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 MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder

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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Sang MêléMessages : 250Date d'inscription : 26/04/2015Localisation : ça te regarde ?!
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Mar 24 Nov - 11:26

J'ai mal à la tête.

Je sais comment ils me regardent, tout autant qu'ils sont. Vermines d'êtrehumains prétentieux et s'imaginant être au sommet d'une chaîne qu'ils ont eux-mêmes inventés. Ils ont du mépris, quand je m'exprime, ils osent à peine me regarder, et pourtant ils doivent bien se douter que j'ai raison. Ces luttes ne servent à rien et pourtant elles sont bien là, ancrées dans le clan, une bataille de rats d'égoûts qui ne se soldera que par... Rien. Rien du tout. Je les regarde, tous. Ils sont pitoyables. Il n'y en a qu'un seul qui puisse sortir du lot à mes yeux, et celui-ci décide de prendre la parole, lui et ses yeux pleins de calcul, lui et ses longs doigts pâles qu'il serre l'un contre l'autre, lui et ce sourire à peine perceptible que je peux apercevoir au coin de sa bouche, dans mon semi délire. Roman Tatsikov est un bel enfoiré, et pourtant on peut dire qu'il a quelque chose comme... La classe, oui, je pense. Je le regarde, un long moment, je l'écoute. Chacune de ses paroles fait mouche. J'ai trouvé, en la présence du meneur, quelqu'un d'aussi, voire plus fort que moi en matière de manipulation. Je suis incapable de dissimuler ma mauvaise humeur, quand lui sait parfaitement quelle expression esquisser, et à quel moment. Il fait face au trio de crétins qui se tiennent là près de lui, et il balance. Il a cruellement raison. Arsenic est un gros lourdaud qui ne croit qu'en son courage. Mais le courage ne nous donnera pas l'Ox. Il est hors de question que je laisse l'artefact filer entre nos doits. Il pourrait me sauver. Sinon, je ne vivrais pas vieux, j'en suis convaincu. Je regarde Roman, en silence. Je sais ce que j'ai vu dans ses yeux quand j'ai parlé. Un mélange d'approbation et de mépris. Je ne suis pas réputé pour être un roi de la politesse. Mais face à Arsenic, honnêtement, je suis sûr que je suis un Académicien. Ce type a une noix à la place du cerveau, ce n'est pas très difficile à dépasser, pas vrai ?

Hedda prend la parole à son tour, défendant le meneur, bec et ongles. Oui, je la croirais bien sûr, si cette jeune fille n'avait pas décidé de trahir Roman. C'est magnifique, la retourneuse de veste retrouve son camp. A elle, j'adresse un sourire plein d'ironie et de mépris. Je n'ai peut être choisi aucun "camp" pour le moment, et je me donnerais au plus offrant, oui ; mais en tout cas si je devais trahir, je pourrais faire preuve de bien plus de discrétion que cette fille. Dire du bien de son meneur pour s'attirer ses faveurs. J'ignore si elle a conscience de tout ça. Je pousse un soupir, toujours affalé sur mon canapé. C'est long. Je suis fatigué, et mon mal de tête revient. L'ennui c'est que je viens de faire une crise, et je suis encore totalement dominé par la vague d'émotions qui m'a frappée, dans le placard. Je pourrais fondre en larmes ou me mettre à hurler, sans comprendre. Alors je me renferme, je me contente d'écouter. Roman a raison sur bien des points. D'abord l'Ox, ensuite ces ridicules luttes intestines.

Et puis.... Et puis Priska.

Priska, la bannie, la jeune fille dont personne ne veut, qui entre comme ça, et qui se poste pour parler, avec ce sourire en coin qu'elle a sans doute volé à son meneur. Priska et son statut d'Unmarked, d'Intouchable. Priska qui parle comme si elle avait des droits sur le Clan alors qu'elle n'en a plus aucun. Priska et cette verve équivalente à celle de Roman, au diapason de sa prétention. Je ne sais pas si j'adore ou si je hais cette fille. Mais elle m'amuse, tout de suite. Elle sait que sa simple présence fait gronder le Clan comme une meute de chien face à un chaton affolé, mais elle, elle se contente de nous regarder, tous. Elle ne tique même pas quand Valerya l'invective. Je lève les yeux au ciel. On va vraiment recommencer, sérieusement ? ça n'a donc servi de leçon à personne ?

Je crois que c'est à peu près à ce moment là que je décide de faire quelque chose. Je les regarde, tous, parce que je sais que je ne peux pas rester à l'écart de tout cela plus longtemps. J'ai passé trop d'heures à me dire que je ne trouverai jamais l'Ox tout seul. J'ai besoin d'autres personnes pour m'accompagner. Je pourrais toujours les lâcher ensuite. Mais en observant les deux camps, une chose est certaine ; je n'ai aucun doute quant à qui rejoindre pour cela. Ils sont plus compétents. Plus intelligents et plus logiques. Et moins brutaux, bien entendu. Levant mon nez vers Priska, Hedda et Roman, je songe que je pourrais tout aussi bien envoyer tout le monde se faire foutre. Mais face aux Icebergs, je ne trouverai jamais l'Ox, pas tout seul en tout cas.

- Ne voyez vous donc pas que c'est justement ce que les autres clans recherchent ? Une division au sain même des Eclairs ? »


Droskaïa. Je l'avais oubliée, celle ci. Je tourne la tête, en me redressant. La jolie blonde observe l'assemblée avec des yeux calmes. Et elle répète EXACTEMENT ce que j'ai dit tout à l'heure. Avec des mots un peu plus polis parce que moi, je ne suis pas réputé pour ça.

« Ils sont contents ceux qui nous voient ainsi divisés, car alors ils ont un champs d'action totalement libre sur la recherche de l'Ox tandis que nous nous concentrons seulement sur de petites querelles, futiles si je puis dire. Je ne prends pas position, si vous vous posez la question. Tout ce que je veux dire c'est qu'il faudrait mettre les différents de côté pour une fois et trouver une solution ensemble au lieu de se tirer tous vers le bas. »


Et puis elle se tourne vers la bannie. Oui, parce que Priska, pour beaucoup de monde, n'a absolument rien à faire ici. « Tu dis que les Eclairs sont une famille, et qu'il ne faut pas que l'on pense à notre propre personne. Mais dis-moi, n'as-tu pas pensé à ta propre personne lorsque tu as pris le journal de mes mains ? Je l'avais Priska et tu me l'as volé. Alors c'est bien beau ton discours d'unité, mais que je sache, tu es la première à penser à toi. De plus, comme l'a dit Ryia, tu n'as aucune raison d'être là.
- Bon, ça suffit maintenant. »

Je me lève. Je n'ai rien d'impressionnant, avec mon mètre soixante dix, mon corps de lâche, mes cernes jusqu'au menton et mes yeux un peu fous. Mais je n'ai été banni par personne, moi, je suis un Eclair et même si je ne suis peut être pas le plus fort de tous... Je pense que j'ai le droit à la parole, moi aussi. Abigail était bien remontée dans mon estime, jusqu'à ce qu'elle décide de laver son linge sale avec Priska en public. Vraiment, mais vraiment...

- Tu ne prends pas parti mais tu en profites pour tacler une ancienne membre du clan ? Maiiiis, félicitations, tu viens de perdre ta crédibilité en un temps record, du jamais vu.


Je mime un applaudissement. Oui, je suis un petit con, et je ne les aime pas, ceux là, ni Valerya, ni Arsenic, ni Kira ni Abigail, je ne suis pas sûr d'aimer le camp adverse non plus.

- Il va peut-être falloir vous réveiller un peu. Krum est mort, c'est regrettable, mais on aura le temps de verser nos petites larmes et régler nos comptes plus tard. Si l'Ox tombe entre d'autres mains que les nôtres, ce sera de votre faute, à vous.


Voilà, ça y est. J'ai pris ma décision. Parce que je viens de me placer entre Roman, et Priska. Je ne sais pas s'ils voudront de moi. Je ne sais pas si je suis crédible ou si je peux leur apporter quelque chose. Mais une chose est certaine, c'est que je n'ai pas peur de parler ni d'agir. Qui a fait exploser le sol de la grande salle, rappelez-moi ? Le "vous" est destiné à ceux qui accusent Roman de tous les maux depuis de longues minutes. Bien sûr que c'est de leur faute.

- Notre meneur nous propose une solution et appelle à l'unité, c'est encore la chose la plus logique que j'aie pu entendre entre deux ramassis de stupidités débitées par des débiles mentaux.


Petit regard vers Arsenic et Harmonica. Je croise les bras. Pas besoin de dire à Roman que je suis de son côté. Ma position le prouve.

- Pour ma part, même si cela doit impliquer de ramener les bannis dans le Clan et d'obéir à un chef qui est entré en fracassant la grande porte, je prendrai le risque. Ce sont eux qui ont raison. Vous vous concentrez sur le manque de légitimité d'un chef au moment où l'Ox est le plus susceptible de nous filer entre les doigts.


Je recule, parce que je pense que je n'aurais plus rien à dire, ensuite. Je suis épuisé, je devrais simplement rejoindre mon dortoir. Mais trop de choses se jouent, aujourd'hui. La suprémacie d'un chef qui a été chassé. De cela, dépendra entièrement le sort du Clan.

- Vous êtes méprisables.

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"I'm not running away, I will feel the pain instead... I'm not running again even though I'm scared, Baby"
   


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HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : sang-pur. Messages : 1102Date d'inscription : 15/11/2014Localisation : probablement en train de flâner dans le château.
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Ven 4 Déc - 14:47

Il ne les écoute pas parler. Aucun. Depuis le début, le regard d'Arsenic est focalisé sur la silhouette de Roman. Il ne le lâche pas, n'ose pas même battre des cils tant il voit arriver ce qu'il se passe. Il le voit rester impassible quand un à un les siens émettent des critiques à son encontre, faisant parfois mine de comprendre en acquiesçant silencieusement. Il reste muet, à l'écoute, ouvert. Et Arsenic sait qu'à ce moment-là, il est faux. Ca ne lui ressemble pas, ce n'est pas lui. Il joue un rôle, Nikolas lui avait toujours dit que Tatsikov était un manipulateur né, un hypocrite de première qui ne répondait qu'au pouvoir. Il avait déjà tenté de lui voler sa place de meneur quand il était en vie et voilà que maintenant que Krum était mort, il dansait sur son trône en crachant sur ses mémoires. Il n'avait aucun regret, aucun respect dans ses yeux, simplement la soif de pouvoir.
D'une oreille traînante, il entendait les voix de ses camarades se suivre une à une. Les propos importaient peu. Certains étaient sûrement d'accord avec lui, d'autres contres. Peu importe. De toute manière, parler n'arrangerait rien, il le savait maintenant. Le meilleur moyen de régler cette question une bonne fois pour toute était d'agir. Il n'y avait plus lieu de débattre parce qu'il n'y avait plus rien à dire. Tous resteraient campés sur leurs positions, persuadés d'avoir raison. Peut-être que le mieux serait de proposer une élection sur le champ et laisser la majorité parler. La laisser s'exprimer. Et sans nul doute que les votes iraient de leur côté et que Roman retournerait vite chez les inconnus, les sans-marques, les fantômes du château. C'était là où était sa place. Et s'il fallait agir, il fallait le faire vite et bien. Car Merlin ce que ce bonhomme savait parler. Il ne pouvait lui retirer son élocution. Ils utilisaient les mots à son avantage, ce qui faisait défaut à Arsenic. Lui était plus du genre à savoir manier la baguette et utiliser ses poings pour communiquer. Peut-être était-ce pour cela que Roman se sentait si supérieur : bien que menacé par le brun, il savait qu'il avait ses chances contre lui, il était plus calme, plus apte, plus distant envers bien des choses quant Arsenic prenait tout à coeur et se laissait facilement emporter par ses sentiments. Heureusement, cependant, qu'il n'était pas son réel adversaire.

Le bulgare n'était qu'un leurre, une simple distraction pour laisser les plus érudits s'occuper correctement de Roman et ses blondes dans l'ombre. Et un jour, ça payerait. Son rival reprit à nouveau la parole et Arsenic ne put s'empêcher de serrer les poings face à ses propos. Il était dégoulinant de propos ironiques, d'insultes informulées et manipulations. Il retournait les éclairs contre eux, contre ceux qui avaient éveillés la rébellion et qui avait agit dans l'intérêt de la justice. Il parlait de Krum, de sa mémoire et Arsenic sentit la rage envahir ses muscles, de qui se foutait-il ? Pour qui se prenait-il ? Tout était de sa faute, c'était lui qui avait causé autant de peine chez les éclairs, lui qui avait dispersé les troupes. S'il n'était pas arrivé pour prendre le pouvoir, la succession aurait été faite et Soren serait déjà meneur à l'heure actuelle. C'était lui le réel meneur des éclairs, pas cet espèce d'opportuniste qui prônait un discours hypocrite. Pour qui nous prenait-il ? S'il n'avait pas été là, les éclairs auraient eu le journal. Pour cause, lui et ses deux sbires avaient essayé de nous le voler durant toute l'action. De plus, il ne s'était pas autant démené que ça pour avoir le journal. Qu'avait-il réellement fait ? Au moins, Arsenic avait essayé, il l'avait prouvé en se jetant dans la gueule du loup, en prenant les coups pour les siens pendant que ledit meneur était resté les bras croisés, espérant bien qu'il échoue pour lui jeter la faute dans la tronche. Arsenic le haïssait comme jamais il n'avait haït quelqu'un avant ce jour. Il aurait aimé le voir mort, enterré à six pieds sous terre pour qu'il puisse danser sur sa tombe. De toute manière, personne ne le regretterait, il ne comptait pour personne.

Les autres prirent la parole un par un, exposant leurs points de vues. Et à nouveau, Arsenic n'écoutait plus. Il en avait assez entendu. Il ne tiqua même pas quand Priska se présenta dans leur qg comme si elle était à nouveau la bienvenue. Il en avait rien à foutre. Son ennemi, c'était Roman. Et il était prêt à tout pour le faire tomber. Quand Tom prit la parole, Arsenic sentit qu'on s'adressait plus ou moins à lui, mais il n'écoutait toujours pas. De toute manière, qu'est-ce qu'il pouvait de dire d'intéressant ? Ce type était un nouveau, sa parole ne comptait pas et le mieux pour lui soit qu'il reste en dehors de cette histoire. Personne ne l'écouterait de toute manière. Chez les éclairs, on n'est pas accepté en tant que réel membre tant qu'on a pas fait ses preuves. Donc, quand le mot méprisable sonna dans ses oreilles, Arsenic resta immobile. Au vu de sa position juste à côté de Roman, il avait désormais choisi son clan et le brun ne le regretta pas. Si c'était ça la forte équipe, ce n'était pas grandiose. Une traitresse, une unmarked, un dictateur et un pauvre nouveau sans réelle importance. Si peu, d'ailleurs, qu'il l'ignora complètement quand il se rapprocha de son principal adversaire : Roman. Il était resté étrangement silencieux et ça ne ressemblait en rien à Arsenic, il était plus du genre à ouvrir sa gueule pour rien, participer avec véhémence aux divers débats et taper du poing quand on le contrariait. Mais là, son silence était équivoque. « Tu joues bien Tatsikov, je dois le reconnaitre. Tu sais parler, dire les choses et surtout bien faire comprendre ta position. Mais heureusement, j'ai trois coups d'avance sur toi, mon pote. » Un dernier regard vers Tom, sachant bien qu'il ne serait pas si débordant d'arrogance après ça. Il se retourna alors vers le reste de la salle, l'audience toute entière, peu à l'aise à l'idée de tourner le dos mais convaincu que c'était la chose à faire. « Mes amis et chers camarades. Vous vous êtes tournés vers moi dans la majorité pour que ce règne de terreur cesse. Je vous ai écouté. Longuement. Et je pense que vous n'êtes pas idiots. Vous savez comment cet espèce d'opportuniste à voler le trône de meneur à la succession normale de Krum. Les règles sont les règles, c'est un principe important chez les éclairs. Tout le monde sait que Krum a pointé du doigt quelqu'un pour prendre sa succession après son départ en fin d'année. En prenant le pouvoir, Roman a déshonorer la volonté de notre meneur. Pire que ça... Il prétend honorer sa mémoire alors qu'il ne fait que la salir. Nous étions tous fidèle à Nikolas. Il avait des tords sur certains sujets mais c'était un bon meneur. » Il s'arrêta et lança un long regard à Kira et Valéryia. Ils devaient attendre le bon moment pour présenter Soren en tant que meneur légitime sur le trône. Mais n'était-ce pas le bon moment ? Beaucoup était dans la confidence et jusqu'au bout Arsenic resterait en première ligne pour lui, son futur meneur. Il lui serait loyal jusqu'à la fin. Aussi, par respect, il préféra attendre qu'il fasse son propre grand retour. « Vous savez que je ferais toujours passer les éclairs avant mes propres intérêts. Si vous n'avons pas eu le journal mes amis, ne nous leurrons pas la face, c'est à cause de Roman. Il est clair qu'il n'a pas bougé le petit doigt pour avoir ce journal. Il remet la faute sur moi, sur vous. Pourquoi pas, c'est toujours plus facile de se porter en victime plutôt qu'en lâche. Mais figurez-vous qu'on l'avait ce journal, jusqu'à ce que Hedda et Priska se la jouent solo et aient comme projets de le voler pour les beaux yeux de Roman. C'est là que tout a commencé à partir en vrille et où on a commencé à se bagarrer pour avoir le journal. A cause de Roman. Ou pour certaines, je dirais pour les beaux yeux de Roman » Long regard en direction des deux blondinettes qui ont causés tous les problèmes. « Si Roman n'avait pas décidé de voler le pouvoir du jour au lendemain, on aurait un meneur légitime et jamais on ne se serait bagarré entre nous ce matin-là. On aurait agit ensemble, comme on le fait habituellement. Tous nos soucis ont commencé à cause de lui. Il a causé le désordre et la dispersion au sein de notre clan. »

Il finit par se retourner à nouveau en direction de Roman et le regarda avec un air fier, il était sûr de lui et ce qu'il comptait faire. Il allait le voir chuter et voulait voir sa tête quand il demanderait l'impossible.« Pour ça, je demande à l'organisation d'une élection pour le poste de meneur. Parce qu'à mon sens, je pense que si... La majorité a toujours raison. » Petit clin d'oeil à ses derniers propos quand il essayait encore de les convaincre de se taire et de le laisser régner. Il n'avait pas dit de nom à son concurrent principal, laissant toujours croire à Roman que ça serait lui, Arsenic Maslov qui l'affronterait. Finalement, la majorité aura sa peau et le ferait descendre de son piédestal.

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Love has a quiet voice
Cause love is a ghost you can’t control. I promise you the truth can’t hurt us now so let the words slip out of your mouth.

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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Ven 4 Déc - 16:53




Aux autres, pour les autres !
Mini-Event ⚜ Søren Von Helger & Nikolas Krum

La mémoire de Nikolas. Oh oui qu'il en était question en ce jour ! Mais de cette mémoire que l'héritier des Von Helger portait quotidiennement comme sa plus grande douleur, que restait-il vraiment ? Il n'ose parler tandis que tous se chamaillent tel des enfants indisciplinés pour savoir qui aura plus raison que l'autre. S'il le faisait maintenant, sa fureur les écraserait tous sans exception. Le chant des plaintes se poursuit. Ça braille, ça cri, ça s'insurge, pleuve les insultes et les mots de mépris. Serrer les dents, serrer les poings, se taire pour ne pas faire se briser le masque impassible qu'il porte et déjà son regard ne quitte plus celui perçant de celui qui avait été autrefois un ami. Manipulateur, Roman Tatsikov l'était, c'était certain, mais qui ne l'était pas au fond au sein de ce clan ? Tous, chacun à leur manière savaient tirer brillamment leur épingle du jeu et Søren le premier était sans doute le plus à même de rivaliser avec l'usurpateur sur ce terrain. Il ne le connaît que trop bien, il le connaît par cœur. Fourbe, sans scrupule. Seul compte le but à atteindre et cracher sur l'honneur pour cela n'est pas un gage de honte. Ils en avaient eu pourtant autrefois de l'honneur. Oui, il n'y a pas si longtemps, le Bulgare pouvait encore se féliciter d'être dans le camps de ceux qui comptaient les uns sur les autres, qui s'unissaient plus que tout autre individu en ces lieux derrière un même sceau et contre les autres. « N'oublie pas qui est le vrai ennemi. » L'aura protectrice de ce presque frère s'en revient murmurer ces mots au creux de son oreille en le souvenir de paroles prononcées de son vivant. Le véritable ennemi n'est pas celui que l'on croit. Il ne se trouve pas chez les autres, il se trouve en ton sein. Il est la gangrène qui dévore et ravage tout sur son passage. Voilà pourquoi celui qui avait été le bras droit de Krum durant toutes ces années avait fini par baisser les bras lors de la mutinerie et cessé dans le même temps de vouloir défendre l'indéfendable. Défendre le trio, défendre ceux que tu aimais, tout cela à quel prix ? Laisse le poison se répandre sans agir, en pensant simplement que le temps soulagera tes maux et c'est ta vie même qui s'en va, qu'ils enterrent. Lorsque la chair se putréfie ne reste qu'une solution, s'en défaire et Nikolas ne s'était pas défait de ceux là pour rien. En Hedda il avait conservé quelques espoirs, une rédemption promise. Søren le premier s'était senti pour le moins soulagé que de toutes ces pertes ait pu en être épargnée une, mais le regret s'en vient. Plus de pitié en ce jours, il boit chacun des mots qui fusent, s'en abreuve pour mieux faire gonfler le flux bouillant en lui. Et elle ouvre la bouche, enfin, cette femme à la blondeur fascinante, cette éclair seule qu'on a pardonné et sera sans doute un jour la sienne. Sa faveur à Roman, quelle surprise ! Mais autant de stupidité dans ses paroles, cela ne lui ressemble pas. Un sourire mauvais s'en vient se dessiner au coin de ses lèvres, en son for, l'enfant du Diable s'en devient vulgaire. Elle n'a jamais su sucer la bonne queue, elle s'en mordra les doigts. Elle parle de rage de vaincre sans même penser à qui vaincra l'autre. Elle parle d'indépendance. Es-tu vraiment si stupide ? L'indépendance n'est bonne qu'aux Unmarked et aux bannis. Pour l'homme qu'il est et qui s'est construit seul en ce monde, arrachant à la force de ses stratagèmes la légitimité qu'on avait voulu lui prendre, il saurait l'affirmer haut et fort : un meneur ne doit pas être indépendant, égoïste et égocentrique. Être meneur, il sait mieux personne ce que cela signifie. La solitude, l'angoisse. Combien de fois s'est-il retrouvé face à son défunt ami défait, se rongeant les sangs pour une décision devant être prise ? Réfléchir, toujours. Accepter le poids d'un rôle parfois trop lourd, accepter de porter la masse vers le sommet en prenant le risque d'une claque mémorable en cas d'échec. Voilà ce que signifie être meneur : penser aux autres, pour les autres, faire de l'ensemble une priorité avant même que sa propre personne. Roman est l'antithèse parfaite d'un bon meneur. Le pur contre-exemple de l'exemplarité qu'était Nikolas de son temps. Mais par dessus tout, outre la légitimité, s'en vient la seule et unique question : Qui suivrait les pas d'un homme incapable de penser à autre chose qu'à ses propres intérêts ? Autrefois, les gens du peuple se ralliaient sous la bannière d'un seigneur pour en gagner la protection, pour accéder au travail, à une situation. Qui serait assez fou ou masochiste pour vouloir obéir aveuglément à un individu si médiocre sans aucune compensation en retour. Le regard du jeune homme s'en vient se poser sur l'avocate du Diable, trahissant à son égard l'air le plus affligé du monde. C'est donc cela qu'on lui promet comme épouse ? Une femme forte, pleine de potentiel mais incapable de faire montre d'assez d'intelligence pour dissocier ses propres intérêts dans une situation lui étant déjà suffisamment hostile ? Elle n'ira pas loin dans la vie avec un esprit si étriqué, incapable de bon sens, mais a machine est en route, les décisions loin de Durmstrang se prennent entre de vieux amis réjouis. Il ne lui demandera rien en ce jour, ni lui, ni l'autre. Accuse ton arrogante présence en silence où c'est aux bras d'un Maslov bien moins bon que le notre que je te rends. Tu t'en mordras les doigts bien assez tôt. Aucun intérêt porté à celle qui ne porte même pas le sceau du clan et dont il se demande même ce qu'elle bien ficher ici. Elle évoque l'Ox perdu, le journal désormais en possession des Icebergs. Comment ne pas lever les yeux au ciel ? Est-elle aussi stupide que sa camarade ou simplement amnésique ? A-t-elle seulement oublié que sans leur vénale intervention le journal se trouverait ce soir en leurs mains ? Mieux vaux ne même pas s'étendre sur son compte, Roman a bien fait les choses. Se trouver les cerveaux les moins bien fournis et s'en faire des avocates. Joli coup. Ça ne suffira pas. S'élève alors une voix le faisant tiquer. Une autre traîtresse en somme, à sa façon. Il ne peut cependant qu'approuver ses mots. Les rancœurs ce soir doivent être laissées de côté et même celle qu'il a pu ressentir à son égard soudain se fait étrangère face à la véracité de ses propos, lesquels se voient soudain coupé par une terre pour le moins bien connu. Un gamin à l'esprit vaillant dont il sauva la vie il n'y a pas si longtemps. Son attention toute à lui, il sourit à le voir gesticuler et se tordre. Notre meneur. Tiens donc, le cadet du clan aurait-il reçu son propre lot de promesses ? « Pour ma part, même si cela doit impliquer de ramener les bannis dans le Clan et d'obéir à un chef qui est entré en fracassant la grande porte, je prendrai le risque. » Il ne le quitte pas des yeux. Pour une raison qui lui échappe, cet esprit là semble instable, constamment tourmenté. Il ne pousse pas le vice jusqu'à user de ses dons pour le lire, ce qu'il entrevoit est déjà bien assez clair. Pour la première fois, Søren Von Helger ouvre la bouche.

«C'est toujours plus facile d'obéir à un traître quand cela nous rapporte quelque chose en retour, n'est-ce pas Tommy ? »

L'attention du plus jeune retenue, c'est un sourire carnassier, un regard qui en dit long derrière ce surnom affectueux qu'il lui donne depuis le jour de leur rencontre, que lui tend Søren Von Helger. Une rencontre tumultueuse au cours de laquelle il lui sauva la vie. N'oublie pas cela le moment venu jeune Wilcotts car c'est aujourd'hui que tout se joue. Les intérêts que tu défends paraissent nobles, ils n'en ont que la forme dans la bouche de celui qui se prétend roi au nom d'une couronne factice fabriquée de ses mains. Ils n'ont même pas l'originalité d'être différent de ceux de tous. Quant à ce qui nous concerne, l'heure est venu de payer ta dette. Pour cette vie qu'il a sauvé, l'enfant du Diable n'a jamais réclamé son dû et ce, malgré les nombreuses demandes répétées de son cadet désireux de s'affranchir de son ardoise. Allez Tommy, c'est ce soir ou jamais, tu le sais bien. Ce dernier crache. Méprisables. Son sourire s'agrandit. Qui sont les plus méprisables des moutons suivant sagement le loup comme on leur a apprit ou de ceux qui s'y refusent ? Une voix s'élève à nouveau dans la masse, celle d'un homme et d'un ami respecté. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, il lui a toujours trouvé l'âme forte et bienveillante d'un meneur, un fait que Nikolas approuvait. « Il lui manque pourtant une chose essentielle  Sø'... - Laquelle ? - La volonté de porter le reste du groupe. » Quel dommage, celui-ci sait pourtant bien mener le lot et chacun de ses mots rendent soudain au Von Helger un peu de ce calme qui lui manquait. Des paroles censées, enfin ! Il était temps que cela arrive ! Point par point, Arsenic ramène la vérité aux yeux du clan, repend l'évidence comme l'on viderai un sceau d'eau glacé sur le malade se perdant dans sa fièvre pour le ramener à la raison. Cette unité que réclame Tatsikov n'est qu'un habile déguisement visant à imposer l'obéissance aux récalcitrants. Tous veulent retrouver l'unité faisant la force des Eclairs, tous sans l'ombre d'un doute se réunissent sous cette même idée que la division a assez duré et que la mutinerie doit prendre fin. C'est maintenant que tout se joue, c'est aux côtés d'Arsenic qu'il se tient à présent, plus droit que jamais. Qu'importe les mots fielleux de Roman et ses faux semblants, celui qu'il sait déjà son bras droit l'appui du regard tandis que lui-même s'en vient rappeler quelques évidences à ceux qui lui ont rendu un jour la famille qu'il n'avait jamais su former au sein de son propre sang.

« Cela va au delà d'une simple histoire de désaccord. Le pays dans lequel nous vivons élit depuis bien longtemps son chef d'état par vote. Pour se tenir au poste qu'est le sien, notre directeur a dû être nommé par une majorité. Nous ne sommes pas des sauvages dénués d'honneur et de principes comme ce cher Roman aimerait le croire, nous sommes des Hommes libres. Libres de choisir à qui donner notre confiance, libre de choisir sous quelle bannière nous rassembler. Gardez bien ces mots en tête : ceux qui crachent sur le principe même de démocratie et de légitimité, sont ceux en étant le plus dénués. Qui défend cet homme ? Celles qui demain se battront comme des chiffonnières pour prendre la place de la meneuse que vous avez choisi ! Celui à qui l'on a promis une bonne place au sein de ce petit cercle de vice ! Nous avons perdu une grande opportunité ce matin par la faute de cette dispersion alors non, celle-ci n'est pas futile. Nous sommes face à un réel problème, mais l'Ox est encore à notre portée au moins autant qu'à celle des Flammes et des Ombres qui se battent encore dehors ! Réglons ce problème une bonne fois pour toute et la partie reprend, il ne tient plus qu'à nous, advienne que pourra ! »

Faisant volte-face, c'est vers Roman lui-même qu'à présent il se tourne. Toi qui était mon ami, voit la petite ordure que tu te plais à devenir. Quel autre intérêt que le pouvoir dans ce titre que tu convoites ? Tu n'as rien à offrir à ceux qui te choisiront, il n'y a jamais eu que toi qui importe. Tu as pour toi un beau langage, cela ne suffit pas toujours à rendre aveugle une foule en colère. Les promesses stériles et intéressées n'ont que peu de poids face à la réelle volonté de guider autrui. Chante la voix de Nikolas en son for. « Penser aux autres, pour les autres. » Sous cette pâle couronne dont tu te fardes, il n'y a cependant que toi.

« Tu fais honte à notre clan, à ton propre clan et ce depuis trop longtemps. S'il te reste un tant soit peu d'honneur, soumet ta voie à l’élection comme l'on fait tous les meneurs passé par cette école depuis près de huit siècles et ce dans tous les clans, et cette fois-ci Roman, je ne prendrai plus ta défense. Cette fois-ci, Roman, je serai ton adversaire ! »

La voix de Nikolas résonne dans la sienne. Sa devise, celle qui faisait des Eclairs plus qu'un clan, une famille.

« Le choix aux autres, pour les autres ! »



©Aloysia M.




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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Dim 6 Déc - 6:13

WRATH OF THE THUNDER


Chaos isn’t a pit. Chaos is a ladder. Many who try to climb it
fail, and never get to try again. The fall breaks them. And some are
given a chance to climb, but refuse. They cling to the realm, or
love, or the gods…illusions. Only the ladder is real.

Roman finit son discours avec une résolution hors du commun. Il sentit que ses paroles avaient fait mouche. Chacun de ses mots avait atteint leur cible. De l’hésitation se lisait dans certains regards et il pouvait voir certains trembler. Le jeune homme avait touché un point délicat en parlant du deuil. Des larmes ne tarderaient pas à se poindre dans les yeux des plus sensibles. Pleurez si cela peut vous faire du bien. Il est normal que cela prenne un certain temps pour que le clan ne se remette de ses blessures. Roman était en mesure de comprendre. Il accompagnerait chacun sur le chemin de la guérison. Il posa sa main sur l’épaule d’un plus jeune et se mit à sa hauteur. Il le rassura sur le futur de son clan avant de lui ébouriffer les cheveux. Était-ce cela, faire partie d'une famille ? Était-ce cela, avoir un petit frère ?

Le silence respectueux qui régnait dans le quartier général fut brisé par des applaudissements. Hedda se tenait dans le pas de la porte. Les visages se tournaient vers elle. Roman laissa le membre de son clan pour faire face à la demoiselle. Cette dernière jouait entre sarcasme et sous-entendus. Roman écouta son discours. Hedda savait manier les mots tout aussi bien que lui. C’était pour cela qu’il l’avait autant aimée. Il pouvait créer n’importe quelle histoire : la Scandinave embarquerait, la ferait vivre, transformerait le mensonge en réalité. Roman inventait la forêt et Hedda y rajoutait les monstres. C’était pour cela qu’ils formaient un duo aussi redouté. Curieux, fouineurs, manipulateurs, ils s’étaient bien trouvés.

Priska entra dans le quartier général. Le meneur lui rendit son sourire avant que la jeune femme n’enchaîne sur le concept de famille. Cela eut pour effet d’émouvoir les passions. Valeryia prit la parole. Elle accusa le jeune homme de trahison envers leur ancien meneur et du déchirement de leur famille. Roman était justement en train de recoller les morceaux en ce moment. Il baissa les yeux quand elle ajouta qu’il n’avait pas d’amour pour le clan. Croyait-elle vraiment ce qu'elle disait ? Roman avait tout sacrifié pour les Éclairs. Mais le pire demeurait ses paroles envers Priska. Dégoulinantes de méchanceté gratuite au point de lever le cœur du meneur. Personne ne les aimait, Hedda, Priska et lui, mais en ce moment, il se disait que personne ne pouvait vraiment prétendre aimer Valeryia. Roman prenait la peine de proposer au clan quelque chose, et elle rejetait tout en disant qu’il avait des discours tous prêts. Que peux-tu faire de mieux, très chère ? C’est facile de succomber au nihilisme et de rejeter toutes les solutions. Roman faisait de son mieux et elle crachait sur ses efforts. C’était des paroles comme celles de Valeryia qui détruisaient la famille des Éclairs.

Abygail renchérit. Elle lança les mêmes arguments que Tom avec plus de vocabulaire et de politesse. Roman était surpris de voir la nouvelle prestance de la Droskaïa. La petite suicidaire était devenue une femme de talent. Il avait toujours su qu’elle serait forte. Une partie de lui était fière de voir qu’il ne s’était pas trompé. Elle le déçut un peu quand elle parla de Priska. Pourquoi te rabaisses-tu au niveau de Valeryia ? Tu étais si bien partie sur ta lancée… Le meneur n’eut même pas le temps de répliquer. Tom prit la parole en prenant position pour lui. S’il avait une force en particulier, c’était bien la force de ses mots. Roman sentait presque la victoire sur son palais. Même en se forçant, il n'aurait pas pu être aussi sec que son condisciple.

Arsenic s’avançait  cependant vers lui. Il le dominait de sa hauteur, mais Tatsikov savait pertinemment bien lui être supérieur. Alors pourquoi ne pouvait-il cesser de douter ? Pourquoi était-il si certains que le clan choisirait le brun en tant que meneur plutôt que lui ? Roman leva les yeux vers son pire ennemi, par défi. Ce dernier rappela les volontés de Krum avant de revenir sur le sujet du journal. Et il ramena alors le sujet des élections.

Soren conclut finalement la danse. Il invoqua le sujet des hommes libres en confondant toutes les notions de famille et de politique. Ses comparaisons ne tenaient pas la route. On pourrait tout aussi bien comparer des pommes avec des planètes. Dans toutes les cultures, autant sorcières que moldues, on prend parti pour un chef politique parce que ce dernier peut nous rapporter quelque chose. Voterais-tu pour quelqu’un qui ne te fera aucune promesse ? Von Helger avait beau avoir une bouille d’ange et de beaux poils de menton, cela ne changerait rien s’il ne rapportait pas au peuple ce que ce dernier désirait.  Il finit sa longue tirade en faisant volte-face vers lui. Ce mouvement était aussi ridicule que sa dernière réplique. Les Éclairs étaient les moutons. Soren était le berger. Roman était le loup. Voilà comment vous avez exposé le problème.

Je me permets de faire une petite digression nécessaire pour la suite de la lecture : pourquoi un berger élève-t-il des moutons ? Pour le lait, pour la laine, pour son bénéfice personnel. Soren privait les Éclairs de leur liberté. Il prétendait être le berger qui les protégerait, mais il ne les laissait aller nulle part. Il les isolait et les cloitrait. Roman était le loup qui faisait miroiter les idées de liberté au sein des Éclairs. Il inspirait peut-être la peur, mais une fois que son clan aurait découvert la forêt, qu’il aurait aidé chacun de ses membres à se faufiler au travers des branchages et des feuillis, les Éclairs verraient que diverger du droit chemin pouvait parfois mener vers un eldorado. Tatsikov était un meneur innovateur, qui voulait que le clan aille de l’avant. C’était les traditionnalistes et les loyalistes qui empêchaient le progrès. Le jeune homme prit une bonne respiration. On lui en avait tellement dit. Mais c’était les mots de son ancien ami qui lui faisaient le plus mal. Fissure dans l'armure ? Vous auriez aimé. Roman observa son compagnon de marché noir.

« C’est bizarre de dire que je fais honte au clan quand on prend en compte le fait que c’est toi qui a toujours voulu que je rejoigne les Éclairs. Tu savais que s’il y avait quelqu’un qui pouvait mener ce clan vers la victoire, c’était moi. Tu ne t’es jamais intéressé à l’Ox, So’. C’est moi qui ait passé toutes ces soirées à le rechercher avec Nikolas parce que tu n’en avais rien à faire. » S’il avait été un bon bras droit, s’il avait été aussi fidèle qu’il ne le prétendait envers leur ancien meneur, il ne se serait jamais suicidé. Soren était peut-être la raison pour laquelle Nikolas s'était tué. Roman avait assez de considération pour ne pas lui dire ses mots. Il n'aimait pas la souffrance gratuite. Observant longuement la foule, le meneur reprit la parole.

« Ce journal… Je me demande presque si c’est une bonne chose que nous ne l’ayons pas. Avant de dire quoi que ce soit, sachez que je suis tout autant pénalisé que vous. Ce journal ne contenait cependant rien d’autre que des pistes de recherche. Il appartenait aux Ivanov, il appartenait à notre clan, certes. Toutefois, il peut n’y avoir dedans que des faussetés, des fausses interprétations qui finiraient par nous biaiser. Les Ivanov ont presque trouvé l'Ox. Par manque d'informations ou indice mal interprété, cela, nous ne le saurons probablement jamais. » Ils devaient se rappeler de la prophétie qui disait que l’Ox serait trouvé cette année. Pas dans la génération des Ivanov ; dans la leur. Ce journal ne leur était d’aucune utilité parce qu’il appartenait au passé. Ce n’était pas leur savoir. C’était leurs connaissances actuelles qui permettraient au meilleur clan de trouver le précieux artefact. Roman reprit.

« Non, jusqu’à présent, nous avons trouvé nos propres indices et nos propres interprétations nous-mêmes. Si les Icebergs doivent se fier à des écrits appartenant à d’autres personnes parce qu’ils sont incapables de réfléchir par eux-mêmes, alors soit. Nous valons mieux que ça. » Dire que le clan qui valorisait le plus la connaissance se reposait sur des indices qui ne leur appartenaient même pas… Cette mêlée montrait que tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins. Les bleus sacrifiaient l’essence même de ce qu’était leur clan en ouvrant ce journal qui n’était pas le leur. Ils crachaient sur les huit siècles de meneurs qui les avaient précédés. Roman restait fidèle aux principes des Éclairs. Il avait cela en sa faveur. Il continua à exposer son point de vue.  

« Nikolas disait qu’un bon meneur devait avoir la volonté de porter le reste du groupe. Hedda et moi avons passé des années à étudier nos propres indices. Nous n’avons volé le travail de personne et nous n’avons jamais abandonné. Même après mon bannissement. Nous avons continué nos recherches et celles-ci portent finalement leurs fruits. Nous sommes à deux doigts d’écrire l’Histoire. Nous sommes à deux doigts de trouver l’Ox. » Il était fier du chemin qu’il avait parcouru avec la jeune fille. Même si Roman avait passé le mois de mars à lancer des piques à la demoiselle, ils avaient réussi à oublier le passé et aller de l’avant. Pardonner. Ne jamais oublier. Mais pardonner. Roman observa Hedda un moment. Il la laisserait s’exprimer sur la suite. Parce que maintenant, il n’était plus seul. Il avait son clan. Il n’aurait plus jamais besoin de marquer son indépendance. Roman reporta son attention sur les Éclairs.

« Mais nous ne pouvons plus avancer sans vous. Il est normal pour une famille d’avoir des différends, mais soyons plus forts que nos malentendus. Cette division, cette notion d’individualistes unis dans un but commun, c’est ce qui fera ultimement notre force. Les autres clans pensent que nous passons notre temps à nous battre entre nous. Surprenons-les. Nous avons l’avantage de l’effet de surprise. Prouvons-leur qu’ils ont tort en nous unissant et en criant à l’unisson. Écrivons cette Histoire, notre Histoire, ensemble ! » Ils devaient retrouver leur unité pour pouvoir livrer bataille aux autres clans. Diviser le clan en deux ne leur ramènerait rien. Il était le temps pour chacun des partis de cesser de se mener bataille. Les loups ne se mangent pas entre eux. Il était temps pour ces derniers de chasser ensemble. Roman hurla.

« Le choix à nous, pour nous ! » Sa voix résonnait dans le quartier général. Lui qui était si tranquille montrait en ce moment l’impétuosité que l’on associait aux verts. Il avait la fougue et l’indépendance. Il avait maintenant la confiance de hurler haut et fort ses convictions. Le pouvoir aux autres et pour les autres ? Cette phrase qu'avait prononcé son camarade marquait une scission entre les Éclairs. Elle renforçait l'idée des deux partis ; il fallait la remettre au goût du jour. Si la voix de Nikolas avait résonné en celle de Soren quelques minutes plus tôt, c’était celle de tous les anciens meneurs qui habitaient celle du leader actuel. Pendant un bref moment, Roman sentit une chaleur réconfortante dans son dos et un peu cinglante, comme de l’électricité statique. C’était comme si son sceau venait de reprendre vie. En s’affirmant aussi clairement, Roman ne venait peut-être pas de rendre légitime sa position de meneur, mais il affirmait son statut d’Éclair, tout comme Varenkova l’avait fait en hurlant dans le quartier des Flammes. Il avait dit au début de cette altercation ne jamais avoir vu autant d’Éclairs dans la même pièce. Les choses seraient différentes, maintenant, et ce, pour le meilleur du clan. Il s'en faisait la promesse.


(c) AMIANTE

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my heart wants blood
Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.


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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Mar 22 Déc - 1:01

» The wrath of the thunder

― tous les Eclairs ―


“ ― On considère le chef [...] comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char „ • W. Churchill

Elle ne pouvait le nier, et cette réalité la rendait malade. Folle de rage. De jalousie. Elle le haïssait avec tant de force que reconnaître une vérité aussi douloureuse était aussi insupportable que d'assumer avoir prit une vie innocente. Roman Tatsikov, ce nom résonnait dans son âme, appelant à la guerre, à la haine passionnée, au meurtre. Il était un menteur, un voleur et le comédien le plus doué qu'elle ai jamais connu. Maître dans l'art de la manipulation, elle-même était rendue incapable d'ignorer les mots qui sortaient de son infâme bouche, leur véracité et leur portée. Il avait cette éloquence rare qu'ont les véritables meneurs de troupe, ce don de faire croire à n'importe qui n'importe quoi, du pire jusqu'au meilleur.

Ce soir, Harmorica aurait aimé ne déceler que le pire dans ses paroles empoisonnées, mais malheureusement, une étrange lueur ressortait de toutes ces ténèbres que cerbère débitait sans même douter un seul instant de son succès. Une lueur sourde, obsessionnelle, qui rendait tout plus compliqué et qui plongeait la sorcière dans un passé qu'elle ne parvenait à oublier, dont elle ne pouvait pas se détacher.

Ses pensées furent troublées par des interventions variées. Tom, cet Éclair opportuniste, n'avait rien de mieux à faire que suivre Roman, c'était dans son sang, dans son âme et cela n'avait rien de surprenant. Son regard sombre sur elle ne fit même pas ciller Harmorica. Ses yeux se concentraient sur celle qui se tenait aux côtés du diable, cette prêtresse maudite qui lui avait tout donné avant de tout lui reprendre. Cette dame de fer qu'elle haïssait autant qu'elle aimait passionnément et irrévocablement. Elle aussi elle avait souhaité l'oublier, l'enterrer mais l'existence à l'humeur sombre et il offre rarement la possibilité de répliquer. Harmorica ne pouvait nier son attirance pour Hedda, malgré toute la souffrance qui en ressortait, malgré la rage qu'elle nourrissait à la voir se pavaner à côté de Roman. Et voilà qu'elle avait convié Priska. Cette traîtresse bannie du clan au même titre que son fourbe et clinquant voleur de trône... Cette fille avait autrefois été son amie mais Harmorica peinait à se souvenir ce qu'elle avait juger bon chez cette sorcière immorale. Les mots cinglants de Valeryia et d'Abygail à son encontre arrachèrent un léger sourire à l’Éclair.

Cependant... il y avait toujours ce doute qui subsistait, ce doute atroce qui noyait ses idées dans la peur et qui poussait son cœur brisé vers son responsable. Ses responsables. Ses yeux brillaient de tant d'étoiles qu'elle était devenue parfaitement incapable de s'en détourner. A chaque battement de son cœur, celui d'Harmorica en ratait un et à chaque fois, elle entendait quelqu'un s'exprimer, tenter de défendre sa position, de relever son camp. Mais elle... elle ne voyait que cette poupée de cire au sourire machiavélique, qui semblait savourer l'instant, sans doute, sans parjure, juste cette promesse de réussite gravée au fer rouge sur son âme. Cette promesse que Roman serait son Salut, sa gloire, son pouvoir.
Peut-être avait-elle raison. A la regarder ainsi, si sûre d'elle, pavanant aux côtés de son prince noir, Harmorica ne pouvait réprimer la jalousie qui lui nouait les entrailles. Sa gloire aurait dû porter son nom, et non celui de ce Tatsikov. Ce sourire aurait du lui revenir, non pas à lui. Et pourtant... pourtant alors que les épopées lyriques de chacun se poursuivaient sans discontinuer, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de hurler intérieurement contre ce doute qui la tiraillait, encore et encore. Et encore.

Bientôt, les choses allaient se confirmer. Tom fut le premier à prendre clairement position auprès de Roman parmi tous les Éclairs qui s'étaient réunis en ce jour. Un court instant, Harmorica ne pu s'empêcher de se dire que celui qui était parvenu à ce miracle portait le nom d'un traître, cela n'en demeurant pas moins un miracle. Enfin, Arsenic, qui s'était tenu à son côté pendant tout ce temps, reprit la parole avec cette passion qu'elle lui avait toujours connu et qui, étrangement, avait toujours été la source de leur désaccord, jusqu'à peu encore. Il demanda des élections, en bonne et due forme, comme il était de mise dans ce clan et dans tous les autres. Un moyen de donner la parole à tous, sans exception, et une solution qui permettrait qu'aucun ne craigne le courroux de l'une ou l'autre partie. Ce vote, Harmorica l'avait attendu depuis bien longtemps, et elle savait qui allait se tenir face au loup noir. Sa voix s'éleva dans le silence de la foule. Soren était, après Nikolas, l'homme à qui elle tenait le plus sur terre, et qui s'apparentait à une âme sœur. Nikolas, Harmorica et Soren avait longtemps été un trio d'amis très proches et soudés, qui se comprenaient facilement et qui ne connaissait que rarement de différends. Jamais la jeune Éclair n'avait pu choisir entre ses deux frères. Soren était si semblable à Nikolas que cela en était effrayant. Sa voix vint faire écho aux murmures qui hantaient son âme, résonnant contre les cimballes de ses souvenirs, comme le glas pétrifiant d'un passé trop sombre pour mériter de resurgir.

Elle le regarda s'avancer, affirmer sa position face à Roman. Elle le vit grand et majestueux. Puissant. Lumineux. Parfait. Et lorsque ses yeux croisèrent son sourire confiant venu appuyer ses mots emplis d'un pouvoir intense, elle compris que le Soren qu'elle voyait là ne serait plus jamais sien, plus jamais rien, si elle le laissait aller plus loin dans la folie qui avait autrefois été celle de son meilleur ami. Harmorica l'aimait avec tant de force qu'elle se sentait le devoir de le protéger de tout ce qui pourrait venir porter atteinte à sa protection et il lui suffisait d'imaginer le corps désarticulé de Nikolas pour transformer les doutes qui la rongeaient depuis de longues minutes en certitudes affirmées. Elle ne laisserait pas les ténèbres lui prendre à nouveau sa raison d'exister. Depuis le suicide du meneur des Éclairs, rien n'avait plus eut de sens pour la jeune femme. Hedda était apparue sur le front comme un phare guidant ses pas et elle s'était laissée porter par sa lumière rassurante et réconfortante jusqu'à ce qu'elle ne s'éteigne soudain, la coulant sans ménagement et ne lui laissant alors plus qu'une seule et unique raison d'avancer : la quête qu'elle menait depuis son arrivée aux côtés de Nikolas et de Soren. Cette quête qui lui avait volé bien des nuits, faisant écho aux réalités exprimées par Roman lorsqu'il évoquait ses propres recherches, à lui et Hedda. Cette quête qui, elle le savait à présent, lui avait volé Nikolas. Nul n'était plus vil voleur que cette noirceur qui habitait les cœurs de ceux qui étaient prisonniers des murs de cette école. Un regard en direction de Soren suffit à Harmorica pour savoir que si Nikolas avait succombé aux ténèbres, lui ne pourrait pas plus y résister et qu'alors elle perdrait TOUT.

Sans qu'elle ne s'en rendre réellement compte, son regard continua de contempler le sourire de Soren, sa détermination, sa grandeur prête à éclore et à essaimer. Elle l'aimait tant que c'en était indécent. La vision de son corps sans yeux, de ses yeux vides la poussèrent à se détourner et c'est sur Roman qu'elle se replia. Lui qu'elle se moquait de voir disparaître, qu'elle rêvait de voir six pieds sous terre. Lui qui les mènerait à la victoire sans qu'elle n'ai à craindre de le perdre.

« Tu es l'être le plus empli de folie que j'ai pu rencontrer, Roman Tatsikov. Ta soif de puissance n'a d'égale que ton éloquence qu'il est impossible de nier. Je te hais, à un point qu'il t'es inconcevable d'imaginer. Tu as souillé la mémoire de Nikolas. Tu as volé leur liberté aux Éclairs et à présent tu voudrais faire croire qu'il n'en était rien en la leur rendant. Tu dis ne vouloir que la gloire du clan, trouver l'Ox pour eux, rassembler ces âmes autour d'une seule et même cause qui sera la tienne mais aussi la leur. La nôtre. Nikolas n'est pas mort, il s'est tué, et je ne peux m'empêcher de croire que ce geste n'était ni la conséquence d'une quelconque faiblesse, ni même la lâcheté d'un homme désespéré... je crois que c'était cette puissance, cette gloire et cette grandeur qu'il portait si bien mais que son cœur ne pouvait supporter. Le tiens est aussi noir que les abysses. Il pourra supporter les ténèbres qu'imposent cette voie que tu as choisie. »

Son regard se porta vers Hedda, qu'elle savait aimer et qui éveillait pourtant toujours en elle une douleur insoutenable. Cette souffrance lui servit à s'encourager. Encore un peu plus. « Sois maudis, sorcier, toi qui mènera notre clan à la victoire et à cette gloire qu'il réclame depuis toujours et qu'il a si souvent touché du doigt. Tu es le monstre qu'il nous faut en ces temps de guerre. Une guerre qui ne doit plus engager les membres de ce clan mais au contraire, les rallier. On dit de l'Ox qu'il recèle un pouvoir infini et éternel... on dit également que ce pouvoir est sombre, dangereux. Seul quelqu'un comme toi saura être en mesure de l'assumer et de le contrôler, en rester inchangé. Tu es le seul à pouvoir nous offrir cette folie glorieuse. Le seul suffisamment dénué d'amour, de principes et de conscience pour parvenir au bout de tout ceci. »

S'adressant ensuite à tous les Eclairs, elle posa cette question que tous se posaient « Que voulez-vous ? Un meneur légitime ? La justice ? Ou l'Ox. L'Ox et son pouvoir. L'Ox et ses promesses. L'Ox que nos ancêtres et nous-même recherchent depuis des siècles et auquel il nous semble permis de croire aujourd'hui ! »

Harmorica appuya ses derniers mots par un regard sombre et déterminé à celui qu'elle exposait alors. Après un moment de silence, sans quitter son homme des yeux, elle haussa le ton et rappela à elle toute sa force et son courage pour parvenir à poser l'ultime question qui la rendrait coupable aux yeux de ses amis et de ceux qui avaient crus en sa loyauté sans faillir ; « Qui pour Roman Tatsikov ? » Un instant, elle demeura muette, silencieuse et figée, puis sa main se leva, lentement mais sûrement, alors que son regard embrasait celui de cet homme qu'elle rêvait de voir détruit à ses pieds. « N'oublie pas la haine que je te porte », criait-elle à travers les flammes. « N'oublie pas à quel point je t'aime », semblaient-elles vouloir dire à Soren lorsqu'elle osa se tourner vers lui pour affronter la réalité qu'elle venait de lui dévoiler sans préliminaires.

A présent, elle était aussi une traîtresse. Au même titre que Priska. Au même titre qu'Hedda. Au même titre que celui qu'elle venait de pousser sur le devant de la scène, alors que son âme toute entière targuait de le pousser dans le gouffre sans fond de sa haine et de l'y voir se consumer lentement.


― made by hope ―

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You're my favorite kind of night
On that lonely night you said it wouldn't be love but we felt the rush. It made us believe it there was only us convinced we were broken inside, inside. ϟ harmedda
 

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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Jeu 31 Déc - 18:37



THE WRATH OF THE THUNDER

Elle avait beau avoir essayé, leurs âmes semblaient perdues à tout jamais. Ils ne cessèrent de s'enfoncer les uns les autres par la suite, c'était partout dans leur attitude, dans un regard transperçant, dans un geste de dégoût, un soupir agacé. Ils ne voulaient pas s'entendre, ils ne leur laissaient pas le choix. Il leur fallait quelqu'un comme Roman, leur comportement le prouvait. Ils leur donnaient raison en se montrant si insoumis, stupides, ni plus ni moins que des oiseaux brailleurs. Si seulement ils prenaient la peine de contempler le spectacle désolant qu'ils livraient, peut-être qu'ils cesseraient d'être aussi sourds. Dommage qu'ils ne soient pas muets, plutôt. Ça leur aurait épargné bien des ennuis.
Quelques minutes plus tard, Priska fit son apparition. Hedda accrocha immédiatement son regard, un sourire sincère accroché aux lèvres. C'était si bon de la revoir ici, au QG. Son QG, contrairement à ce qu'essayèrent de dire Valeriya et Abygaïl. Elles ne valaient pas mieux que les autres, n'ayant ouvert la bouche que pour cracher leur mépris là où ils essayaient de calmer les tensions. Ce n'étaient que des fauves affamés, prêts à se bouffer mutuellement. Coup de griffes et coup de gueule, les répliques cinglantes fusèrent. De toute évidence, la seule présence de Priska avait suffi à agacer cette bande de moutons égarés.

Hedda sentit sa patience s'amenuiser tandis qu'ils prenaient tous la parole pour réclamer ceci ou cela, sous tel ou tel prétexte. Ils avaient tous de belles raisons sur papier mais dans les faits, ils détruisaient toute l'estime qu'elle leur portait encore. Ils se conduisaient comme des gamins capricieux à qui on aurait piqué leur jouet. Ne voyaient-ils donc pas que Roman tentait de les réunir, de recentrer leur intérêt autour de l'Ox? Le discours qu'il fit était très éloquent, concis et séduisant. Il savait y faire dès qu'il s'agissait de trouver les mots justes, c'était un talent indéniable. Et cette fois, Hedda se laissa captiver par sa répartie. Elle baissa ses remparts et reçut chacun de ses arguments en pleine gueule, comme une bourrasque puissante. Par Merlin, il avait tellement raison. « Le choix à nous, pour nous ! » Il hurlait, opposé aux lubies de Søren jusqu'au bout des ongles. En repensant au baratin de ce dernier, la norvégienne ne put s'empêcher d'être déçue. Il avait essayé de l'avoir, ce fourbe. Il avait voulu jouer sur leur relation, sur les promesses de leurs familles. Mais il n'avait pas compris qu'elle ne ferait pas deux fois la même erreur. Elle avait déjà trahi ses amis une fois, et elle en avait retenu la leçon. Plus jamais. Ne serait-ce que pour Priska. Priska qui était revenue vers elle, qui lui avait pardonné, son amie qu'elle venait tout juste de récupérer. Søren ne pouvait pas rivaliser avec les sentiments puissants que la demoiselle éprouvait vis-à-vis de ses deux amis. Ils formaient un tout. Une fois détruit, brisé, mais depuis : indestructible.

Soudain, elle entendit une voix trop familière s'élever. Tout au long de son discours, Hedda ne broncha pas. Elle l'écouta avec attention, avec un intérêt croissant même. Et puis elle sembla ne s'adresser plus qu'à elle, et son coeur se serra. Elle se joignait à leur cause, elle était des leurs. Hedda esquissa un sourire, comme pour la rassurer. Elle se doutait que son annonce n'allait pas plaire, qu'on allait la traiter de tous les noms, de vendue, de traîtresse. Elle était déjà passée par là, elle lui montrerait, elle l'aiderait. C'était la seule jusqu'à présent qui avait fait preuve de bon sens, sans compter Tom qui avait cessé d'hésiter pour suivre enfin Roman. Hedda ne put contenir sa fierté, elle sentait que la révélation d'Harmorica allait en faire douter plus d'uns. Elle avait demandé qui était pour Roman, elle avait amorcé les élections tout en prenant parti pour le dictateur. Ils se pensaient si soudés jusqu'à présent, c'était comme si l'opposition n'avait pas le droit de changer d'avis. Arsenic et les autres, tous, ils avaient fait passer ce débat pour une guerre entre les méchants et les gentils. Mais c'était tellement plus que ça, tellement plus compliqué.
Alors que quelques uns réalisaient qu'ils avaient le droit de changer de camp, Hedda s'avança en direction de Roman. Elle était prête à renchérir, prête à les provoquer jusqu'à ce qu'ils comprennent. C'était leur clan, ils l’aimaient tous avec la même passion ; alors pourquoi tout ce cinéma, pourquoi cette comédie affreuse et inutile, de surcroît? Elle était plus que fatiguée de se battre pour convaincre des gens qui ne voulaient pas trouver de solution, qui préféraient se bouffer la gueule au lieu de s'écouter. Après avoir échangé un regard entendu avec Roman, elle laissa échapper un long soupir d'exaspération. « Laisse tomber, Harmorica. Tu es la seule qui ait été assez intelligente pour questionner tes positions, et si tu t'es rendue compte que seul Roman pouvait nous mener à la victoire, les autres ne l'ont pas encore compris.  »

Elle croisa le regard de Priska et ce fut comme un encouragement, c'était si réconfortant de la voir là, à ses côtés. Auprès de son clan. Ensemble, ils étaient forts, invincibles. Tous les Eclairs, unis, ils formeraient une famille redoutable. Ce que Roman avait dit était vrai, ils n'avaient pas besoin de ce stupide journal, ils avaient déjà leurs propres pistes. Ils avaient passé des nuits entières à chercher l'Ox et elle était certaine que ce n'était pas pour rien, ils ne pouvaient pas avoir fait tout ce chemin pour rien. Pas pour se voir refuser le pouvoir de l'Ox à cause de cette guerer ridicule. Le pouvoir de cet artéfact était tellement plus puissant et désirable que celui que conférait le titre de meneur, personne ne se soucierait plus de ce conflit à la con une fois l'Ox trouvé. « Pourtant ce qu'il a dit est vrai, nous avons toutes nos chances dans cette quête. Nous avons des pistes, des éléments solides auxquels nous raccrocher. Et puisqu'on ne vous demande pas de nous croire sur parole, on va vous le prouver.  » Elle défia la foule du regard, consciente qu'ils étaient tous en proie aux doutes. Ils se regardaient, peu assurés, méfiants. Soudain, devant l'air serein du trio, ils ne savaient plus où se mettre. Afin de profiter de cette vague d’hésitations qui gonflait, menaçait le château de sable de l'opposition, Hedda renchérit. « Nous vous invitons à nous suivre pour explorer l'une de nos pistes les plus solides. Vous êtes libres de nous suivre ou de rester ici ; ceux qui désirent voir ce que Roman leur réserve viendront avec nous chercher l'Ox, mais nous n'obligerons personne. C'est votre choix.  » Elle croisa le regard de Roman, et à son expression, elle sut qu'il approuvait cet ultimatum. Les autres n'avaient plus qu'à se positionner. Cette fois, c'était l'action qui prônait sur les beaux discours.
 

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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Dim 10 Jan - 17:57


The wrath of the thunder
“This is family. And you'll learn that you don't get to choose your family, never. If you're lucky, you'll get along with them. But if you're not, you can destroy each other in a blink.”

O
ktavia retenait un long soupir qui menaçait à chaque seconde de s'échapper de ses lèvres serrées. Elle en avait assez. En vérité, elle ne savait même pas ce qu'elle faisait là, pourquoi elle était venue. Par devoir, à n'en pas douter, certainement la seule chose qui la retenait à ce clan qu'elle n'avait jamais désiré. Toutes ces années, elle avait enduré tout ça, les rares réunions et l'association de son nom à celui des Eclairs, et elle ne s'en était jamais plains. Après tout, elle avait bien choisi à son arrivée : son clan la laissait relativement en paix et seule, comme elle le désirait. Mais depuis quelques mois, tout s'était enchaîné et elle se retrouvait au milieu d'un conflit qui n'avait rien à voir avec elle. Elle se fichait bien de Krum, Dolostei, Tatsikov et compagnie. Qu'ils se débrouillent avec leurs gamineries et leurs envies de pouvoir. Comme si tout cela avait une réelle importance.

E
lle avait envie de hurler parfois, de leur demander s'ils se rendaient compte du ridicule de leur petit jeu. Que croyaient-ils ? Que leur position au sein du clan leur permettrait d'être quelqu'un ? Qu'ils y gagneraient quelque chose ? C'était pathétique. Durmstrang n'était qu'une école, et eux de simples morveux encore trop jeunes pour être d'une quelconque utilité en-dehors de ces murs. Ils voulaient se donner de l'importance alors qu'ils n'en avaient aucune. Si elle avait su qu'elle aurait eu à subir cela, Oktavia n'aurait pas hésité une seule seconde à quitter l'école une fois son diplôme en poche. Ça, ça aurait été utile. Bien plus qu'écouter des babillages au sujet d'une couronne ou d'un conte pour enfants. Le clan, l'Ox... autant de concepts qui lui filaient la migraine dès qu'elle en entendait parler.

E
t ils étaient là, sous ses yeux, à se disputer comme des enfants, se cachant derrière des mots et trop lâches pour oser faire ce qu'ils désiraient vraiment - pour la plupart, tuer Roman Tatsikov. Elle les observait, assise sur les marches de l'escalier, silencieuse dans l'ombre, comme à son habitude. Elle savait que personne ne lui demanderait son avis, que personne ne remarquerait sa présence : ils savaient à quoi s'en tenir avec elle. Elle savait que certains se demandaient derrière son dos pourquoi elle faisait partie de ce clan si elle s'y investissait si peu. Ils ne pouvaient pas comprendre. Une seule personne l'avait pu, et Oktavia se demandait à présent si cela avait été vrai un jour.

L
e soupir quitta enfin ses lèvres, noyé dans le brouhaha de la salle. Elle en avait marre. Après les règlements de compte puérils, la proposition inutile d'un vote, voilà que Sorensen annonçait avoir une piste pour l'Ox. Bien. Si cela leur faisait plaisir de courir partout à la recherche d'un mythe, que grand bien leur en fasse. Elle n'avait pas de temps à perdre avec ces enfantillages, et elle en avait d'ailleurs déjà trop perdu. Sans un bruit, Oktavia se leva et quitta la salle pour se diriger vers son dortoir. Le livre sur son chevet était bien plus prometteur que les têtes de gobelins qui s'égosillaient dans le quartier général.
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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Mer 13 Jan - 15:31

En prononçant sa demande, Arsenic était persuadé que ça changerait absolument tout pour son clan, que les masques tomberaient et qu'une fois enfin, Soren pourrait intervenir et agir comme le vrai meneur des éclairs. Il n'était pas trop tard pour lui, pas trop tard pour le futur des siens, pas trop tard pour agir bien et dans l'intérêt de tous. Sans grande surprise donc, Soren s'avança et se présenta comme le successeur de Nikolas ; son discours était éloquent, plein de bonnes paroles et de justesse. Il en sonnait comme une véracité qui manquait atrocement au clan depuis la prise de pouvoir de Tatsikov. Il était la bonne personne pour ce poste, il mènerait les éclairs au sommet de leur puissance, peut-être arriverait-il même à trouver l'Ox afin de légitimer davantage sa position. Il mettait surtout le doigt là où le silence s'était fait : la démocratie et l'indépendance si précieuses aux valeurs des éclairs s'en étaient allées le jour où Roman s'était déclaré chef et où il avait commencé à agir comme tel, sans demander aux autres ce qu'ils en pensaient. Ca ne marchait pas comme ça et ça ne marcherait comme ça. Les élections étaient la meilleure manière de faire parler la voix des siens, de cesser les conflits idiots et de rétablir une solidarité propre à leur groupe. Ils n'étaient peut-être pas aussi liés que les flammes ou les icebergs qui étaient juste une grande famille recomposée mais ils étaient malgré tout une union, une définition propre d'un clan, partagé entre l'indépendance de chacun et les devoirs et loyauté créés par ce clan. Et il fallait que cette prise de pouvoir cesse, que Roman retourne chez les unmarked et que Soren devienne chef de clan. Arsenic était sûr que la majorité l'entendait de la sorte, beaucoup était resté fidèle à Krum, même après sa mort. Et pour cause... Quel meneur, faisait-il ! Son meilleur ami avait tellement fait pour son clan, tellement donné. Si bien qu'il avait fini hanter par ses regrets et tourmenté par le poids des responsabilités. C'était un homme bien, peut-être trop et il n'avait pas supporté les fautes et les échecs, la perte de l'un de siens. Il prenait trop à coeur ses responsabilités. C'était un meneur qui avait le sens du devoir et qui savait reconnaitre ses erreurs. Il restait la fierté des éclairs, qu'importe son dernier acte en tant que vivant. Et Arsenic voulait qu'on se souvienne de lui ainsi, il voulait préserver sa mémoire et lui rendre hommage en mettant Soren sur le trône.

Chose faite, il retournerait à ses vieux démons, retrouverait avec joie l'ombre du château et les soirées à boire et à se battre. Il n'était pas dans son élément ici, il se sentait trop à l'étroit, trop pleins de bons sentiments qui ne lui ressemblaient pas. Et pourtant, il restait. Impliqué de cette mission qu'il s'était donné et qui lui tenait à coeur. Roman prit la parole et Arsenic se retint au mois dix fois de ne pas lever les yeux au ciel. Manipulateur et bon orateur, il avait tout pour devenir le futur dictateur. Merlin, personne n'était dupe ici, tout le monde savait qu'il n'y avait rien de plus que le pouvoir qui l'intéressait. Jamais il ne ferait passer l'intérêt du clan avant les siens, il était beaucoup trop égoïste. Ceux qui voteront pour lui se mordront à coup sûr les doigts. C'était cependant amusant de le voir patauger, de le voir autant se raccrocher à ses bonnes paroles quand il était maintenant sûr de perdre lesdites élections. Jamais personne ne votera pour lui. Pas quelqu'un de sain ou d'intelligent en tout cas. A peine prendrait-il le pouvoir que la honte s'abattrait sur eux tel la foudre. Les éclairs prenaient garde à leur réputation, combien de fois Arsenic avait failli rejoindre les unmarked et être banni juste à cause de son tempérament violent ? Longtemps, ça avait été lui le mouton noir, celui qu'on voulait voir partir. Et loin d'être rancunier, Arsenic se battait aujourd'hui pour eux et à leurs côtés. Mais il le savait, ça ne serait pas pour rien. Roman se perdait, il voyait les siens lui tourner le dos au fur et à mesure et il se raccrochait donc à ses mensonges, ses promesses d'être à deux doigts de trouver l'Ox. Menteur. Le jour où lui trouverait l'Ox, les poules auront des dents et Arsenic deviendrait prêtre. Pas demain la veille, donc.

Et puis, enfin... Trahison. La voici, la voilà, belle comme la nuit et pourtant si froide et si vile. Harmorica Laymon. Il avait presque failli l'apprécier et la considérer comme une amie. Celle avec qui il ne s'entendait que sur un balais. Ils s'étaient battus côtes à côtes durant la quête du journal et avait mené front commun contre Roman et elle baissait les armes, non sans un regard pour Hedda, afin de les rejoindre. Il l'observait attentivement, prêt à voir une once de culpabilité mais rien n'y faisait, elle était déterminée à les achever par derrière. Tout le monde savait quel poids elle formait dans la résistance contre Roman et voir qu'au dernier moment, elle changeait d'avis n'était pas sans conséquences. Elle venait tout simplement de donner une chance à Tatsikov de remporter les élections, elle venait de tendre la main à l'ennemi au moment où celui-ci avait été sur le point de suffoquer seul à cause de ses actes et mensonges. La colère grondait. Il avait pourtant bien du mal à s'imaginer autant peiné par la trahison d'Harmorica. Ses poings se contractèrent et au moment où elle leva la main en faveur de Roman, le bulgare se retint de ne pas aller l'étrangler sur place. Fais donc ta traitresse, un jour tu regretteras tes actes et paroles et je serais là à te regarder brûler. Un jour, tu auras besoin de moi et je te tournerais le dos en te rappelant ce jour où tu m'as abandonné. C'était trop, beaucoup trop. Pourtant personne ne semblait concentré sur ce qu'elle disait, quelques mains se levèrent mais pas assez. Cela voudrait-il donc dire que les élections étaient terminées et que la majorité venait de parler ? Non, bien sûr que non. A peine le temps de compter les mains levées qu'Hedda arriva immédiatement sur son cheval blanc dans une veine tentative pour rattraper quelques voix. Elle voulait emmener le clan dans une quête, une chasse mystique à travers le château car elle en était sûre : ils avaient trouvé l'Ox. Autour de lui, des exclamations se firent entendre et un brouhaha satisfait empli la salle d'une joie différente : tous les croyaient. Arsenic croisa le regard de Soren en sachant une chose : aujourd'hui ne serait pas le jour de remporter des élections. Tout ce que son ancienne petite-amie venait de faire, c'était de gagner du temps. Mais ça ne durerait pas. Ils allaient se ridiculiser et simplement faire perdre leur chance d'être légitimer. Pourquoi pas... Ils se noieraient tout seul et il espérait qu'Harmorica se noierait avec eux. Il aperçu Priska et Hedda ouvrir la marche tandis que certains les observaient d'un air lointain, perplexes. Bon sang, les éclairs étaient si facilement influençables ? Si oui, c'en était fini d'eux. Il n'avait pas envie d'assister à ça, de se faire trimbaler par cette bande de guignols à droite et à gauche en suivant leurs soit-disant théories. C'était ridicule. Ca sautait aux yeux qu'ils faisaient juste ça pour gagner du temps et essayer d'en recruter deux ou trois au passage. Grand bien leur fasse, il avait d'autres projets pour la soirée. « Si ça vous amuse de suivre ces trois andouilles dans tout le château, faîtes donc ce que vous voulez. Notez juste que c'est juste un simple divertissement pour éviter l'élection, Hedda veut simplement gagner du temps, pas vrai ? » fit-il en soupirant, excédé. Il se dirigea donc vers la porte en doublant les supposés meneurs de cet attroupement. Il passa alors juste à côté d'Harmorica et s'arrêta à ses côtés. « Un jour, tu regretteras de t'être prononcée aussi facilement pour Roman parce que crois-moi, c'est tout sauf un meneur. Il est juste assoiffé de pouvoirs et il est sans limites. Le jour où tu t'en rendras compte, je ferais tout pour que tu sois seule et que jamais personne ne t'écoute. Le jour où Roman sera démasqué, je jure que tu tomberas avec lui car tout ceci sera de ta faute. » lui murmura-t-il à l'oreille, prenant garde que personne ne l'entende. S'il détestait bien une chose, c'était la trahison et l'hypocrisie. Il continua d'avancer et au moment où il ouvrit la porte, se retourna une dernière fois. « Appelez-moi quand vous revenez à la raison et que vous voulez organiser des élections qui pourront dégager les fesses de cet imposteur de notre clan. En attendant, j'vais au trois trolls si ça intéresse quelqu'un de s'y bourrer la gueule avec moi. » fit-il dans un dernier salut, en se baissant face à la foule pour une prestation qu'il aurait faite. Bande d'idiots. Puis il claqua la porte et se mit en marche vers son bar de prédestination, suivant l'ombre d'Oktavia qui venait, elle aussi, de les laisser à leurs naïves idées.
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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Jeu 14 Jan - 2:32




The Wrath of the Thunder.
(prévert) Ж Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.

Une ombre.
Un murmure.
Un souffle.
Et un sourire qui s'esquisse doucement sur mes lèvres.

Moi qui pensais que cette réunion tiendrait de l'ennui le plus pur, que rien d’intéressant ne s'y passerait... Manifestement je me trompais. J'étais venue à reculons, prenant plus l'excuse de voir Soren que de participer à ce qui allait, soit disant, changer la face du clan. Si tous les Eclairs n'étaient pas présent, assurément je ne serais pas venue.

Je me fiche de leur guerre.
Je me fiche de leurs ambitions.
Seule la mienne m'importe.

Mais, alors que je me demandais si je pouvais partir en silence, comme une ombre, l'agitation gagna la salle -et mon intérêt, elle parcouru les corps qui frémissaient et s'animaient sous les coups qui pleuvaient comme un déluge. Les ennemis ne lâchent toujours pas les armes. Et moi, je continue de me délecter du spectacle. Quand Roman parla pour la première fois, je sus que je m'étais trompé. Finalement ce ne serait pas si ennuyeux..

Le sourire que j'affiche du bout des lèvres est fin et imperceptible, caché par les ombres doucereuses où je me terre. J'ai choisi de me placer loin de toute cette assemblée, derrière les faibles d'esprits qui vacillent sous les paroles assassine et les meneurs qui crachent leur venin depuis trop longtemps contenu. Le coin parfait  pour admirer le spectacle sans menacer de dévoiler mes intentions qui pourraient se lire sur mon visage -et, je l'avoue, pour filer en douce au cas ou... Au final, on assiste plus à un règlement de compte qu'à une réunion au sommet. Le doute plane, il se glisse tel un serpent qui s'enroule sinueusement autour de sa proie peureuse à travers l'assemblée.  

Je ne sais pas encore quoi faire, tiraillée entre l'envie de rendre Soren jaloux en allant vers son pire ennemi, et la sagesse de rester dans son camp. Après tout, ce serait une trahison... Et pour ce que j'avais prévu, il fallait que je fasse avancer mes pions avec doigté et intelligence.

Une trahison, la mienne, n'était pas de mise.
Harmorica par contre...

Alors que la situation semblait tourner en rond, les protagonistes s'acharnant plus à balancer dans le tas les quatre vérités des uns et des autres -Roman en particulier en prenait pour son grade, Harmorica lança la pierre de la Trahison dans cette mare déjà bien agitée.

Mon sourire s'élargit.
Je me retins d'éclater de rire.

Voila qui devient intéressant. Si on m'avait dit que cette demoiselle retournerait sa veste, ne serait-ce que quelques minutes plus tôt, je ne l'aurais pas cru. Surtout pas elle à vrai dire... Mon regarde glisse instinctivement vers Soren, il l'accroche et ne veut plus le lâcher. Comment vas-tu réagir? Comment vas-tu avancer tes pions maintenant? Hedda a ébranlé les êtres faibles, il ne reste plus qu'a les cueillir. C'est finement joué. Je ne peux qu'applaudir devant un tel avancement de ses pions sur l'échiquier géant qu'est devenu cette salle.

Mais fini de s'amuser, c'est maintenant à la Prêtresse du Vice de jouer. Alors, d'un geste fluide, je me décale de ce mur sur lequel je reposais et j'avance dans la lumière de la salle d'un pas sur et calculé. Le sourire a disparu de mes lèvres à l'instant où mon corps s'est mouvé. Lentement, alors que les tirades continuent d'aller et venir comme des poignards, je choisi mon camp et, comme une ombre, je me place de son côté.

Le sien.
Soren.

Ne flanche pas. Ne vacille pas. Tu n'en as pas le droit.
Tu es notre leader.


Le regard que je lance au trio est aussi assassin que celui que celui que j'adresse à Harmorica. Ce que j'en pense au final importe peu. Seul compte ce que j'affiche en public. Seul compte ce que lui en pensera. C'est pour cette raison que je me tiens à de son côté, comme un roc inébranlable. Puis Arsenik s'en va, enfin. L'occasion tant espérée, je ne me fais pas prier, je la saisie au vol. Même si l'amusement avait fini par pointer le bout de son nez, je me dirige à mon tour vers la sortie. Bougeant quasi silencieusement les lèvres quand j'arrive devant Soren, c'est un murmure qui en sort, inaudible, sauf pour lui.

«On les détruira.»

Un souffle quand je passe la porte, comme libérée.
Et c'est un sourire qui se dessine.

© Silver Lungs/AMIANTE
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Statut du sang : Sang PurMessages : 793Date d'inscription : 12/04/2014Localisation : Cherche à se sentir libre encore et encore, au dépend de sa sécurité
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Jeu 14 Jan - 21:27

The wrath of the thunder
Despite what happened tonight, I can’t beat you. Because the only way to beat you is to become you.
And I’m better than that. Or, at least, I want to be.

Après avoir parlé, la démone aux cheveux d'ange recula dans l'ombre, pour continuer son observation sans participer une seconde fois. Elle avait dit ce qu'elle avait à dire pour le moment, autrement dit, elle était neutre et elle le clamait haut et fort. Et ce même si certaines personnes lui en voudrait de ne pas prendre partie pour l'héritier légitime de ton cher Nikolas, alias Soren. Oui, elle le savait très bien que si la place de chef de clan devait revenir à quelqu'un cela ne pouvait être que pour lui, car il était le bras droit de Nikolas, et ce dernier avait toujours montré ses intentions de le voir lui succéder. Pourtant, aujourd'hui c'était Roman qui portait le titre de meneur car il l'avait pris, mais cela n'empêchait pas l'Eclair blond de se prononcer neutre. Elle ne voulait pas de ce conflit, elle voulait que la paix revienne au sein du clan pour qu'elle puisse retrouver cette famille qu'elle chérissait tant avant que tout ne vole en éclat. Mais voilà, personne hormis Ludmila ne semblait désireux de voir le clan retrouver son unité d'autrefois, comme si leurs petites querelles étaient plus importantes que l'unité du clan que Nikolas avait toujours mis en avant. Les Eclairs sont unis pour frapper au sol et cela devrait toujours être le cas. Pourtant, a ce jour ce n'était pas le cas, et cela faisait hérisser les poiles de Aby qui voulait les secouer pour qu'ils comprennent la stupidité de leurs actions.

Mais elle ne fit rien, elle écouta calmement tout ce qu'ils avaient à dire, Tom, Arsenic, puis Soren qui s'avança avec prestance pour montrer son désir de succéder à son ancien meilleur ami. Et il avait beau être tellement attirant visuellement avec son torse bien droit et son regard particulièrement déterminé, elle n'arrivait pas à le visualiser à la tête du clan. Oh elle adorait Soren, mais la charge de meneur le changerait du tout au tout, et elle ne savait que trop bien comment elle avait changé Nikolas pour finalement le tirer vers la noirceur et le pousser à sauter…Alors qu'à sa différence, Roman était déjà tellement plongé dans les ténèbres que rien ne pourrait plus l'atteindre et de ce fait, il porterait cette charge de meneur avec distinction et ne vacillerait pas. D'ailleurs, il se mit à parler, avec son charisme habituel, et la démone aux cheveux d'ange su alors que même si elle n'appréciait pas particulièrement sa manière d'être monté au pouvoir, il se trouvait être la personne toute désignée à les mener en ces temps troublés. C'est alors que Harmonica parla et Abygail fut particulièrement surprise de voir que ses propos correspondaient en tout point à ce qu'elle pensait à cet instant. Il fallait croire qu'elles n'étaient pas proches pour rien toutes les deux, car elles avaient le don d'avoir la même vision des choses.

Harmorica leva la main pour Roman et Abygail comptait la suivre lorsque Hedda pris alors la parole en annonçant qu'ils avaient des pistes solides pour l'Ox et que ceux qui le désiraient pouvaient les suivre. Et bien évidemment, ses actes faisant échos à ses pensées, elle se décala une nouvelle fois du mur et se mit à avancer vers Harmorica, lorsque soudainement Arsenic se mit à parler. Il était écœuré par le retournement de situation et pris comme décision d'aller se saouler à la Taverne des Trois Trolls. Mais Abygail, elle, décida de rester, et elle s'approcha alors de Roman. Plantant son regard dans le sien, avec cette expression digne du sang qui coulait dans ses veines. « Ma décision va peut-être en choquer quelques uns, mais je vous suis jusqu'à vos pistes. S'il y a une infime possibilité que vous ayez trouvé la bonne piste pour l'Ox, alors vous êtes les personnes qu'il nous faut à la tête du clan, car capable de nous mener jusqu'à la victoire. » Puis après quelques instants, elle ajouta. « La seule chose que je demande. Plus de divisions au sein des Éclairs. Comme l'a dit Priska avant, » Elle tourna alors son visage vers cette dernière en lui faisant une mine d'excuse, car elle s'était quelque peu emportée avant en lui parlant de cette manière, et elle ne voulait pas que ça envenime la situation. « Nous sommes une famille et cela devrait rester comme tel »
AVENGEDINCHAINS

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Quel sera-t-il, mon bonheur
Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? A qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


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