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 Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska

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Je suis une princesse et je vous emmerde ♛
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Statut du sang : Sang-purMessages : 814Date d'inscription : 18/02/2015Localisation : Dans le reflet du miroir. Cachée dans la salle de réception.
Ҩ Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska Ҩ Jeu 27 Aoû - 23:07


Everybody is miserable here
 



Ne parvenant pas à trouver le sommeil, elle avait fini par se lever, résignée. Trop de choses venaient perturber son esprit déjà en grand bordel, si bien que les bras de Morphée la fuyaient. Elle aurait voulu s’endormir aussi rapidement qu’Hedda à ses côtés. Elles avaient commencé à papoter toutes deux, et la blondinette s’était endormie en plein milieu d’une phrase. Si bien qu’elle s’était retrouvée à parler toute seule. Elle pensait qu’une balade nocturne pourrait lui changer les idées et lui donner envie de retourner au lit. Prenant garde à ne pas croiser le concierge du château, ou un professeur, elle s’extirper en dehors du château. Il devait être environ une heure du matin, et la majorité des élèves se trouvaient déjà dans leur dortoir. En pyjama, un sweat pour lui tenir un peu chaud en cette nuit de printemps, elle traversa le parc. Elle se souvenait encore, il y a quelques années, lors de ses insomnies, elle courrait toujours se réfugier dans le dortoir des garçons, afin de rejoindre Viktor. Aujourd’hui, elle n’avait plus personne qui pouvait l’accueillir en pleine nuit. En un certain sens, cela lui manquait : d’avoir toujours quelqu’un à ses côtés, pour tout et n’importe quoi.  Ce qui lui manquait surtout c’était d’être aimée par l’autre. Viktor avait été le premier à l’aimer, et à lui apporter la sécurité dont elle avait besoin. Et à présent, elle n’avait plus rien de tout cela. Lâchant un soupir, elle se stoppa au milieu du parc. Non loin d’elle, elle aperçut quelqu’un assit sur un banc. Alors qu’elle pensait continuer son chemin en ignorant ladite personne, elle ne put s’empêcher de s’approcher un peu pour apercevoir qui cela pouvait bien être. En s’approchant à pas feutrés, elle n’eut pas à faire quinze mètres pour reconnaître le flamme. Elle tenta d’ignorer les sentiments du camarade qui commençait à s’introduire en elle. Il semblait moins torturé qu’après la mort d’Iris. L’autrichienne était tiraillée entre l’envie de partir, et l’envie de retourner vers son ami d’enfance. Mais elle avait mis tellement de distance entre eux, qu’elle ne savait plus comment se comporter à son égard. Les sentiments de Dragomir lui avait fait bien plus de mal qu’autre chose, elle avait été incapable de le réconforter, et d’être présente à ses côtés. C’était beaucoup trop dur de ressentir sa souffrance mêlée à la sienne. Elle avait été égoïste, elle le savait, mais elle avait eu besoin de se protéger des démons de Dragomir, par peur de tomber avec lui. Pourtant, elle savait bien que tout allait mal, qu’il avait besoin d’aide, qu’il s’était trouvé une nouvelle addiction : l’alcool.

Elle finit par décider de l’ignorer. Elle n’avait pas le courage de l’affronter ce soir. Alors qu’elle faisait demi-tour, elle entendit un bruissement de feuilles non loin d’elle, et ne put retenir un hoquet de surprise. Restant immobile, elle finit par entendre son nom résonner dans le silence de la nuit. Trop tard, elle était démasquée. Se retournant lentement, elle vit Dragomir s’approcher d’elle. Dans la pénombre, elle peinait à distinguer les traits de son visage.
« Bonsoir Dragomir. »
Elle se sentait tout d’un coup piégée. Elle était contrainte d’avoir cette discussion fatidique avec lui. Seulement, elle ne savait pas par où commencer. Que dire, que faire, comment lui expliquer ? Il ne la croirait sans doute pas si elle lui parlait de son empathie, si elle lui avouait tout simplement que le voir souffrir, lui avait été doublement plus douloureux. Peu de personnes étaient au courant de son don, elle avait préféré garder le secret, craignant que plus personne ne veuille l’approcher s’il savait qu’elle pouvait ressentir toutes leurs émotions. Cela pouvait être plutôt effrayant pour autrui, alors que c’était elle que ça effrayait le plus.
Croisant les bras sur sa poitrine, elle rajouta :
« Je ne voulais pas te déranger. Je peux te laisser tranquille si tu veux. »
Peut-être qu’à son contraire, le flamme ne souhaitait pas discuter avec elle. Peut-être qu’il en était venu à la détester. Ce qu’elle comprendrait parfaitement. Elle se haïrait aussi. Elle se sentait tellement lâche face à lui en cet instant, une boule de  culpabilité grossissait en elle, la rendant presque malade. Elle s’attendait à ce qu’il l’insulte à tout moment, qu’il lui dise à quel point il lui en voulait, qu’il lui démontre par a + b qu’elle n’avait pas su remplir son rôle d’amie. Ce qui était vrai, et elle le mériterait.

   

   
Fiche bye Ethna



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    When the world shakes us trying to take us out of line, fear of tomorrow feelings we borrow for a time. Water so deep, how do we breathe ? So we stay in this mess, this beautiful mess tonight. And we don’t have a thing to lose no matter what they say or do. Our love is untouchable. + ms.palmer


Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 27 Jan - 17:01, édité 9 fois
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Ҩ Re: Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska Ҩ Lun 2 Nov - 20:37






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Dragomir fit craquer ses jointures. Ca le démangeait encore, l’envie de faire quelque chose de ses mains. Pendant des années il avait pris l’habitude de tenir des bouteilles, des verres, ou les têtes d’autres gens pour les fracasser sur le comptoir. Les mauvaises habitudes ne se perdent malheureusement pas en si peu de temps. Il venait à peine de quitter Ludmila ; cette condamnée à mort qui déambulait dans les couloirs de l’école comme si elle faisait déjà partie des murs. Il avait appris à apprécier sa compagnie, à ne pas être aussi irrité face à son visage mutin et ses yeux pénétrants, à l’écouter au lieu de se barrer en plein milieu d’un sermon. De plus en plus, il songeait à reprendre l’alchimie. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne se fasse virer de la spécialisation Magie Noire dans tous les cas ; de plus en plus de gens voyaient clair dans son petit jeu, et Dragomir soupçonnait qu’en vérité, il n’avait jamais été aussi opaque qu’il le pensait. Le grand mec ténébreux effrayant de la classe de Magie Noire, ce n’était qu’un mythe, un beau mythe qu’il avait essayé d’entretenir pendant longtemps pour se garder nue consistance. Mais un mythe aussi fragile que du papier de verre ; il n’avait pas les épaules pour ça, il n’en avait définitivement pas le cœur non plus.

Le Flamme était retourné dans son arbre. Leur arbre, à Vervein et lui. De plus en plus, il allait se nicher dans les branches, depuis qu’il était sobre. Comme si cela allait subitement lui faire moins mal, de ne pas l’avoir avec lui. Pourtant, il avait l’impression de la sentir lovée contre le creux du peuplier, elle aussi, de temps en temps. Lovée contre lui, avec ses souvenirs bien là et son petit bout de palpitant bien accroché au sien. Le manque était encore plus violent depuis qu’il n’avait plus sa dose de Whisky quotidienne, en revanche il le gérait mieux. Moins de sang sur ses jointures, moins de dents cassées parmi les élèves de Durmstrang. Il léchait ses blessures, doucement. Ludmila n’arrêtait pas de le dire qu’il ne pourrait guérir réellement que lorsqu’il retournerait en cours d’Alchimie, qu’il cesserait enfin de faire l’idiot qui croit tout savoir et qui se coupe du monde. C’était encore trop difficile, hors de sa portée, mais il prenait le bon chemin. La perspective de retourner à sa vie à lui, plutôt qu’à la coquille vide laissée par Iris, ne lui semblait plus aussi invraisemblable qu’avant. Alors, peut-être. Peut-être.

En grimaçant légèrement et se tenant l’estomac, il sauta à terre pour retourner au château. C’était bientôt l’heure du repas ; s’il ne se sentait pas d’humeur pour manger avec tout le reste du clan des Flammes, il n’était pas contre emporter quelques morceaux de toast pour se remplir l’estomac au dortoir. Plus sain que ses anciennes habitudes. C’était un miracle qu’il n’ait pas compensé par les cigarettes, sale habitude que Velvet lui avait transmise. Dragomir était presque arrivé devant le sentier menant à la porte lorsqu’il reconnut la silhouette sybilline de son amie d’enfance. Leur amie d’enfance, à Iris et lui. La douce et belle Priska. Un visage qu’il n’avait que très peu vu ces temps-ci. Ces derniers mois, ces dernières années, elle s’était fait désagréablement absente. Un rictus douloureux étira les lèvres de Dragomir. Il hésita un instant à la laisser partir, la laisser continuer de fuir. Et puis, il appela son nom. Elle se retourna, d’un mouvement ample. « Bonsoir Dragomir. » S’il comprenait qu’il ait pu lui être difficile de rester près de lui, pendant ces temps compliqués et sa véritable descente aux enfers, il ne pouvait s’empêcher de la blâmer pour son absence.

Elle les avait si bien connus, sa sœur et lui. Il aurait eu désespérément besoin de son soutien. Et pourtant, elle était restée muette à ses appels silencieux. Après un moment, il avait tout simplement arrêté d’espérer. « Je ne voulais pas te déranger. Je peux te laisser tranquille si tu veux. » Ironique, que ce soient ses premières paroles en tant de temps. « Tu m’as laissé bien assez tranquille comme ça, ne crois-tu pas ? » Dragomir ne put empêcher l’amertume de perler sur ses lèvres, tandis qu’il répliquait, plus doucereusement qu’il ne l’aurait voulu. Priska ne méritait pas tant de dédain ; elle n’était pas une mauvaise personne et il était le mieux placé pour le savoir, mais sa fierté et son myocarde encore tout fissuré l’empêchaient de compatir autant qu’il l’aurait pu. Il secoua légèrement la tête et fit un geste pour l’inviter à marcher avec lui. S’il devait réparer les pots qu’il avait cassé pendant les trois dernières années de sa vie, il avait intérêt à se mettre au boulot.







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Ҩ Re: Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska Ҩ Sam 2 Jan - 0:03


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Elle se souvenait encore de leurs jeux dans l’immense jardin des Stoyanov, de leurs rires, de leurs taquineries, une enfance naïve en quelque sorte. Etant fille unique, Priska aimait passer du temps avec Dragomir et Iris, ils étaient ses frères et sœurs d’adoptions. Tous trois ne faisaient pas partis du même clan, mais une fois tous réunis à Durmstrang, ils n’étaient jamais seuls. L’autrichienne avait grandi avec les Stoyanov et les Krum, deux familles différentes, mais malgré tout qui lui avait permis de s’évader de sa propre famille, de fuir son quotidien difficile sous les coups de son père. Et lorsqu’Iris fut découverte pendue, la jeune femme a partagé la terrible douleur de la famille. Elle a été incapable de se rendre à l’enterrement, craignant de ressentir plus de souffrance qu’elle n’aurait pu en supporter, dans l’espoir de se protéger. Elle s’est mise à l’écart, elle a contemplé la déchéance de Dragomir de loin, bien à l’abri de ses sentiments destructeurs. Elle était effrayée. Effrayée par l’efficacité de son don, par la peur de ressentir un chagrin trop grand, trop ravageur. Aujourd’hui, elle pensait avoir perdu le jeune homme, en même temps qu’elle avait perdu Iris. Elle n’avait pas souffert comme Dragomir, elle ne savait pas ce que l’on ressentait à perdre un être cher telle une sœur, et égoïstement, elle n’avait pas eu envie de le découvrir. Et au fil des années, elle avait perdu tous ceux avec qui elle avait grandi. Iris, Dragomir, Viktor, Nikolas, elle n’avait plus personne, plus aucune famille. A présent, c’était la solitude qui l’accompagnait sans cesse, partout où elle allait, elle était là, fidèlement accrochée à elle, telle une ombre pesante.
Elle craignait la colère de Dragomir, elle avait l’impression d’être face à un inconnu. Elle ne le connaissait plus. Cela faisait si longtemps qu’elle l’évitait, qu’il avait pris place dans ses souvenirs, n’étant pas présent dans sa vie aujourd’hui. Priska se sentait idiote, et en position de faiblesse. Elle s’attendait à tout moment à ce qu’il lui crache des insanités à la figure, qu’il déverse sa peine et sa rancœur. Pourtant, elle ne ressentait pas une haine immense émaner du flamme. Une légère animosité, mêlée de regrets.

«  Tu m’as laissé bien assez tranquille comme ça, ne crois-tu pas ? »
Elle le fixait, muette, puis finit par hocher la tête, honteuse. Le jeune homme lui fit signe d’avancer, laissant sous-entendre qu’il ne voulait pas encore la laisser filer. L’autrichienne accepta l’invitation. Un lourd silence s’abattit sur les deux protagonistes qui marchaient lentement, fixant l’horizon. Priska ne savait pas par où commencer. Devait-elle s’excuser ? Devait-elle parler de banalités ? Devait-elle lui demander comment il allait ? C’était une conversation difficile, et pourtant fatidique. Ne ressentant pas de haine de la part du flamme à son égard, cela l’aidait à mieux préparer ce qu’elle allait dire. Elle avait moins peur de sa réaction, du fait qu’il pouvait exploser à tout instant, il semblait plutôt calme, pour le moment.
« Comment vas-tu Dragomir ? Et ta famille ? »
Oui, les banalités c’étaient très bien pour commencer, pour ensuite creuser plus profondément. De toute façon, il n’y avait pas de bonne façon de débuter ce genre de conversation, il n’y avait pas de bon moment non plus. Elle devait saisir l’occasion, ou elle risquerait de ne plus jamais parler à Dragomir de sa vie, et malgré tout, il lui avait manqué ces dernières années. Elle aurait voulu revenir plus tôt à ses côtés, quand la peine était moins forte, mais avec tout ce qu’il s’était passé chez les l’an passé, Viktor, les éclairs, sa mutinerie, son bannissement, l’autrichienne n’avait pensé à rien d’autre. Elle avait eu bien assez de soucis, et n’avait pas pris le temps de se tourner vers les personnes avec qui elle avait le plus de lien.
Elle se stoppa soudainement, rencontrant le regard de son ami d’enfance, et finit par lancer rapidement :
« Je n’aurais pas dû m’éloigner, Drago. J’aurais dû t’épauler, être là. J’ai été une terrible, terrible amie. Mais je ne savais plus comment revenir, je n’osais pas. Tu serais en droit de m’insulter, de me dire à quel point tu me détestes, et même de me gifler. »


   

 
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Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 27 Jan - 17:02, édité 4 fois
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Ҩ Re: Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska Ҩ Ven 26 Fév - 17:04






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Il attendait, inexorablement. Attendait avec une impatience mesurée les prochains mots qui allaient sortir de sa bouche, quelles expressions elle allait employer pour se justifier de son absence ces dernières années. Le Flamme attendait de la piéger, d’une certaine manière. Il aurait tellement voulu qu’il lui dise les mots justes, ceux qui font pardonner. Ceux qui aident à balayer le passé d’un revers de main. Il avait envie de ressentir à nouveau cette proximité, mais un bouclier tenace continuait de les séparer, tous les deux. « Comment vas-tu Dragomir ? Et ta famille ? » Le Stoyanov ne répondit pas, et se contenta de secouer la tête, un sourire forcé aux lèvres. Non, ce n’étaient pas les mots justes, décidément. Il avait du mal à faire partir l’amertume de son estomac ; n’aurait-elle pas pu chercher à savoir comment il allait lorsque ça aurait pu faire la différence ? Ne se doutait-elle pas qu’il avait eu envie de crever tous les jours au cours des trois dernières années ? Au fond de lui, Drago savait très bien qu’elle avait été au courant ; forcément. Elle était l’une des mieux placées pour comprendre sa douleur, pour apprécier à quel point ça l’avait affecté, lui, tout particulièrement. Il se doutait bien, qu’elle ne l’avait pas abandonné de gaieté de cœur, et depuis qu’il était sobre, il arrivait petit à petit à intégrer l’idée que c’était peut-être mieux pour elle. Que sa particularité l’avait obligée à prendre de la distance. Mais merde. Quelque chose subsistait.

Le Flamme commençait d’ailleurs à soupçonner qu’elle n’attendait pas réellement de réponse de sa part ; qu’elle était déjà fixée. Elle avait après tout eu le courage de se retourner en entendant son nom, c’était déjà un gage de sa bonne foi, du moins il essayait de s’en persuader. Elle n’avait pas tourné les talons. Dragomir avait beaucoup trop souvent eu l’occasion d’admirer son dos, ces derniers temps. Au moins, à présent, elle lui offrait son visage. Pour cela, il lui devait certainement une deuxième opportunité pour lui expliquer. Priska s’arrêta brusquement ; le Stoyanov se retourna légèrement, assez pour croiser son regard. Assez pour constater que quelque chose avait changé dans celui de Priska ; une étincelle de détermination, de courage, y luisait désormais. « Je n’aurais pas dû m’éloigner, Drago. J’aurais dû t’épauler, être là. J’ai été une terrible, terrible amie. Mais je ne savais plus comment revenir, je n’osais pas. Tu serais en droit de m’insulter, de me dire à quel point tu me détestes, et même de me gifler. » Drago resta quelques secondes silencieux avant de se retourner complètement pour lui faire face. Elle le regardait, dans l’attente de quelque chose qu’il pensait être son pardon, ou du moins, sa compréhension. Cette dernière chose, il pouvait certainement la lui donner, mais la première ?

Le Flamme fit un pas en avant, pour se rapprocher d’elle. Tant de fois ils s’étaient tenus dans les bras auparavant, et pourtant Dragomir savait que s’il la touchait, là, tout de suite, ils se rendraient compte que rien n’était comme avant. « Je ne suis pas en colère contre toi, Priska. J’ai… dépassé cette étape. J’essaie d’arrêter les conneries, et ça passe par arrêter d’être un putain d’enragé tout le temps. » Distraitement, il fit craquer ses jointures une à une. Le fait d’y penser ajoutait à la douleur qui le lançait au fond des os, et le stress de la situation n’arrangeait pas son envie de mettre le nez dans une bouteille d’alcool et de s’y noyer pour ne plus jamais se réveiller. Le Flamme respira un grand coup, et planta son regard acéré dans celui, empreint d’appréhension, de son amie d’enfance. « Je crois que j’aurais juste aimé que tu n’attendes pas si longtemps pour revenir. T’étais une des rares à avoir… » commença-t-il, peu certain de comment articuler sa phrase. Il n‘avait jamais été doué avec les mots, et ce n’était pas aujourd’hui qu’il se changerait en Dostoïevski. Cette situation le prenait de court. « T’aurais pu faire la différence, c’est tout. » Le Stoyanov avait assez de bon sens pour savoir que même présente, Priska n’aurait pas pu le sauver. Après tout, Elsa avait essayé, elle aussi, de le tirer des griffes de ses démons, sans trop de succès. Mais Priska avait partagé tant de choses avec Iris et lui, elle avait dû également ressentir sa perte d’une manière particulière. Il savait qu’il se serait laissé tomber au fond du trou quoi qu’il arrive. Mais il ne pouvait s’empêcher de penser que s’il avait également arrêté de compter sur les gens, s’il s’était isolé à tel point que personne ne pouvait plus supporter de l’avoir dans la même pièce, c’était parce que ses amis les plus chers lui avaient tourné le dos en premier. Drago eut une douloureuse pensée pour Vladimir, toujours manquant au panthéon des regrets.








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Ҩ Re: Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska Ҩ Dim 13 Mar - 21:53


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Patiente, elle le fixait, déterminée. Elle méritait sa colère, elle méritait d’être bousculée, insultée. Elle avait osé s’éloigner de lui lorsqu’il en avait le plus besoin, et pour cela, elle était impardonnable. Iris avait aussi compté pour elle, énormément. Ils avaient réagi différemment, loin l’un de l’autre, Drago tombant dans l’alcool, Priska donnant corps et âme à son clan. La mort affectait les gens de façon étrange, et n’avait jamais les mêmes effets sur qui que ce soit. Si l’autrichienne s’était relevée, ce n’était pas le cas du jeune homme qui s’était effondré. Et elle l’avait laissé seul, plus bas que terre, ne se retournant pas sur son passage. Son cœur s’emplit de culpabilité, de regrets, en pensant à quel point il avait dû souffrir. Elle avait envie de lui expliquer, lui expliquer que son don était trop fort, et qu’elle ne l’aurait pas supporté. Mais ce n’était pas suffisant, ça ne le serait jamais. Ca n’expliquait pas pourquoi elle avait attendu aussi longtemps pour revenir à ses côtés, ça n’expliquait pas tout, ça ne l’excusait pas non plus. Le cœur serré, elle vit Drago s’approcher d’elle. A son grand étonnement, aucune colère ne subsistait chez le jeune homme. Au contraire, il semblait plutôt calme, paisible.
«  Je ne suis pas en colère contre toi, Priska. J’ai… dépassé cette étape. J’essaie d’arrêter les conneries, et ça passe par arrêter d’être un putain d’enragé tout le temps. »
Elle n’arrivait pas à croire qu’il ne puisse pas éprouver la moindre rancœur à son égard pour son comportement passé. Elle connaissait Dragomir, s’il ne lui en voulait pas en cet instant, elle était certaine qu’il lui en avait voulu avant, et férocement. Etonnée de son changement de comportement, elle resta muette. Le flamme fit craquer ses doigts, une habitude qui horripilait Priska. Elle grimaça, mais ne fit aucune remarque. Elle aurait grandement préféré qu’il s’énerve contre elle. Il pouvait passer ses nerfs sur elle, elle le méritait, elle encaisserait sans rien dire. Tout simplement parce que même si elle n’était pas revenue à ses côtés, Dragomir lui avait terriblement manqué. Avec la perte d’Iris, elle avait aussi perdu Drago, une pierre de coup, la solitude l’accueillant à bras ouverts. Mais elle l’avait cherché, c’était entièrement sa faute, pour Dragomir, et tous les autres. Ce dernier reprit :
« Je crois que j’aurais juste aimé que tu n’attendes pas si longtemps pour revenir. T’étais une des rares à avoir… »
Il ne termina pas sa phrase, laissant Priska deviner la suite. Elle avait mis trop de temps, elle en était affreusement consciente. Seulement, elle n’avait pas su comment revenir dans la vie du jeune homme, comment s’imposer de nouveau. Alors que c’était si facile. Ils se connaissaient depuis gamins, ils n’étaient pas des étrangers. Et pourtant, ils avaient agi comme tels ces dernières années. C’était profondément triste, s’éloigner de personne qu’elle considérait comme étant de sa famille.
« T’aurais pu faire la différence, c’est tout. »

Ce fut comme une claque. Même s’il ne prononçait pas ces mots avec méchanceté, il lui reprochait son absence. Elle aurait pu changer la donne, peut-être l’empêcher de sombrer dans l’alcool, de finir au fond du gouffre. Dans sa famille adoptive, il ne lui restait que Dragomir, elle avait perdu tous les autres. Et elle n’avait pas tenu son rôle. Elle avait lamentablement échoué, et aujourd’hui, elle devait essayer de recoller les morceaux. Parce que la solitude lui avait fait prendre conscience qu’elle n’avait jamais pu compter sur personne d’autre qu’elle-même, et que pourtant, elle n’était rien toute seule. Elle avait besoin des autres pour exister, et elle avait besoin de Dragomir pour se reconstruire à nouveau.
« Je … commença-t-elle. »
Elle ne savait pas comment tourner ses mots qui lui brulaient la langue, elle ne savait pas comment s’excuser. Elle avait fait une monstrueuse erreur, et essayer de la réparer était la chose la plus dure qu’elle n’ait eu à faire jusqu’à aujourd’hui. Par-dessus tout, elle ne voulait pas que Dragomir la déteste. Sans aucun doute qu’il l’avait haït lorsqu’elle l’avait laissé tomber, mais aujourd’hui, elle voulait le retrouver. Si elle avait pu, elle serait revenue dix ans en arrière, lorsqu’ils n’étaient que des gamins, insouciants, qu’ils jouaient tous les trois sans porter intérêt aux histoires d’adultes, à rêver de ce qu’ils pourraient bien être plus tard. S’ils avaient su, si seulement on avait pu les préparer à tout ça, ils auraient peut-être moins souffert.
« Je m’en veux Dragomir, souffla-t-elle d’une voix brisée. C’était … c’était trop dur pour moi de te voir souffrir, d’endurer ta peine et la mienne. Je n’ai pas eu le courage, et c’était lâche de ma part. Iris m’en aurait tellement voulu de t’avoir abandonné comme ça , elle fit une pause et reprit. Et avec le temps, c’était douloureux de revenir voir toi alors que tu souffrais toujours autant. J’avais peur que, … que tu m’entraînes avec toi. »
Des perles d’eaux salées naquirent à l’orée de ses paupières. Reparler d’Iris lui était toujours douloureux. Même si elle était parvenue à faire son deuil, elle avait toujours été habituée à voir Drago et Iris ensemble, et ne voir plus que Drago seul, ne lui paraissait toujours pas normal. Elle essayait comme elle pouvait de s’expliquer, mais elle savait que le mal était fait, et qu’elle ne pourrait jamais compenser tout ce temps passé loin de lui.
« Je comprendrais si tu ne veux pas me pardonner. »
Les mots s’étranglèrent dans sa gorge, tant elle se faisait violence pour ne pas se mettre à pleurer. Se rendre compte de la distance qu’elle avait mis entre le flamme et elle, lui faisait plus de mal qu’elle ne l’aurait cru. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu le mettre de côté aussi longtemps, et lui reparler après autant de temps, provoquait une trop forte émotion chez l’umarked.



   

 
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Dernière édition par Priska E. Von Lichnowsky le Ven 27 Jan - 17:02, édité 2 fois
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only know you've been high when you're feeling low, onky hate the road when you're missing home, only know you love her when you let her go




Priska semblait chercher ses mots, et pendant un moment Drago eut l’envie de la prendre dans ses bras, d‘effacer leur passé d’un revers de la main, de la rassurer. Il n’avait jamais aimé la voir se battre avec ses émotions ; qu’elle avait nombreuses. Mais son corps restait implacablement raide, malgré sa bonne volonté. Quelque chose en lui ne parvenait pas à avoir ce geste pour elle, une rancœur restait logée au creux de sa gorge comme une épine. Il s’en voulait presque à lui-même pour ne pas être capable de surmonter cette attitude. « Je... » L’autrichien attendit patiemment que son amie d’enfance continue sa phrase. Il était peut-être sur ses gardes, mais il avait terriblement envie d’être convaincu, putain, envie qu’elle trouve les mots et qu’elle comble ce vide qu’elle avait laissé depuis tant de temps maintenant. « Je m’en veux Dragomir. C’était … c’était trop dur pour moi de te voir souffrir, d’endurer ta peine et la mienne. Je n’ai pas eu le courage, et c’était lâche de ma part. Iris m’en aurait tellement voulu de t’avoir abandonné comme ça. Et avec le temps, c’était douloureux de revenir voir toi alors que tu souffrais toujours autant. J’avais peur que, … que tu m’entraînes avec toi. » Dragomir ferma les yeux, pour ne pas la laisser voir à quel point ses mots le touchaient. Il était sincèrement heureux de voir qu’elle était honnête avec lui, qu’elle avait décidé de ne pas maquiller le noir en bleu, de ne pas porter de masques. D’assumer le fait d’avoir déserté. De s’excuser, avec toute la sincérité du monde. Et pourtant, elle aurait dû braver la douleur. Ils étaient amis, de grands amis. Que pouvait-elle prétendre attendre de lui ? Lorsque Drago rouvrit les yeux, il eut la surprise de découvrir que des larmes avaient commencé à perler dans ceux de Priska, et son estomac se retourna.

Voir dans quel état leur discussion mettait son amie donnait envie au Flamme de se terrer sous terre. Il n’avait jamais été très bon pour les confrontations, étant plutôt un expert naturel de la fuite, et d’enterrer les problèmes dans un trou en espérant ne jamais les retrouver. Là, Priska mettait à ses pieds sa culpabilité, ses sentiments les plus honnêtes. « Je comprendrais si tu ne veux pas me pardonner. » souffla t-elle, la voix brisée et les lacrymales aussi. Drago secoua légèrement la tête, et franchit la distance qui les séparait encore. Il passa une main sur l’épaule de son ancienne amie, n’osant guère faire plus, mais se voulant rassurant. Il resta silencieux pendant un moment, pesant ses mots. L’exercice ne lui était pas naturel ; il avait passé les trois dernières années à dire strictement ce qui lui passait par l’esprit, la plupart du temps complètement bourré, et n’avait absolument fait attention à rien ni personne, ni au fait que ses mots pouvaient blesser. Le Stoyanov devait réapprendre à se comporter en société, à redevenir quelqu’un de bien. Quelqu’un dont Iris pourrait être fière. T il y a une chose dont il était sûr ; sa petite sœur aurait le cœur brisé de voir que Drago ne parvenait pas à pardonner une de leurs plus vieilles amies pour un crime qu’il avait également commis, bien qu’il ne l’ait pas manifesté de la même façon. Le Flamme inspira une grande goûlée d’air. « Tu l’as perdue aussi » finit-il par dire, profondément calme. Il avait certes perdu sa sœur, mais Priska avait perdu son amie, ses deux amis. Beaucoup plus que ça, en vérité. « Et je comprends, que c’était trop dur de revenir par la suite. Je n’en donnais pas forcément envie de toute façon » finit-il par dire, l’image cuisante de Nikolaï et Willow en tête. Après tout, il avait été insupportable, ces trois dernières années, et particulièrement depuis la rentrée, depuis qu’il s’était mis en tête de prendre sa vengeance en main et de liquider Levski une bonne fois pour toutes. Mais sa vendetta était vaine, et s’il le comprenait maintenant, il avait également tendance à penser qu’il l’avait compris trop tard. Les dégâts causés dans ses relations étaient pour la plupart irréparables. Après tout, quel genre d’homme en voulait à un de ses meilleurs amis parce que Willow avait survécu et pas Iris ? Quel genre d’être humain raisonnait ainsi ? Il n’avait pas mérité que Priska revienne. Il n’avait mérité personne, en vérité.








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Where are you ? You said you'de be here. □ Drago&Priska

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