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 MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder

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BAND-AIDS DON'T FIX BULLET HOLES
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BAND-AIDS DON'T FIX BULLET HOLES ☽

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : résolument purMessages : 3430Date d'inscription : 07/07/2011Localisation : Dans le noir
Ҩ MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Mer 23 Sep - 19:39

Eclairs

les jedis versus les siths


« Les petites querelles entre clans, les Eclairs en avaient par dessus la jambe. Déchirés par une guerre froide et calculatrice, le journal leur est paru sans la moindre importance. A tort ou à raison? Ce serait une question pour plus tard. Le soulèvement de Roman avait fait couler beaucoup de salive et brisé bien des voix, il était temps pour Kira et ses supporters de prendre la situation en main. Ils devaient comprendre.

Coincés dans leur QG, l'heure de la confrontation était arrivée. Si penser que Roman dévoilera ses cartes est une illusion du plus haut ordre, il est toujours permis d'espérer une régulation de la situation. « Mais qu'ils abandonnent, c'estpas dieu possible. On a déjà perdu totalement la main sur le journal à cause de leurs conneries. » souffle une cinquième année, du haut de toute sa sagesse. Mine de rien, une partie du clan se rassemble sous ces mots, blâmant les plus démocrates de leur récente défaite. « Comment peut-on trouver l'Ox si on est même pas un clan uni? Il est temps de cesser les enfantillages et d'admettre que rien de ça n'est légal. Il y a des lois. On doit les respecter. » continue un garçon plus âgé, ferme et froid. Roman n'est pas légitime, pense t-il. Cette prise de pouvoir opportuniste est dégoûtante. Et pourtant. Ils tremblent tout de même, tremblent de savoir que même s'il y a élection, il est trop tard pour qu'un autre candidat prenne la relève. La vérité est, quel candidat au poste de meneur y a t-il? Qui saura convaincre mieux que Tatsikov, le manipulateur né?

Dans la bataille de pouvoir, tous les Eclairs possèdent une prédisposition innée. Les loups se battent contre les loups, alors qu'ils devraient aller chasser. La porte d'entrée claque, et le glas de la confrontation a sonné. »

Explications

Vous ne comprenez jamais rien


Vous l'avez compris, c'est l'occasion pour les deux côtés du clan de s'envoyer des choses gentilles dans la tronche. L'issue de ce mini-event dépend entièrement de vous, et de vos arguments.

Du côté Kira, vous voulez de la justice. Vous voulez quelque chose d'officiel, et l'arrêt de cette pseudo guerre qui n'a aucun sens, alors que vous devriez combattre l'ennemi. Chez les partisans de Roman et Hedda, tout ce que vous voulez, c'est rester au pouvoir. Vous avez votre chef, ils ont les leurs. N'oubliez pas qu'il n'y a jamais eu d'élection de chef de clan, Roman s'est imposé naturellement avec son don, et a profité brillamment de la situation de deuil. Est-il trop tard pour arriver à un compromis?

Faites attention à l'arrivée des PNGs et aux sorts qui peuvent fuser. Si l'ambiance est au règlement de compte, elle doit rester maîtrisée. ON NE TUE PERSONNE. Faites valoir tous vos arguments.

It's game time.



hate me for all the things i didn't do for you Ψ
“The one thing that always tore us apart is the one thing I won't touch again. In my sick way I wanna thank you for holding my hand up late at night, when I was busy waging wars on myself you were trying to stop the fight.”
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Vainqueurs
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Vainqueurs

HOMINUM REVELIO ϟ
Statut du sang : Pur, mais ce n'est pas important, la valeur d'une personne est dans ses actionsMessages : 798Date d'inscription : 20/05/2015Localisation : Au sommet du monde
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Dim 4 Oct - 7:19

WRATH OF THE THUNDER

Ils nous ont tous accusés.
Ils nous ont tous accusés de vouloir faire avancer le clan.

Ce sont les gens qui sont restés fidèles aux morts et qui refusent de faire un pas en avant. Ce sont eux qui nous empêchent d’avancer. Ouvrez les yeux. Nikolas est mort. Deux mois se sont écoulés. Les plus nostalgiques d’entre vous se diront que nous aurions eu le journal si Krum était encore de ce monde. Ai-je vraiment besoin de vous dire mon opinion à ce sujet ? Si ce meneur de pacotille vous voyait, probablement souhaiterait-il mourir une seconde fois devant une telle incompétence. Regardez votre comportement. Ce ne sont pas mes conneries qui vous font perdre le journal autant que votre refus d’ouvrir les yeux. C’est facile de dire que j’ai pris le pouvoir de façon opportuniste et dégoûtante. Reporter la faute sur les autres. C’est un comportement de bambin.

La meilleure plaisanterie qu’il m’ait été donné d’entendre est le fait que le clan des Éclairs soit désuni. Si vous vouliez avoir un clan uni, vous n’aviez qu’à rejoindre les Ombres. Ou encore les Flammes. Eux aiment se réunir et festoyer ensemble. Mais ils ne sont pas comme nous. Notre force a toujours résidé dans notre individualité. Nous sommes individualistes et c’est en unissant nos forces individuelles que nous nous plaçons au-dessus des autres clans. Nous nous adaptons à tout. Que ce soit facile ou difficile. Jamais nous n'abandonnons.

Nous sommes les enfants du printemps. Nous sommes de ceux qui croient en la renaissance. Nous sommes de ceux qui éclosions de la terre. Ils ont tenté de nous enterrer et nous allons leur prouver que nous sommes des graines. Plantes prêtes à conquérir toutes les étendues terrestres. C'est en avançant que nous deviendrons plus puissants et que Krum retrouvera la paix.

Les Éclairs sont sa famille.
Et ils se livrent une éprouvante guerre civile.

Si vous avez réellement aimé Nikolas...
Ne détruisez pas ce qu'il y a de plus cher à ses yeux.

***


Roman était accoté contre une fenêtre. Ses coudes reposaient sur le bord de celle-ci alors que la lumière se frayait durement un chemin pour illuminer les couloirs. Le jeune homme lisait la lettre que ses grands-parents lui avaient envoyée ce matin avec un sourire narquois aux lèvres. « Nous sommes au courant. » Les sorciers avaient manifestement jugé inopportun de demander des nouvelles de leur petit-fils. Il fallait dire que ces derniers ne les portaient pas vraiment dans leur cœur. Roman les avait confrontés pour restituer la fortune de ses parents à leur famille. Mais pour eux le verdict était clair ; les Tatsikov étaient une famille de traîtres à leur sang.  

« Nous sommes au courant. » Une formule laconique qui ne voulait rien dire. De quoi pouvaient-ils être au courant ? Il y avait tellement de choses que Roman pourrait se reprocher. Cela partait du gamin de deuxième année qu’il avait bousculé en se rendant en classe à la mutinerie. Cette formule avait pour but de le faire douter. Il le savait. Son pouce frotta le parchemin alors que le jeune homme relevait ses yeux clairs en direction du lac. Tant de secrets subsistaient au fond de ce dernier.

Roman plia la lettre et la rangea dans sa poche. Aucun regret ne venait le hanter. Si on lui proposait de modifier son histoire, il ne lui apporterait aucune modification. Son bannissement lui avait permis de se détacher de tout ce qui était peu important. Il savait maintenant où focaliser son regard et en qui croire. Rien de mieux que des moments difficiles pour faire un tri dans sa vie. Le remous des vagues sur la surface du lac confortait le jeune homme dans son idée.

Il se retournait et ne tardait pas à trouver sa bonne humeur. Chacun de ses pas dans le couloir résonnait dans un avertissement silencieux. Penser que la famille de son père lui enverrait une lettre. Comme quoi on en voyait des bonnes tous les jours.  Les mots ne le hantaient pas. Ils étaient aussi vagues que le professeur de divination quand il parlait de poser des questions à une chandelle. Puis il se fichait bien de ce que pouvaient penser les autres. Winchester – pour ne nommer qu’un exemple -  le regardait avec une hargne et une insistance renforcée sans raison apparente. Ces regards, il les connaissait. Il savait le prix du pouvoir. Il ne serait jamais prêt à l’abandonner.

Roman avait confiance en lui. Son dos droit et sa démarche témoignaient de son assurance. Le monde tournait dans sa paume.  Il lui manquait seulement à dominer son clan pour que toutes les pièces ne soient enfin à leur place. Cela est beaucoup plus par orgueil que par réel souci de cette supposée famille. Ces incapables avaient failli à obtenir le journal. Le dernier espoir qui restait au meneur était Ivanov ; autant dire que cela ne représentait rien du tout.

Ce mec se fichait de la quête autant que de Lipovski. Pauvre petit glaçon qui sentait son cœur fondre pour un mec sans-cœur. Il serrait les dents en pensant aux Icebergs. Il serait si facile de persuader Andreï de trouver une façon d’en capturer une et de la torturer jusqu’à ce que celle-ci dévoile toutes ses lectures… mais il ne le ferait pas. Peut-être un peu par égard pour Cassandra. Son clan avait été puissant. Il méritait le journal. Et il ne ferait par conséquent rien pour le ravoir. Il était ainsi. Respectant les plus forts. Roman était un bon perdant. Mais seulement face à de bons adversaires.

Il poussa la porte de son QG pour retrouver ces couleurs vertes qui ne lui inspiraient pratiquement rien. Roman considérait son clan davantage comme un moyen que comme une famille. Beaucoup pourraient le lui reprocher. Il haussait les sourcils en ouvrant la porte. Tout le monde était réuni. Un spectacle rare. « Eh bien. » fit Roman d’une voix modulée, un sourire étirant ses lèvres fines. « Ça fait longtemps que je n’ai pas vu autant d’Éclairs dans la même pièce. » Les Éclairs ne sont pas un clan aussi uni que les autres. Roman peinait à se rappeler du nombre de réunions que ceux-ci avaient pu avoir dans le passé. Les seuls rassemblements dont il se souvenait était la mutinerie ainsi que la réunion pour le bannir du clan avec Priska. Comment avait-il pu oublier un moment aussi important ? C'était... impardonnable.

Mais soit. Le ton du meneur avait été mordant. Les gens qui parlaient de leur clan comme une seconde maison le faisait rire. Car lui, acerbe enfant, savait ce que cela faisait d’être chassé hors du nid. Loup solitaire, il se faisait alpha quand cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas fait partie d'une meute. Mais cela ne pouvait-il pas finir par présenter un avantage ? Roman n'avait rien volé. Son talent, sa persuasion, sa place en tant que meneur. Farouche, il ferait tout pour la conserver. Absolument tout.

Le jeune homme se laissa tomber dans un fauteuil et croisa les jambes. La suite des choses était presque aussi prévisible que le déjeuner du lendemain. Il était manifestement temps de laver son linge sale en famille.

(c) AMIANTE



my heart wants blood
Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.




Dernière édition par Roman V. Tatsikov le Dim 6 Déc - 5:19, édité 1 fois
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Dim 4 Oct - 16:39

Le journal leur avait échappé. Et pourtant, ils avaient tout fait pour essayer de l'avoir, ils étaient restés solidaires jusqu'au bout pour atteindre ce but commun. Certains d'entre eux - comme Arsenic - avaient même finis à l'infirmerie. Un peu trop entreprenants, probablement. C'était un problème qu'ils avaient en commun avec les flammes ; ils agissaient avant de penser, frappaient comme l'éclair et observaient postérieurement leurs erreurs commises. Mais cela ne leur avait jamais empêché d'avancer, de progresser, de trouver des indices et d'élaborer des théories sur l'Ox. Non, le problème venait d'autre part. Et Arsenic savait très bien quelle était la source des différentes erreurs qui avaient fait que le journal leur échappe. Aussi, déterminé à régler les choses une bonne fois pour toute, le brun marchait à vif allure en direction de son qg, sachant pertinemment ce qu'il devait faire maintenant. C'était le moment et il n'aurait peut-être pas d'autre chance de le faire. Il devait rejoindre Kira au plus vite. Et ça, malgré la douleur qui partait de sa jambe pour remonter jusqu'à son estomac. L'infirmière lui avait ordonné de rester couché et de se reposer. Quelle idée ! A peine avait-il apprit leur échec qu'il s'était échappé en douce pour rejoindre les siens.
De toute manière, c'était un bagarreur, il avait l'habitude des bleus, os cassés, égratignures et plaies encore ouvertes et saignantes. Mais qu'est-ce qu'il s'en fichait. Il était motivé et motivé par l'idée qu'il était grand temps d'agir et que l'échec qu'ils avaient subis était la preuve irréfutable qu'il lui fallait pour se débarrasser de la mauvaise herbe.

Celle-ci ne représentait personne d'autre que Roman Tatsikov. Cet espèce de guignol sortis des tréfonds des unmarked qui avait prit le pouvoir à la mort de Krum. La démocratie s'était transformée en dictature. Et parce qu'il méprisait ce genre d'agissement et aussi parce qu'il savait que son meilleur ami ne tolérait pas de le voir sur son trône, il faisait tout depuis pour que ses fesses de lâche retourne chez les anonymes. Il n'avait pas sa place dans ce clan, tout le monde le savait, tout le monde le disait mais peu agissaient. En peu de temps, Kira, Valéryia et Arsenic avaient formé ce que les autres appelés "La Rébellion". Charmant petit surnom qui en disait long sur leur plan. Personne ne savait qui pouvait prendre la place de Roman mais le trio le savait, eux. Et en attendant que le successeur de Nikolas prenne sa place via un réel vote, Arsenic était là pour distraire. Pour faire croire que c'était lui qui lui volerait sa place de meneur, que c'était lui le plus grand adversaire de Roman. Avec sa grande gueule, qui aurait pu mieux agir que lui ?

D'un pas vif, il pénétra rapidement dans son qg et fut soulagé en voyant que Kira et Valéryia avait déjà tout organisé pour une petite réunion. La majorité des éclairs étaient présents et c'était un spectacle assez rare. D'ordinaire, ils ne se réunissaient qu'en cas d'importance majeure. Ils avaient tous un emploi du temps assez chargé. En le voyant arriver, sa fausse petite-amie vint le saluer, rassurée de voir qu'il était visiblement toujours en vie. Arsenic croisa ensuite le regard d'Harmorica et il lui fit un bref mouvement de tête avec ce qui ressemblait plus ou moins à un sourire. Bien qu'ils ne s'étaient jamais appréciés en dehors du terrain de Quidditch, elle lui avait sauvé la vie durant l'épisode du journal et il n'était pas prêt de l'oublier. C'était elle qui l'avait amené à l'infirmerie et qui s'était occupée de ses blessures le temps que l'infirmière prenne le relai. Il s'avança vers le centre de la foule et rejoignit Kira, pour parler stratégie tandis que certains lui serraient la main ou lui donner des tapes amicales dans le dos. Depuis la mort de Nik, jamais Arsenic n'avait eu autant de succès. Du vilain petit canard des éclairs qui avait souvent être exclu de son clan pour mauvaise conduite, le voilà devenu le héros qui essaye de le sauver des griffes d'un tortionnaire.
Tout autour de lui, Arsenic entendait des bribes de conversations endiablées, un brouhaha qui l'empêchait de parler distinctement avec sa meneuse. Et, d'un coup... Le silence. Tout autour de lui, ce ne fut plus que le calme plat. Il ne mit que quelques secondes à comprendre pourquoi. Son altesse royale venait de rentrer dans le qg et les observait d'un air calme. « Eh bien. » Voilà qui n'annonçait rien de bon. Du coin de l'oeil, l'éclair aperçut un jeune deuxième année se reculer doucement dans la foule pour ne pas être aux premières lignes et s'afficher face à la colère de l'imposteur. C'en était ridicule. « Ça fait longtemps que je n’ai pas vu autant d’Éclairs dans la même pièce. » rajouta-t-il d'une voix mordante, qui sous-entendait bien des choses. Il sentit Kira réagir sur le côté mais l'en empêcha. Son rôle était clair, elle devait faire profil bas. Si quelqu'un ici devait s'avancer pour fermer le bec de cet espèce de troll à l'égo surdimensionné, c'était lui. Il ne craignait en aucun cas Roman et n'avait pas peur de prendre ses coups - ou tout du moins, ses cinglantes paroles - pour les autres.

Tandis que ce dernier prenait place sur un fauteuil face à eux, Arsenic s'avança en se glissant entre ses camarades.« Probablement parce que t'es pas un éclair et que t'as pas l'habitude de voir un clan soudé. Ca marche comme ça chez les unmarked, non ? Vous êtes tous éparpillés un peu partout sans savoir trop quoi faire de vous-mêmes, hein ? Ca doit tellement te manquer... » supposa-t-il d'une voix forte pour que Roman l'entende bien. Certains murmurèrent quand d'autres préféraient prendre du recul face au duel qui allait se présenter. Une fois de plus, le brun apparut en toute première ligne et esquissa un grand sourire à son soit-disant meneur. Roman ne semblait pas surprit de le voir, comme s'il s'y attendait presque. Il faut dire, depuis le temps qu'ils s'affrontaient, tous les deux...
Croisant les bras, il fronça les sourcils et prit tout son courage entre ses mains, sachant qu'il y avait des gens qui comptaient sur lui :« D'ailleurs, pourquoi ne lèverais-tu pas tes fesses de ce fauteuil pour rejoindre le clan des sous-merdes de traitres que tu es, où le pouvoir est prit par la force et non pas par les voix légitimement données par un ensemble de personne, hein ? Parce qu'ici, c'est pas comme ça que ça se passe. T'es pas chez les sauvages. Et clairement, tu comprends pas. J'sais pas comment c'est chez les unmarked et j'veux pas le savoir mais t'es personne, mon gars, donc arrête de te croire au-dessus de nous et retourne d'où tu viens parce qu'ici, t'es le leader de personne et tu veux que j'te dise ? Personne te respecte. » lâcha-t-il une bonne fois pour toute. Maintenant, l'abcès était percé et ça ne restait plus qu'au sien de faire le reste et d'approuver ses dires. Roman serait forcé de partir, de retourner chez les unmarked, là où est sa place depuis son renvoi des éclairs. De toute manière, comment pouvait-il rester après avoir raté l'opportunité de se faire accepter comme meneur par les autres ? Il n'avait pas eu le journal et ça donnait pile l'occasion à Arsenic de le mettre sur la sellette. « De toute manière, tu t'es mis à la porte tout seul, petit. Tu pensais être le plus fort, le plus intelligent ? Mais regarde, tout ce qui se passe depuis que t'es arrivé, c'est des tensions dans notre clan. Et on a pas besoin de ça. A cause de toi, on n'a pas eu le journal. Ca prouve une fois de plus que non seulement t'as pas ta place chez les éclairs comme Krum l'avait dit, mais en plus... Pour être meneur, faut en avoir plus que ça dans le pantalon. Moi, tout ce que j'vois, c'est un mec paumé qui essaye d'inspirer ses troupes par la peur et non pas par le respect. Et tu vois... C'est là où tu fais erreur, c'est pas en effrayant les plus fragiles de notre clan que tu vas réussir à te faire une place, ici. Donc toi et ta blondasse, vous devriez retourner chez les anonymes et vous faire tout petits le reste de votre scolarité. Ca m'parait être un bon plan, non ? » En vrai, il n'avait rien contre les unmarked mais il avait besoin de les rendre insignifiants pour blesser et insulter la fierté de Roman. Il avait besoin de le secouer de tous les moyens possible pour l'ébranler et le faire partir d'ici aussi vite que possible. Dans le fond, il n'avait aussi rien contre Priska mais son retour chez les éclairs étaient, tout comme Roman, inadmissibles. Ils avaient été bannis, le clan avait voté pour et c'était leur sanction pour avoir essayé de retourner le pouvoir et essayer de faire une mutinerie. C'était d'ailleurs la preuve que ces gens n'étaient pas fiables et n'étaient intéressés que par une chose : le pouvoir. Rien de plus, rien de moins.
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Mar 6 Oct - 20:03

» The wrath of the thunder

― tous les Eclairs ―


“ ― On considère le chef [...] comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char „ • W. Churchill

Le fiasco total ; pire encore que ce qu'elle avait osé imaginer. Évidemment, cette histoire n'avait pas été préméditée, mais elle avait été le témoin hurlant de la désorganisation et de la dissolution progressive des Éclairs. Ils n'avaient certes rien d'aussi fraternel que les Ombres ou les Flammes, mais ils étaient un clan malgré tout, et leur ambition de réussir aurait dû s'exprimer dans un moment de ce genre ; un moment nécessitant un travail d'équipe, de concertation et de coordination. Travail parfaitement effectué par les Icebergs, qu'au plus profond d'elle, Harmorica admirait et enviait plus qu'elle n'arrivait à leur en vouloir. Leur seule force avait été de parvenir à trouver un équilibre entre eux, malgré les différends de leur clan – car il n'en est aucun clan épargné – et ainsi obtenir ce que personne d'autre n'avait obtenu, ce si supposément précieux journal qui devait toujours supposément les aider à trouver l'Ox.

Pire qu'un massacre, cette quête sanglante pour trois feuilles reliées par un morceau de cuir avait conduit non seulement à mettre en lumière les conflits internes au clan des verts, mais aussi à les renforcer. Les belligérants avaient combattus parfaitement et proprement séparément, comme deux clans différents. D'un côté la team de toutous fidèles à leur maître illégitime, à nommer Roman Tatsikov, et d'un autre les Éclairs désireux de préserver l'intégrité de leur clan, ainsi que la leur sans doute ; suivant eux aussi fidèlement – ou presque – Kira, Valeryia et Arsenic. En plus de tout ce petit monde, les indécis, incapable – ou non désireux – de prendre partie dans cette gueguerre sans intérêt et sans aucun fondements qu'avait créée Roman. Parce qu'il fallait le dire – et ce n'est pas Harmo qui allait s'en priver – c'était ce petit fourbe de traître qui avait allumé la mèche de cette bombe à retardement et qui la regardait lentement se consumer... jusqu'à ce qu'elle explose. Dans sa figure, priait la jeune femme. Histoire de laisser sur son visage d'ange démoniaque des marques indélébiles  et atrocement significatives d'une horreur dont il était l’instigateur.

Harmorica n'avait jamais aimé ce type. Déjà avant qu'il ne dévoile toute l'étendue de son inutilité et de ses vices en trahissant le clan, et encore moins maintenant qu'il avait profité de la mort de Nikolas pour s'y imposer comme le nouveau chef illégitime et illégal. Tout le monde à Durmstrang était au courant de cette histoire, mais si le conflit interne était parvenu à rester plutôt silencieux jusqu'ici, quelque chose dans l'air ambiant soufflait à Harmorica que les choses allaient bouger. En somme, elle observait depuis quelques minutes déjà le petit rassemblement d’Éclairs de tous âges qui prenaient place dans le QG de leur clan, un endroit rarement bondé et peu prisé par son peuple, mais qui semblait aujourd'hui retrouver sa fonction première de lieu de réunion. Une réunion non prévue à l'ordre du jour...

Harmorica jaugea la pièce, y retrouvant rapidement ses amis – ou pas – ; Kira sa meneuse, Valeryia, son amie et bras droit de Nik, ainsi qu'Arsenic, qui était son jumeau sur un terrain de Quidditch et l'un de ses pires ennemis dans la réalité... Croisant son regard, elle capta le petit sourire qu'il lui glissa et y répondit malgré elle ; la quête du journal était parvenue à imperceptiblement les rapprocher ; il l'avait aidée – du moins avait tenté – et suite à ses blessures, elle l'avait vivement conduit à l'Infirmerie, oubliant un instant le journal et cette mêlée stupide... A en croire sa présence, il était sorti de l'Infirmerie, interrompant sa vie comme beaucoup d'autres à cet instant.

Tout le monde ici avait connaissance de l'objet de ce rassemblement. En un mot ; Roman. Sa place, son rôle, sa légitimité, sa folie, son efficacité – inexistence dans la dernière quête qui aurait pu lui faire gagner des points auprès de ses sujets indécis – ; le moment de mettre les choses à plat, de retrouver un semblant d'honneur. Un semblant de concurrence. Et surtout et avant tout, une cohésion dans le groupe, qui dans le futur pourrait bien les sauver d'un nouveau fiasco tel que celui connu le jour précédent.

Il est bien connu que lorsqu'on parle du loup... on en voit la queue ! Le loup venait justement d'entrer dans la bergerie et il démontra rapidement qu'il ne comptait aucunement rester la queue entre les pattes face à son troupeau d'insignifiants spécimens d'un genre inférieur. Qu'il ne perde pas de vue que sans troupeau – ou sans meute – aucun besoin d'un chef. Qu'il prenne garde le louveteau, garde à ne pas se retrouver de nouveau sur la touche, abandonné en loup solitaire et chassé de toutes les meutes...
Harmorica réagit à peine lorsqu'elle le vit prendre la parole d'un ton cinglant et inévitablement teinté d'une sombre et désagréable ironie qu'elle n'apprécia pas du tout. En vérité, si il s'attendait à des réactions – et il y en eut de fort véhémentes – elle ne parvint qu'à rire jaune à sa remarque acerbe. N'avait-il pas deviné que ce rassemblement qu'il admirait moqueusement lui était destiné... plus précisément était destiné à juger de son sort – et de sa chute probable – ? Une voix monta de l'assistance, non loin d'elle, et son sourire s'élargit sans qu'elle ne le pré-médisse. Arsenic faisait partie des anti-Roman et elle ne trouvait rien d'étonnant à ce qu'il réagisse le premier aux remarques du traître, bien qu'elle fut surprise de son calme et du tempérament posé qu'il parvenait à garder alors qu'il rétrogradait Roman au rang d'inconnu, de banni et d'Unmarked qu'il était avant de s'imposer à son ancien clan quelques semaines plus tôt.

Le meilleur moyen de se faire dévorer par Roman était de le combattre avec violence et sans contrôle ; il se délectait de ces comportements d'insanités, lui sans doute plus fou encore...
Personne. Rien. Sous-merde. Traître. Arsenic ne mâchait clairement pas ses mots pour décrire son camarade, auquel il faisait face. Ces qualificatifs, lâchés avec une froideur sourde, pénétrèrent l'âme de la jeune femme comme de l'acide et lui apparurent comme une évidence, un déclic. Non, elle ne le respectait pas, et ne l'avait jamais fait. Sans doute n'était-elle pas la seule ! Arsenic ne faisait qu'énoncer durement des vérités indubitables et plus elle l'entendait monologuer, plus elle avait envie de hurler elle-aussi, hurler à ce traître toute la haine qu'elle gardait dans son cœur pour lui, sa haine issue de la mort de Nik, de sa douleur, de son incapacité à l'empêcher de prendre le pouvoir dans son clan. Elle n'avait rien pu faire. Peut-être par manque d'occasions... Mais aujourd'hui, elle était là pour ça. On lui offrait l'occasion de déverser toute l'étendue de sa vengeance sur ce type qu'elle haïssait de tout son être.
Pour Nikolas. Pour les Éclairs.
Pour elle. Hedda. Ses yeux croisèrent les siens et elle se sentit blêmir.

« Tu crois que prendre le 'pouvoir' du clan qui t'a banni fait de toi quelqu'un de puissant et de respectable ? Tu n'as fait que récupérer une place vacante. La place d'un MORT qui plus est, est-ce honorable ou respectable ? Tu sais très bien que non. J'ose à peine imaginer à quel point il faut être opportuniste pour faire cela. Arsenic a raison, tu n'as pas ta place ici, du moins tu es le seul à en avoir décidé ainsi et bien que tu ne sembles pas connaître la définition du mot 'majorité', ni même celui de 'décence', je prie pour tu sois assez intelligent pour assimiler le fait que tu ne possèdes ni l'un, ni l'autre. » Harmorica avait été attentive aux mots prononcés par son camarade de Quidditch. Elle ne désirait pas le suivre dans sa lignée et descendre les Unmarked plus bas que terre, cependant elle avait besoin de citer Arsenic et de soutenir ses dires pour que les siens aient du poids et du sens. Elle avait pris la parole rapidement, sans vraiment réfléchir et s'affranchissant de toute forme de politesse ou de courbettes.

A nouveau, son regard se perdit dans celui d'Hedda et sans la quitter des yeux l'espace d'un instant, elle cracha sa réalité pleine de haine, de désespoir et de souffrance au vent houleux qui régissait l'ambiance ; « Tu n'as pas le moindre amour en toi, Roman Tatsikov, pas le moindre respect, le moindre honneur, ni même une once d'intérêt porté aux autres. Tes sbires devraient rapidement comprendre que tu marches seul, au risque de terminer écrasés sous ta botte traîtresse avant même d'avoir vu venir le coup. Quoique que tu es si lâche que tu choisirais sans doute de les trahir eux-aussi, par derrière qui plus est. Plus fous et plus bêtes sont-ils eux de te suivre dans tes mesquineries débiles et tes rêves de gloire et de grandeur, qui ne font de toi qu'un pantin esclave de son amour propre et pourri jusqu'à la moelle. »

Après quelques instants, ses yeux sombres et emplis de rage s'étaient glissés jusque dans ceux de Roman, pour ne plus les lâcher avant cet instant. « Ose dire que tu tiens quelqu'un en estime. Ose dire que ce clan, ses membres et SA réussite t'importent. Tu. N'en as. Rien. A. Foutre. Tu n'as choisi ce clan que par facilité. Parce qu'il était interdit d'intégrer un autre clan après avoir été banni. Et parce que tu as eu trop peur des représailles et de la force des autres groupes, tous affublés d'un chef qu'il aurait fallut faire valser avant de lui voler son trône. »

Elle lui aurait presque craché à la figure. Étranglé sur le champ. Regardé s’étouffer sous la pression de ses doigts, regardé ses yeux se révulser, l'entendre implorer sa pitié... Seule la maigre conscience de la foule autour d'elle l'empêchait de commettre l'irréparable. Les doigts qui s'étaient serrés sur sa baguette, près à lancer un sortilège impardonnable, se délièrent lentement alors que ses sens captaient les apaisantes fragrances d'Hedda non loin. Elle redirigea son entière concentration sur elle, en tentant d'oublier qu'elle se trouvait aux côtés de Roman. En tentant d'oublier qu'elle aussi, était une traîtresse. En un sens.


― made by hope ―
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Statut du sang : Sang MêléMessages : 251Date d'inscription : 26/04/2015Localisation : ça te regarde ?!
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Sam 10 Oct - 13:45

J'ai fait une crise, cet après-midi.

Je pensais que ces choses-là ne m'arriveraient plus, mais visiblement j'ai eu on ne peut plus tort. Allongé sur un canapé, dans la salle commune, je suis actuellement en train de récupérer. Mes accès de colère et de chagrin n'ont absolument rien de naturels. Et rien de sains. On dit que les sorciers ressentent les choses différemment des moldus. Voilà peut-etre pourquoi mon père s'est imaginé que j'étais malade. Alors que je suis juste... Je ne sais pas, un peu fatigué, sans doute. A Durmstrang, l'ambiance glaciale qui règne dans l'air nous empêche de rester unis et soudés face à l'adversité. Mes seuls désirs, en fin de journée, ne sont pas de rejoindre des membres de mon clan pour aller dîner ou seulement passer du temps avec eux. Dans la froideur du soir, je n'attends seulement qu'une chose : un lit chaud. Et la paix. Bordel, la PAIX. Est-ce que c'est si compliqué, d'avoir un instant de calme ?

Plus les heures passent et plus la crise s'estompe, peu à peu. Je me suis enfermé dans un placard à balais quand les premiers signes (transpiration, boule persistante dans la gorge, tremblements compulsifs des mains et des genoux, sensation atroce de vide et de néant) sont apparus. Une crise peut durer une à deux heures, chez moi. Et je suis obligé de m'enfermer quelque part pour ne faire de mal à personne. Je savais que ça arriverait. Je me suis réveillé avec une migraine ce matin. Et ce n'est jamais bon signe. J'ai fermé la porte à clé, avant de me rouler en boule dans un petit coin du placard, en jetant un sortilège pour insonoriser le minuscule local. J'ai à peine eu le temps. Les premiers hurlements sont arrivés ensuite. Les cris, la peur, les larmes et mon corps se vidant par tous les pores de ma peau, de haine, de rancoeur, de chagrin et de détresse. Où était Milly ? Pas ici pour le voir. Et j'aurais tellement aimé. La présence de ma jumelle a toujours rendu les choses moins difficiles. Elle parvenait à écourter la durée d'une crise d'une heure, au moins. Mais là, non. Deux heures, enfermé dans ce placard à me dire que j'allais mourir. Que je ne pourrais qu'y laisser ma peau, que je finirais par m'étrangler moi-même, ou à me planter un pieu dans le coeur pour apaiser mes souffrances. J'ai fermé les yeux, et j'ai pleuré longtemps, tellement longtemps que j'en ai perdu la notion du jour, de la nuit, des minutes ou des secondes. J'ai posé mes mains à plat sur le sol pour vomir. Et pleurer de nouveau. Hurler ma colère face à un monde qui ne m'avait rien fait. Il n'y a que pendant les crises que j'ai conscience de ma maladie. Ensuite, ça passe. Je refuse de croire que je sois atteint par quoi que ce soit. La schizophrénie, c'est bon pour les moldus. Je suis plus fort que ça, bien plus fort que ça. Même si je représente un danger. Il n'y a que moi qui puisse prévenir mes crises. Mais si je n'ai nulle part où m'enfermer, je serais capable de tuer quelqu'un. Je le sais. Il y a eu tant de fois où j'ai voulu, vraiment voulu m'assassiner moi-même, à défaut de pouvoir faire du mal à quelqu'un d'autre.

J'ai ouvert la porte deux heures après. Les concierges risquent de ne pas être très contents. Des résidus de magie emplissent la pièce et attirent de légers picotements à la nuque. C'est un bordel innommable, j'ai tout cassé. Mais je ne range rien, je ne m'occupe de rien. Le mal de tête s'est estompé, je suis juste fatigué, à présent. Je suis monté au QG, en me disant qu'à cette heure-ci, la salle commune serait peut-être vide. Ah oui oui, elle l'était, bordel. Elle l'était. Pendant une demi heure, j'ai pu profiter du silence. Les yeux rivés sur le feu de la cheminée, je me suis roulé en boule dans le canapé, comme une petite souris en hiver dans son terrier, et j'ai attendu de pouvoir de nouveau marcher sans ressentir de la nausée. Le contrecoup des crises peut me laisser très fatigué pendant une journée entière. J'ai fermé les yeux, en me disant que dormir un peu pourrait sans doute m'aider à recouvrer mes esprits plus vite ; je me suis étendu là, la tête dans les mains, en ignorant le craquement du feu, les bruits de pas, au loin. Au moins pouvais-je le croire.

Mais autant dire que maintenant, mon repos risque d'être un tantinet troublé.

Je les regarde, tous, agacé. Ils sont rentrés les uns après les autres. Il y a plus d'Eclairs que jamais dans cette pièce. Pile poil le jour où je ne voulais voir personne. GREAT. Je me suis redressé, les yeux encore lourds de fatigue, des cernes me mangeant le plus gros du visage. N'importe qui verrait que je suis plus pâle et maladif que d'habitude. Et je me dis que c'est pas grave, du moment que l'autre casse couilles ne vient p...

Hé bien, il est là.

Je sais pourquoi les Eclairs se réunissent. Nous avons perdu le journal, tout ça parce que personne n'est foutu de prendre de vraies initiatives. J'ai très vite été banni de la course, pour ma part. Ma soeur a fait barrage entre moi et la bataille. Je sais qu'elle l'a fait parce que je représentais un danger aussi bien pour moi que pour les autres, dans ce genre de combat. Je suis toujours en colère contre elle, mais là, ma rage se concentre avant tout sur les membres de mon clan. J'aurais dû aller chez les Unmarked. Eux au moins, ils n'ont pas à se prendre le chou avec ce genre de conneries.

Ils se font face et se jaugent, comme des chiens sur un ring, prêts à mordre leur adversaire. Près de moi, au milieu des Eclairs qui se fixent, il y a Roman, assis sur un fauteuil, les bras croisés, le regard toujours aussi outrageusement insupportable. Prétentieux, imbu de lui même et beaucoup trop sûr de lui. A côté, Arsenic l'énervé, qui vocifère conneries sur conneries à propos d'une rixe de clans qui n'a pas lieu d'être. Et Harmonica qui en rajoute une couche. Je n'arrive pas à croire qu'on puisse être aussi stupide. Se rendent-ils compte du temps qu'ils perdent à palabrer sur la légitimité de notre chef de clan ? Qu'est-ce qu'on en a à foutre, après tout ? J'ai déjà essayé de l'expliquer, et personne n'a pris la peine de m'écouter. Je dois avouer que ça commence à bien faire. Leurs élucubrations n'ont absolument aucun sens. Et puis, je suis fatigué. Voir débarquer une horde d'Eclairs ne m'aide pas à récupérer. Pendant un instant, je me dis que je pourrais tout simplement monter dans le dortoir, me barrer. Et puis c'est la colère qui prend le pas sur l'épuisement quand, à moitié affalé sur le canapé, une main sur le front, je fronce les sourcils.

"Mais putain, est-ce que vous vous écoutez, des fois, franchement."


Je tourne le regard vers un Arsenic qui paraît surpris. Ben oui mon con. On ne peut pas toujours avoir une grande gueule sans obtenir de réponses. Et dans le cas présent, je commence sévèrement à fatiguer.

"C'est quoi cette réunion surprise, on discute autour d'un café pour déterminer lequel d'entre vous a le moins de cerveau ? T'en avais si gros sur la patate que ça pour venir l'ouvrir devant tout le monde ? Tu veux un mouchoir, Arsenic ? Au cas où t'ais une larmichette qui coule, on sait jamais. C'est valable pour toi aussi, hein."
ma dernière phrase est pour Harmonica. Je les fusille du regard, tous les deux. Et je me redresse, épuisé, amaigri par ce qui me ronge un peu plus tous les jours. Mon secret devient de plus en plus difficile à conserver intact. Je sais déjà que Roman a deviné bien des choses à mon propos. Il est encore si loin de la vérité, cependant.

"Alors il va se passer quoi, on va tous vous regarder vous bouffer le nez comme des gosses à la maternelle en attendant qu'un chef se légitimise un peu plus qu'un autre ? Mais allez-y, je vous regarde, hein. Je compte même les points. Et puis en attendant, les Iceberg auront trouvé l'Ox et on aura l'air d'une bonne grosse poignée de connards. Vous êtes une belle bande de minables, tiens."

Oui oui, parfaitement.

"Je m'en tape, que ce soit Roman, Kira ou même un Elfe de maison qui dirige le clan, du moment qu'on trouve ce foutu truc, vous saisissez ou pas ? On dirait une bande de lycéens qui se ligue contre une autre, ça n'a aucun sens. Réveillez-vous un peu, merde. Si on a pas eu le journal, ce n'est pas de la faute de Roman mais de la vôtre à tous, parce que vous êtes incapables de faire la part des choses. Ah, vous mettre sur la tronche, vous savez le faire. Mais discuter de quelque chose d'un peu plus sérieux, ça, visiblement vous avez pas révisé."


Je pousse un soupir, en m'enfonçant un peu plus dans le cuir, détournant mon attention sur la cheminée.

"Si vous avez l'intention de vous taper un petit duel pour savoir lequel a la plus grosse, allez dans le parc au lieu d'emmerder tous les membres de votre Clan. Vous êtes vraiment fatigants."


ça n'a aucun sens, tout ça. Dans plusieurs mois, nous en serons au même point. Personne n'arrivera à renverser Roman, et on dirait que la bouche d'Arsenic est un véritable gouffre à débilités. Je me demande bien comment on va pouvoir, seulement, arriver à se sortir de là. J'aimerais bien que ça arrive vite. Milly prétend que l'Ox peut me guérir. Mais visiblement, je suis tombé sur le mauvais clan, si je voulais l'obtenir.


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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Mar 13 Oct - 21:30

WRATH OF THE THUNDER

Roman était assis sur son fauteuil vert avec un sourire au coin des lèvres. Il était tellement souriant et sociable que cela en venait à agacer ses plus vils ennemis. Tatsikov est de ces rats qui se font amis avec les cuisiniers pour obtenir un morceau de fromage. De quoi se sustenter en attendant la nuit pour faire des ravages dans les cuisines. Il mordrait par la suite la main qui l’a nourri. L’Éclair ne reculait jamais devant rien pour obtenir ce qu’il désirait. Voyez cela comme une qualité, voyez cela comme un défaut ; il n’en avait cure.

Le jeune homme était entouré de ses camarades. Tous avaient un point commun avec lui. Il résidait dans ce même sceau qui les marquait. Certains les portaient sur leur poignet afin de devoir faire face à leurs choix comme Ludmila. D’autres les avaient près de l’oreille afin d’entendre la voix de Krum en tout temps et en tout lieu, comme un fidèle chien de garde, description parfaite pour une petite garce telle que Valeryia. Et enfin, il y en avait comme lui qui le portaient dans le dos. Roman n’avait pas besoin de voir son sceau pour savoir qu’il était un parfait Éclair. Dans son essence la plus pure, dans son indépendance la plus farouche, dans son opportunisme, il personnalisait le clan de la foudre à la perfection. C’était peut-être pour cela que les gens n’adhéraient pas à ses principes. « Même pour les Éclairs, il était trop indépendant. » avait-on dit. C’est vous qui ne l’étiez pas suffisamment. Tout le monde pleure la mort de Krum, encore et toujours. Mouchez-vous une dernière fois. Vous qui ne vouliez pas honorer les morts de Poudlard lors de la marche aux Flambeaux, je dirais que le karma venait de frapper à la perfection. C’est bien moins amusant quand c’est un de nos proches qui meurt, n’est-ce pas ?

Arsenic fut bien évidemment le premier à s’avancer. Roman plaça son coude sur l’accotoir de son trône en regardant le brun marcher vers lui. Pensait-il vraiment que les gens le regarderaient comme un meneur, ainsi ? Ce devait être une part de son stratagème. Non, le roi n’est pas dupe, mais il est toujours prisonnier, prisonnier de sa propre paranoïa, pourtant la première chose que Tatsikov reprochait chez Ashtakhov. Le meilleur ami de Krum lui lança un lot d’insultes et un vocabulaire vulgaire à vous en écorcher les oreilles. Ceci n’est pas du charisme. Arsenic prenait le taureau par les cornes en oubliant que le plaisir de Roman était de lui faire voir rouge en jouant le matador. Il n’attendait que la fin de la partie pour le tuer, comme le faisait les Espagnols dans la corrida. Roman appuya son menton contre sa main, son coude sur le côté de son fauteuil, observant son bouffon d’un air pince-sans-rire.

Il ne lèverait pas ses fesses parce que ce fauteuil était de loin le plus confortable de la pièce. Il se laissait emporter par les insultes sur les personnes sans clan avant que l’émetteur de ce discours dise n’avoir rien à en faire. Roman aimait cette façon de se contredire. Il n’était pas chez les sauvages. Avec le langage qu’Arsenic tenait, on pouvait fortement en douter. Ce que les Bulgares étaient prolixes… D’abord Andreï et maintenant lui. Ces imbéciles faisaient rimer le mot bulgare avec le mot barbare. En serbe, Roman aurait résumé la pensée de son ennemi juré par deux mots ; Jebo te.

Harmorica prit ensuite la relève. Elle invoqua les bases de la politique et de la démocratie en lui demandant s’il avait quelconque mérite à prendre la place d’un mort. Elle lui reprochait par la suite un manque total d’humanité. Il n’avait pas d’amour, pas de décence, pas d’intérêt pour les autres. Mais le meilleur moment était quand elle lui reprochait l’essence même de ce qui faisait un Éclair ; l’opportunisme, l’ambition, le désir non de voir grand, mais d’aller loin, de s’adapter à la situation. Ma douce Laymon, n’oublies-tu pas que nous tirons parti de tous les changements ? Nous ne sommes plus à Poudlard où tout le monde a le droit à l’égalité, incluant les elfes de maison, ou à Beauxbâtons pour chanter en petite jupe de la pluie et du beau temps. D’ailleurs, c'était étrange qu’Arsenic n’ait pas accusé Roman de l’orage qui avait sévi dernièrement sur la Bulgarie. Il était tellement bien parti sur sa lancée…

Roman attendit quelques instants la fin des tirades des deux idiots. Tout le monde avait le droit à la stupidité. Certains abusaient de ce privilège. Le reste de la troupe se tenait silencieuse. Tom parla alors. Il souleva des points que Roman avait en tête. Mais pas de la bonne manière. Beaucoup trop de mauvais mots et de jurons qui n’avaient pas leur place dans un discours politique. Il avait manifestement mal dormi. Le Serbe attendit le silence avant de tousser. Il se redressa sur son fauteuil et jeta un regard d’ensemble sur les Éclairs l’entourant. Beaucoup se taisaient, peu parlaient. La parole était dans les mains de la Rébellion et de la Contre-Rébellion. On assistait à un nouveau schisme ici même, dans la petite communauté des verts. Il fallait croire que l’Histoire se répétait véritablement… Roman prit la parole sur un ton ferme.

« Je voudrais que nous réglions les choses sans tomber dans la vulgarité ou la diffamation gratuite. Comme l’a dit Arsenic, nous ne sommes pas chez les sauvages. » Une légère pointe de sarcasme habitait cette dernière phrase. Le meneur se tournait vers le rebelle pour lui donner un sourire taquin derrière lequel se cachait beaucoup de mauvaise foi et d'hypocrisie. Seul Arsenic pourrait en comprendre l’ampleur. Roman comptait bien le virer du tableau un jour. Mais la plèbe est malheureusement tenace.

Roman se leva de sa chaise. Il observait ses compagnons avant d’arrêter son regard vers Harmorica. Il ne l’avait jamais détestée. Dans la bande de joyeux louveteaux s’opposant à son pouvoir, elle aurait probablement été une des rares qui n’aurait pas subi son courroux. Mais c’était avant.

Avant qu’elle ne lui vole Hedda.

« Arrêtons aussi les sophismes. La majorité n’a pas toujours raison. C’est une mauvaise conception de la démocratie. Ce sont des erreurs de jugement et de parole. Vous vous laissez aveugler par la haine. C’est pourquoi les Icebergs l’ont emporté sur vous. Ils sont tellement plus raisonnables. » La dernière phrase n’a pour but que de rouvrir de vieilles blessures. Roman savait comment bien faire le mal. Il devait éveiller les élans patriotiques de ses camarades. Les Éclairs étaient un des quatre grands clans de Durmstrang. Ils paraissaient pourtant  comme la risée de l’école. Mais cette époque se devait d’être révolue. Roman marcha dans la salle commune. Son regard se porta sur les décorations et les couleurs de la pièce avant de se tourner contre la… Rébellion. Mais ses paroles étaient adressées à tout le monde. Elles résonnaient dans la salle. Roman avait des défauts, mais il savait habiter les silences. Sa capacité de communication était sans égale. Pour le reste, on repassera.

« Je ne vous ai pas aidé à faire le siège contre eux. Arsenic et sa bande ne voulaient pas de moi. Je leur ai laissé le champ libre pour obtenir le journal. Ils me l’ont volé dans le Grand Hall. Ils se pensaient probablement capables de l’obtenir par eux-mêmes, sans l’aide de leur meneur. Ont-ils fait quoi que ce soit ? Avez-vous fait quoi que ce soit ? » Il n’était pas bête. Roman savait que si la Rébellion comportait trois têtes d'affiche, beaucoup adhéraient à leurs principes. La majorité n’avait pas toujours raison. Il devait le leur faire comprendre.

«  Normalement, vous auriez dû profiter de la mêlée pour vous unir et me prouver que vous étiez parfaitement capable de vous débrouiller sans moi. Mais vous comptez sur un meneur. Inconsciemment, vous avez peur. Pas de moi, mais de ce que vous ferez sans moi. C’est peut-être cette peur de me perdre qui fait en sorte que vous reculez. Vous m’accusez de vos maux, vous avez l’impression que je me fie sur la frayeur pour régner, mais non. C’est simplement le reflet de votre propre effroi. » C’est pour cela que personne ne tentait vraiment de lui voler son rôle de meneur. Tout le monde a besoin d’un bouc émissaire. Roman ne prendrait pas sur lui les poids des remords et de la culpabilité de ses compagnons. Il accepterait cependant d’y compatir. Sa voix s’adoucit tout comme les traits de son visage. La mort était difficile à vivre. Particulièrement celle d’une personne qu’on a aimée ou d’un ancien dirigeant.

« Mais je comprends où vous voulez en venir et je saisis que la situation est difficile pour vous tous. La mort de Nikolas est un coup dur pour le clan. Mais nous devons honorer sa mémoire. Gardez la tête haute et ravalez vos larmes. Nous sommes les Éclairs et nous reprendrons ce qui nous revient de plein droit. » La hargne a quitté le jeune homme pour être remplacée par la décence et de bonnes intentions. Il était compréhensif. Il se devait de l’être pour ces gens qui faisaient maintenant partie de sa famille. Il prit une bonne respiration avant de continuer, pesant chacun de ses mots.

« Prendre le pouvoir ainsi ne me donne pas le beau rôle, j’en ai conscience mais parfois il faut savoir prendre des initiatives. J’ai comme unique but de mener ce clan vers la victoire. D’ici la fin de l’année, je vous promets la gloire, je vous promets la guérison, je vous promets tout ce que vous désirez. Nous serons ceux qui retrouveront l’Ox. Je m’en assurerai personnellement. Et plus jamais qui que ce soit n’osera lever la main sur un Éclair. » La menace gronde comme le tonnerre. Roman serrait les dents en serrant son poing, empli d'une nouvelle résolution. Que les autres clans craignent le jour où les Éclairs retrouveraient leur connivence. Alexei et Nikolas ne seraient pas morts en vain. Le regard du jeune homme croisa celui de Kira. Personne ne pourrait interpréter ce contact visuel pour le moment. Mais Roman ne reculerait plus. Il allait de l’avant. Tous ceux qui ont dit de lui qu’il n’avait pas été capable de regrouper le clan seraient démentis. Les cloches et les canons pouvaient bien hurler ; rien ne sonnerait jamais plus fort que le grondement de l’éclair.  


(c) AMIANTE



my heart wants blood
Take you like a drug, I taste you on my tongue. You ask me what I'm thinking about. I'll tell you that I'm thinking about, whatever you're thinking about. Tell me something that I forget, but you might have to tell me again. ▬ It's crazy what you do for fame.




Dernière édition par Roman V. Tatsikov le Dim 6 Déc - 5:20, édité 1 fois
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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Jeu 29 Oct - 0:29



THE WRATH OF THE THUNDER

La dictature. C'est quand le peuple n'a plus rien à quoi se raccrocher, affaibli, misérable. Hommes à terre, ils voient la lumière dans le regard de celui qui veut qu'ils la voient. Le dictateur. Il sait comment parler aux foules, il sait manier les mots et répondre à leur colère. Il a de grandes idées, de grands projets, et il les vend à ces êtres désespérés qui n'ont d'autres choix que de le suivre. Il ne demande pas la permission de les gouverner. Il ne demande pas le pouvoir. Il le prend. Dans les larmes et dans le sang. Il profite du chaos pour grimper en haut de l'échelle. Et une fois qu'il y fait son nid, plus rien ne peut le faire redescendre. Si le peuple, opprimé, se rebelle, ce sera nécessairement par la violence. Car ce qui commence dans le sang se finit dans le sang.

Tout le monde ne parlait plus que de ce fichu journal qu'ils n'avaient pas eu. C'était tout à fait leur genre, de se plaindre après que les dés soient jetés. Ils étaient devenus une bande de râleurs ; certains avaient une grande gueule, d'autres pas, mais ils restaient figés dans le passé. Toutes ces choses qu'ils auraient dû faire, toutes ces choses qu'il aurait fallu prévoir, qu'il fallait maintenant changer. Hedda n'était pas comme eux, elle n'aimait pas ressasser le passé. Ce qui était fait ne pouvait être défait. Leur obstination à vouloir revenir en arrière lui échappait complètement. Certes, Roman n'avait pas pris le pouvoir de la meilleure façon qu'il soit. Mais ils avaient laissé faire, se contentant de grogner en silence. Des semaines plus tard, ils commençaient seulement à parler d'élections légitimes, d'injustices et de rébellion. Elle avait envie de dire, il était temps. Et c'était ces imbéciles-là qui voulaient élire le nouveau meneur? Elle n'avait pas encore tout vu.
Dans les couloirs déserts, le serpent s'avançait vers son repère. Elle avait le regard fourbe des gens qui comprennent les choses avant qu'elles ne se passent. Par exemple, elle avait su que Priska et Roman seraient bannis pour leurs actes. C'est pourquoi elle avait choisi de sauver sa peau, désireuse de demeurer membre de ce clan avec lequel elle faisait corps. Elle portait son sceau fièrement, même si ce n'était qu'une pâle cicatrice dans le creux de sa nuque. De cette façon, elle ne pouvait qu'aller de l'avant ; les Eclairs étaient son moyen de propulsion vers le dessein qu'elle s'était promis. Un moyen de mettre la main sur l'Ox. Mais elle n'avait jamais sous-estimé la force de cette famille disparate. Ils étaient peut-être tous uniques, indépendants, mais de leurs différences résultait un pouvoir immense : ils avaient tous leur propre idée de l'Ox et de comment l'obtenir. Même divisés, ils se battaient pour la même chose. Ils semblaient l'avoir oublié. Si Krum était encore là, il se ferait un plaisir de le leur rappeler.

Mais Krum n'était plus là. Hedda pouvait sentir la guerre civile arriver, éclater enfin. Ils avaient perdu le journal, aucun moment ne serait plus propice à un règlement de comptes que celui-ci. Quand elle pénétra à l'intérieur du QG, elle savait déjà ce qui l'y attendait. Elle ne s'était pas trompée. Pour une fois, ces idiots avaient su saisir l'occasion et se rebeller contre leur tyran. Elle était entrée au beau milieu de la tirade d'Arsenic. Rien que sa voix, c'était un supplice. Il se dressait devant le clan, déblatérait une série de faits - on n'a pas eu le journal, c'est la faute à Roman. On n'a pas honoré Nikolas, c'est la faute à Priska - comme si personne ne le savait, Maslov. Le pauvre garçon avait tout à envier à celui qu'il tentait de descendre via son domaine de prédilection, l'art du discours. Heureusement, il avait du charme. Hedda était bien placée pour juger, puisqu'elle avait passé énormément de temps avec les deux hommes qui s'opposaient. Dommage, joli coeur, tu gaspilles ta précieuse salive. En revanche, elle pestait contre elle-même d'avoir manqué le début du fiasco. Roman devait en être à l'origine, c'était même certain. Seul un meneur qui a confiance en lui peut se permettre de lancer un tel débat. Il en sortirait vainqueur, elle n'en doutait pas. Elle avait toujours su qu'il était fait pour ce rôle.
Un regard la brûla. Harmorica. La douleur de la trahison lui arracha le coeur, la violence de ses doutes aussi. Elle avait toujours su qu'il serait meneur, certes, mais elle s'était hissée à ses côtés. Pourtant elle restait là, muette et insignifiante. Depuis qu'il était monté sur le trône, c'était à peine si il lui avait adressé la parole. Il n'avait d'yeux que pour Priska. Et ça la déchirait. Il se faisait passer pour un électron libre alors qu'ils avaient été seuls à deux, de nombreuses fois. Cet Ox, ils avaient passé des nuits entières à le chercher. Il savait qu'elle désirait ce pouvoir plus que tout au monde, et elle le soupçonnait de se servir de ça maintenant pour s'assurer son soutien. Comme pour lui rappeler que si elle le voulait, elle ne pouvait le chasser de sa position dominante. Il en jouait, comme il jouait de tout. Bien qu'elle se blesse chaque fois qu'elle songe à Harmo et à comment elle aussi, elle s'était jouée de la belle anglaise, elle admirait la façon dont le serbe s'adaptait à toute situation. Elle avait voulu faire de même, jouer sur plusieurs tableaux en se rapprochant des rebelles. Hélas, son âme était trop solitaire et bien trop pourrie pour s'accorder à leurs principes. C'étaient des agneaux et Roman était à la fois le loup et le berger.

L'anglaise avait également parlé, et Hedda devait admettre s'être sentie particulièrement visée par certaines de ses paroles. Elle savait que leur meneur n'en avait que faire de ses anciennes alliances, elle savait qu'il l'écraserait si il le devait. C'était justement pour ça qu'elle le choisirait toujours et qu'elle aurait voulu que ce soit réciproque. Parce qu'ils étaient impitoyables.
Puis Tom prit la parole sans aucune élégance pour témoigner de son agacement. Ce qu'il pouvait être vulgaire. Soudain, quand le silence retomba doucement, la norvégienne prit conscience qu'il manquait une personne essentielle à cette petite réunion. Elle se dépêcha d'envoyer une note magique à Priska pour la tenir informée des évènements. Quelques mots très simples pour résumer la situation. QG, altercation, ramène-toi. Priska était la cerise sur le gâteau, le clou du spectacle.

La voix du maître s'éleva pour ramener l'ordre. Il maniait les mots comme des couteaux, le contraste avec ses opposants était saisissant. Il parlait de deuil et de mener les Eclairs à la victoire, de son statut difficile mais de la nécessité de sa présence. Il pourrait vendre des lunettes à un aveugle. Il disait "nous, les Eclairs" et ça sonnait à peine faux dans sa bouche. Quand il se tut, le vacarme s'était apaisé. Un grand silence emplissait la pièce. Silence qui ne fut brisé que par les applaudissements empreints de sarcasme de la Sorensen.
Le bruit devint fracassant, les visages se tournèrent vers elle, adossée contre le mur au fond de la salle. « Quel discours remarquable, Roman.  » Son ton hésitait entre accusation déguisée ou sincères félicitations. Elle exagérait, jouait la carte de l'hypocrisie courtoise. Elle devait rentrer dans le jeu, plaider en sa faveur, car il avait raison : il leur amènerait l'Ox. Elle se redressa et fit un pas en avant, pour se démarquer.  « Qui voudrait expulser un meneur avec autant de talent? Il sait vous enflammer et vous apaiser, il sait la trahison et la perte, il sait convaincre. Il sait se rendre indispensable.    » Elle marqua une courte pause, chercha son regard pour jauger de sa réaction.  
« Vous lui reprochez d'avoir pris le pouvoir sans aucune légitimité et vous avez raison. La façon dont il est arrivé au pouvoir est révoltante, punissable, mais sa rage de vaincre l'a conduit au sommet. Il a rebondit directement après la mort de notre ancien meneur dans le but de guider le clan dans son deuil et vers la gloire. Il lavera notre honneur. En s'autoproclamant chef, Roman nous a prouvé son indépendance et sa capacité à prendre des décisions dans des situations critiques. N'est-ce pas là les qualités de tout Eclair accompli?    »

Elle n'avait pas envie de s'afficher à ce point de son côté, mais il le fallait. Tout le monde semblait contre lui, malgré ses bonnes paroles. Il lui faudrait plus qu'un joli discours pour arriver à ses fins. Ca la bouffait de ne mettre en avant que ses qualités, surtout sous le regard insistant d'Harmorica. Une chance qu'elle soit à ce point égoïste et calculatrice, sans quoi elle n'aurait jamais été capable d'assurer ses intérêts avec autant de zèle.  « Faites un vote, si vous voulez perdre encore un peu plus de temps. Personne ne se démarque assez du groupe pour rivaliser avec les capacités de Roman. Laissez-lui une chance. Car pendant que vous semez la discorde dans notre QG, les Icebergs lisent les extraits du journal dans le leur.  » Elle ponctua sa tirade d'un regard sévère sur l'assemblée. Ses dires appuyaient ceux du serbe, elle avait voulu aller dans son sens en utilisant les Icebergs pour réunir les Eclairs. Elle espérait qu'ils réaliseraient qu'ils avaient raison, et si possible pas deux mois plus tard. Il n'y aurait peut-être plus rien à gagner. L'Ox les attendait encore, mais pour combien de temps?


 



     we are the poisoned youth


Dernière édition par Hedda T. Sørensen le Jeu 17 Déc - 13:12, édité 2 fois
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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Jeu 29 Oct - 13:58

 



On the edge of revolution, you have to survive. This fire burns and I won't surrender forever I'll strive.

Elle avait été à ça, à ça d’avoir le journal, de trouver l’Ox. Les images du capharnaüm qui avait régné dans la Grande Salle lui revinrent en mémoire. Elle s’en voulait. Elle l’avait eu dans les mains, elle l’avait touché, mais n’était pas parvenu à le garder. C’était ces foutus icebergs qui l’avaient emporté. Et tout ceci ne serait pas arrivé si elle avait eu tout un clan d’éclairs à sa disposition. Mais ils avaient été tous aussi stupides les uns que les autres, à ne penser que pour leur pomme, en oubliant lu fait qu’ils voulaient tous la même chose : l’Ox. Heureusement, elle avait pu compter sur l’aide d’Hedda et de Roman. Même si ce dernier devait se trouver tirailler, en tant que meneur, il ne pouvait pas toujours la choisir, et elle le comprenait, elle aurait fait exactement la même chose à sa place. C’est ce foutu Maslov qui l’avait énervé au plus haut point, à faire le beau, et se prendre pour le petit chef des éclairs. L’époque où ils s’entendaient, était révolue, et ce, depuis longtemps. Et elle se retrouvait seule, comme toujours. Elle aurait pu s’habituer à la solitude, à renier tout ce qu’elle avait été au sein des éclairs, et tout ce qu’elle avait voulu pour eux. Mais Priska ne le pouvait pas. C’était plus fort qu’elle. Le sceau qui se trouvait toujours gravé sur sa peau était là pour le lui rappeler. Elle n’avait pas fait tout ceci en vain, non, au contraire. Il fallait que sa mutinerie de l’an passé ait un sens, sinon rien n’avait plus d’importance. Elle ne l’avait pas seulement fait pour Roman et elle, ce n’était pas simplement le pouvoir qui l’animer, c’était l’envie de réussir, de trouver l’Ox pour les éclairs, pour les siens. Parce qu’elle avait toujours su que Nikolas était un piètre meneur, qu’il était égoïste, et sans  ambition. Avec la mort de ce dernier, les élèves n’avaient pu s’empêcher d’émettre des hypothèses comme quoi c’était de sa faute, que son suicide avait été provoqué par Priska. Connerie. L’autrichienne avait appris à ses dépens qu’il ne fallait faire confiance à aucun Krum, personne n’aurait pu savoir ce qu’il se tramait dans la tête de Nikolas. Ils ne s’entendaient plus depuis bien longtemps, et même si sa mort avait été un choc pour la blondinette, elle avait aussi été une opportunité pour Roman. Et il avait sauté sur l’occasion. Maintenant qu’il avait trouvé son poste de meneur chez les éclairs, Priska voulait le rejoindre. Elle ne voulait plus être une paria, elle voulait retrouver sa place, et faire ce pourquoi elle s’était tant battue. Elle voulait trouver l’Ox.
Assise sur un fauteuil dans le dortoir, Priska était silencieuse, plongée dans ses pensées, jusqu’à ce qu’elle reçoive un morceau de papier dans la tête.  Surprise, elle lut rapidement la note. Elle resta figée quelques secondes, incertaine. Fallait-il vraiment qu’elle s’impose, au risque de se manger des réflexions, et des leçons de morales sur ses actions passées ? Malgré tout, si elle ne le faisait pas maintenant, n’allait-elle pas regretter ? Hedda était là-bas, tout comme Roman, elle n’était pas seule. Elle pourrait affronter les autres éclairs, c’était l’occasion sur laquelle elle devait sauter. Elle n’allait pas rester unmarked indéfiniment quand même ? Maintenant que Nikolas n’était plus, elle devait retrouver sa place chez les verts.  

Elle se dirigea vers le QG des éclairs. Elle connaissait le chemin par cœur, elle l’avait pris un nombre incalculable de fois depuis qu’elle avait commencé sa scolarité à Durmstrang. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas emprunté ce couloir. Et au contraire de ce qu’elle craignait, elle n’était pas anxieuse à l’idée de s’imposer. Elle ne savait pas réellement quelle ambiance elle allait trouver au QG, si elle n’allait pas se jeter bêtement dans la gueule du loup. Mais si Hedda lui avait demandé de venir, c’est qu’il y avait forcément une raison.
Devant l’entrée du QG, la blondinette tendit l’oreille. Elle parvint à entendre la fin du discours de Roman, ce qui la fit sourire. Elle le reconnaissait bien là, maitrisant les mots telles des armes, il était fait pour être meneur, seul un idiot tel Arsenic ne pouvait pas le voir. C’est Hedda qui enchaina, elle ne parvenait pas à entendre tout ce qu’elle disait, mais en saisi l’essentiel. Avec discrétion, elle poussa la porte. Personne ne l’entendit entrer, tous écoutaient attentivement ce que la jolie blondinette leur clamait. Les éclairs étaient là, les visages fermés, les dents serrés, certains plus en retrait que d’autres. Elle croisa le regard de Roman, elle lui adressa un fin sourire, qu’il lui rendit. Soudain, l’attention des éclairs se déporta sur elle. Elle sentait leur regard, tout comme leur haine et leur colère qui grimpaient en eux, lui donnant l’envie de les injurier, et de pleurer à la fois. Hedda s’approcha d’elle, et de sentir des sentiments positifs émaner de son amie, l’apaisa un peu.  Bras croisés sur sa poitrine, elle finit par lancer :
« Toujours en train de vous bouffer le nez pour des futilités hein ? »
Elle sentit l’ambiance se refroidir par sa seule présence. Mais cela ne lui faisait ni chaud, ni froid. Elle s’y attendait, après tout, il ne pouvait pas en être autrement. Ils la détestaient, c’était fatidique. Elle aperçut Tom, qui portait un regard presque dédaigneux sur la scène qui se déroulait devant les yeux. C’était typiquement lui.
« Je tenais à vous féliciter. Vous vous êtes bien battus, le journal se trouve chez les glaçons, belle réussite. Tous vos beaux discours c’est très bien, en attendant l’Ox reste hors de portée. Si seulement vous pensiez un peu moins à votre propre personne, et que vous n’oubliez pas sans cesse que les éclairs sont une équipe, une famille.   »



 


Fiche bye Ethna



    You're the one that I'm running to
    When the world shakes us trying to take us out of line, fear of tomorrow feelings we borrow for a time. Water so deep, how do we breathe ? So we stay in this mess, this beautiful mess tonight. And we don’t have a thing to lose no matter what they say or do. Our love is untouchable. + ms.palmer
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Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Sam 21 Nov - 0:57

You had me underrated
It's time for me to take it. I'm the boss right now. Not gonna fake it. Not when you go down 'cause this is my game and you better come to play. It's time to get the chains out 'cause this is my ground and I'm dangerous. You can get off.
C’était la guerre. Dans Durmstrang et chez les Eclairs, rien n’allait plus. Tout était sur le point d’imploser, et Valeryia ne savait pas quoi faire. Ils avaient échoué dans l’obtention du journal, à presque rien. Mais qu’en savait-elle, elle, qui avait vécu l’évènement de loin ? Proscrite à l’infirmerie toute cette journée là, elle n’avait eut vent de l’histoire qu’une fois des élèves rapatriés. Elle y avait trouvé Arsenic, avait harcelé Kira l’infirmière de questions. Elle avait voulu sortir, voulu se battre, mais cette dernière l’en avait empêchée. Trop dangereux,  trop instable, avait-elle alors murmuré. La vérité l’avait heurtée de plein fouet. En crise, elle ne pouvait être capable de rien, d’aucune aide, d’aucun secours. Elle était restée près d’Arsenic le temps qu’il se remette, s’excusant de n’avoir pas été là. Elle savait que ça lui retomberait dessus un jour ou l’autre. Mais elle était brisée et les siens le savait. C’était trop visible pour ne pas passer inaperçu. Tout l’avait heurté d’un seul coup. La mort de Nikolas, le retour de Roman, le départ de l’homme qu’elle aimait… Tout n’avait été qu’horreur et elle avait pété un plomb. Et, honteuse de l’avouer, elle avait du demander de l’aide autre part. Elle s’était tournée vers ses professeurs, plus aptes peut-être, que ses petits camarades. La confiance qu’elle avait autrefois accordée à Roman pouvait se retourner contre elle à n’importe quel moment, elle le savait. C’était trop dangereux. Peut-être aurait-elle pu aller voir Lins, l’Unmarked n’en n’avait que faire de l’Ox, il aurait été digne de sa confiance, probablement…  Puis Kira l’avait mise à la porte, la forçant à laisser Arsenic seul, râlant tout son saoule. Cela lui avait arraché le cœur, car elle tenait à lui. Mais elle ne pouvait pas attendre plus longtemps. Elle alla retrouver la seconde Kira, son amie d’enfance, sa meneuse, celle pour qui elle allait se battre. Il était hors de question que Roman et ses sbires ne réussissent à gagner du terrain.

Tout se passa alors très rapidement. Les deux jeunes femmes réunirent les Eclairs, pour une réunion d’urgence. Arsenic allait les tuer, de savoir qu’elles organisaient cela sans lui. Il était une figure de la Rébellion contre Roman, lui aussi. C’était eux trois contre Roman et sa bande de crétins. Eux trois, contre des traitres. Puis leur équipe s’était agrandie. Harmorica s’était dressée contre leur meneur imposé. Ils n’étaient pas seuls, ils pouvaient se battre. Mieux, ils pouvaient vaincre. Arsenic arriva peu après, boitant quelque peu, mais visiblement rassuré de voir qu’il n’était pas arrivé trop tard. Elle n’eut même pas le courage de lui dire qu’il était fou de ne pas se reposer. Elle avait bien trop besoin de lui à ses côtés, pour se battre sans devenir folle. Pourtant, à l’arrivée de Roman, elle l’avait simplement défié du regard. Elle n’avait pas répondu à son commentaire stupide. Peut-être n’avait-il pas vu autant d’Eclairs depuis longtemps parce qu’il n’était, justement, plus un Eclair. Il était un traite, voilà tout ce que Valeryia savait de lui à présent. Arsenic n’avait pas attendu longtemps pour répondre. La guerre était lancée.

C’était Roman et sa bande contre les Eclairs. C’était étrange, malsain, et pourtant, Valeryia n’arrivait plus à le voir comme l’un des leurs. Il ne l’était pas. Il avait voulu faire chuter Nikolas, et maintenant, il prétendait se battre pour cette maison ? Cette famille, si chère aux yeux de Krum ? Foutaises. Il jouait avec les mots, espérant réussir à mettre les plus jeunes en doute, à leur faire croire qu’il était là pour eux, quand, en réalité, il n’était là que pour lui. Elle écouta, néanmoins, avec attention. Harmorica usa de toute sa rage pour répondre, Wilcotts gueula sur tout le monde, Roman tenta de se tailler une part belle dans ce désastre. Hedda, cette gourde blonde, cru intelligent de se faire remarquer. Comme si elle pensait que Valeryia allait gober ses histoires. Elle était une traitresse, tout autant que les autres. Elle avait juste été un poil plus chanceuse. Puis ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Priska apparut au travers de la porte, et ouvrit sa bouche de traitresse. Comme si elle espérait reprendre sa place parmi eux, chose que Roman lui avait sans aucun doute proposé lorsqu’il avait fait son grand retour. S’en fut trop pour Valeryia. Sa main se cramponna au bras d’Arsenic, juste à côté d’elle, et elle se décida.

« Ca suffit. »

Ces simples mots suffirent à jeter un blanc dans le QG des Eclairs. Elle était l’une de ceux qui représentaient la Rébellion. Elle était le bras droit de Kira, l’ennemi numéro un de Roman et tout le monde le savait. Elle était folle à lier, mais se tenait pour le moment. Pour combien de temps seulement…

« Vous avez de bien beaux discours, tout prêts, qui ne sont là que pour tenter d’acheter la moindre personne. Roman, tu n’as rien à faire des Eclairs. Tu nous a trahis. Tu as trahis Nikolas, et maintenant, tu aimerais nous faire croire que tout ce qui t’importe, c’est notre bien ? Alors dis-moi pourquoi tu déchires notre famille ? Tu t’es imposé, profitant de notre tristesse, de notre deuil. Quelle réussite, quel amour et quel respect pour "ton" clan ! »

Sa voix ne tremblait pas. Pas encore. Elle était dure et froide, mais pour combien de temps ? Valeryia le savait, Roman pourrait la détruire. Elle vit au loin, Natasa et Eleonore. Son cœur se serra. Elle ne voulait pas les perdre, mais ses crises avaient déjà créé un fossé entre elle et ces deux là. Puis elle posa son regard sur Priska. Elle n’avait rien à faire ici.

« Priska, tu es priée de partir. Tu n’as plus rien à faire ici, cette famille dont tu parles n’est plus la tienne. Tu n’es plus des nôtres. Oh, je ne doute pas que ce cher Roman a tout prévu pour toi, te réintégrer parmi nous comme il a pu s’imposer lui-même, peut-être même te proposer une place de choix… Mais personne ne vous aime ici…»

Elle lui en voulait encore, de la baffe qu’elle lui avait collée dans les dortoirs. Elle la haïssait pour tout ce qu’elle avait pu oser faire. Trahir Nikolas, la trahir elle. Même si au fond, elle lui manquait parfois, sa haine était plus forte. Et elle ne pouvait pas la laisser revenir comme ça. Pas sans se battre.

acidbrain
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HOMINUM REVELIO ϟ
Ҩ Re: MINI EVENT ECLAIRS ▲ the wrath of the thunder Ҩ Sam 21 Nov - 14:13

The wrath of the thunder
Despite what happened tonight, I can’t beat you. Because the only way to beat you is to become you.
And I’m better than that. Or, at least, I want to be.

Tout son monde avait changé en si peu de temps qu'elle se sentait prise de vertige. Changer était un faible mot pour parler de la transformation incroyable qui s'était passé dans son histoire en quelques mois. Elle, la rebelle suicidaire avait finalement retrouvé sa voie en se rapprochant de sa sœur Irina qui la regardait enfin comme elle l'avait tant désiré. Elle avait été pleinement heureuse de ce juste retour des choses et puis… Krum s'en était allé, déployant ses ailes pour des terres peut-être plus agréables pour lui. Et elle avait été à nouveau brisé. A croire qu'elle n'était sur terre que pour encaisser coup sur coup. Mais voilà, Abygail avait réussi à tout encaisser et elle s'était relevée pour finalement redevenir la jeune femme forte qu'elle devait être. Une vraie Droskaïa. Elle avait pris sur elle tout ce qui avait pu se passer de bon, comme de mauvais dans ce petit monde et aujourd'hui elle était là, dans le QG des Eclairs a écouter le débat qui s'était installé entre les deux clans opposés dans un même clan. Les Jedis contre les Siths, Après quant à savoir qui était qui, c'était à chaque fois l'inverse pour les clans. Si Roman se voyait comme un Jedi sauvant le clan des Eclairs de son auto destruction, le groupe d'Arsenic le voyait comme un Sith. Et vise versa. Sauf que voilà, Abygail ne voulait pas prendre partie. Elle ne voulait pas entrer dans cette guerre au sain même de son clan, car cela ne créerait que davantage de lésions. Après tout, plus y de personnes dans les deux camps opposés, plus il y a de raisons que tout explose. Or la Droskaïa avait assez vécu de désastres dans sa vie pour oser se plonger tête baissée dans un autre conflit.

Aussi restait-elle au fond du QG des Eclairs, adossée à un mur, où l'obscurité se mêlait à sa silhouette. Elle se faisait toute petite, écoutant juste ce qui pourrait découler de leurs explications. Mais au fond, elle savait que tout cela ne servait à rien. Strictement à rien. Enfin si… A créé encore plus de tensions dues à de mauvais termes utilisés, à des tournures de phrases, ou encore à des postures. Elle voyait bien que plus le temps avançait, plus la pièce devenait électrique. Les insultes avaient commencé à fuser jusqu'au moment où Roman avait annoncé qu'il serait mieux de se calmer pour ne pas tomber dans la vulgarité. Car oui, après tout les Eclairs ne sont pas des sauvages. Tout du moins, à cet instant, Abygail en avait l'impression en les regardant se taper dessus avec des mots, car ils étaient énervés de ne pas avoir réussi à avoir le journal. Journal qui était désormais entre les mains des Icebergs. Autrement dit, les Eclairs avaient foiré en beauté et le pire dans tout ça, c'est que chaque groupe mettait la faute sur l'autre. Alors qu'ils étaient tous coupables au fond. Chacun des groupes avaient voulu le journal pour eux sans essayer de travailler ensemble. Aussi, Roman avait raison dans le sens où les Eclairs ne s'étaient pas unis et que de ce fait ils avaient montré un clan divisé ce qui n'était pas à leur avantage. Mais en même temps, ses sbires avaient aussi entravés les mouvements des autres Eclairs. Abygail avait d'ailleurs en tête le moment où Priska lui avait arraché le journal des mains pour le lancer à Hedda.

En parlant de Priska, cette dernière arriva comme une fleur dans le QG, comme si c'était en son droit d'être ici, alors qu'elle n'était plus une Eclair désormais, car bannie des siens par l'ancien meneur. Décision qu'il ne faudrait pas modifier. En tout cas, dans l'esprit d'Abygail, personne ne devrait entacher la mémoire de Krum en s'opposant à ses anciennes décisions pour les contourner totalement. Déjà que Roman avait repris sa place chez les Eclairs, Abygail ne pourrait supporter le retour d'un second banni. « Toujours en train de vous bouffer le nez pour des futilités hein ? Je tenais à vous féliciter. Vous vous êtes bien battus, le journal se trouve chez les glaçons, belle réussite. Tous vos beaux discours c'est très bien, en attendant l'Ox reste hors de portée. Si seulement vous pensiez un peu moins à votre propre personne, et que vous n'oubliez pas sans cesse que les éclairs sont une équipe, une famille. » En entendant cela, Abygail voulu entrer dans le dialogue, mais Ryia la devança en disant à Priska qu'elle n'avait rien à faire dans le QG. Et que d'ailleurs cette famille n'était plus la sienne puisqu'elle était bannie des Eclairs. C'est ainsi qu'après avoir pris une profonde inspiration, la démone aux cheveux d'ange, sortie légèrement de l'obscurité du mur contre lequel elle se tenait, sans pour autant faire le moindre mouvement vers l'une ou  l'autre des bandes. Et c'est alors qu'elle se mit à parler de ce même timbre de voix qu'Irina utilisait parfois. A croire que l'aînée avait déteint sur sa cadette, la faisant devenir une vraie Droskaïa. « Ne voyez vous donc pas que c'est justement ce que les autres clans recherchent ? Une division au sain même des Eclairs ? » Secouant de manière presque imperceptible la tête, elle ajouta. « Ils sont contents ceux qui nous voient ainsi divisés, car alors ils ont un champs d'action totalement libre sur la recherche de l'Ox tandis que nous nous concentrons seulement sur de petites querelles, futiles si je puis dire. Je ne prends pas position, si vous vous posez la question. » En effet, elle ne voulait vraiment pas rentrer dans leur jeu de pouvoir. « Tout ce que je veux dire c'est qu'il faudrait mettre les différents de côté pour une fois et trouver une solution ensemble au lieu de se tirer tous vers le bas. » Puis, après quelques instants, elle se tourna vers Priska. « Tu dis que les Eclairs sont une famille, et qu'il ne faut pas que l'on pense à notre propre personne. Mais dis-moi, n'as-tu pas pensé à ta propre personne lorsque tu as pris le journal de mes mains ? Je l'avais Priska et tu me l'as volé. Alors c'est bien beau ton discours d'unité, mais que je sache, tu es la première à penser à toi. De plus, comme l'a dit Ryia, tu n'as aucune raison d'être là. »
AVENGEDINCHAINS
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