dans nos veines. Et tout pouvoir attire les tentations. Tout pouvoir attire ceux qui veulent le posséder, peu importe les conséquences. » Sa voix se fit souffle, alors que son regard se perdait sur les portes de la salle de réception. Elle avait tellement désiré l’Ox, pendant tant d’années. Une histoire racontée à une petite fille aux yeux brillants. Un moyen de pouvoir se faire voir de sa famille, de montrer qu’elle existe. Sa salvation, la seule solution pour son petit frère, puis pour elle. Désormais, elle l’avait, son pouvoir faisait partie d’elle. Et pourtant, elle ne le réalisait pas complètement. Encore une fois, la situation était trop folle, trop vive, pour qu’elle puisse l’intégrer aussi rapidement. « Ne t'inquiètes pas Ludmila, il ne t'arrivera rien de mal. Tu es toujours accompagnée et suivie par des personnes de confiances que Roman et moi t'avons choisie. » Elle eut un petit rire, ne pouvant s’en empêcher. Bon sang, si on lui avait dit que Roman et Danslav coopéreraient un jour, encore plus pour la protéger elle. Et pourtant, c’était bel et bien ce qu’il se passait. Hedda et Katerina étaient là, elles aussi, pour garder un œil sur elle dès qu’elles le pouvaient. Priska, quant à elle, l’ignorait de son mieux, et Ludmila en faisait de même. Au moins, elles ne se prenaient plus la tête, et c’était mieux que rien. Danslav et Roman étaient trop imposants pour cela, elle le savait. C’était comme ça qu’Assen avait été attribué à sa protection. Assen sérieusement. Ludmila et lui se prenaient plus souvent le bec qu’autre chose. Et s’il gardait un œil sur elle pour Danslav, elle gardait elle-même un œil sur lui, car elle n’avait aucune confiance dans ce petit abruti. Un air de dédain au visage en pensant à lui, elle jeta aussi un œil colérique sur la bande des Eclairs qui restait dans un coin de la salle, et passaient une partie de leur temps à lui envoyer des œillades noires. Comme s’ils n’avaient rien de mieux à faire. Tout ça parce qu’elle avait passé l’Ox aux Icebergs. C’était clairement pathétique.

La voix de Danslav parvint à nouveau à ses oreilles, la sortant encore une fois de ses pensées. « Tu devrais aller dormir un peu, tu sembles exténuée. » Ludmila secoua la tête, sachant que ce n’était pas possible. Certes, elle était exténuée, mais elle n’était pas sûre que dormir l’aidait réellement. Bien au contraire. Lorsqu’elle fermait les yeux, elle se perdait dans une nuit infinie. Dans des cauchemars sans fin. Angoisse nocturne disait-ils. Et quand elle ne se réveillait pas en hurlant, le cœur battant à toute allure, des frissons parcourant tout son corps, c’était tout simplement parce qu’elle ne dormait pas du tout. Insomniaque ou angoissée. Elle adorait aller dormir, évidemment, avec tout ça… Tournant à nouveau son regard vers Danslav, elle secoua la tête, la mâchoire serrée. « Je ne peux pas dormir, j’en suis tout simplement incapable. Mais ne t’inquiètes pas, mon corps en a l’habitude depuis plus de deux ans, ce n’est rien de nouveau, rien que je ne sais pas déjà supporter. » Un soupir, le regard de nouveau perdu. Tout était si flou, alors que les souvenirs tentaient de percer la carapace qu’elle avait essayé de forger autour de son esprit. « Il faut voir le positif dans tout cela, tu sais. Petit rire, ses yeux ne se posant sur aucune personne particulière. Au moins je ne suis plus mourante… » Sa phrase se finit en un souffle, les mots échappant sa bouche de manière automatique, alors qu’elle se revoit couchée dans un lit de l’infirmerie, la énième fois… elle a rapidement arrêté de compter. Ce même souffle se coupe dans sa gorge, alors qu’elle réalise ce qu’elle vient de dire. Danslav ne savait pas, n’a jamais su. Personne n’a jamais su à part Abygail et Ilia. Personne. Et soudainement, en une seconde, elle vient de lui révéler ce secret qu’elle garde bien ancré depuis deux années. « Je- ce n’est pas ce que je voulais dire, c’est une manière de parler, évidemment je… » Jamais Ludmila n’avait perdu son sang-froid autre que pour la colère. Jamais elle ne s’était sentie perdre ainsi pied, la panique lui broyant le cœur. « Je… je… bien sûr, je… » Elle ne savait pas, ne savait plus.

Que dire, comment se rattraper ? Pourquoi ne réussissait-elle pas à conserver son masque, sa dignité mordante habituelle ? Elle se noyait, et n’en voyait plus le bout. Mais avait-elle vraiment envie d’en voir le bout ? N’était-ce pas plus simple, de dévoiler ainsi la vérité ? N’avait-elle pas envie d’abandonner sa petite mascarade de la fille s’étant trompée, pour finalement dévoiler la vérité ? Elle en était persuadée… mais tellement inquiète. Elle avait toujours refusé de divulguer cette information, refusant, par la même, la compassion mal placée et la pitié agaçante. Danslav ne la prendrait pas en pitié n’est-ce pas ? Il était au-dessus de ça, elle devait le croire. Un énième soupir. Un autre petit rire, sans accent amusé pourtant. « Well, je suppose qu’on peut dire que tu sais maintenant. Le GRAND secret de Ludmila Horvath : l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête pendant deux ans. Merci l’Ox… ~ » Elle ne savait pas quoi dire, ne savait pas comment continuer la conversation. Soudainement, son lit lui paraissait l’endroit le plus rassurant du monde, et elle jeta un œil pointu dans sa direction. Décroisant ses jambes, elle les laissa pendre contre la tête, refusant de croiser le regard de Danslav. « Je… je ne veux pas de ta pitié Danslav, d’accord ? Tout, mais pas ça. » Le regard baissé, ses cheveux blonds couvrant son visage. Elle se sentait réellement vulnérable, pour une fois, face à Danslav Volkovitch. « Je pense que je vais retourner… rejoindre les autres… ~ » Une autre phrase murmurée en un seul souffle, le corps tremblant.

© TITANIA
   

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Statut du sang : tout le monde pense que les volkovitch sont une famille de sang-pur mais il est en réalité un hybride, à moitié sorcier et à moitié vélane de par sa mère. Messages : 1033Date d'inscription : 03/05/2015Localisation : dans la salle de réception, avec les siens.
Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Mer 16 Mar - 11:35

Il avait mal à la tête. Cette douleur lancinante ne cessait de lui jouer des tours en partant puis revenant sans que rien ne puisse apaiser ces maux. Il en était presque malade, lui qui pourtant avait toujours eu une forme olympique. Pas une fois malade depuis sa naissance, ses capacités de vélane l'avait toujours protégé du mal-être ou de la maladie. Mais plus les jours passaient, plus il était nauséeux, dans un état second et vacillant d'un état d'esprit à un autre. Il était lunatique. L'explication la plus logique et qui lui seyait le mieux était qu'il manquait de repos et que la fatigue lui jouait des tours. L'autre explication, beaucoup plus tirée par les cheveux et qu'il se refusait d'accepter tant les conséquences étaient inconnues était à cause de l'Ox qui le rendait instable, le laissant passer d'un état à un autre en sa première nature de sorcier tout à fait humain à entièrement vélane et sans sentiments précis à l'exception près de la colère. Il avait failli perdre le contrôle quand on lui avait apprit qu'un des sien avait été kidnappé et emmené dans un endroit inconnu. Mais fort heureusement son esprit logique s'était accroché à la raison et il avait su rester calme, il avait su être plus fort que ses émotions indomptables. Aux yeux de tous, il avait géré la crise comme l'aurait fait l'ancien Danslav et c'était ce qui comptait. Aujourd'hui tout ce qui comptait était de sauver les apparences pour ne pas céder à la panique, les siens avaient besoin de lui et il se refusait à plier sous la brusquerie de cette vieille magie qui se trouvait désormais dans ses veines. Viendrait le jour où il arriverait à la contrôler et où tout redeviendrait comme avant. C'était pour cette raison principale qu'il avait décidé d'éloigner Assen un petit moment afin de mettre Raven à sa place en tant que second. Ce n'était en rien une histoire de préférence mais plutôt de compréhension : ils veillaient l'un sur l'autre parce que tous les deux se comprenaient et ressentaient cette même énergie néfaste. Ensemble, ils repoussaient les limites de leurs pouvoirs afin de paraître les plus normaux possible. Ils avançaient main dans la main dans ce nouveau combat autant comme un frère et une sœur que deux partenaires lancés dans une aventure et partageant le même fardeau.

Du coin de l'oeil, il aperçut la jeune Ludmila secouer la tête, refusant visiblement de suivre son conseil. Il ne pouvait l'en blâmer ; dormir était presque aussi difficile que de respirer parfois. Lorsqu'il allait se coucher, souvent très tard dans la nuit, c'était presque un miracle quand il arrivait à trouver le sommeil et à accueillir les bras de Morphée, au moins pour quelques heures. Malgré les mesures de sécurité prises dans l'enceinte de la salle de réception, il craignait toujours à ce qu'une mauvaise surprise vienne entacher cette douce impression de sûreté. Car dans le fond, Danslav le savait ; plus jamais aucun des siens ne seraient désormais à l'abri de tout danger. Ils seraient sans relâche traqué, recherché et capturé pour leurs dons nouvellement acquit. Ce qui aurait dû être un cadeau se transformait en véritable cauchemar. Jamais il ne cesserait d'être leur meneur et leur guide, jamais il ne retrouverait le sommeil. « Je ne peux pas dormir, j’en suis tout simplement incapable. Mais ne t’inquiètes pas, mon corps en a l’habitude depuis plus de deux ans, ce n’est rien de nouveau, rien que je ne sais pas déjà supporter. » fit alors la demoiselle en soupirant longuement, les yeux dans le vague. Le bulgare fronça les sourcils, se demandant bien ce qu'elle avait pu supporter ces deux dernières années pour être comparées à leur toute fraiche expérience. Faisait-elle une référence cachée à leur deux années de guerres constantes ? Lui qui la chasse du qg constamment et elle qui revient à chaque fois ? Après tout, cela faisait deux ans qu'elle était devenue iceberg, il ne s'y trompait pas. Mais elle n'oserait jamais s'en prendre à lui de manière aussi basse, pas depuis que les choses avaient été éclaircies entre eux et qu'il avait su reconnaître ses torts d'abord en public puis en privée. Non pas autour d'un thé et d'une discussion entre deux biscuits mais de par son comportement qui avait changé du tout au tout. Il prenait maintenant sa sécurité très au sérieux et se refusait à ce qu'elle ne soit pas escortée pour tous ses déplacements. Assen avait été confié à cette tâche mais plus les jours passaient et plus Danslav voyait son meilleur ami se renfermer comme une huître. Il pensait l'avoir récompensé en faisant vers lui un geste de confiance mais il semblerait plus que son second n'ait pas bien comprit le message. « Il faut voir le positif dans tout cela, tu sais. Au moins je ne suis plus mourante… » fit-elle dans un souffle glacial qui fit frissonner Danslav de la tête jusqu'aux pieds. Mourante ? Ludmila ? De quoi parlait-elle ? Quand avait-elle était malade et pourquoi n'en avait-il jamais entendu parler ? C'était à n'y rien comprendre. Il l'aurait su si un malheur l'avait menacé d'une manière ou d'une autre. Il l'avait toujours rejeté en tant que membre pour des raisons personnelles mais il n'en changeait rien au fait que Danslav était son meneur et donc la personne à prévenir si sa membre était en danger. C'était forcément une erreur, il avait du mal entendre. Pourtant, lorsqu'il tourna la tête vers sa camarade et qu'il se rendit compte de son air hébété, il comprit qu'elle venait de gâcher un énorme secret. « Je- ce n’est pas ce que je voulais dire, c’est une manière de parler, évidemment je… » Et qu'elle ne cessait de s'enfoncer en essayant de rattraper sa bourde. Elle bégayait, encore et encore en tentant de chercher les mots et en prenant un air faussement détaché qui ne lui allait pas.

Observateur, Danslav pu apercevoir d'un seul coup d'oeil les traits tirés de son visage et la soudaine raideur de son corps. Elle se tenait sur son bureau aussi droite qu'un i et plus elle essayait de se sortir de sa gaffe, plus elle rougissait et le meneur voyait clair dans toute cette histoire. Elle avait donc été mourante. Tant de questions se bousculaient désormais dans l'esprit de Danslav. « Well, je suppose qu’on peut dire que tu sais maintenant. Le GRAND secret de Ludmila Horvath : l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête pendant deux ans. Merci l’Ox…  » fit-elle finalement en se rendant compte que ça ne servait à rien de se noyer davantage dans cette mascarade, Danslav abhorrait un air sérieux et il était loin d'être idiot pour se laisser prendre aussi facilement par la maladresse de la jolie brune. Ainsi, l'Ox l'avait sauvé d'une mort certaine. Etait-ce une maladie incurable qu'elle portait depuis peu ? Ou une malédiction se transmettant par les gênes ? Ou alors un mauvais sort qu'on lui aurait envoyé ? Non, ça n'avait pas de sens, ça ne se tenait pas. Si elle avait été marquée par la magie, il l'aurait senti. Il avait perçu la différence de Hope et il savait désormais pourquoi. Ludmila ne faisait pas partie de ce genre de personnes, jamais son don de vélane n'avait failli et pas une fois il n'avait tressaillit en sa présence. Sa méfiance s'était créée quand elle était devenue porteuse des deux sceaux, rien de plus, rien de moins. Il craignait, à l'époque, qu'elle ne s'amuse à jouer la traitresse et hypocrite de première.  « Je… je ne veux pas de ta pitié Danslav, d’accord ? Tout, mais pas ça...  Je pense que je vais retourner… rejoindre les autres…  » fit-elle tandis que sa tête était baissée et qu'une cascade de cheveux empêchait Danslav de voir son visage. Elle semblait gênée et horriblement mal-à-l'aise par la situation. Elle n'aurait pas dû l'être. Pour le coup, il ne jugeait jamais personne et certainement pas ce genre de secret. Bien sûr qu'être au courant aurait pu changer certaines choses entre eux mais elle le connaissait encore mal pour supposer qu'il aurait pitié d'elle. Ne l'appelait-on pas le sans-coeur derrière son dos ? L'homme de froid et glace ? Celui qui ne ressentait jamais rien ? C'était faux, en l'espèce. Surtout en ce moment où son système était complètement déréglé. Pourtant, mis-à-part une grosse curiosité propre à l'iceberg qu'il était, il n'y avait rien en lui ; pas une once de tristesse ou de compassion. Il savait que l'histoire était passée et terminée et que ce sujet n'était plus d'actualité. Il n'était donc même pas inquiet, elle l'avait dit elle-même, l'épée de Damoclès qu'elle avait jadis sur sa tête avait disparu le jour où l'Ox avait été trouvé. Elle ne risquait plus rien, cette histoire appartenait donc au passé. Voulant la retenir pour ne pas que la conversation se termine ainsi, il attrapa d'un geste vif son poignet. Elle ne redressa pas la tête alors il l'incita à le regarder en la tirant vers lui, sans brutalité, juste pour attirer son attention. « C'est mal me connaître que de croire que je vais te prendre en pitié. Ai-je déjà été miséricordieux en ta présence ? On a pourtant vécu deux années mouvementées, toi et moi. » fit-il en esquissant un sourire, préférant désormais en rire plutôt que d'être gêné par ces temps de vieilles rancunes. C'était une autre époque, plus rien ne comptait avant l'Ox. Rien du tout. Il se leva pour se mettre face à elle, la dominant de toute sa hauteur, les épaules droites et l'air toujours impassible. « C'est du passé, n'en parlons plus. Je suis simplement rassuré qu'à l'heure actuelle, ça soit derrière toi » se contenta-t-il de dire pour clore le sujet. Il garderait pour lui ses questions et se contenterait de les poser à Katerina. Elle devait forcément savoir, elle. C'était après tout elle qui lui avait apposé le sceau.

Inspirant un bon coup, il lâcha le poignet de sa camarade et passa une main sur son visage. Elle semblait plus tranquille, presque rassurée de voir qu'il se montrait aussi indifférent à son cas. Non pas qu'il l'était, cependant il avait d'autres problèmes plus importants à régler à l'heure actuelle. Tout ce qui ne concernait pas maintenant n'avait pas sa place dans une conversation ou même dans le fil de ses pensées. Il ne pouvait pas se permettre de s'éparpiller. Pas quand plus d'une centaine de vies reposaient sur ses épaules si petites. Croisant les bras, il se rendit finalement compte que c'était une bonne chose que Ludmila soit venue le voir de sa propre initiative ; il avait bien des choses à lui dire. « Si tu le veux bien, j'aimerais ton attention sur quelque chose de beaucoup plus important à l'heure actuelle. J'ai discuté de plusieurs points te concernant en compagnie de Roman et des décisions ont été prises à ton sujet » dit-il d'une voix solennelle, comme s'il récitait une poésie qu'il avait apprit la veille. La voyant écarquiller les yeux sans pour autant réagir, il sauta sur l'occasion pour continuer, n'aimant pas particulièrement être interrompu. Il se mit à faire les cents pas devant elle, ayant l'envie de bouger. Il était resté immobile trop longtemps aujourd'hui.« Tout d'abord, j'ai l'honneur de te dire que désormais tu es une iceberg à part entière. Nous avons décidé que puisque les sceaux n'étaient plus d'actualité, il valait mieux pour toi qu'on te choisisse un camp de manière temporaire. Les circonstances ont fait que tu es une personne visée et détestée, surtout chez la plupart des éclairs. Tu resteras donc désormais sous ma seule autorité ainsi qu'avec des gardes seulement icebergs. Je te demanderais donc de limiter le plus possible tes contacts avec les Eclairs. C'est déjà difficile de cohabiter, essayons donc de ne pas alimenter la haine de certains, il est important que nous gardions une paix et une cohésion inébranlable ici.  » lâcha-t-il d'une voix froide et autoritaire en levant le doigt de temps en temps comme s'il voulait mettre une certaine importance à quelques mots. Puis, d'un geste inattendu et ô combien protecteur, il posa ses deux mains sur les épaules de Ludmila et ancra son regard au sien. Il ignorait ce qu'elle ressentait mais avait besoin qu'elle soit d'accord, qu'elle aille dans son sens pour éviter des complications inutiles. Usant de ses dons de vélane, il esquissa un sourire en coin et l'interrogea d'une voix douce : « Tu es d'accord, n'est-ce pas ? » Petite phrase sans importance mais qui voulait dire le monde entre eux. Jamais il ne lui avait demandé son accord pour quoi que ce soit. Il s'était toujours contenté de lui aboyer des ordres. Mais désormais, ils étaient plus ou moins partenaires.

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― ALYX & DANSLAV ;

» you tried to poison me & now it's over. you let me fall, how to forget? how to live without you? i no longer breathe, i no longer live without you. you tried to poison me and now it's over.

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Ҩ Re: ludmislav + tell me again Ҩ Jeu 7 Avr - 0:31


   

   
ludmislav i


   
Ludmila ne sait sincèrement pas ce qu’il lui a pris de laisser échapper cette information de manière aussi… légère. Il y a une raison pour laquelle elle ne l’a jamais dit pendant ces deux années : elle refuse la pitié. Elle refuse qu’on agisse différemment avec elle parce qu’elle doit mourir, parce qu’elle devait mourir. Elle ne veut pas que condition ait pu être une raison de compassion, de gentillesse. Les Eclairs et Icebergs ont agi de manière naturelle avec elle, même s’ils la détestaient pour ses actes. Et jamais au grand jamais, elle n’aurait hurlé sa condition comme une situation handicapante, hurlé « ne me traitez pas comme ça, je suis mourante ». Jamais elle ne se serait placée comme fille faible, comme ayant besoin d’aide, ayant besoin des autres. Elle s’est toujours targuée d’être indépendante, et elle le voudra toujours. Elle accepte l’aide ses amis, mais de ses amis. Parce qu’ils le sont, parce qu’elle leur accorde une confiance particulière et unique. Elle refuse que chaque personne random agisse comme ça avec elle, sous prétexte qu’elle est plus faible, moins capable d’agir par elle-même. Et Danslav, jusqu’à il y a encore quelques jours, était une personne random (qu’elle avait, certes, envie d’étrangler les trois-quarts du temps). Désormais, il est son meneur, agit comme tel, et elle lui fait confiance. Pas comme un ami – il est bien trop tôt pour utiliser ce mot – mais comme un meneur, le mot ayant tout son sens au sein de Durmstrang. Elle le connaît sans le connaître, elle apprend à le connaître plutôt. Mais face à ce qu’elle lui a dit, elle ne sait pas comment il va réagir. Elle a bien trop peur, est bien trop perdue dans ses propres émotions (et par Morgane, qu’elle déteste cela), pour réussir à penser correctement. Et pourtant, la réaction de Danslav réussit à la surprendre sans la surprendre. C’est Danslav. Plus rien ne devrait l’étonner avec lui, il n’agit pas comme les autres, il n’est pas comme les autres. Il est unique, et c’est ce qui fait de lui un si bon meneur, elle le remarque aujourd’hui. Elle le remarque et le reconnaît. « C'est mal me connaître que de croire que je vais te prendre en pitié. Ai-je déjà été miséricordieux en ta présence ? On a pourtant vécu deux années mouvementées, toi et moi. » Un sourire amusé éclaire les lèvres de Ludmila, alors qu’elle secoue la tête. Si on lui avait dit… elle aurait envoyé la personne se faire hospitaliser, établissant qu’elle aurait été sous un Confusio. Et pourtant, quand on les voit aujourd’hui, on réalise que tout a changé. « Tu as raison, Volkovitch n’a jamais pris en pitié Horvath, ce serait la terre à l’envers. Avoue, ça te manque de pouvoir me mettre à la porte, ça te permettait de laisser évacuer un peu de cette frustration… » (elle aurait pu rajouter « que Katerina ne contente pas », elle aurait pu. mais elle tient à la vie.) Voix basse, regard fuyant, elle laisse malgré tout échapper un petit « merci. » Sa réaction est d’autant plus importante qu’il est son meneur, et pas un simple membre de clan (et il la couve déjà assez sans avoir besoin d’en rajouter avec cette annonce).

Remarquant la posture sérieuse qu’aborde Danslav, Ludmila se doute que le temps des confessions et de la gentillesse affective est terminé, et qu’il repasse dans le mode du meneur qui a une guerre à gérer. « Si tu le veux bien, j'aimerais ton attention sur quelque chose de beaucoup plus important à l'heure actuelle. J'ai discuté de plusieurs points te concernant en compagnie de Roman et des décisions ont été prises à ton sujet. » Le cœur de Ludmila loupe un battement, et elle ne peut s’empêcher de s’inquiéter. C’est la première fois, en deux années, que deux de ses meneurs Eclair et Iceberg discutent de son cas. Nikolas et Kira n’avaient jamais voulu en parler avec Danslav et Katerina. Une fois de plus, Ludmila ne peut que remercier le fait que Roman soit devenu meneur. Dire qu’elle ne l’appréciait pas au départ, dire qu’elle voyait en lui un traître. C’était ironiquement hypocrite venant d’elle, mais elle avait été assez naïve lorsqu’elle avait quinze ans. Cela avait bien changé depuis. Si Priska ne peut toujours pas la voir en peinture – et Ludmila le lui rend bien avec une ignorance froide digne des Icebergs – Hedda et Roman sont de son côté, la jeune femme passant même beaucoup de temps avec elle, l’aidant énormément. Roman se montre étrangement attentif, et attentionné. Comme quoi, l’Ox avait changé bien plus de choses que tout ce à quoi ils avaient pu penser. Hochant la tête, Ludmila se redressa, croisant à nouveau les jambes en tailler sur la table massive des meneurs. « Je t’écoute. » « Tout d'abord, j'ai l'honneur de te dire que désormais tu es une iceberg à part entière. Nous avons décidé que puisque les sceaux n'étaient plus d'actualité, il valait mieux pour toi qu'on te choisisse un camp de manière temporaire. Les circonstances ont fait que tu es une personne visée et détestée, surtout chez la plupart des éclairs. Tu resteras donc désormais sous ma seule autorité ainsi qu'avec des gardes seulement icebergs. Je te demanderais donc de limiter le plus possible tes contacts avec les Eclairs. C'est déjà difficile de cohabiter, essayons donc de ne pas alimenter la haine de certains, il est important que nous gardions une paix et une cohésion inébranlable ici. » Ludmila écoute silencieusement, religieusement, mais son esprit fonctionne à toute allure. Une Iceberg. Elle est une Iceberg à part entière. Elle ne déteste pas l’idée, bien au contraire. Mais c’est tellement étrange comme idée. Elle qui s’est toujours considérée comme Eclair, même une fois qu’elle a reçu le deuxième sceau. Elle qui a rejeté son statut d’Iceberg pendant si longtemps, ayant découvert les effets néfastes d’avoir deux sceaux. Elle qui en a voulu avec une rage froide aux Icebergs pour ce qu’il lui arrivait. Elle qui a finalement accepté qu’elle fait partie des deux clans, qu’elle est autant Eclair qu’Iceberg, qu’elle possède les traits des deux clans, leurs qualités comme leurs défauts. D’Eclair à Eclair&Iceberg, pour terminer Iceberg. Le chemin était bien rythmé, en y pensant. Mais cela n’en reste pas moins étrange. Néanmoins, ce qui la dérange plus c’est le ‘limiter les contacts avec les Eclairs’. Elle sait que beaucoup d’entre eux la détestent, et lui en veulent à mort. Priska dans les premiers. Mais beaucoup sont aussi ses amis. Elle ne peut s’empêcher d’en faire la remarque. « Autant que j’évite de venir ici quand Priska est là, donc. Je suis persuadée qu’elle a demandé à certains d’entre eux de garder un œil sur moi. Tu sais aussi bien que moi qu’elle est probablement la première à me détester, aussi stupide que cela soit. Personne n’a songé à lui dire que sans moi, et sans tous les Icebergs, elle serait morte ? Visiblement, certaines remarques sur les blondes ont du vrai, Priska en la preuve même de la stupidité innée. Elle est en colère, oui. En colère qu’on lui en veuille pour quelque chose qui a sauvé la vie de tout le monde, dont celles de tous ces abrutis chez les Eclairs qui passent leur temps à la maudire sur plusieurs générations. J’entends, Danslav, que tu veuilles me protéger. Néanmoins, certains de ces Eclairs sont mes amis, et ce depuis des années. J’apprécierais de pouvoir continuer à les fréquenter. Être enfermé ici nous rend déjà tous… fous. Autant éviter que les choses empirent ? Et s’ils voient que Eclairs et Icebergs peuvent s’entendre – même si c’est moi et que je suis un cas particulier, je sais, peut-être que ça pourra aider. Cela ne fait pas de mal, je pense, et qui ne tente rien, n’a rien. » Ludmila tente le tout pour le tout. Elle ne craint plus Danslav désormais, et espère pouvoir le convaincre avec des arguments – elle espère – assez logiques et raisonnables pour l’esprit organisé de l’Iceberg.

Les mains de Danslav sur ses épaules l’étonnent sans l’étonner. Sa question la surprend sûrement encore plus. Le Danslav d’avant ne lui aurait jamais demandé son avis. La question porte un poids immense, et Ludmila lui en est reconnaissante. « Je t’ai établi ce que je pensais, mais si tu estimes que c’est irraisonnable, je me plierai à ton avis. Evidemment que je suis d’accord Danslav. Tu ne penses qu’à me protéger, et ne pas le reconnaître serait injuste envers toi. » Elle est troublée par le ton de Danslav, qu’il n’a jamais utilisé avec elle, de légers frissons étranges picotant sa peau en l’entendant. Son regard balaye la salle, afin d’essayer de se calmer, et elle croise alors la silhouette d’Assen vers le coin des Icebergs, ne peut s’empêcher de grimacer. Il a sur elle l’effet d’une douce froide, voire glaciale. Une phrase prononcé par Danslav fait alors écho dans son esprit, et elle se reconcentre sur lui. « Tu as parlé « des gardes » pour moi. Au pluriel. Ce n’est pas une mauvaise idée. Tu sais ce qui serait une excellente idée aussi ? Ne pas continuer à donner ce rôle à Assen. Il semble fatigué, il est déjà ton second. Lui imposer ce statut de garde semble… beaucoup. Je suis sûre que plusieurs autres membres accepteraient ce rôle… comme Hope, Katerina Lizka, Ivanna ~ » ô Morgane, qu’elle prie à l’instant même. Tout, mais plus Assen. Si elle réussit – une petite voix dans son esprit lui souffle que c’est fort improbable, connaissant Danslav – elle se félicitera avec force et manière.

© TITANIA
   

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life has a cost, death does too
did you find it hard to breathe? ✻ did you find it hard to breathe? did you cry so much that you could barely see? in the darkness all alone. and no one cares, there's no one there


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ludmislav + tell me again

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